Li Jiayou

fonctionnaire et poète chinois de la dynastie Tang From Wikipedia, the free encyclopedia

Li Jiayou (chinois : 李嘉祐 ; chinois traditionnel : 李嘉祐 ; pinyin : Lǐ Jiāyòu ; Wade : Li Chia-yu), avec le prénom de courtoisie Congyi (從一) est un fonctionnaire et un poète chinois de la dynastie Tang. Originaire de Zhaozhou (dans l’actuel comté de Zhaoxian, province de Hebei), c’est un poète actif dans le sud-est de la Chine. Il occupe plusieurs postes officiels, dont celui de gouverneur de plusieurs préfectures. Ses années de naissance et de décès sont inconnues.

Naissance
Date inconnue
Zhaozhou, Empire chinois
Décès
Date et lieu de décès inconnus
Nom dans la langue maternelle
李嘉祐 (Li Jiayou)
Nom de naissance
李嘉祐 (Li Jiayou)
Faits en bref Naissance, Décès ...
Li Jiayou
Naissance
Date inconnue
Zhaozhou, Empire chinois
Décès
Date et lieu de décès inconnus
Nom dans la langue maternelle
李嘉祐 (Li Jiayou)
Nom de naissance
李嘉祐 (Li Jiayou)
Autres noms
nom de courtoisie : Congyi (從一)
Nationalité
Activités
Autres activités
Personnes liées
Yan Wei, Liu Zhangqing, Leng Zhaoyang (d), JiaoranVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
李紓 (d) (tangdi)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

En 748, Li Jiayou passe les examens impériaux et devient jinshi (lettré accompli). Puis, il est nommé secrétaire régulier au ministère des Secrétaires et il est envoyé en mission officielle pour chercher et collecter des livres[1]. Selon l’Ancien livre des Tang, « Li Jiayou a un comportement flamboyant[a 1] »[2].

Durant la dynastie de l’empereur Suzong (r. 756-761), il occupe le poste de fonctionnaire de réserve. À cause d’un crime qu’il a commis, il est rétrogradé au poste de magistrat à Poyang[3]. Il écrit alors le poème Ému au bord du fleuve Poyang, après avoir été transféré comme magistrat de Jiangyi par grâce impériale dont voici un extrait :

Quatre ans d’exil d’office, retenu dans cette cité du Jiang,
Je ne me lasse pourtant pas des eaux limpides de la Poyang devant ma porte.
Qui dira qu’un gouverneur puisse transformer le peuple des campagnes ?
Quand je quitte ces montagnes et ces nuages, c’est comme si je laissais des frères[a 2].

Après quatre ans, il est muté au poste de magistrat de Jiangyin (dans l’actuel Jiangsu). « Bien que la révolte des Ans et Shis (755-763) soit concentrée dans le nord-est, le sud-est connaît des rébellions locales et Li reflète probablement cette situation dans le poème "Le Passage du Ferry à Nanpu" (voir le poème plus bas)[a 3] »[4]. Vers 760-761, il est nommé gouverneur de la préfecture de Taizhou. Au cours de ces périodes, il connaît les poètes célèbres comme Li Bai, Liu Changqing, Qian Qi, Huangfu Zeng et Jiaoran. Le « poète immortel » Li Bai le mentionne dans Envoyer Yang Shanren revenir à Tiantai l’appelant « petit Ruan sage » et le loue comme poète souvent respecté[a 4],[3]. En 765, Li Jiayou revient à la cour et devint fonctionnaire chargé de la correction des erreurs des archives et membre inférieur du Bureau des distinctions. Puis, vers 772, il quitte la capitale parce qu’il est nommé gouverneur de la préfecture de Yuanzhou[5].

La date et le lieu de son décès sont inconnus.

* * *

Il est le deuxième célèbre lettré, après le peintre célèbre Zheng Qian, à avoir diffusé la culture florissante de la dynastie Tang à Taizhou[6].

Poésie

Li Jiayou excelle en poésie avec un style orné, gracieux et raffiné. Il écrit principalement des scènes naturelles, mais aussi une partie de ses poèmes reflète assez fidèlement les troubles sociaux de la région du Jiangnan à cette époque[3].

Œuvres

  • Deux volumes de l’anthologie Poésie complète des Tang (全唐詩) sont consacrés aux poèmes de Li Jiayou[7].
  • L’anthologie Nouveau livre des Tang, dans la section Art et littérature, répertorie un volume de poésie de Li Jiayou[8].

Poème

Le passage du traversier à Nanpu (南浦渡口)

Chinois

寂寞横塘路,
新篁覆水低。
东风潮信满,
时雨稻粳齐。

Traduction libre

Route solitaire et silencieuse à Hengtang,
Les jeunes pousses de bambou couvrent l’eau, basses.
Le vent d’est gonfle la marée pleine,
La pluie de saison uniformise les rizières de riz rond.

寡妇共租税,
渔人逐鼓鼙。
惭无卓鲁术,
解印谢黔黎。

Les veuves paient ensemble les impôts,
Les pêcheurs suivent le rythme des tambours et tambourins.
Honteux de ne pas posséder les compétences de Zhuo et Lu[a 5].
Je dépose mes sceaux et remercie humblement le peuple.

Notes et références

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