Li Jiayou
fonctionnaire et poète chinois de la dynastie Tang
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Li Jiayou (chinois : 李嘉祐 ; chinois traditionnel : 李嘉祐 ; pinyin : ; Wade : Li Chia-yu), avec le prénom de courtoisie Congyi (從一) est un fonctionnaire et un poète chinois de la dynastie Tang. Originaire de Zhaozhou (dans l’actuel comté de Zhaoxian, province de Hebei), c’est un poète actif dans le sud-est de la Chine. Il occupe plusieurs postes officiels, dont celui de gouverneur de plusieurs préfectures. Ses années de naissance et de décès sont inconnues.
Zhaozhou, Empire chinois
| Naissance |
Date inconnue Zhaozhou, Empire chinois |
|---|---|
| Décès |
Date et lieu de décès inconnus |
| Nom dans la langue maternelle |
李嘉祐 (Li Jiayou) |
| Nom de naissance |
李嘉祐 (Li Jiayou) |
| Autres noms |
nom de courtoisie : Congyi (從一) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Personnes liées |
Yan Wei, Liu Zhangqing, Leng Zhaoyang (d), Jiaoran |
| Parentèle |
李紓 (d) (tangdi) |
Biographie
En 748, Li Jiayou passe les examens impériaux et devient jinshi (lettré accompli). Puis, il est nommé secrétaire régulier au ministère des Secrétaires et il est envoyé en mission officielle pour chercher et collecter des livres[1]. Selon l’Ancien livre des Tang, « Li Jiayou a un comportement flamboyant[a 1] »[2].
Durant la dynastie de l’empereur Suzong (r. 756-761), il occupe le poste de fonctionnaire de réserve. À cause d’un crime qu’il a commis, il est rétrogradé au poste de magistrat à Poyang[3]. Il écrit alors le poème Ému au bord du fleuve Poyang, après avoir été transféré comme magistrat de Jiangyi par grâce impériale dont voici un extrait :
Quatre ans d’exil d’office, retenu dans cette cité du Jiang,
Je ne me lasse pourtant pas des eaux limpides de la Poyang devant ma porte.
Qui dira qu’un gouverneur puisse transformer le peuple des campagnes ?
Quand je quitte ces montagnes et ces nuages, c’est comme si je laissais des frères[a 2].
Après quatre ans, il est muté au poste de magistrat de Jiangyin (dans l’actuel Jiangsu). « Bien que la révolte des Ans et Shis (755-763) soit concentrée dans le nord-est, le sud-est connaît des rébellions locales et Li reflète probablement cette situation dans le poème "Le Passage du Ferry à Nanpu" (voir le poème plus bas)[a 3] »[4]. Vers 760-761, il est nommé gouverneur de la préfecture de Taizhou. Au cours de ces périodes, il connaît les poètes célèbres comme Li Bai, Liu Changqing, Qian Qi, Huangfu Zeng et Jiaoran. Le « poète immortel » Li Bai le mentionne dans Envoyer Yang Shanren revenir à Tiantai l’appelant « petit Ruan sage » et le loue comme poète souvent respecté[a 4],[3]. En 765, Li Jiayou revient à la cour et devint fonctionnaire chargé de la correction des erreurs des archives et membre inférieur du Bureau des distinctions. Puis, vers 772, il quitte la capitale parce qu’il est nommé gouverneur de la préfecture de Yuanzhou[5].
La date et le lieu de son décès sont inconnus.
Il est le deuxième célèbre lettré, après le peintre célèbre Zheng Qian, à avoir diffusé la culture florissante de la dynastie Tang à Taizhou[6].
Poésie
Li Jiayou excelle en poésie avec un style orné, gracieux et raffiné. Il écrit principalement des scènes naturelles, mais aussi une partie de ses poèmes reflète assez fidèlement les troubles sociaux de la région du Jiangnan à cette époque[3].
Œuvres
Poème
Le passage du traversier à Nanpu (南浦渡口)
| Chinois
寂寞横塘路, |
Traduction libre
Route solitaire et silencieuse à Hengtang, |
|
寡妇共租税, |
Les veuves paient ensemble les impôts, |