Ligne de Montpellier à Rabieux

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PaysDrapeau de la France France
Villes desserviesMontpellier, Gignac, Ceyras
Mise en service1892 1896
Fermeture1951 1963
Ligne de
Montpellier-Chaptal à Rabieux
Image illustrative de l’article Ligne de Montpellier à Rabieux
Bâtiment voyageurs de la gare de Montpellier-Chaptal vers 1910
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Montpellier, Gignac, Ceyras
Historique
Mise en service 1892 1896
Fermeture 1951 1963
Concessionnaires Henri Joret (1866 1868)
Chemins de fer de l'Hérault (1868 1951)
SNCF (1951 1963)
Caractéristiques techniques
Longueur 45,632 km
Écartement standard (1,435 m)
Pente maximale 25 
Nombre de voies Anciennement à voie unique

La ligne de Montpellier-Chaptal à Rabieux est une ligne de chemin de fer, à écartement standard et à voie unique longue de 45,632 km[1], située en région Occitanie, en France.

Mise en service de 1892 à 1896 par la Compagnie des chemins de fer d’intérêt local du département de l’Hérault[2], la ligne relie Montpellier à Rabieux.

Elle est fermée progressivement de 1951 à 1963 et désormais déposée.

Chronologie

Origines

Au milieu des années 1860, le département était déjà bien desservi par les chemins de fer mais ceux-ci ne desservaient que la côté et Lodève délaissant la rive gauche de l'Hérault, pourtant peuplée par 20 000 personnes[1].

Le , le conseil départemental vota l'étude de 15 lignes d'intérêt local dans le département. Parmi celles-ci figure une ligne entre Ganges et Paulhan, traversant la vallée de l'Hérault[1].

Un an plus tard, c'est finalement la construction d'une ligne entre Aniane et Rabieux qui est décidée, afin de relier cette région à la ligne de Vias à Lodève[1].

L'enquête d'utilité publique fut lancé en , à cette occasion le maire de Saint-André-de-Sangonis demande la prolongation de la ligne jusqu'à Montpellier[1].

Le , Henri Joret présenta sa soumission définitive et s'engagea à construire cette ligne. Ce dernier fonda le , la Compagnie anonyme des chemins de fer d'intérêt local de l'Hérault[1].

Construction

Les travaux commencent en , entre la bifurcation de la ligne de Montpellier à Palavas et la future gare Chaptal et furent abandonnés peu après[1].

La reprise des chantiers de la Compagnie de l'Hérault — dont la construction de cette ligne — fut annoncée en 1890[1].

En août de la même année, le département approuva la modification du projet initial afin de mieux desservir Gignac et Aniane[1].

Les travaux de la section entre la gare Chaptal et Saint-Georges-d'Orques ont commencé en avec la réutilisation du creusement déjà amorcé, en 1876, de la grande tranchée de Font-Carrade[1]. La section fut mise en service le [2].

La construction de la ligne entre Saint-Georges et Gignac commença en et nécessita une importante main d'œuvre, jusqu'à 413 ouvriers en , à cause du nombre importants d'ouvrages à construire. Le tronçon fut achevé le [2].

La dernière section entre Gignac et Rabieux fut inaugurée le [2].

Exploitation et évolution

Trafic voyageurs

À l’origine, l’horaire quotidien proposait trois allers-retours complets, dont deux trains mixtes (voyageurs et marchandises) et un train marchandises-voyageurs (MV). Un aller-retour supplémentaire reliait Aniane à Rabieux à la mi-journée, avec retour le soir afin de permettre à la locomotive et à son personnel de stationner à Aniane pour la nuit. Le temps de parcours était de deux heures pour les trains mixtes et de deux heures quarante-deux pour le MV, avec correspondance assurée à Rabieux avec le réseau du Midi[1].

Durant la Première Guerre mondiale, la desserte fut réduite à deux allers-retours quotidiens et, après le conflit, elle ne retrouva pas son intensité initiale. Ainsi, le service du ne comprenait plus que trois allers-retours, dont un seul MV[1].

Le service ferroviaire du voit une amélioration de la desserte, avec la mise en place de quatre allers-retours quotidiens, comprenant deux trains mixtes et deux trains de marchandises-voyageurs (MV). À cette date, la Compagnie du Midi assurait la correspondance vers Paulhan et Lodève, avec des temps d’attente variant entre 7 minutes et 1 heure 2 minutes, selon les circulations[1].

Face au déficit d’exploitation croissant, dû à l’augmentation des charges de fonctionnement et à la concurrence de la route, le trafic voyageurs fut suspendu le , soit quatre ans après l’affermage du réseau à la Société générale des Chemins de fer Économiques le . Le service voyageurs fut toutefois rétabli le , à la veille de la Seconde Guerre mondiale, afin de suppléer à la réquisition des autocars. Durant le conflit, l’exploitation connut des irrégularités liées aux difficultés de transport routier et à la pénurie de locomotives, l’entretien du matériel étant fortement compromis par le manque de main-d’œuvre et de matières premières[1].

C’est dans ce contexte qu’intervint une évolution notable : les trains d’intérêt local furent prolongés jusqu’à Lodève[note 2] en empruntant, à partir de Rabieux et moyennant péage, la ligne SNCF dépourvue de service voyageurs depuis 1939. La circulation sur la ligne de la SNCF était assurée par les agents du réseau secondaire, qui avaient en charge la délivrance des billets, les manœuvres liées à la réception et à l’expédition des trains, ainsi que le garage et le remisage du matériel roulant et de la locomotive à Lodève[1].

Après la Libération, la navette ferroviaire reliant quotidiennement Montpellier à Rabieux ne circula plus que trois fois par semaine (mardi, jeudi et samedi) à partir de . Elle fut complétée par une circulation dominicale à compter du . La suppression des trains de voyageurs de la SNCF au nord de Paulhan entraîna, le , la mise en place d’un aller-retour quotidien Lodève – Montpellier-Chaptal assuré par autorail, avec un temps de parcours de 1 h 38. Le de la même année, l’offre fut modifiée : une navette Chaptal – Lodève en milieu de journée venait désormais s’ajouter à deux allers-retours Chaptal – Saint-André-de-Sangonis. Cette desserte demeura en vigueur jusqu’au , date de la fermeture définitive de la ligne aux voyageurs[1].

Trafic marchandises

Chargement de raisin en gare de Gignac au début du XXe siècle

La ligne était utilisée pour transporter les denrées et marchandises produites dans la région : vin, raisin de table, olive confite, matériaux de construction, bauxite. De plus, elle permettait également d'approvisionner les populations locales en pailles, fourrages, engrais, charbon, essence, matériel agricole, matériaux et bois de construction, bétail, produits alimentaires et houille[1].

Le vin et le raisin étaient les principaux produits transportés, leur transport a perduré respectivement jusqu'en 1963 et 1953[1].

Fermeture

Après une reprise du trafic pendant la Seconde Guerre mondiale, la concurrence routière, réapparue dès 1946, et l’aggravation du déficit incitèrent le département à supprimer progressivement les sections les moins rentables du réseau. Le le service voyageur est supprimé. Le tronçon Saint-Georges – Aniane fut ainsi mis hors service au début de l'année , à la suite de la fermeture des gares de Saint-Paul et de La Boissière, la gare de Saint-Georges continua d’être desservie à la demande (par train ou par route) depuis Montpellier-Chaptal jusqu’au [1].

Sur la section occidentale Aniane – Rabieux, la SNCF reprit le la traction du train de marchandises quotidien à l’aide d’un locotracteur Berliet de 40 CV basé à Rabieux. La desserte tri-hebdomadaire de l’ultime tronçon Rabieux – Ceyras, limitée à Ceyras à partir du , subsista jusqu’au (mettant fin ainsi à toute circulation sur la ligne), soit moins de deux ans après la fermeture du garage de Celleneuve, rattaché à Chaptal depuis 1953, le [1].

Les différentes sections de la ligne seront déclassés de à et déposés de jusqu'au [3].

Caractéristiques

Notes et références

Voir aussi

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