Liste des consuls de Gap
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Cet article dresse une liste par ordre de mandat des consuls de Gap.
| Consuls de Gap | ||
| Création | ||
|---|---|---|
| Abrogation | ||
| Titre | Consul de Gap | |
| Mandant | Assemblée générale des habitants | |
| Durée du mandat | 1 ans | |
| Dernier titulaire | Charles Louis Dabon, Joseph Allier, Joseph Amat | |
| Résidence officielle | Palais des consuls | |
| modifier |
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Introduction

Les bourgeois de Gap profitant du passage dans leur ville de Gautier de Pabiatis, vicaire impérial, obtinrent la reconnaissance officielle de leur consulat et de leurs libertés : droit d'élire leurs consuls, d'avoir un juge, des revenus communaux, droit de légiférer en matière de police et de finances[1].
Cet acte de 1238 constitue la Charte de la commune de Gap[1].
Le consulat est à Gap une magistrature dont les attributions proviennent du démembrement de l’ancien pouvoir comtal et font de la communauté une véritable seigneurie[1].
En tant que gouvernement, le consulat de Gap est composé d’un corps de deux à quatre consuls, ou syndics, ou entrent généralement un chanoine du chapitre et de un à trois nobles, corps représenté occasionnellement par un syndic. Ce corps peut déléguer des officiers inférieurs tels que des mandatores ou des banniers. Il est assisté d’un conseil restreint qui approuve ses décisions. Un conseil général des habitants est exceptionnellement convoqué au son de la cloche, lors des décisions graves, à propos de la cession du consulat au dauphin en 1271 par exemple[1].
Les attributs de la seigneurie, entre les mains des consuls, sont la maison du consulat, la cloche, les clés et la prison. Le consulat a de la seigneurie, non seulement les attributs, mais encore la réalité du pouvoir, il acquiert des fiefs, tel la seigneurie de Furmeyer en 1253, engage des combats, même contre le dauphin, lors de la prise et destruction du château de Montalquier en 1257. Il prête enfin serment de vassalité comme il le fait au dauphin en 1271[1].
Parmi les attributions consulaires, figurent en premier lieu le droit de légiférer, ensuite la juridiction. Elle comprend d’autre part, la police des bans ou amendes, à percevoir par les gardes consulaires à Gap et dans son territoire. Il y avait également une prison consulaire[1].
Les revenus du consulat étaient le cens et les lods, perçus sur les terres qui relevaient des consuls, ou droits sur les marchés et foires de Gap[1].
Recrutement
Le gouvernement consulaire fut dirigé par des chevaliers urbains, de la petite noblesse rurale, à la tête du mouvement d'affranchissement du pouvoir comtal[1].