Liste des maires de Dinan
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| Maire de Dinan | ||
Titulaire actuel Didier Lechien depuis le (12 ans et 17 jours) | ||
| Création | ||
|---|---|---|
| Mandant | Suffrage universel | |
| Durée du mandat | 6 ans | |
| Premier titulaire | Alain Jan | |
| Site internet | dinan.fr | |
| modifier |
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La liste des maires de Dinan présente la liste des maires de la commune française de Dinan, sous-préfecture des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
L'Hôtel de ville
Liste des maires
Sous l'Ancien Régime
De 1790 à 1944
Depuis la Libération
Biographies des maires
Biographie du maire actuel
- Didier Lechien ( à Dinan - )
Titulaire d'un DEA de droit public, il fut successivement attaché parlementaire du sénateur Bernard Lemarié (de 1986 à 1989), attaché de direction à la CCI de Boulogne-sur-Mer et enseignant-chercheur. Membre du Centre des démocrates sociaux (CDS), dont il est l'un des vice-présidents, il est par ailleurs président de l'UDF des Côtes-d'Armor de 1991 à 1993.
Candidat aux élections municipales de 1989 à Plouër-sur-Rance, il ne parvient pas à se faire élire.
Adjoint aux affaires scolaires de René Benoît de 1995 à 2001, il se présente contre ce dernier aux élections municipales de mars 2001 : au premier tour, il termine en troisième position derrière le maire sortant et le candidat d'union de la gauche, Didier Morel, et se retire au profit du sortant. Écarté par le maire réélu pendant six ans, il retrouve le conseil municipal en 2008 et devient premier adjoint.
Tête de liste de la majorité sortante en mars 2014, il recueille 32,04 % des suffrages au premier tour, le plaçant derrière le député socialiste Jean Gaubert mais devant les listes UMP et divers droite. Le , à l'issue d'une triangulaire, il remporte le scrutin avec 49,90 % des voix contre 42,89 % pour l'union de la gauche et 7,20 % pour Séverine Rio[19]. En 2020 et 2026, il est largement réélu dès le premier tour[25],[26].
Depuis 2017, il est aussi 2e vice-président de Dinan Agglomération, successivement chargé des transports et de la mobilité (2017-2020), du tourisme et du patrimoine (2020-2026) et des finances, de la prospective et du pacte fiscal et financier solidaire (depuis 2026).
Biographies des anciens maires

- René Benoît ( à Dinan - )
Professeur d'éducation physique au lycée La Fontaine des Eaux, il entre au conseil municipal en et devient cinquième adjoint au maire six ans plus tard sous le mandat d'Yves Blanchot. En mars 1976, il est élu conseiller général de Dinan-Est et succède à René Pléven, figure politique importante de l'après-guerre et président du conseil général depuis 1949, qui ne se représentait pas.
Lors des élections législatives de 1978, il se présente dans la 2e circonscription et arrive en tête aux deux tours. Il bat alors le député sortant socialiste Charles Josselin. Candidat à sa réélection en 1981 suite à la dissolution de l'Assemblée nationale, il est cependant défait dès le premier tour par Charles Josselin.
Occupant ses fonctions de premier adjoint jusqu'en , il est le candidat de la majorité sortante lors des élections municipales et sa liste « Un nouvel élan pour Dinan » remporte largement le scrutin face au candidat d'union de la gauche Guy Leprince. Officiellement élu par le conseil municipal le , il devient président du District urbain de Dinan quelques jours plus tard.
En mars 1986, il figure en deuxième position sur la liste d'« union départementale de l'opposition » conduite par Sébastien Couëpel et retrouve les bancs de la chambre basse. Le même jour, lors des premières élections régionales, la liste qu'il dirige obtient 28,29 % des voix et 5 élus.
Deux ans plus tard, il est à nouveau candidat à la députation dans la 2e circonscription mais comme en 1981, il est battu dès le premier tour par M. Josselin. Il est reconduit dans ses fonctions de premier édile en mars 1989, à l'issue d'un scrutin serré, et figure lors des régionales de 1992 sur la liste UDF conduite par le maire de Perros-Guirec Yvon Bonnot, mais il n'est pas réélu.
En 1995 et 2001, il bat à nouveau le socialiste Didier Morel lors des municipales mais il quitte ses fonctions de conseiller général, ne briguant pas de nouveau mandat aux cantonales. En , il remplace Marc Le Fur devenu député et redevient conseiller régional[27]. Il le demeure jusqu'aux régionales de 2004. Réélu maire pour la quatrième fois en , il ne se représente pas lors du scrutin municipal de 2014 et soutient son premier adjoint Didier Lechien[28].
Membre du Parti républicain puis de Démocratie libérale et enfin de l'Union pour un mouvement populaire, il est président départemental de l'UDF de 1985 à 1991.
En 2015, il est nommé maire honoraire[29] et en 2017, suite à une délibération du conseil municipal en date du , le centre des congrès de Dinan est dénommé Centre des congrès René-Benoît[30].

Né en dans le 16e arrondissement de Paris, il est commis à la Bourse à partir de 1925. Effectuant son service militaire au sein du 24e régiment de dragons, dont la caserne est à Dinan, il est charmé par la ville et s'y installe après son mariage avec Madeleine Barbier, fille de boucher. En 1932, il se reconvertit et prend la succession de ses beaux-parents, dont le commerce de boucherie est situé rue de l'Horloge.
Mobilisé pendant la « drôle de guerre », en raison de l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, il est fait prisonnier en 1939 et est détenu à Dantzig jusqu'en 1943. De retour de captivité, il fait partie des fondateurs du Comité d'entraide aux prisonniers de guerre.
Son activité professionnelle le conduit à s'engager au sein du Syndicat national de la boucherie dont il sera le vice-président. Il est par ailleurs membre de la Chambre de commerce et des métiers.
En , il présente une « liste des bonnes volontés pour Dinan » et est opposé notamment au maire sortant André Aubert. Arrivé en deuxième position au premier tour, avec une moyenne de voix de 1 892, il parvient à emporter 17 sièges (contre 10 pour le premier édile sortant) au tour de ballotage. Le , il est désigné par le conseil municipal par 16 voix et onze bulletins blancs, le onzième étant le sien. Quelques jours plus tard, il est élu 1er vice-président du District urbain de Dinan, sous la présidence de René Pléven.
Réélu à la tête de la commune en 1971 et 1977, avec une forte majorité, il accède à la présidence du district urbain le . Six ans plus tard, il annonce qu'il n'est pas candidat à un quatrième mandat et il apporte son soutien à son premier adjoint centriste René Benoît.
Fait maire honoraire, il s'éteint dans la cité dinannaise le [31]. Un hommage public lui est rendu le lendemain à l'hôtel de ville et ses obsèques se déroulent en l'église Saint-Sauveur le jour suivant.
Titulaire de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du Mérite, la commune lui rend hommage en 1987, en baptisant le foyer-résidence qu'il avait inauguré en , foyer-résidence Yves-Blanchot.
Né le à Dinan, il s'installe comme pharmacien rue de l'Apport en 1929. Le , figurant sur la « liste de concentration républicaine », il est élu conseiller municipal d'opposition avec Joseph Gautier.
Appelé sous les drapeaux en 1939, il obtient le grade de lieutenant et est démobilisé en . En décembre de la même année, le maire radical-socialiste Michel Geistdoerfer est révoqué par le gouvernement de Vichy et le mois suivant, le conseil municipal est dissous. Par arrêté, Henri Aubry est nommé président de la délégation spéciale et André Aubert devient l'un de ses adjoints.
Lors des élections municipales d'avril 1945, il conduit la « liste d'union républicaine des mouvements de résistance » face à M. Geistdoerfer – rétabli dans ses fonctions à la Libération – et remporte les 23 sièges à pourvoir. Il est officiellement élu par le conseil municipal le .
Réélu maire sans difficulté en , il se présente aux élections cantonales de 1949 sous l'étiquette des républicains indépendants et remporte le siège de conseiller général du canton de Dinan-Ouest, battant au second tour dans une triangulaire l'indépendant de gauche sortant Édouard Forget et le communiste Émile Briand.
Reconduit dans ses fonctions de premier édile en et , il est cependant défait par Yves Blanchot lors du scrutin municipal de 1965, obtenant dix élus avec sa « liste d'union et de progrès social ». Sous son dernier mandat, en 1963, il est à l'origine du district urbain avec le député et conseiller général René Pléven et le sous-préfet de l'arrondissement Jacques Chartron.
Constamment réélu conseiller général, vice-président du conseil général des Côtes-du-Nord à partir de 1964, il meurt dans ses fonctions des suites d'une longue maladie le [32]. Georges Hervé, le maire de Léhon, lui succède alors dans ce mandat. Célébrées le en la basilique Saint-Sauveur, en présence de René Pléven, du préfet et d'élus locaux, ses obsèques réunissent de nombreux dinannais. M. Pléven lui rend hommage en saluant « le plus dinannais des Dinannais dont le cœur battait au rythme de sa ville et du pays de Dinan »[33]. Il est considéré comme le maire de la reconstruction.
André Aubert était titulaire de nombreuses décorations : chevalier de la Légion d'honneur, officier des Palmes académiques, officier du Mérite sportif, chevalier de l'Ordre de la Santé publique, chevalier du Mérite social, chevalier du Mérite civil, commandeur de l'Ordre du Million d'Éléphants, médaille de vermeil départementale et communale, médaille de la défense passive.

- Michel Geistdoerfer ( à Dinan - à Paris)
D'une famille originaire d'Alsace mais né rue Lord-Kitchener à Dinan, il est le fils de Jean Geistdoerfer, négociant-brasseur et propriétaire d'un journal d'obédience socialiste appelé La Sentinelle du peuple. Celui-ci dut s'exiler à Jersey au moment du coup d’État du 2 décembre 1851[34]. Il est aussi le fondateur du Petit Bleu de Dinan en 1903.
Journaliste, homme de presse et éditeur, Michel Geistdoerfer est diplômé en sciences politiques et mène une carrière dans l'administration à Paris avant le premier conflit mondial. Il fonde en 1927 le Dinan-Républicain, un hebdomadaire destiné à soutenir sa candidature à la cantonale partielle du dans le canton est de Dinan. Victorieux face à Henri Durand, il succède à son beau-frère François Rames, décédé en fonction.
L'année suivante, il se présente aux élections législatives, sous l'étiquette radical-socialiste, dans la 1re circonscription de Dinan. Au premier tour, il arrive derrière le candidat républicain de gauche Léon Barbé mais remporte le scrutin au tour de ballotage avec 50,37 % des suffrages, soit moins d'un pour cent d'écart. À la Chambre des députés, il siège au sein du groupe radical-socialiste et intègre la commission de la marine marchande, qu'il préside pendant la XVIe législature. Il a également été membre de la commission du travail et de celle des colonies et de l'aéronautique.
Aux municipales de , il dirige une liste radicale-socialiste face au maire sortant Henri Durand. Il bat ce dernier, enlevant 16 sièges sur les 23 à pourvoir, et fait basculer pour la première (et unique) fois la ville à gauche.
Réélu député dès le premier tour en 1932 et 1936 et premier édile en mai 1935, avec une majorité renforcée, il conserve ces deux fonctions jusqu'en 1940, date où il est révoqué par le gouvernement de Vichy. N'ayant pas pris part au vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940, il lui est reproché en tant que maire d'« avoir manifesté une hostilité systématique à l'œuvre du redressement national »[14]. Recherché par la Gestapo, il est contraint de quitter Dinan pour Paris et entre dans la résistance au sein du mouvement Organisation civile et militaire (OCM).
Membre du Comité départemental de libération au titre de l'OCM, il est rétabli dans ses fonctions de maire en en vertu de l'ordonnance du 21 avril 1944 qui réinstaure les conseils municipaux élus avant 1939. Pour sa conduite pendant l'Occupation, il reçoit la médaille de la Résistance.
Mais en avril 1945, il est sèchement battu par la « liste d'union républicaine des mouvements de résistance » conduite par le modéré André Aubert, celle-ci remportant l'intégralité des sièges. En septembre de la même année, il échoue également aux cantonales dans le canton de Dinan-Ouest, défait par le communiste Edouard Forget.
Le Dinan-Républicain, qui avait été suspendu par l'occupant allemand, reparaît et devient Le Républicain de Dinan à la même époque[35].
Au scrutin municipal suivant, en octobre 1947, il tente de reprendre son siège mayoral mais il est nettement distancé par la liste du maire sortant. Lors des législatives de 1951, il figure en troisième position sur la « liste de l'Entente républicaine » conduite par Émile Le Gac mais il n'est pas élu, la liste Le Gac obtenant seulement 3,98 % des voix. La même année, Le Républicain de Dinan est renommé Le Républicain des Côtes-du-Nord[35]. Il se retire de la direction du journal en 1961.
Politiquement, il quitte le Parti radical-socialiste et fonde, avec Pierre Cot notamment, l'Union progressiste.
Défenseur du patrimoine dinannais, menant une politique ambitieuse pour sa protection et sa mise en valeur, il laisse d'importantes réalisations durant ses deux mandats : la nouvelle gare[36], l'aérodrome – inauguré en juillet 1933 par le ministre de l'Air et le sous-préfet Jean Dupré[37] –, l'école pratique de commerce et d'industrie (actuel collège Roger-Vercel), le collège de jeunes filles rue Broussais[38], le bureau de poste ou encore le cinéma Le Celtic, situés tous deux sur la place Duclos.
| Réalisations sous les mandats de Michel Geistdoerfer[39] | |||||||||
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Il meurt le 22 avril 1964 dans le 5e arrondissement de Paris et est inhumé au cimetière de Dinan quelques jours plus tard.
Une rue de la commune porte son nom
Issu d'une famille installée de longue date à Dinan, il est mobilisé en 1914 en tant que brigadier au 13e régiment de hussards. À la fin du premier conflit mondial, en 1919, il est décoré de la Croix de guerre avec citation, avec le grade de lieutenant. Par la suite, il reprend la charge de notaire de son frère et installe son étude rue de la Lainerie.
À nouveau mobilisé comme capitaine adjoint lors de la « drôle de guerre », il est fait prisonnier en . Réformé puis libéré de ses obligations militaires, il revient à Dinan quatre mois plus tard. Mais en décembre de la même année, M. Geistdoerfer est révoqué de ses fonctions et en , le conseil municipal est dissous. Il est alors nommé président de la délégation spéciale par arrêté du ministre de l'Intérieur de Vichy. En avril, le nouveau conseil municipal est formé et il est désigné maire.
Premier édile durant l'Occupation, se fixant comme règle de « se comporter en bon Français et s'opposer à l'ennemi chaque fois qu'il était possible, sans risque pour la population », il quitte ses fonctions le après avoir signé l'acte de libération de la ville. Il n'est pas candidat aux élections municipales de 1945.
Après-guerre, il est président du conseil d'administration de la Caisse d'épargne de Dinan et administrateur de l'Office public d'habitations à loyer modéré du district urbain de Dinan de 1949 à 1975.
Il s'éteint dans sa maison natale le et ses obsèques ont lieu en l'église Saint-Malo cinq jours plus tard. Outre la Croix de guerre, Henri Aubry était titulaire de la Légion d'honneur avec le grade de chevalier et de l'Ordre national du Mérite avec celui d'officier.
- Henri Durand
Membre de la Chambre de commerce, il entre au conseil municipal en puis devient conseiller d'arrondissement du canton est de Dinan en .
Républicain anticartelliste, c'est à dire opposé au Cartel des gauches, il remporte les élections municipales de et est officiellement élu le . Quatre ans plus tard, à la tête d'une « liste d'alliance républicaine et intérêts dinannais », il est candidat à sa réélection mais il est assez nettement battu par la liste radicale-socialiste de Michel Geistdoerfer. Il siège alors dans l'opposition.
Lors du scrutin de mai 1935, il figure en deuxième position sur la liste de concentration républicaine conduite par Joseph Gautier mais non élu au premier tour, obtenant 1 167 suffrages, il ne fait pas acte de candidature au tour de ballotage. Cette deuxième défaite électorale marque son retrait de la vie politique.
Né à Léhon, commune jouxtant Dinan, en 1868, il est avocat, docteur en droit et bâtonnier de l'ordre.
Le , il est élu maire de la ville suite au décès de Jules Jouanin dans l'exercice de ses fonctions. Lors des municipales de 1925, il présente une liste cartelliste mais il est défait par celle du républicain national Henri Durand, même si à titre personnel, il conserve son siège de conseiller municipal dès le premier tour.
Abandonnant la politique mais continuant d'exercer sa profession juridique, il se retire à Dinard puis s'installe en Suisse. Il meurt en à Montreux, commune du canton de Vaud[11].
Docteur vétérinaire et président du Syndicat des vétérinaires des Côtes-du-Nord, Jules-Joseph Jouanin est natif de Rennes. En , il est élu conseiller municipal et en , il devient second adjoint du maire Jean-Marie Even.
En , il accède à la fonction mayorale et remplace le républicain libéral Albert Jacquemin. Son premier mandat sera de courte durée puisqu'il démissionne en , mécontent d'un arrêté pris par le préfet des Côtes-du-Nord – dont il prend connaissance dans la presse – qui impose la laïcisation de l'école maternelle et l'obligation pour les sœurs de la Sagesse de quitter l'établissement scolaire[7].
En , sous l'étiquette radicale, il retrouve le conseil municipal et son siège de premier édile. Deux ans plus tard, en 1910, il se présente aux élections législatives dans la 2e circonscription de Dinan et obtient 34,59 % des voix, arrivant en seconde position derrière Louis de Chappedelaine mais devant le député sortant monarchiste Frédéric Rioust de Largentaye. Il retire cependant sa candidature.
Constamment réélu à la tête de la ville, il meurt en cours de mandat le dans le 6e arrondissement de Paris[40].
Il fut commandeur du Mérite agricole et officier de l'Instruction publique.
Fils d'un capitaine au long cours, il entre dans la Marine en 1878 en tant qu'élève-commissaire. Gravissant les échelons, il choisit le corps d'inspection des services administratifs, où il devient commissaire puis inspecteur de la Marine[41].
Les et , il se présente dans la première circonscription de Dinan lors d'une élection législative partielle, suite au décès du député républicain progressiste Albert Jacquemin. Candidat sous cette même étiquette, il est opposé au conservateur Anatole de La Bintinaye et au radical Charles Baudet. Arrivé en troisième et dernière position, il se retire du second tour.
En septembre de la même année, le maire Jouanin démissionne et une élection municipale complémentaire est convoquée : la liste républicaine qu'il conduit remporte largement le scrutin[42] et le , il est officiellement élu premier édile. Reconduit dans ses fonctions en , enlevant 19 sièges sur 23, il est cependant défait par la liste radicale de son prédécesseur en .
Candidat aux législatives à deux autres reprises, en mai 1906 et en avril 1914, il est battu à chaque fois par le radical-socialiste Charles Baudet.
Nommé en 1893 chevalier de la Légion d'honneur au titre du ministère de la Marine, il est fait officier en 1901[43]. Par décret du , il lui est permis d'ajouter Lenouvel à son nom patronymique.
- Albert Jacquemin ( à Dinan - à Paris)
Fils d'Antoine Jacquemin, avocat et maire de Dinan de 1875 à 1878, il suit les traces de son père en devenant lui-même avocat. Entre 1879 et 1882, il est par ailleurs juge suppléant au tribunal de première instance de Dinan.
Aux élections législatives de 1889, qui marquent le retour d'un mode de scrutin par circonscription, il est candidat républicain libéral face au député légitimiste Charles Larère. Il est élu avec 50,86 % des suffrages et un peu moins de 200 bulletins d'avance sur son concurrent.
En 1895, il emporte le canton de Ploubalay et fait son entrée au conseil général.
Réélu à la Chambre en 1893 et 1898, il devient maire en , succédant à Jean-Marie Even, démissionnaire pour raisons professionnelles et personnelles.
À nouveau reconduit comme premier édile en , fonction qu'il quitte l'année suivante, et comme député en , il accède à la présidence du conseil général des Côtes-du-Nord à la même période. Il occupera ce poste pour une période éphémère puisqu'il est emporté par la maladie le .
Avoué près le tribunal civil de Dinan, où il installe son cabinet place Duguesclin, il est le fils de Jean-Joseph Even, député de l'arrondissement de 1876 à 1877 et de 1878 à 1882 et adjoint au maire à partir de 1860.
En , il est élu maire de la commune après le décès de Joseph Deroyer. Reconduit dans ses fonctions en , il présente sa démission en , ne parvenant pas à concilier ses activités politiques et professionnelles, sa vie familiale et sa passion pour la peinture et le dessin. Aussi aquarelliste et pastelliste, certaines de ses œuvres sont exposées au musée d'Art et d'Histoire de Saint-Brieuc.
Au cours de son mandat, la ville reçoit la visite du président de la République Félix Faure.
Une rue de la commune rend hommage au père et au fils.
- Joseph Deroyer ( à Saint-Étienne-en-Coglès - à Dinan)
Né dans le Coglais en et notaire de profession, comme son père Michel, il entre au conseil municipal en 1860. Il exerce sa charge de notaire jusqu'en 1883[44].
Le , il est élu maire et succède à Antoine Jacquemin, décédé un mois auparavant.
En , il est candidat républicain de centre gauche dans la 1re circonscription de Dinan lors d'une élection législative partielle organisée suite à la mort de Jean-Joseph Even. Il remporte le scrutin avec 59,29 % des voix contre 40,44 % pour le conservateur Charles Larère. Siégeant au centre opportuniste, il ne se représente pas lors du scrutin d'.
Premier maire élu au suffrage universel lors des municipales de 1884, il est constamment reconduit dans son mandat mayoral. Le , il meurt dans l'exercice de ses fonctions[4].
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1890.
Conseil municipal actuel
Les 35 sièges composant le conseil municipal de Dinan ont été pourvus le lors du premier tour. Actuellement, il est réparti comme suit :

| Groupe | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|
| « Dinan-Léhon évidemment » (HOR-RE, LDVC) | 30 | majorité | ||
| « Bien vivre ici » (LÉ-PCF-LFI-PS-G·s, LDVG) | 5 | opposition |
Au sein du conseil communautaire de la CA Dinan Agglomération, la commune compte 13 représentants : 11 de la liste « Dinan-Léhon évidemment » et 2 de la liste « Bien vivre ici ».
Les 35 sièges composant le conseil municipal pour la mandature 2020-2026 ont été pourvus le à l'issue du premier tour de scrutin. Il est réparti comme suit :

Du , date de création de la commune nouvelle, aux élections municipales de 2020, le conseil municipal de Dinan comptait 56 sièges[45] :
- 33 pour la commune de Dinan
- 23 pour la commune de Léhon
La majorité municipale comptait alors quarante-six membres et la minorité, dix[46].



