Liste des maires de Dinard
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6 ans
Jean-François Lechapt
| Maire de Dinard | ||
Logotype de la ville. | ||
L'entrée principale de la mairie en 2008. | ||
| Création | en 1790 | |
|---|---|---|
| Mandant | suffrage universel local | |
| Durée du mandat | 6 ans |
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| Premier titulaire | Jean-François Lechapt |
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| Titulaire actuel | Arnaud Salmon, depuis le (5 ans, 9 mois et 17 jours) |
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| Site internet | ville-dinard.fr | |
| modifier |
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La liste des maires de Dinard présente la liste des maires de la commune française de Dinard, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.
La mairie
De 1893 à la Libération, elle fut située dans la villa Eugénie[1], jouxtant depuis lors Notre-Dame de Dinard, l'actuelle église principale de la paroisse catholique locale.
La villa Mon(t)plaisir, actuel siège de la municipalité depuis 1946, est quant à elle construite dans les années 1895 par Emily Hugues Hallet[2], une Américaine originaire de Philadelphie, tout d'abord comme une maison de villégiature dans laquelle des réceptions fastueuses étaient données, la villa comprenant aussi une salle de bal indépendante.
Agrandie et réaménagée dans les années 1920, Montplaisir devint par la suite un hôtel de voyageurs, puis après guerre l'hôtel de ville, au 47 boulevard (Paul-) Féart[3] où elle continue d'abriter[Quand ?] certains services municipaux[Lesquels ?] et l’hôtel de police.
Liste des maires
De 1790 à 1945
Depuis 1945
Depuis l'après-guerre, neuf maires se sont succédé à la tête de la ville.
Biographies des maires
Biographie du maire actuel
- Arnaud Salmon (né en 1977)
Dirigeant d'une entreprise de carrelage depuis 2003 et ancien conseiller municipal délégué au commerce, il bat au second tour des élections municipales de 2020 le candidat de la majorité sortante, Christian Poutriquet. Au premier tour, il était arrivé en deuxième position devant Martine Craveia-Schütz, maire de la ville entre 2014 et 2017, Christophe Fichet (La République en marche) et Franck Morault-Bocazou (divers droite).
Le , lors du conseil municipal d'installation, il est officiellement élu maire.
Biographies des anciens maires
Professeur d'histoire-géographie à la retraite, cet ancien adjoint de Marius Mallet (2008-2010) puis de son épouse Sylvie (2010-2014) est officiellement élu maire de Dinard lors du conseil municipal du [19]. Une semaine auparavant, il remportait le second tour de l'élection partielle convoquée à la suite de la démission de 15 conseillers municipaux élus en 2014[20].
En , il confirme ne pas être candidat à sa réélection et annonce son soutien à la liste « Dinard naturellement » conduite par son adjoint à l'urbanisme Christian Poutriquet[21].
- Martine Craveia-Schütz (née le )
Née à Neuilly-sur-Seine et chargée de clientèle de profession, elle remporte les élections municipales de avec 55,49% des suffrages[22], mettant ainsi fin à l'ère Mallet. Elle est élue maire le [23]. Cependant, à partir de 2015, la situation se tend au sein du conseil municipal : le 9e adjoint Jacques Leblond démissionne suivi de Nadine Cochepin, adjointe chargée des affaires sociales, qui s'était vue retirer ses délégations.
L'année suivante, le climat politique dinardais devient de plus en plus délétère et les évènements se précipitent, plusieurs conseillers municipaux de la majorité présentant à leur tour leur démission[24]. Le directeur du service financier et le directeur général des services leur emboîtent le pas ainsi que les sept élus minoritaires emmenés par Sylvie Mallet.
Le , les départs de l'adjointe à la culture, de l'adjoint chargé de l’urbanisme et d'une conseillère municipale, entraînent la dissolution du conseil municipal et la convocation d'un scrutin anticipé. Candidate à sa réélection, elle essuie une lourde défaite à l'issue d'une triangulaire et annonce quelques jours plus tard qu'elle renonce à siéger au conseil.
- Sylvie Mallet (née le )
Jusqu'alors 1re adjointe, elle succède à son époux le [25] dans un climat plutôt tendu. Lors des élections municipales de 2014, elle se présente aux suffrages des Dinardais et termine en tête au premier tour. Toutefois, elle est largement battue au second par Martine Craveia[26].
- Marius Mallet ( à La Chapelle-des-Marais - à Dinard)
Membre du conseil municipal à partir de 1971 et pharmacien pendant plus de 30 ans, il est élu maire lors des élections municipales de 1989 en battant le sortant Yvon Bourges, grande figure du gaullisme et de la politique bretonne. Réélu quatre fois (1995, 2001, 2002 et 2008), il est à l'origine d'expositions artistiques et de grands évènements comme le Festival du film britannique ou les Estivales du rire qui contribuent au rayonnement de la ville.
Par ailleurs, c'est sous son mandat que la commune obtient le label « Ville et Pays d'Art et d'Histoire » ou que 407 villas et immeubles furent protégées au sein d'une ZPPAUP. Il démissionne le , mais reste adjoint au maire (délégué à l’environnement), et cède ses fonctions à son épouse Sylvie, ce qui suscitera les critiques de l'opposition.
Il meurt à Dinard le [27].
- Yvon Bourges ( à Pau - à Paris 5e)
Deux fois maire de Dinard, Yvon Bourges enchaîna les fonctions gouvernementales et les mandats politiques pendant 36 ans. Il fut élu une première fois à la tête de la commune en 1962, succédant à Yves Verney, décédé en cours de mandat. Il est alors directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Roger Frey. En , il quitta ses fonctions pour se présenter aux élections municipales à Saint-Malo qui, à cette date absorba Saint-Servan et Paramé, à la tête d’une « liste d’entente du nouveau Saint-Malo »[28]. Il fut sèchement battu dès le premier tour par le maire servannais sortant Marcel Planchet[29].
Il retrouva ses fonctions de premier édile dinardais en et marqua la commune de son empreinte : il est considéré comme un maire bâtisseur qui modernisa la ville. Il compte à son actif de nombreuses réalisations comme le nouveau casino, la piscine olympique, le lycée hôtelier aujourd'hui nommé lycée Yvon-Bourges, le Palais des congrès ou encore la villa Eugénie transformée un temps en bibliothèque municipale. Il est aussi à l'origine de la construction du centre de thalassothérapie ou de la reprise du Grand Hôtel qui sera cédé quelques années plus tard au groupe Barrière tout comme le seul casino de la ville restant (sur 4 casinos, d'antan).
Il est réélu en 1977 et en 1983 mais perd la mairie lors des élections municipales de 1989, défait par Marius Mallet. Il demeure cependant sénateur d'Ille-et-Vilaine et président de la région Bretagne. Il met fin à sa carrière politique en 1998.
Il meurt à l'hôpital du Val-de-Grâce (Paris 5e) le [30].
Ancien président de l'union commerciale et industrielle, il devient maire de Dinard en à la faveur de la démission d'Yvon Bourges qui décide d'être candidat aux municipales du « Grand Saint-Malo » (issu de la fusion de la cité corsaire, de Saint-Servan et de Paramé). Populaire, il restera à la tête de la commune jusqu’en 1971, année où Yvon Bourges redevient premier édile.
- Yves Verney (1902-1962)
PDG de la SCF (Société centrale de chemins de fer et d'entreprises), il fut élu maire de la commune en . Artisan de la reconstruction de la ville, il entreprit de développer le tourisme à travers une série d'aménagements urbains. Il est réélu en mais meurt au cours de son second mandat. Yvon Bourges lui succède.
Une esplanade, dont il est à l'origine, porte aujourd'hui son nom[31], ornée de son buste en statue tourné vers la grande plage (de l'Écluse de la Rabine), ainsi que les autocars Verney.
Élie Pompon (maire de fin 1870 à mi-1871)
Né en 1828, originaire de Bellenod en Bourgogne, c'était l'un des premiers actionnaires du casino de Dinard. Il a également été premier actionnaire et directeur du Grand hôtel de Dinard, puis maire de ladite station balnéaire. Élie Pompon remplace Joseph Boinard dans ses fonctions de maire de Saint-Énogat. « Mais ce nouvel élu, riche propriétaire, ne reste à la tête de la municipalité que peu de temps, uniquement de 1870 à 1871. Il est remplacé en 1871 par Henri Merlin.
Il « entreprend les travaux de construction d'une vaste villa[Laquelle ?], dominant la baie du Prieuré et la plage de l'Écluse, d'où l'on découvre aussi le Grand hôtel et le casino de bois monté sur pilotis ».
En , il acquiert le Vieux Moulin (de Jean Lepetit) et les terres situées autour sur la pointe du Moulinet, afin d'y bâtir sa résidence principale. Puis il investit dans d'autres constructions. Le , il vend Le Vieux Moulin, puis quitte Dinard pour Saint-Lunaire. Un boulevard de la station lunairienne porte d'ailleurs encore son nom (boulevard Ker Pompon).
Conseil municipal actuel
Les 33 sièges (contre 29 entre 2014 et 2020, la ville étant passée sous le seuil des 10 000 habitants durant cette période) composant le conseil municipal de Dinard ont été pourvus au second tour de l'élection municipale des et . Actuellement, sa composition est la suivante.
| Groupe | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|
| « Dinard, notre bien commun » (DVD) | 24 | majorité | ||
| « Dinard naturellement » (DVC) | 6 | opposition | ||
| « Dinard entre vert et mer » (DVD) | 3 | opposition |