Politique en Ille-et-Vilaine
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Longtemps terre démocrate-chrétienne, le département d'Ille-et-Vilaine a progressivement basculé vers la gauche au cours de ces quarante dernières années. Les élections municipales de mars 1977 en sont l'une des principales illustrations tout comme celle de l'élection du premier président socialiste du conseil général en 2004.
Lors des scrutins présidentiel et législatifs de 2017, l'Ille-et-Vilaine fait partie des départements où Emmanuel Macron et le mouvement « En Marche ! » ont obtenu leurs meilleurs résultats[1]. Le président Macron remporte ainsi 30,26 % des suffrages au premier tour de la présidentielle, et 77,67 % au second, et la majorité présidentielle décroche six sièges de députés sur huit.
Entre-deux-guerres
À l'instar des autres départements bretons, l'Ille-et-Vilaine a longtemps été une terre acquise à la droite. Conservateur sous les IIIe et IVe République, le département est largement dominé par le courant démocrate-chrétien, et par le mouvement gaulliste dans une moindre mesure, jusqu’à la fin des années 1970.
D'importantes figures, comme Henri Fréville, Michel Cointat ou Yvon Bourges, illustrent cette domination, tout comme la représentation parlementaire entre 1958 et 1981, les six sièges de députés et les trois sièges (quatre à partir de 1980) de sénateurs étant remportés par des élus de droite. Il en est de même pour l'assemblée départementale : de 1951 à 1973, la gauche en est même absente.
L'Ille-et-Vilaine glisse progressivement vers le socialisme au cours des trois décennies suivantes.
En 1919, les scrutins municipal, cantonal et législatif sont marqués par l'entrée des socialistes dans le paysage politique départemental. Si aux élections municipales, aucun d'entre eux ne parvient à prendre la tête d'une mairie, Eugène Quessot est élu à Rennes-Sud-Est lors des cantonales tandis qu'aux législatives, Albert Aubry, à la tête de la liste de la Fédération socialiste, décroche un siège. Le camp conservateur demeure malgré cela puissant, se disputant avec les républicains et les radicaux, le partage des élus.
Au cours des trois élections sénatoriales qui se déroulent durant cette période, cinq sièges sont à pourvoir : en 1920 et 1924, ils sont tous remportés par les conservateurs tandis qu'en 1932, les radicaux socialistes et les radicaux indépendants réussissent à enlever trois sièges, les deux autres revenant à l'Union républicaine et démocratique (URD, droite libérale-conservatrice).
Lors des législatives suivantes, en 1924, la droite conservatrice et sa liste d'Union républicaine et de concorde nationale arrive largement en tête avec 53,48 % des voix et rafle les huit sièges en jeu. Suivent les listes de Concentration républicaine (25,37 %) pour les radicaux et radicaux-socialistes, de la Fédération socialiste (16,57 %) pour la SFIO et du Bloc ouvrier et paysan (1,65 %) pour le PC-SFIC.

Les élections municipales de 1925 voient la domination de la droite conservatrice et libérale dans les communes les plus importantes du département, à l'exception majeure de Rennes, remportée par Carle Bahon pour la SFIO. Les radicaux-socialistes conservent quant à eux Redon et Saint-Malo avec les réélections de Jules Cahour et Alphonse Gasnier-Duparc.
En 1928, les élections législatives marquent le retour du mode de scrutin en vigueur de 1889 à 1914 : le département est alors découpé en huit circonscriptions qui correspondent aux six arrondissements d'Ille-et-Vilaine, ceux de Rennes et Saint-Malo étant divisés en deux. Au premier tour, Alexandre Lefas (Fougères) et Georges Bret (Redon) pour les républicains nationaux et Guy La Chambre (2e de Saint-Malo) pour les républicains de gauche sont élus ou réélus et au second tour, les conservateurs sont battus dans les circonscriptions de Montfort et Vitré et les radicaux-socialistes dans la 2e de Rennes, tous par des républicains de gauche. Enfin, les républicains nationaux se consolent avec la victoire d'Étienne Pinault dans la 1re circonscription de Rennes et la Gauche radicale et son candidat Charles Guernier enlèvent la 1re circonscription de Saint-Malo.
Puis l'année suivante, aux municipales, la domination des républicains et des radicaux se confirme : à Rennes, Jean Lemaistre succède au socialiste Carle Bahon – qui s'était retiré après le premier tour – et à Janzé, Léon Thébault défait le conservateur André de Villoutreys de Brignac, premier édile depuis 25 ans. La droite conserve quant à elle Maure-de-Bretagne, où Joseph Lagrée remplace son père décédé après une élection complémentaire – il obtient 723 voix sur 748 votants[2] –, et remporte Saint-Servan.
En 1932, tous les députés sortants sont réélus à la suite des législatives, dont cinq dès le premier tour. Seule exception, la circonscription de Vitré, où le conservateur Hervé de Lyrot bat le républicain de gauche Robert Bellanger.
Lors des municipales de 1935, on remarque une domination des radicaux et des radicaux-socialistes dans les grandes villes du département, même si ces derniers perdent Redon au profit de la droite, qui est reconduite à Pleurtuit et Vitré. À Rennes, Jean Lemaistre obtient un second mandat mais il quitte ses fonctions en octobre de la même année. Il est alors remplacé par François Château qui occupera cette charge jusqu'en 1944.
Aux législatives de 1936, la droite domine largement et les candidats du Front populaire (SFIO, PC-SFIC et PRRRS) sont pour la plupart éliminés dès le premier tour : seul le socialiste Albert Aubry dans la première circonscription de Rennes parvient à se qualifier, obtenant 46,06 % lors du scrutin de ballotage.
Libération et après-guerre
À la Libération, si dans près de la moitié des communes, les maires nommés par le régime de Vichy sont maintenus, on assiste à des révocations ou à des recompositions au sein des conseils municipaux[3].
En 1945, le paysage politique se transforme. Sept sièges sont en jeu dans le département lors des élections constituantes et le scrutin proportionnel voit la victoire de la liste du Mouvement républicain populaire (MRP) de tendance démocrate-chrétienne devant celle de la SFIO, socialiste, puis viennent les listes de la Fédération républicaine (FR), classée à droite, et de l'Union républicaine et résistante, proche des communistes. Albert Aubry, premier député socialiste d'Ille-et-Vilaine – de 1919 à 1924 –, retrouve à cette occasion les bancs de la chambre basse.
À l'issue des élections cantonales, on remarque une domination des partis de droite et de centre droit : 13 MRP, 12 URD et 7 républicains indépendants sont ainsi élus. La gauche et le centre gauche obtiennent quant à eux 11 sièges avec neuf représentants pour les radicaux-socialistes (Abel Bourgeois à Combourg, Georges Le Cornec à Guichen, Émile Bodard à La Guerche, Armand Chabot à Hédé, Amand Brionne à Saint-Aubin-d'Aubigné, Pierre Morel à Saint-Aubin-du-Cormier, Jules Besnard à Pleine-Fougères, Jean-Marie Douëssin au Sel et Alphonse Pellé à Tinténiac) et deux pour la SFIO (Jean-Marie Trocherie à Antrain et Eugène Quessot à Rennes-Sud-Est). Jules Besnard vient renforcer les rangs socialistes quelques mois plus tard.
Marcel Ménager, conseiller général MRP de Fougères-Nord et adjoint au maire de Fougères, en devient le premier président d’après-guerre.
Lors des municipales, Yves Milon à Rennes – à la tête d'une liste antifasciste de large rassemblement – et Henri Rebuffé à Fougères conservent leurs fonctions tandis que Paul Delacour à Saint-Servan, qui avait remplacé le maire pétainiste début 1944, se retrouve dans le fauteuil de maire. Pas de changement non plus à Vitré, Redon, Dol, Janzé ou encore Louvigné-du-Désert. À Saint-Malo, René Delannoy succède à Alphonse Gasnier-Duparc, président de la délégation spéciale et premier édile de la cité corsaire de 1912 à 1941, et à Combourg, Eugène Legendre est remplacé par Abel Bourgeois : dans ces deux communes, il n'y a pas de changement de majorité, les maires élus et leurs prédécesseurs étant radicaux-socialistes. Par contre, Cancale, Dinard et Paramé, toutes trois remportées par le MRP, basculent.
Les élections constituantes de 1946 confirme la domination du MRP, le parti obtenant une majorité des suffrages au niveau départemental et cinq sièges sur sept. Les deux députés sortants de gauche sont quant à eux réélus. Les législatives qui suivent quelques semaines plus tard confirme le rapport de forces avec 4 sièges pour le MRP et 1 siège pour les listes de la SFIO, de l'Union républicaine et résistante (URR) et du Parti républicain de la liberté (PRL), conduites respectivement par Albert Aubry, Emmanuel d'Astier de La Vigerie et Xavier Bouvier.
Les municipales de 1947 montrent une nouvelle fois une carte politique départementale dominée par les indépendants de droite et les démocrates-chrétiens. La gauche et le centre gauche sont quant à eux cantonnés à quelques communes moyennes comme Montauban et Saint-Jacques-de-la-Lande avec les socialistes Joseph Hamon et Jean Pont ou Combourg et Dol-de-Bretagne avec les radicaux-socialistes Abel Bourgeois et François Roptin.
En novembre 1948, la progression des gaullistes permet au fil des ralliements un changement de majorité au conseil général avec l’élection de Marcel Rupied (PRL-RPF) à la présidence. Ce dernier retrouve un fauteuil qu'il avait occupé avant guerre, de 1937 à 1942.
L'année suivante, les cantonales voient l'alliance des indépendants de droite, du RPF, du PRL et du CNIP dépasser les partis de la « Troisième Force » (MRP, SFIO et PRRRS). Outre ces deux blocs, on compte un conseiller général, anciennement radical-socialiste, de l'URR. Marcel Rupied est par ailleurs reconduit à la tête de l'hémicycle départemental avec une majorité renforcée.
Années 1950
En 1951, les législatives voient cinq listes remporter les sept sièges en jeu dans le département. La liste MRP-PRL-RI conduite par Pierre-Henri Teitgen enlève 2 sièges, tout comme celle du RPF dirigée par Pierre de Bénouville, tandis que celles des indépendants et paysans (apparentés au RPF), des communistes et des socialistes, avec respectivement Guy La Chambre, Emmanuel d'Astier de La Vigerie et Albert Aubry à leur tête, remportent chacune un siège.

Lors des élections cantonales, les socialistes de la SFIO perdent le seul canton qu'ils détenaient jusqu'alors, celui d'Antrain : le républicain populaire Fernand Aupinel succède ainsi à Jean Trocherie qui n'était pas candidat à sa réélection. Il faudra attendre le scrutin de 1973 pour voir à nouveau une représentation des socialistes au sein de l'hémicycle du conseil général.
L'année 1956 est marquée par des élections législatives : on assiste lors de ce scrutin à une progression des poujadistes et des dorgéristes à l'extrême-droite, à une stabilité de la gauche et à un recul de la droite et du centre droit, plus marqué pour les listes des indépendants et des républicains sociaux (RS) qui se sont apparentées. La liste MRP de Pierre-Henri Teitgen arrive en tête et gagne 2 sièges, talonnée par celle d'apparentement de droite entre le CNIP et les RS et conduite par Pierre de Bénouville, qui remporte un siège puis viennent les listes des socialistes d'Alexis Le Strat apparentée aux radicaux-socialistes d'Abel Bourgeois, celles de l'UFF de Poujade dirigée dans le département par Robert Nerzic – qui dépasse les communistes –, de l'Union progressiste et des communistes d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie et enfin, la liste dite de réforme de l'État d'Henri Dorgères.
Les élections municipales de 1953 et 1959 sont toutes les deux marquées par une grande stabilité : la plupart des premiers édiles sortants sont réélus et le Mouvement républicain populaire (MRP) et le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) détiennent l'immense majorité des communes de plus de 3 500 habitants. En 1953, Henri Fréville est élu maire de Rennes (avec le soutien des conseillers municipaux SFIO) et permet au MRP de prendre la ville-préfecture détenue depuis la Libération par le gaulliste Yves Milon, tandis que de nouveaux maires s'installent à Saint-Servan et Dinard. Six ans plus tard, on remarque un recul du CNIP et une progression de l'UNR, ces derniers remportant les communes de Dol et Saint-Servan et conservant Vitré où Louis Giroux succède à Marcel Rupied, qui était maire de la ville depuis 1939 et qui ne se représentait pas.
Le référendum constitutionnel de 1958 marque l'avènement de la Ve République. En Ille-et-Vilaine, 87,37 % des électeurs votent en faveur de la nouvelle constitution. En novembre, dans un nouveau mode de scrutin qui conduit à la création de six circonscriptions dans le département, les élections législatives voient le MRP remporter les circonscriptions de Rennes-Nord (1re), Vitré (3e) et Saint-Malo (6e), le CNIP Rennes-Sud (2e), l'UNR Fougères (5e) et l'Entente démocratique, celle de Redon (4e). Parmi les députés sortants élus en 1956, seul Alexis Méhaignerie parvient à être reconduit dans ses fonctions parlementaires.
Années 1960
Début 1961, dans le département, près de 86 % des votants répondent positivement au référendum sur l'autodétermination en Algérie, soit 11 points de plus qu'au niveau national.

La nette domination de la droite gaulliste et démocrate-chrétienne se confirme lors des différents scrutins nationaux et départementaux. En 1962, les élections législatives voient le Mouvement républicain populaire d'un côté et la majorité présidentielle – Union pour la nouvelle République (UNR) et Républicains indépendants (RI) – de l'autre, remporter chacun trois sièges et lors des sénatoriales, les trois parlementaires de droite sortants, Jean Noury, Yves Estève et Roger de Poulpiquet du Halgouët, sont assez facilement réélus.
La même année, un référendum constitutionnel portant sur l'élection au suffrage universel direct du président de la République est organisé et voit une large victoire du oui avec 77,94 %, faisant de l'Ille-et-Vilaine un des départements métropolitains les plus favorables à cette réforme.
Au conseil général, le CNIP est majoritaire et Robert de Toulouse-Lautrec succède en 1961 à Marcel Rupied à la présidence. En 1964, au scrutin cantonal suivant, le CNIP n'est plus le premier parti, supplanté par le MRP. Maurice Audrain, de centre gauche, devient alors président de l'assemblée départementale. Décédé l'année suivante, il est remplacé par le conseiller général du canton de Rennes-Nord-Est et député-maire de Rennes Henri Fréville, qui est reconduit dans ses fonctions après les cantonales de 1967 avec une majorité renforcée.
Lors des élections municipales de 1965, le MRP demeure la première force politique dans les dix-sept communes de plus de 3 500 habitants. Si les républicains populaires remportent Redon avec Joseph Ricordel, ils perdent Bain-de-Bretagne et Cancale, respectivement au profit d'un indépendant et d'un UNR. On remarque par ailleurs des changements de majorité à Saint-Malo et Saint-Servan-sur-Mer. La droite et le centre droit sont largement majoritaire, Combourg étant la seule commune dirigée par un maire de centre-gauche, membre du Parti radical-socialiste et de la FGDS.
Les législatives de 1967 marquent une progression des gaullistes : cinq sortants sur six (dont deux gaullistes) sont réélus mais dans la cinquième circonscription, celle de Fougères, le MRP Jean Le Lann perd son siège de justesse face au candidat UD-Ve Michel Cointat. Cette progression du courant gaullien se confirme nettement l'année suivante après la dissolution décidée par le général de Gaulle et qui fait suite aux événements de mai 1968. Dans la 1re circonscription, Henri Fréville est défait par Jacques Cressard tandis que dans la circonscription de Vitré, Pierre Méhaignerie est battu par Henri Lassourd et ne parvient pas à succéder à son père Alexis, qui ne se représentait pas.
En avril 1969, le président de la République organise un référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation : si le oui est majoritaire au niveau départemental, le non l'emporte au niveau national. Désavoué, Charles de Gaulle quitte ses fonctions et une élection présidentielle anticipée est organisée les 1er et 15 juin. Comme dans le reste de la France, elle voit la victoire de Georges Pompidou mais en Ille-et-Vilaine, celle-ci est amplifiée, l'ancien premier ministre étant majoritaire (52,53 % contre 44,47 % au niveau national) dès le premier tour et remportant 62,40 % des suffrages au second tour.
Années 1970
Aux municipales de 1971, la domination gaulliste se confirme : l'UDR remporte ainsi les villes de Fougères, Dinard et Combourg – avec respectivement Michel Cointat, Yvon Bourges et André Belliard – et garde Vitré, Cancale, Dol-de-Bretagne et Janzé. Les républicains indépendants, le Centre démocrate (CD) et le Centre démocratie et progrès (CDP) conservent quant à eux Rennes et Saint-Malo, les deux principales communes du département, Redon avec Jean Tiger qui succède à Jean-Baptiste Lelièvre, tandis qu'un centriste enlève Bain-de-Bretagne.

Les élections cantonales de 1973 marquent un tournant : le jeune Parti socialiste enregistre plusieurs gains – il n'y avait plus d'élu socialiste au conseil général depuis 1951 – avec les victoires d'Albert Dory (Pleine-Fougères), Edmond Hervé (Rennes-III), Michel Phlipponneau (Rennes-VII) et Georges Cano (Rennes-X). À l'issue d’un scrutin partiel, organisé après l'annulation de l'élection du gaulliste Émile Lemétayer, Jean-Louis Tourenne remporte le canton de Hédé, renforçant les rangs du PS[4]. Puis en 1977, les élections municipales voient le basculement de plusieurs grandes villes, à l’instar de Rennes avec Edmond Hervé, Saint-Malo avec Louis Chopier ou Redon avec Pierre Bourges. Suivra Fougères en 1983 avec la défaite de Michel Cointat face au candidat d'union de la gauche, Jacques Faucheux.
À l'assemblée départementale, les socialistes continuent leur progression : le PS remporte les cantons de Montfort-sur-Meu et Rennes-V – Jean-Michel Boucheron faisant tomber Henri Fréville alors président sortant du conseil général – en 1976 puis ceux de Liffré et Rennes VIII-1 (Bruz) en 1979 (mais perdent le canton de Saint-Malo-Sud détenu depuis 1977 par Alain Roman).
Lors des scrutins législatifs de 1973 et 1978, la gauche est en progression, passant au premier tour de 29,48 % (contre environ 20 % en 1968) à 35,62 %. Au second tour, si l'union de la gauche fait du surplace en 1973, elle culmine à 42,65 % l'élection suivante.
Le 2 avril 1974, le président Georges Pompidou meurt dans l'exercice de ses fonctions et pour la deuxième fois, Alain Poher assure l'intérim. La présidentielle organisée dans la foulée voit le ministre de l'Économie et des Finances Valéry Giscard d'Estaing virer assez nettement en tête du premier tour devant le candidat d'union de la gauche François Mitterrand et le gaulliste Jacques Chaban-Delmas. Au second tour, si le duel Giscard d'Estaing-Mitterrand tourne à l'avantage du premier au niveau national comme départemental, en Ille-et-Vilaine, la victoire du centriste est plus nette : 61,78 % contre 50,81 %.
En 1979 eurent lieues les premières élections européennes au suffrage universel direct. Onze listes s'affrontent et le 10 juin, la liste Union pour la France en Europe conduite par Simone Veil arrive en tête avec 35,58 % suivies par celles de François Mitterrand (23,73 %), Jacques Chirac (17,65 %) et Georges Marchais (10,43 %). Par rapport au niveau national, les listes Veil et Chirac obtiennent de meilleurs scores – plus marqué pour la première – tandis que la liste Mitterrand obtient un résultat quasi identique et que la liste Marchais performe bien moins. Après le scrutin, Simon Veil devient la première présidente du Parlement européen.
Années 1980
1981 est marqué par l'arrivée du socialiste François Mitterrand au pouvoir. S'il accède à l’Élysée, devenant le premier président de gauche de la Ve République, c'est cependant le président sortant Valéry Giscard d’Estaing qui arrive en tête dans le département lors des deux tours. Aux législatives de juin, qui font suite à la dissolution de l'Assemblée nationale par le nouveau président de la République, le Parti socialiste remporte deux sièges de députés sur les six en jeu : dans la circonscription de Rennes-Nord, Edmond Hervé bat le député RPR sortant Jacques Cressard et dans celle de Rennes-Sud, Jean-Michel Boucheron bat André Guillou, successeur désigné de François Le Douarec, qui ne se représentait pas.

Suite à sa nomination au gouvernement Mauroy, Edmond Hervé est remplacé par Clément Théaudin.
Lors des municipales de 1983, la gauche perd Saint-Malo – Marcel Planchet retrouve son siège six ans après sa défaite face à Louis Chopier – et Betton mais remporte Liffré, Redon et surtout Fougères, où la liste de Jacques Faucheux bat celle du député et ancien ministre Michel Cointat, figure importante de la droite en Ille-et-Vilaine.
Les élections européennes de 1984 voient l'émergence de Jean-Marie Le Pen et du Front national. Cependant, en Ille-et-Vilaine, les résultats de la liste du leader frontiste sont plus faibles qu'au niveau national (6,50 % contre 10,95 %). Comme en 1979, la liste conduite par Simone Veil arrive en tête mais alliée au RPR, elle devance de près de trente points la liste conduite par le premier secrétaire du Parti socialiste Lionel Jospin. Les douze autres listes ne dépassent pas les 10 %.
La progression de la gauche observée en 1981 se confirme lors des élections législatives de 1986, les seules à se dérouler au scrutin proportionnel : si la liste UDF « Entreprendre et réussir l'Ille-et-Vilaine » conduite par Pierre Méhaignerie arrive en tête, elle est talonnée par celle du PS, qui parvient à élire trois de ses représentants, Edmond Hervé, Jean-Michel Boucheron et Clément Théaudin. Les premières élections régionales organisées le même jour voient là aussi l'UDF être la première force politique devant le PS et le RPR.
Lors de la présidentielle de 1988, François Mitterrand arrive largement en tête avec 37,61 % des voix contre 20,95 % pour Jacques Chirac, au coude à coude avec Raymond Barre (20,40 %). Au second tour, le président sortant bat largement le candidat du RPR. Sur sept circonscriptions législatives, Mitterand est majoritaire dans quatre d'entre elles (1re, 2e, 3e et 4e). Par rapport à 1981, il améliore substantiellement son score électoral. Les élections législatives qui suivent ne modifient que très peu le rapport de forces puisque la droite, rassemblée sous la bannière de l'Union du Rassemblement et du centre, gagne 5 sièges (4 UDF, 1 RPR) et la gauche, 2.
Les élections municipales de mars 1989 voient une progression des socialistes dans le district urbain rennais avec les victoires de Guy Jouhier à Acigné, Frédéric Venien à Pacé et Maurice Lelièvre à Thorigné-Fouillard. À l'inverse, dans le pays malouin, la gauche perd Pleurtuit au profit d'un RPR. Dinard est la véritable surprise du scrutin avec la défaite d'Yvon Bourges, sénateur et président du conseil régional de Bretagne, face à Marius Mallet.
Les européennes de juin voient dans le département l'union UDF-RPR de Valéry Giscard d'Estaing arriver en tête devant la liste socialiste de Laurent Fabius et la liste dissidente de centre droit de Simone Veil, qui est talonnée par celle de l'écologiste Antoine Waechter.
Années 1990
Le 20 septembre 1992, le traité de Maastricht est soumis à référendum par le président François Mitterrand. Après une campagne passionnée qui a cassé les clivages politiques traditionnels, le « oui » l'emporte très largement en Ille-et-Vilaine avec 62,76 % des voix – en France métropolitaine, seul le Bas-Rhin fait mieux (68,59 %) – alors qu'au niveau national, le résultat est bien plus serré.
On assiste cependant à un arrêt brutal de cette dynamique de la gauche lors des élections législatives de 1993. Se présentant sous la bannière de l'Alliance des Français pour le progrès, les socialistes et les radicaux de gauche subissent une défaite cuisante : dans la circonscription de Rennes-Sud, Jean-Michel Boucheron conserve de justesse son siège tandis que dans celle de Rennes-Nord, Edmond Hervé est largement battu par le candidat de l'Union pour la France (UPF), Yvon Jacob. À Redon (4e) et Vitré (5e), les deux sortants de droite sont réélus dès le premier tour alors qu'à Fougères (6e), Marie-Thérèse Boisseau, qui se présente comme dissidente UDF, bat Michel Cointat (RPR) qui représentait la circonscription à l'Assemblée nationale depuis 1967 et dont elle était la suppléante sous la précédente mandature.
La présidentielle de 1995 est marquée par la fin de l'ère Mitterrand et un duel fratricide à droite. Dans le département, le trio de tête diffère quelque peu : si comme au niveau national, le candidat socialiste Lionel Jospin arrive en première position avec 25,64 % des suffrages, c'est Édouard Balladur qui est second devant Jacques Chirac (22,47 contre 21,04 %). Le duel de second tour est remporté par ce dernier avec un résultat plus serré que dans le reste de l'Hexagone.
En juin, les municipales marquent une bipolarisation entre l'UDF au centre droit et le PS à gauche. Dans le district de Rennes, les socialistes sont reconduits à Acigné, Rennes – où Edmond Hervé est réélu pour un quatrième mandat –, Saint-Jacques-de-la-Lande et Thorigné-Fouillard et enlèvent Betton, Chartres-de-Bretagne et Mordelles à la droite. Pour leur part, les centristes prennent Pacé et Le Rheu, qui était détenue depuis 1972 par le radical de gauche Jean Auvergne, ainsi que Redon, qui voit l'élection du ministre Alain Madelin. Ces derniers parviennent par ailleurs à remporter Châteaubourg et Noyal-sur-Vilaine, communes dont les maires sortants divers droite ne se représentaient pas.
À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Jacques Chirac, des législatives sont organisées les et et voient la victoire de ce que l'on a appelé la gauche plurielle. En Ille-et-Vilaine, on assiste à cette occasion à un rééquilibrage : l'UDF conserve quatre sièges sur sept et le PS en remporte trois, soit deux de plus qu'en 1993. Ainsi, Jean-Michel Boucheron est réélu dans la première circonscription, Edmond Hervé retrouve son siège dans la deuxième et Marcel Rogemont enlève la circonscription de Rennes-Montfort (3e).
En 1999, les élections européennes sont marquées par la victoire de la liste PS-PRG-MDC menée par François Hollande, au niveau national comme départemental. Elle est suivie par la liste RPR-DL du tandem Sarkozy-Madelin, celle de Cohn-Bendit pour les Verts, de Bayrou pour l'UDF et du couple Pasqua-Villiers pour les souverainistes du RPF et du MPF. Cependant, le quinté de tête diffère dans la reste de la France : Pasqua dépasse la liste Sarkozy et arrive deuxième tandis que Cohn-Bendit et Bayrou terminent quatrième et cinquième.
Années 2000
Marquées par une grande stabilité, on assiste lors des municipales de 2001 à une progression de la gauche. Elle conserve ses positions dans l'agglomération rennaise et remporte Le Rheu et Vezin-le-Coquet mais perd Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Dans le reste du département, elle gagne Cancale, Châteaubourg et Montfort-sur-Meu. La droite reste quant à elle majoritaire dans ses places fortes et voit ses maires sortants réélus dès le premier tour : à Dol et La Guerche avec les sénateurs RPR Michel Esneu et Patrick Lassourd et à Saint-Malo et Vitré avec les députés UDF René Couanau et Pierre Méhaignerie. Par ailleurs, elle parvient à garder Redon, ville enlevée par Alain Madelin en 1995, et reprend Combourg au PS.
La création de l'Union pour la majorité présidentielle (devenue Union pour un mouvement populaire par la suite) et la réélection de Jacques Chirac dans un contexte particulier marquent l'année 2002. Dans le département, le président sortant arrive en tête devant Lionel Jospin tandis que Jean-Marie Le Pen, qui accède au second tour, termine en troisième position. Au second tour, le président Chirac écrase le dirigeant d'extrême-droite en obtenant 89,82 % des voix.
Aux législatives, le succès de la droite se confirme : la nouvelle formation politique remporte 5 des 7 sièges de députés et le PS en perd un, après la défaite de Marcel Rogemont face à Philippe Rouault dans la circonscription de Rennes-Montfort.

En 2004, la gauche remporte les élections régionales et cantonales. Lors du scrutin régional, la liste « Bretagne à gauche, Bretagne pour tous » (PS-PCF-PRG) conduite par Sylvie Robert au niveau départemental obtient 36,64 % des suffrages au premier tour contre 26,30 % pour la liste « Faire gagner la Bretagne » dirigée par Marie-Thérèse Boisseau (UMP, majorité sortante). Au second tour, avec 58,59 %, l'union de la gauche remporte 16 sièges et l'union de la droite et du centre (UMP-UDF), 7. Les cantonales marquent quant à elles le basculement historique du conseil général à gauche et voient notamment la défaite de Marie-Joseph Bissonnier, président sortant du département, dans le canton de Plélan-le-Grand. Jean-Louis Tourenne devient alors président du conseil général.
À rebours du résultat national, le département répond positivement au référendum de mai 2005 sur le traité constitutionnel européen. Cependant, par rapport au référendum de 1992 sur Maastricht, le oui est en retrait de près de neuf points au niveau départemental et le non s'impose au nord (régions de Dol et Pleine-Fougères) et au sud-ouest (Pays de Brocéliande, Bain-de-Bretagne et Redon) de l'agglomération rennaise.
Lors des scrutins présidentiel et législatifs de 2007, l'Ille-et-Vilaine se distingue : au premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal vire très légèrement en tête devant Nicolas Sarkozy (28,22 % contre 28,13 %) et au second tour, le département est l'un des rares à donner une majorité de ses suffrages à la candidate socialiste. Les législatives confirment cette tendance puisque le PS reprend la 3e circonscription et conquiert celle de Redon, dans laquelle Alain Madelin ne se représentait pas. Pour la première fois, le rapport de forces entre la droite et la gauche s’inverse, avec 4 sièges pour le PS contre 2 pour l'UMP et 1 pour l'UDF-MoDem : dans la circonscription de Fougères, Thierry Benoit bat la candidate UMP et députée sortante Marie-Thérèse Boisseau.
En 2008, les élections municipales voient pour la première fois la gauche devenir majoritaire dans les communes de plus de 3 500 habitants. Ainsi, le Parti socialiste remporte Cesson-Sévigné, Montauban-de-Bretagne, Noyal-Châtillon-sur-Seiche et Pleurtuit et des candidats divers gauche enlèvent Bruz, Chavagne, Janzé et La Bouëxière. Quant à la droite, elle se console avec les victoires de Pierre-Yves Mahieu à Cancale, Grégoire Le Blond à Chantepie et Delphine David à Montfort-sur-Meu.
Années 2010
À la présidentielle de 2012, comme au niveau national, François Hollande remporte la majorité des suffrages dans le département. Avec 31,77 % des voix au premier tour, il distance le président sortant Nicolas Sarkozy de plus de six points et au second, le candidat socialiste bat largement son adversaire de l'UMP.
À la suite du redécoupage électoral, dû à la forte croissance démographique du département, une huitième circonscription est créée. À l'issue du scrutin législatif, les socialistes remportent 5 des 8 sièges en jeu tandis que la droite conserve ceux de Vitré, Fougères et Saint-Malo.
Aux municipales de 2014, la gauche subit une défaite cuisante et perd plusieurs communes importantes de l'agglomération rennaise, comme Bruz (la plus importante démographiquement derrière Rennes), Cesson-Sévigné, Mordelles ou encore Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Les villes de Châteaubourg, Guignen, La Chapelle-des-Fougeretz – détenue par les socialistes depuis 1921 –, Romillé et Saint-Aubin-d'Aubigné basculent elles aussi et la victoire de Claude Jaouen à Melesse ne parvient pas à compenser les nombreuses pertes. Selon les observateurs, cette débâcle constitue un vote sanction contre le président Hollande.
En 2015, les premières élections départementales ont lieu et remplacent les élections cantonales : dans chacun des 27 nouveaux cantons, un binôme paritaire est élu. Si le PS et le PRG remportent la majorité des sièges à l'issue des élections, l'union de la droite et du centre arrive légèrement en tête en voix au niveau départemental. La majorité sortante de gauche est ainsi reconduite et Jean-Luc Chenut accède à la présidence du conseil départemental.
2017 marque un nouveau tournant avec l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, puisque le département fait partie de ceux qui ont donné le meilleur score au nouvel élu. Celui-ci est confirmé lors des législatives avec la victoire de quatre LREM (Rennes-Sud, Redon, Vitré et Rennes-Ouest), un MoDem (Rennes-Est) et un socialiste (devenu divers gauche par la suite) apparenté LREM (Montfort-Combourg).
Années 2020
Les élections municipales de 2020 marquent un coup d’arrêt pour La République en marche. Ses candidats sont pour la plupart largement battus. À Rennes, Carole Gandon arrive en troisième position au premier tour, derrière la maire sortante Nathalie Appéré et le candidat écologiste Matthieu Theurier. Dans l'agglomération rennaise, Auguste Louapre à Bruz est battu par Philippe Salmon tandis que Grégoire Le Blond (AC-UDI) à Chantepie est défait par le socialiste Gilles Dreuslin. Seul le maire sortant de Mordelles Thierry Le Bihan parvient à se faire réélire. Ces élections municipales marquent aussi un renouvellement générationnel et une féminisation : Isabelle Le Callennec devient maire de Vitré, Laurence Besserve succède à Michel Gautier à Betton et Marie Ducamin est élue à Saint-Jacques-de-la-Lande, à la suite d’Emmanuel Couet, aussi président de Rennes Métropole, qui a décidé de quitter la vie politique.
En septembre de la même année, lors du scrutin sénatorial, on assiste à une poussée écologiste avec l'élection de Daniel Salmon (EELV). Celle-ci se fait au détriment du PS qui perd un siège. Les deux sénateurs sortants de la droite et du centre, Françoise Gatel et Dominique de Legge, sont quant à eux réélus.

La poussée écologiste observée en 2020 se confirme lors des élections régionales et départementales de 2021 : aux régionales, si le candidat investi par le Parti socialiste, Loïg Chesnais-Girard, arrive en tête aux deux tours de scrutin, la tête de liste écologiste et régionaliste Claire Desmares-Poirrier termine en seconde position, talonnée par la candidate LR Isabelle Le Callennec. Pour la majorité présidentielle, ces élections constituent une nouvelle déconvenue puisque la liste « Nous la Bretagne » conduite par Thierry Burlot dépasse péniblement les 13 % dans le département et finit quatrième. Quant au RN, il est en recul et perd la moitié de ses représentants bretilliens au conseil régional.
Aux élections départementales, la majorité socialiste et radicale de gauche sortante remporte 11 cantons sur 27 (perdant les cantons de Betton et Janzé mais remportant ceux de Bain-de-Bretagne et Châteaugiron) tout comme l'opposition de droite et du centre conduite par Pierre Breteau, tandis que les écologistes gagnent 5 des 6 cantons rennais. Si le conseil départemental reste à gauche, le président de l'assemblée Jean-Luc Chenut doit composer avec les dix élus EELV et UDB, ce dernier n'ayant pas obtenu la majorité absolue des sièges. Quelques jours plus tard, il conclut un accord avec les écologistes[5] et est réélu le 1er juillet 2021.
Modéré politiquement, le département voit une représentation non négligeable des radicaux de gauche et à l'inverse, de faibles performances du Parti communiste.
Lors des scrutins de 2022 (présidentiel et législatifs), la majorité macroniste cède du terrain : si à la présidentielle, le président sortant progresse de quatre points par rapport au premier tour de 2017 – tout comme Jean-Luc Mélenchon (qui recueille plus de 22 % des suffrages et termine une nouvelle fois en deuxième position) et Marine Le Pen (qui gagne près de trois points) –, aux législatives, la coalition « Ensemble » perd trois sièges. Ceux-ci sont tous remportés par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES). Ainsi, dans la première circonscription (Rennes-Sud), l'insoumis Frédéric Mathieu remporte le siège laissé vacant par Mustapha Laabid, dans la quatrième (Redon), Mathilde Hignet bat Anne Patault, ancienne suppléante de Gaël Le Bohec, qui ne se représentait pas et dans la huitième (Rennes-Ouest), le premier questeur Florian Bachelier est défait par le maire du Rheu, Mickaël Bouloux. Dans les cinq autres circonscriptions, les sortants sont tous reconduits : Laurence Maillart-Méhaignerie, Christine Cloarec-Le Nabour et Thierry Benoit pour la majorité présidentielle, Claudia Rouaux – qui avait succédé en 2020 à François André, décédé en fonction – pour la NUPES et Jean-Luc Bourgeaux – qui a remplacé Gilles Lurton en à la suite de son élection comme maire de Saint-Malo et dont il était le suppléant – pour Les Républicains.
En 2024, lors des élections européennes, le Rassemblement national arrive pour la première fois en tête au niveau départemental avec 22,25 % des voix, suivi de la liste « Réveiller l'Europe » (Parti socialiste et Place publique) conduite par Raphaël Glucksmann avec 18,71 % et celle de Valérie Hayer (Ensemble) intitulée « Besoin d'Europe » avec 17,84 %. Ces résultats constituent un véritable séisme dans un département à la tradition modérée et marquent une lourde chute pour la majorité présidentielle qui perd plus de neuf points par rapport au précédent scrutin européen.
Au soir du scrutin européen, le président Emmanuel Macron annonce la dissolution de l'Assemblée nationale et des élections législatives anticipées sont convoquées pour les 30 juin et 7 juillet 2024. Au premier tour, le Nouveau Front populaire (NFP, gauche) arrive en tête dans les 1re, 2e, 3e et 8e circonscription, où le socialiste Mickaël Bouloux est réélu avec 52,84 %, la coalition Ensemble pour la République (ENS, majorité présidentielle) dans les 5e et 6e circonscription, Les Républicains dans la circonscription de Saint-Malo (7e) et le Rassemblement national, dans celle de Redon (4e). Dans les sept circonscriptions non pourvues, des triangulaires peuvent se tenir mais dans quatre d'entre elles, les candidats arrivés en troisième position se désistent. Au second tour, le NFP réélit ses deux députées sortantes – la socialiste Claudia Rouaux et l'insoumise Mathilde Hignet –, conserve la première circonscription (Rennes-Sud) avec la victoire de Marie Mesmeur tandis que Tristan Lahais ravit la deuxième (Rennes-Est) à la majorité sortante. Les députés Ensemble Christine Le Nabour (Vitré, 5e) et Thierry Benoit (Fougères, 6e) sont reconduits tout comme Jean-Luc Bourgeaux (Saint-Malo, 7e) pour les Républicains.
Géographie politique
Si l'agglomération rennaise est largement acquise à la gauche, qui est par ailleurs plutôt bien implantée à l'ouest du département, la droite est puissante à l'est et sur le littoral. Vitré, dont Pierre Méhaignerie a été le maire pendant plus de 40 ans, Saint-Malo dirigée pendant un quart de siècle par René Couanau et actuellement par Gilles Lurton, La Guerche ou encore Dinard constituent ainsi des places fortes.
Représentation politique et administrative
Préfets et arrondissements

Le département d'Ille-et-Vilaine est découpé en quatre arrondissements regroupant les cantons suivants :
- Arrondissement de Fougères-Vitré :
Antrain, Argentré-du-Plessis, Châteaubourg, Fougères-Nord, Fougères-Sud, La Guerche-de-Bretagne, Louvigné-du-Désert, Retiers, Saint-Aubin-du-Cormier, Saint-Brice-en-Coglès, Vitré-Est, Vitré-Ouest. - Arrondissement de Redon :
Bain-de-Bretagne, Grand-Fougeray, Guichen, Le Sel-de-Bretagne, Maure-de-Bretagne, Pipriac, Redon. - Arrondissement de Rennes :
Bécherel, Betton, Bruz, Cesson-Sévigné, Châteaugiron, Hédé, Janzé, Liffré, Montauban-de-Bretagne, Montfort-sur-Meu, Mordelles, Plélan-le-Grand, Rennes-Bréquigny, Rennes-Centre, Rennes-Centre-Ouest, Rennes-Centre-Sud, Rennes-Est, Rennes-le-Blosne, Rennes-Nord, Rennes-Nord-Est, Rennes-Nord-Ouest, Rennes-Sud-Est, Rennes-Sud-Ouest, Saint-Aubin-d'Aubigné, Saint-Méen-le-Grand. - Arrondissement de Saint-Malo :
Cancale, Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine, Combourg, Dinard, Dol-de-Bretagne, Pleine-Fougères, Saint-Malo-Nord, Saint-Malo-Sud, Tinténiac.
Depuis le redécoupage cantonal de 2014, un canton peut contenir des communes provenant de plusieurs arrondissements. Cela concerne les cinq cantons brétiliens suivants : Bruz, Châteaugiron, Fougères-1, Janzé et Val-Couesnon (anciennement canton d'Antrain).
| Identité | Circonscription administrative | Anciennes fonctions | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Préfet | Franck Robine[6] * | Bretagne/Ille-et-Vilaine | Directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur | ||||
| Sous-préfets | Gilles Traimond[7] | Arr. de Fougères-Vitré | Sous-préfet hors classe, sous-préfet d'Avranches | ||||
| Jean-Luc Blondel[8] | Arr. de Redon | Sous-préfet de Muret | |||||
| Jean-Bernard Iché[9] | Arr. de Saint-Malo | Sous-préfet de Provins | |||||
| * Il est par ailleurs préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest. | |||||||
Députés européens
Isabelle Le Callennec, maire LR de Vitré et présidente de Vitré Communauté de 2020 à 2024, et Gilles Pennelle, conseiller régional de Bretagne et président du groupe Rassemblement national à la région, sont élus eurodéputés lors des élections européennes de 2024 tandis que Marie-Pierre Vedrenne (MoDem), députée européenne depuis 2019 et en troisième position sur la liste « Besoin d'Europe », est reconduite dans ses fonctions. Cette dernière est par ailleurs conseillère régionale depuis 2021 et siège dans le groupe « Nous la Bretagne - Ni Breizhiz ».
Nommée ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Lecornu II le 12 octobre 2025, Marie-Pierre Vedrenne quitte son mandat parlementaire européen et est remplacée par Jérémy Decerle.
| Nom | Parti | Liste | Groupe | |
|---|---|---|---|---|
| Isabelle Le Callennec | LR | La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe | Parti populaire européen (PPE) | |
| Gilles Pennelle | RN | La France revient ! Avec Jordan Bardella et Marine Le Pen | Patriotes pour l'Europe (PfE) | |
Députés et circonscriptions législatives
Depuis le nouveau découpage électoral, le département comprend huit circonscriptions regroupant les cantons suivants :
- 1re circonscription : Bruz, Rennes-le-Blosne, Rennes-Bréquigny, Rennes-Centre-Sud, Rennes-Sud-Est
- 2e circonscription : Betton, Cesson-Sévigné, Hédé, Liffré, Rennes-Nord-Est, Rennes-Est
- 3e circonscription : Bécherel, Combourg, Montfort-sur-Meu, Montauban-de-Bretagne, Rennes-Nord-Ouest, Saint-Méen-le-Grand, Tinténiac
- 4e circonscription : Bain-de-Bretagne, Grand-Fougeray, Guichen, Maure-de-Bretagne, Pipriac, Plélan-le-Grand, Redon, Le Sel-de-Bretagne
- 5e circonscription : Argentré-du-Plessis, Châteaubourg, Châteaugiron, La Guerche-de-Bretagne, Janzé, Retiers, Vitré-Est, Vitré-Ouest
- 6e circonscription : Fougères-Nord, Fougères-Sud, Louvigné-du-Désert, Pleine-Fougères, Melesse, Saint-Aubin-du-Cormier, Saint-Brice-en-Coglès, Val-Couesnon
- 7e circonscription : Cancale, Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine, Dinard, Dol-de-Bretagne, Saint-Malo-Nord, Saint-Malo-Sud
- 8e circonscription : Mordelles, Rennes-Centre, Rennes-Centre-Ouest, Rennes-Nord, Rennes-Sud-Ouest
À la suite du redécoupage des cantons de 2014, les circonscriptions législatives ne sont plus composées de cantons entiers mais continuent à être définies selon les limites cantonales en vigueur en 2010. Les circonscriptions sont ainsi composées des cantons actuels suivants :
| Circonscription | Cantons | Population[10] |
|---|---|---|
| 1re circonscription | Bruz (sauf commune de Laillé), Janzé (4 communes), Rennes-2 (partie sud du quartier Alphonse Guérin), Rennes-3, Rennes-4 (quartiers Villeneuve et Sainte-Thérèse), Rennes-5 (quartier Bréquigny) | 143 016 |
| 2e circonscription | Betton (sauf commune de Chevaigné), Liffré (sauf commune de Brécé), Melesse (7 communes), Rennes-1 (quartier Maurepas), Rennes-2 (partie nord du quartier Alphonse Guérin, quartiers Longs-Champs, Beaulieu et Jeanne d'Arc), communes de Dingé, Lanrigan, Livré-sur-Changeon et Québriac | 144 136 |
| 3e circonscription | Combourg (sauf communes de Dingé, Lanrigan et Québriac), Melesse (3 communes), Montauban-de-Bretagne, Montfort-sur-Meu (8 communes), Rennes-6 (quartier Villejean), Le Rheu (2 communes) | 133 031 |
| 4e circonscription | Bain-de-Bretagne, Guichen, Montfort-sur-Meu (7 communes), Redon, communes de Bréal-sous-Montfort et Laillé | 129 001 |
| 5e circonscription | Châteaugiron, La Guerche-de-Bretagne, Janzé (6 communes), Vitré, commune de Brécé | 148 597 |
| 6e circonscription | Dol-de-Bretagne (11 communes), Fougères-1 (sauf commune de Livré-sur-Changeon), Fougères-2, Melesse (4 communes), Val-Couesnon, commune de Chevaigné | 124 684 |
| 7e circonscription | Dol-de-Bretagne (20 communes), Saint-Malo-1, Saint-Malo-2 | 127 306 |
| 8e circonscription | Rennes-1 (centre-ville, quartiers de La Bellangerais, Saint-Martin et La Motte-Brûlon), Rennes-2 (quartiers Thabor et Saint-Hélier), Rennes-4 (centre-ville, quartiers Colombier et Chézy-Dinan), Rennes-5 (quartiers Cleunay, Arsenal-Redon, Bourg-l'Evêque et Moulin du Comte), Rennes-6 (quartiers Beauregard et La Touche), Le Rheu (6 communes), commune de Saint-Gilles | 148 554 |

| Circ. | Nom | Parti | Groupe | Suppléant | |
|---|---|---|---|---|---|
| 1re | Marie Mesmeur | LFI | La France insoumise | Malou Duhamel | |
| 2e | Tristan Lahais | G·s | Écologiste et social | Isabelle Joucan | |
| 3e | Claudia Rouaux | PS | Socialistes et apparentés | Benoît Sohier | |
| 4e | Mathilde Hignet | LFI | La France insoumise | Jean-Marie Le Gall | |
| 5e | Christine Le Nabour | RE | Ensemble pour la République | Teddy Régnier | |
| 6e | Thierry Benoit | HOR | Horizons et indépendants (app.) | Pascal Dewasmes | |
| 7e | Jean-Luc Bourgeaux | DVD | Droite républicaine (app.) | Gilles Lurton | |
| 8e | Mickaël Bouloux | PS | Socialistes et apparentés | Marie Ducamin |
Sénateurs
Jusqu'en 2008, les sénateurs d'Ille-et-Vilaine étaient tous de droite ou du centre. Lors de ces élections, la liste du Parti socialiste a remporté trois des quatre sièges en jeu : Edmond Hervé, Virginie Klès et Jacky Le Menn sont ainsi élus.
Lors des sénatoriales de 2014, le rapport de forces s'équilibre avec l'élection de deux sénateurs socialistes (Jean-Louis Tourenne et Sylvie Robert), un UMP (Dominique de Legge, réélu) et une UDI (Françoise Gatel).
À l'issue du scrutin de septembre 2020, la liste d'union de la droite et du centre « Territoires d'avenir, unis pour l'Ille-et-Vilaine » conduite par Françoise Gatel conserve ses deux sièges tandis que la liste socialiste « L'Ille-et-Vilaine : Terre d'harmonie sociale et écologique » dirigée par Sylvie Robert perd un siège et la liste « Écologie et solidarités, une urgence pour nos territoires » (EELV-UDB-ND) de Daniel Salmon en gagne un. Pour la première fois, un écologiste est élu sénateur[11].
En septembre 2024, Françoise Gatel est nommée ministre déléguée chargée de la Ruralité, du Commerce et de l'Artisanat dans le gouvernement Barnier et est donc contrainte de quitter ses fonctions de sénatrice[12]. Elle est alors remplacée par Anne-Sophie Patru, maire de Pleumeleuc et vice-présidente de Montfort Communauté.
| Identité | Étiquette | Groupe | Première élection | Autres mandats (passés ou actuels) | |
|---|---|---|---|---|---|
| Dominique de Legge | LR | REP | Maire du Pertre (1995 → 2017) Conseiller régional (1998 → 2014) | ||
| Anne-Sophie Patru | DVD | UC | Maire de Pleumeleuc (2020 → 2024) | ||
| Sylvie Robert | PS | SER | Adjointe au maire de Rennes (1995 → 2017) Conseillère régionale (2010 → 2014) | ||
| Daniel Salmon | LE | EST | Adjoint au maire de Saint-Jacques-de-la-Lande (2004 → 2020) |
Depuis le renouvellement sénatorial de 2023, Sylvie Robert est par ailleurs vice-présidente du Sénat.
Conseillers régionaux
Le conseil régional de Bretagne compte 83 membres élus pour six ans dont 24 représentant l'Ille-et-Vilaine (soit un de moins qu'en 2015). Dans le détail, la liste d'union de la gauche « La Bretagne avec Loïg » a obtenu 11 sièges, l'union de la droite (« Hissons haut la Bretagne ») 4, l'union à gauche avec des écologistes (« Bretagne d'avenir ») 4, l'union du centre (« Nous la Bretagne ») 3, et le Rassemblement national (« Une Bretagne forte ») 2.
Répartition par groupe et par parti politique des conseillers régionaux de Bretagne élus en Ille-et-Vilaine (au 4 août 2025). | ||||||||
| Nom | Parti | N° | Liste | Groupe | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Loïg Chesnais-Girard | DVG (ex-PS) | 01 | Union de la gauche | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Carole Le Béchec | DVG | 02 | Union de la gauche | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Daniel Cueff * | ECO | 03 | Union de la gauche | Bretagne ma vie | ||||
| Claudia Rouaux | PS | 04 | Union de la gauche | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Olivier David * | DVG | 05 | Union de la gauche | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Isabelle Pellerin * | PS | 06 | Union de la gauche | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Stéphane Perrin-Sarzier * | DVG | 07 | Union de la gauche | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Katja Krüger | PCF | 08 | Union de la gauche | Communistes et progressistes | ||||
| André Crocq | DVG | 09 | Union de la gauche | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Béatrice Macé | DVG | 10 | Union de la gauche | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Jérôme Tré-Hardy | DVG | 11 | Union de la gauche | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Isabelle Le Callennec | LR | 01 | Union de la droite | Hissons haut la Bretagne - Droite, centre et régionalistes | ||||
| Nicolas Belloir | LR | 02 | Union de la droite | Hissons haut la Bretagne - Droite, centre et régionalistes | ||||
| Mélina Parmentier | LR | 03 | Union de la droite | Hissons haut la Bretagne - Droite, centre et régionalistes | ||||
| Maxime Gallier | LR | 04 | Union de la droite | Hissons haut la Bretagne - Droite, centre et régionalistes | ||||
| Claire Desmares | LE | 01 | Union à gauche avec des écologistes | Les Écologistes de Bretagne - Ekologourien Breizh | ||||
| Loïc Le Hir | LE | 02 | Union à gauche avec des écologistes | Les Écologistes de Bretagne - Ekologourien Breizh | ||||
| Ana Sohier | UDB | 03 | Union à gauche avec des écologistes | Breizh a-gleiz - Autonomie, écologie, territoires | ||||
| Goulven Oillic | BÉ | 04 | Union à gauche avec des écologistes | Bretagne démocrate sociale et écologiste | ||||
| Marie-Pierre Vedrenne | MoDem | 01 | Union du centre | Nous la Bretagne - Ni Breizhiz | ||||
| Bernard Marboeuf | UDI-AC | 02 | Union du centre | Nous la Bretagne - Ni Breizhiz | ||||
| Anne Patault | RE-TdP | 03 | Union du centre | Bretagne centre gauche | ||||
| Gilles Pennelle | RN | 01 | Rassemblement national | Rassemblement national | ||||
| Virginie d'Orsanne | RN | 02 | Rassemblement national | Rassemblement national | ||||
| * Vice-président(e) | ||||||||
Conseillers départementaux
Depuis le redécoupage cantonal de 2014, le nombre de cantons est passé de 53 à 27[13] avec un binôme paritaire élu dans chacun d'entre eux, soit 54 conseillers départementaux. À l'issue des élections départementales de 2015, la majorité sortante de gauche est reconduite et Jean-Luc Chenut (Parti socialiste) est élu à la présidence du conseil départemental par 32 voix contre 22 pour Isabelle Le Callennec (Union de la droite et du centre)[14].
Le 1er juillet 2021, à la suite des élections départementales, Jean-Luc Chenut est réélu pour un deuxième mandat par 32 voix contre 20 pour Pierre Breteau (Union du centre, Du cœur pour l'Ille-et-Vilaine)[15]. On compte par ailleurs 2 bulletins blancs.
Répartition par groupe politique des conseillers départementaux d'Ille-et-Vilaine (au 10 février 2026). | ||||||||
| Canton | Conseillers | Partis | Groupes | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Bain-de-Bretagne | Frédéric Martin | DVG | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Laurence Roux | DVG | Gauche, socialiste et citoyen | ||||||
| Betton | Jeanne Féret | RE | Union du centre et de la droite | |||||
| Christophe Leprêtre[N 1],[16] | DVC | Union du centre et de la droite | ||||||
| Bruz | Cécile Bouton | PCF | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Sébastien Guéret | G.s | Gauche, socialiste et citoyen | ||||||
| Châteaugiron | Schirel Lemonne | DVG | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Stéphane Lenfant | PS | Gauche, socialiste et citoyen | ||||||
| Combourg | Béatrice Duguépéroux-Honoré | PRV | Territoires unis et solidaires | |||||
| Benoit Sohier | PS | Gauche, socialiste et citoyen | ||||||
| Dol-de-Bretagne | Jean-Luc Bourgeaux | DVD | Union du centre et de la droite | |||||
| Agnès Toutant | DVD | Union du centre et de la droite | ||||||
| Fougères-1 | Bernard Delaunay | DVD | Union du centre et de la droite | |||||
| Leslie Saliot | DVD | Union du centre et de la droite | ||||||
| Fougères-2 | Isabelle Biard | LR | Union du centre et de la droite | |||||
| Louis Pautrel | UDI | Union du centre et de la droite | ||||||
| La Guerche-de-Bretagne | Marie-Christine Morice | UDI | Union du centre et de la droite | |||||
| Christian Sorieux | LR | Union du centre et de la droite | ||||||
| Guichen | Roger Morazin | PS | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Michèle Motel | DVG | Gauche, socialiste et citoyen | ||||||
| Janzé | Jonathan Houillot | LR | Union du centre et de la droite | |||||
| Laurence Mercier | LR | Union du centre et de la droite | ||||||
| Liffré | Isabelle Courtigné | PS | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Jean-Michel Le Guennec | PS | Gauche, socialiste et citoyen | ||||||
| Melesse | Ludovic Coulombel | PS | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Gaëlle Mestries | DVG | Gauche, socialiste et citoyen | ||||||
| Montauban-de-Bretagne | Jean-François Bohanne | DVD | Union du centre et de la droite | |||||
| Charlotte Faillé | HOR | Union du centre et de la droite | ||||||
| Montfort-sur-Meu | Anne-Françoise Courteille | PS | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Christophe Martins | PRV | Territoires unis et solidaires | ||||||
| Redon | Anne Mainguet-Grall | DVG | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Franck Pichot | PS | Territoires unis et solidaires | ||||||
| Rennes-1 | Marc Hervé | PS | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Emmanuelle Rousset | PS | Gauche, socialiste et citoyen | ||||||
| Rennes-2 | Marion Le Frène | LE | Écologiste, fédéraliste et citoyen | |||||
| Denez Marchand | UDB | Écologiste, fédéraliste et citoyen | ||||||
| Rennes-3 | Jeanne Larue | LFI | Majorité départementale | |||||
| Nicolas Perrin | LE | Écologiste, fédéraliste et citoyen | ||||||
| Rennes-4 | Sylvie Quilan | LE | Écologiste, fédéraliste et citoyen | |||||
| Yann Soulabaille | LE | Écologiste, fédéraliste et citoyen | ||||||
| Rennes-5 | Olwen Dénès | LE | Écologiste, fédéraliste et citoyen | |||||
| Caroline Roger-Moigneu | LE | Écologiste, fédéraliste et citoyen | ||||||
| Rennes-6 | Jean-Paul Guidoni | LE | Écologiste, fédéraliste et citoyen | |||||
| Régine Komokoli-Nakoafio | DVG (ex-EELV) | Non-inscrit | ||||||
| Le Rheu | Armelle Billard | PS | Gauche, socialiste et citoyen | |||||
| Jean-Luc Chenut | PS | Gauche, socialiste et citoyen | ||||||
| Saint-Malo-1 | Florence Abadie | DVD | Union du centre et de la droite | |||||
| Marcel Le Moal | DVD | Union du centre et de la droite | ||||||
| Saint-Malo-2 | Céline Roche | DVD | Union du centre et de la droite | |||||
| Arnaud Salmon | HOR | Union du centre et de la droite | ||||||
| Val-Couesnon[N 2] | Aymar de Gouvion Saint-Cyr | Agir | Union du centre et de la droite | |||||
| Aline Guiblin | DVD | Union du centre et de la droite | ||||||
| Vitré | Élisabeth Brun | LR | Union du centre et de la droite | |||||
| Paul Lapause | LR | Union du centre et de la droite | ||||||
Le , lors de la session d'installation du conseil départemental, huit vice-présidents et sept vice-présidentes ont été élus[17].
Le bureau est remanié le avec l'élection de Laurence Roux (Bain-de-Bretagne, Groupe de gauche, socialiste et citoyen) à la 7e vice-présidence, en remplacement de Franck Pichot (Redon, Territoires unis et solidaires) démissionnaire[18], le avec la modification des périmètres de certaines délégations[19],[20] et le avec le retrait de la délégation de Régine Komokoli-Nakoafio[21] (Rennes-6, Non-inscrit). À cette date, la liste des vice-présidents est la suivante :
| Identité | Groupe | Attributions | |
|---|---|---|---|
| 1re | Anne-Françoise Courteille | GSC | Protection de l'enfance et prévention |
| 2e | Nicolas Perrin | EFC | Numérique responsable, intelligence artificielle, transition bas carbone et innovation |
| 3e | Christophe Martins | TUS | Sans délégations[23] |
| 4e | Armelle Billard | GSC | Personnes âgées, handicap et MDPH |
| 5e | Ludovic Coulombel | GSC | Habitat, soutien aux communes et numérique |
| 6e | Caroline Roger-Moigneu | EFC | Insertion, lutte contre la pauvreté et gens du voyage |
| 7e | Franck Pichot[24] puis Laurence Roux[25] | TUS GSC | Ressources humaines, dialogue social et moyens des services |
| 8e | Emmanuelle Rousset | GSC | Solidarité territoriale, contractualisation et économie sociale et solidaire |
| 9e | Stéphane Lenfant | GSC | Transition écologique, agriculture et foncier |
| 10e | Jeanne Larue | MAJ | Éducation |
| 11e | Yann Soulabaille | EFC | Biodiversité, espaces naturels sensibles et eau |
| 12e | Gaëlle Mestries | GSC | Jeunesse et vie associative |
| 13e | Denez Marchand | EFC | Culture et promotion des langues de Bretagne, lecture publique |
| 14e | Cécile Bouton | GSC | Démocratie participative, citoyenneté et relation aux usagers du service public départemental |
| 15e | Roger Morazin | GSC | Sport |
Par ailleurs, le , des conseillères et conseillers départementaux délégués ont été désignés[22] :
- Isabelle Courtigné : maison départementale des personnes handicapées (MDPH)
- Olwen Dénès : politique de la ville
- Sébastien Guéret : tourisme
- Jean-Paul Guidoni : commande publique
- Marc Hervé : fonds européens et contrats de plan État-région
- Marion Le Frène : éducation populaire et éducation à l’environnement
- Jean-Michel Le Guennec : relations institutionnelles, mémoire et relations avec le monde combattant, événementiel et archives départementales
- Schirel Lemonne : action sociale de proximité
- Anne Mainguet-Grall : droits des femmes et lutte contre les discriminations
- Frédéric Martin : bâtiments, mobilités et innovations
- Michèle Motel : solidarités et coopération internationales
- Franck Pichot : plan alimentaire territorial
- Sylvie Quilan : prévention du vieillissement et santé mentale
- Benoît Sohier : finances
- Groupes politiques
Le conseil départemental d'Ille-et-Vilaine compte quatre groupes politiques : trois appartiennent à la majorité et un à l'opposition.
En , Jeanne Larue (Rennes-3) annonce qu'elle quitte Europe Écologie Les Verts et le groupe Écologiste, fédéraliste et citoyen, s'inscrivant désormais dans la majorité départementale mais sans appartenir à l'un des deux autres groupes qui composent celle-ci[26],[27]. Elle rejoint La France insoumise le mois suivant[28].
En , Régine Komokoli-Nakoafio (Rennes-6) quitte à son tour EELV et le groupe écologiste tout en continuant à faire partie de la majorité départementale[29],[30]. Elle en est exclue le 15 décembre 2025[31].
| Groupe | Sigle | Co-présidents | Statut | Effectif |
|---|---|---|---|---|
| Écologiste, fédéraliste et citoyen | EFC | Olwen Dénès et Marion Le Frène | majorité | 8 |
| Gauche, socialiste et citoyen | GSC | Anne-Françoise Courteille et Benoît Sohier | majorité | 19 |
| Territoires unis et solidaires | TUS | Christophe Martins et Franck Pichot | majorité | 3 |
| Majorité départementale | MAJ | — | majorité | 1 |
| Union du centre et de la droite | UCD | Jeanne Féret et Paul Lapause[32] | opposition | 22 |
| Non-inscrit | NI | 1 | ||
Présidents d'intercommunalités
Carte des intercommunalités d'Ille-et-Vilaine au 1er janvier 2017. | ||||||||
| Intercommunalité[33] | Président | Parti | Élection | Population[34] | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| CC | Bretagne Porte de Loire Communauté | Vincent Minier | RE | 2020 | 32 801 | |||
| CC | Bretagne Romantique | David Buisset | DVD | 2026 | 36 515 | |||
| CC | Brocéliande | Roland Hercouët | DVD | 2026 | 18 987 | |||
| CC | Côte d'Émeraude | Thierry Burlot | DVC | 2026 | 28 799 | |||
| CC | Couesnon Marches de Bretagne | Pascal Hervé | DVC | 2026 | 21 947 | |||
| CA | Fougères Agglomération | Alice Lebret | DVC | 2026 | 56 226 | |||
| CC | Liffré-Cormier Communauté | Guillaume Bégué | PS | 2026 | 28 241 | |||
| CC | Montfort Communauté | Christophe Martins | PRV | 2014 | 26 422 | |||
| CC | Pays de Châteaugiron Communauté | Dominique Denieul | DVD | 2017 | 27 986 | |||
| CC | Pays de Dol et Baie du Mont-Saint-Michel | François Mainsard | DVC | 2026 | 23 907 | |||
| CA | Redon Agglomération | Jean-François Mary | RE | 2014 | 67 666 | |||
| M | Rennes Métropole | Nathalie Appéré | PS | 2020 | 480 178 | |||
| CC | Roche aux Fées Communauté | Christian Sorieux | LR | 2026 | 27 025 | |||
| CA | Saint-Malo Agglomération | Gilles Lurton | DVD | 2020 | 86 484 | |||
| CC | Saint-Méen Montauban | Patrick Herviou | SE | 2026 | 27 350 | |||
| CC | Val d'Ille-Aubigné | Jean-Luc Dubois | SE | 2026 | 38 971 | |||
| CC | Vallons de Haute-Bretagne Communauté | Thierry Beaujouan | DVG | 2022 | 45 066 | |||
| CA | Vitré Communauté | Teddy Régnier | HOR | 2024 | 82 956 | |||
Le département d'Ille-et-Vilaine est aussi divisé en sept pays, au sens de la loi Voynet, qui regroupent plusieurs intercommunalités :
- le Pays de Brocéliande, syndicat mixte à l'ouest du département ;
- le Pays de Fougères, qui regroupe Fougères Agglomération et Couesnon Marches de Bretagne ;
- le Pays de Redon - Bretagne Sud, groupement d'intérêt public à cheval sur trois départements ;
- le Pays de Rennes, qui réunit Rennes Métropole et trois intercommunalités du bassin rennais ;
- le Pays de Saint-Malo, qui s'étend des trois intercommunalités côtières à la Bretagne Romantique, plus au sud ;
- le Pays des Vallons de Vilaine, au sud du département, correspondant aux cantons de Guichen et de Bain-de-Bretagne ;
- le Pays de Vitré, à l'est et au sud-est, qui comprend Vitré Communauté et Roche aux Fées Communauté.
Maires
| Commune | Maire | Parti | Élection | Population[35] | |
|---|---|---|---|---|---|
| Acigné | Olivier Dehaese | PS | 2014 | 6 874 | |
| Bain-de-Bretagne | Soazic Blouin | DVC | 2026 | 7 674 | |
| Betton | François Brochain | PS | 2026 | 12 964 | |
| Bréal-sous-Montfort | Audrey Gruel | DVD | 2026 | 6 391 | |
| Bruz | Jean-René Houssin | DVD | 2026 | 19 683 | |
| Cancale | Marcel Le Moal | DVD | 2026 | 5 672 | |
| Cesson-Sévigné | Jean-Pierre Savignac | HOR | 2020 | 18 761 | |
| Chantepie | Grégoire Le Blond | UDI | 2026 | 10 670 | |
| Chartres-de-Bretagne | David Le Borgne | DVG | 2026 | 8 880 | |
| Châteaubourg | Teddy Regnier | HOR | 2014 | 7 533 | |
| Châteaugiron | Anne-Marie Echelard | DVD | 2026 | 10 845 | |
| Combourg | Joël Le Besco | DVD | 2001 | 6 411 | |
| Dinard | Arnaud Salmon | HOR | 2020 | 10 772 | |
| Dol-de-Bretagne | Charlotte Grégoire | DVC | 2026 | 5 829 | |
| Fougères | Alice Lebret | DVC | 2026 | 20 307 | |
| Gévezé | Benoît Chauvin | DVG | 2026 | 6 061 | |
| Guichen | Michèle Motel | DVG | 2026 | 9 412 | |
| Guipry-Messac | Thierry Beaujouan | DVG | 2016 | 7 354 | |
| Janzé | Jonathan Houillot | LR | 2026 | 8 649 | |
| Laillé | Françoise Louapre | DVG | 2020 | 5 225 | |
| Liffré | Guillaume Bégué | PS | 2017 | 9 339 | |
| Maen Roch | Thomas Janvier | DVC | 2020 | 5 088 | |
| Melesse | Yves Férey | DVG | 2026 | 7 541 | |
| La Mézière | Pascal Goriaux | PS | 2020 | 5 033 | |
| Montauban-de-Bretagne | Jenny Quintin | DVD | 2026 | 6 597 | |
| Montfort-sur-Meu | Delphine David | LR | 2026 | 6 810 | |
| Mordelles | Armelle Billard | PS | 2026 | 7 911 | |
| Noyal-Châtillon-sur-Seiche | Sébastien Guéret | G.s | 2020 | 8 359 | |
| Noyal-sur-Vilaine | Marielle Muret-Baudouin | DVD | 2014 | 6 269 | |
| Pacé | Hervé Depouez | DVD | 2020 | 11 703 | |
| Pleurtuit | Christine Colas | DVG | 2026 | 7 167 | |
| Redon | Pascal Duchêne | UDI | 2014 | 9 542 | |
| Rennes | Nathalie Appéré | PS | 2014 | 230 890 | |
| Le Rheu | Bruno Lesné | PS | 2026 | 9 839 | |
| Saint-Gilles | Antoine Le Frêche | DVG | 2026 | 5 576 | |
| Saint-Grégoire | Laëtitia Remoissenet | DVC | 2024 | 9 957 | |
| Saint-Jacques-de-la-Lande | Sébastien Collet | DVC | 2026 | 13 800 | |
| Saint-Malo | Gilles Lurton | DVD | 2020 | 47 439 | |
| Thorigné-Fouillard | Benoît Claudon | PS | 2026 | 8 667 | |
| Vern-sur-Seiche | Stéphane Labbé | HOR | 2020 | 8 207 | |
| Vezin-le-Coquet | Paul Le Meut | DVG | 2026 | 6 471 | |
| Vitré | Pierre Léonardi | DVD | 2024 | 19 365 |
Plusieurs communes ont vu un changement de premier édile en cours de mandat :
Néant
- Bain-de-Bretagne : Dominique Bodin, démissionnaire pour raisons de santé, est remplacé le 30 septembre 2024 par Myriam Gohier, ancienne adjointe chargée de la culture[N 3].
- Le Rheu : élu député de la huitième circonscription en juin 2022, Mickaël Bouloux quitte ses fonctions de maire et est remplacé par son ancienne première adjointe, Chantal Pétard-Voisin, le [N 4].
- Saint-Grégoire : à la suite du décès de Pierre Breteau, premier édile depuis 2008, une élection municipale partielle est organisée en janvier 2024 et voit la victoire de la liste conduite par Laëtitia Remoissenet, ancienne première adjointe, qui est élue par le conseil municipal le 12 janvier 2024.
- Vitré : en quatrième position sur la liste LR-LC « La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe », Isabelle Le Callennec est élue eurodéputée lors du scrutin du 9 juin 2024[N 5] et est remplacée le 3 juillet 2024 par Pierre Léonardi, ancien troisième adjoint chargé du logement, de l'urbanisme et de la communication.
- Châteaugiron : Jean-Claude Beline est élu maire de la commune nouvelle le à la suite de la démission de Françoise Gatel[N 6].
- Dinard : Jean-Claude Mahé succède à Martine Craveia, démissionnaire et battue lors de l'élection municipale partielle des et .
- Liffré : élu président du conseil régional de Bretagne le , Loïg Chesnais-Girard quitte ses fonctions et cède son siège à Guillaume Bégué[N 7].
- Thorigné-Fouillard : première adjointe au maire, Pascale Jubault-Chausé succède à Jean-Jacques Bernard lors du conseil municipal du .
- Le Rheu : Mickaël Bouloux est désigné maire par le conseil municipal le en remplacement de Jean-Luc Chenut, devenu président du conseil départemental.
Maires des 332 communes d'Ille-et-Vilaine

A
- Acigné : Olivier Dehaese
- Amanlis : Loïc Godet
- Andouillé-Neuville : Aurore Gely-Pernot
- Arbrissel : Thomas Bardy
- Argentré-du-Plessis : Jean-Noël Bévière
- Aubigné : Youri Moysan
- Availles-sur-Seiche : Élisabeth Carré
B
- Baguer-Morvan : Olivier Bourdais
- Baguer-Pican : Sylvie Duguépéroux
- Bain-de-Bretagne : Myriam Gohier
- Bains-sur-Oust : Daniel Barre
- Bais : Nathalie Clouet
- Balazé : Stéphane Douabin
- Baulon : Christophe Véron
- Bazouges-la-Pérouse : Pascal Hervé
- Beaucé : Stéphane Idlas
- Bécherel : Mélina Parmentier
- Bédée : Joseph Thébault
- Betton : Laurence Besserve
- Billé : Daniel Balluais
- Bléruais : Maryse Lecomte
- Boisgervilly : Bernard Piedvache
- Boistrudan : Anne Renault
- Bonnemain : Marcel Piot
- Bourg-des-Comptes : Christian Leprêtre
- Bourgbarré : Franck Morvan
- Bovel : José Mercier
- Bréal-sous-Montfort : Bernard Ethoré
- Bréal-sous-Vitré : Pascale Cartron
- Brécé : Christophe Chevance
- Breteil : Isabelle Ozoux
- Brie : Bruno Pelletier
- Brielles : Élisabeth Delahaye
- Broualan : André Davy
- Bruc-sur-Aff : Philippe Eslan
- Bruz : Philippe Salmon
C
- Cancale : Pierre-Yves Mahieu
- Cardroc : Marie-Thérèse Cakain
- Cesson-Sévigné : Jean-Pierre Savignac
- Champeaux : Fabienne Belloir
- Chanteloup : Vincent Minier
- Chantepie : Gilles Dreuslin
- Chartres-de-Bretagne : Philippe Bonnin
- Chasné-sur-Illet : Benoît Michot
- Châteaubourg : Teddy Régnier
- Châteaugiron : Yves Renault
- Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine : Joël Masseron
- Châtillon-en-Vendelais : Jean-Luc Duvel
- Chauvigné : Henri Rault
- Chavagne : René Bouillon
- Chelun : Christian Sorieux
- Cherrueix : Jean-Michel Taillebois
- Chevaigné : Sandrine Vincent
- Cintré : Jacques Ruello
- Clayes : Philippe Sicot
- Coësmes : Luc Gallard
- Comblessac : Christophe Ricaud
- Combourg : Joël Le Besco
- Combourtillé : Roland Bouvet
- Cornillé : André Bouthemy
- Corps-Nuds : Alain Prigent
- Crevin : Daniel Gendrot
- Cuguen : Sandrine Guerche
D
E
- Éancé : Raymond Soulas
- Épiniac : Sylvie Ramé-Prunaux
- Erbrée : Michel Errard
- Ercé-en-Lamée : Isabelle Bertin
- Ercé-près-Liffré : Bertrand Chevestrier
- Essé : Joseph Geslin
- Étrelles : Marie-Christine Morice
F
- Feins : Alain Fouglé
- Forges-la-Forêt : Yves Boulet
- Fougères : Louis Feuvrier
G
- Gaël : Denis Levrel
- Gahard : Isabelle Lavastre
- Gennes-sur-Seiche : Henri Béguin
- Gévezé : Jean-Claude Rouault
- Gosné : Jean Dupire
- Goven : Norbert Saulnier
- Grand-Fougeray : Nadine Dréan
- Guichen : Dominique Delamarre
- Guignen : Évelyne Lefeuvre
- Guipel : Isabelle Joucan
- Guipry-Messac : Thierry Beaujouan
H
- Hédé-Bazouges : Isabelle Clément-Vitoria
- Hirel : Michel Hardouin
I
J
L
- L'Hermitage : André Chouan
- La Baussaine : Jérémy Loisel
- La Bazouge-du-Désert : Joseph Boivent
- La Bosse-de-Bretagne : Jean-Charles Hamon
- La Bouëxière : Stéphane Piquet
- La Boussac : Christine Fauvel
- La Chapelle-aux-Filtzméens : Benoît Viart
- La Chapelle-Bouëxic : Roger Morazin
- La Chapelle-Chaussée : Pascal Pinault
- La Chapelle-de-Brain : Yohann Morisot
- La Chapelle-des-Fougeretz : Christèle Gasté
- La Chapelle-du-Lou-du-Lac : Patrick Herviou
- La Chapelle-Erbrée : Joël Travers
- La Chapelle-Fleurigné : Alain Forêt
- La Chapelle-Saint-Aubert : Christian Galle
- La Chapelle-Thouarault : Régine Armand
- La Couyère : Jacqueline Sollier
- La Dominelais : Jean-Éric Berton
- La Fresnais : Éric Poussin
- La Gouesnière : Joël Hamel
- La Guerche-de-Bretagne : Élisabeth Guiheneux
- La Mézière : Pascal Goriaux
- La Noë-Blanche : Frédéric Martin
- La Nouaye : Fabienne Bondon
- La Richardais : Pierre Contin
- La Selle-en-Luitré : Denis Chopin
- La Selle-Guerchaise : Ludovic Le Squer
- La Ville-ès-Nonais : Jean-Malo Cornée
- Laignelet : André Philipot
- Laillé : Françoise Louapre
- Lalleu : Thierry Lassalle
- Landavran : Danielle Résonet
- Landéan : Franck Esnault
- Landujan : Serge Henry
- Langan : Daniel Yvanoff
- Langon : Jean-Yves Colléaux
- Langouët : Jean-Luc Dubois
- Lanrigan : Sébastien Delabroise
- Lassy : Didier Le Chénéchal
- Le Châtellier : Pierre Sourdin
- Le Crouais : Daniel Chicoine
- Le Ferré : Louis Pautrel
- Le Loroux : Annick Rochelle
- Le Minihic-sur-Rance : Sylvie Sardin
- Le Pertre : Aurélien Thébert
- Le Petit-Fougeray : Christophe Brullé
- Le Rheu : Chantal Pétard-Voisin
- Le Sel-de-Bretagne : Christine Roger
- Le Theil-de-Bretagne : Benoît Clément
- Le Tiercent : Christian Hubert
- Le Tronchet : Pascal Briand
- Le Verger : Sylvie Galic
- Le Vivier-sur-Mer : Carole Cerveau
- Lécousse : Anne Perrin
- Les Brulais : Hugues Raffegeau
- Les Iffs : Jean-Yves Jullien
- Les Portes du Coglais : Aymar de Gouvion Saint-Cyr
- Lieuron : Rose-Line Prévert
- Liffré : Guillaume Bégué
- Lillemer : David Jullien
- Livré-sur-Changeon : Emmanuel Fraud
- Lohéac : Patrick Bertin
- Longaulnay : David Buisset
- Lourmais : François Bordin
- Loutehel : Pascal Guerro
- Louvigné-de-Bais : Thierry Pigeon
- Louvigné-du-Désert : Jean-Pierre Oger
- Luitré-Dompierre : Michel Balluais
M
- Maen Roch : Thomas Janvier
- Marcillé-Raoul : Jean-Claude Boulmer
- Marcillé-Robert : Laurent Divay
- Marpiré : Thérèse Moussu
- Martigné-Ferchaud : Patrick Henry
- Maxent : Ange Prioul
- Mecé : Jean-Luc Delaunay
- Médréac : Serge Collet
- Meillac : Georges Dumas
- Melesse : Claude Jaouen
- Mellé : Olivier Poste
- Mernel : Jean-Yves Inizan
- Mesnil-Roc'h : Christelle Brossellier
- Mézières-sur-Couesnon : Olivier Barbette
- Miniac-Morvan : Olivier Compain
- Miniac-sous-Bécherel : Carole Leromain
- Mondevert : Christian Stéphan
- Mont-Dol : Marie-Élisabeth Solier
- Montauban-de-Bretagne : Serge Jalu
- Montautour : Thierry Mongodin
- Monterfil : Michel Duault
- Montfort-sur-Meu : Fabrice Dalino
- Montgermont : Laurent Prizé
- Monthault : Roger Buffet
- Montreuil-des-Landes : Marie-Louise Berhault
- Montreuil-le-Gast : Lionel Henry
- Montreuil-sous-Pérouse : Louis Ménager
- Montreuil-sur-Ille : Yvon Taillard
- Mordelles : Thierry Le Bihan
- Mouazé : Frédéric Bougeot
- Moulins : Anne-Marie Morlier
- Moussé : Gilbert Gérard
- Moutiers : Yves Colas
- Muel : Patrick Chenais
N
- Nouvoitou : Jean-Marc Legagneur
- Noyal-Châtillon-sur-Seiche : Sébastien Guéret
- Noyal-sous-Bazouges : Bertrand Mallet
- Noyal-sur-Vilaine : Marielle Muret-Baudoin
O
- Orgères : Yannick Cochaud
P
- Pacé : Hervé Depouez
- Paimpont : Alain Lefeuvre
- Pancé : Jean-François Pilard
- Parcé : Laurent Legendre
- Parigné : Hervé Guillard
- Parthenay-de-Bretagne : Khalil Bettal
- Pipriac : Franck Pichot
- Piré-Chancé : Dominique Denieul
- Pléchâtel : Éric Bourasseau
- Pleine-Fougères : Louis Thébault
- Plélan-le-Grand : Murielle Douté-Bouton
- Plerguer : Jean-Luc Beaudoin
- Plesder : Évelyne Simon-Glory
- Pleugueneuc : Loïc Régeard
- Pleumeleuc : Patrick Le Texier
- Pleurtuit : Sophie Bézier
- Pocé-les-Bois : Frédéric Martin
- Poilley : Noël Demazel
- Poligné : Guy Rinfray
- Pont-Péan : Michel Demolder
- Princé : Jean-Claude Denouault
Q
R
- Rannée : Karine Morel
- Redon : Pascal Duchêne
- Renac : Patrick Baudy
- Rennes : Nathalie Appéré
- Retiers : Thierry Restif
- Rimou : Fernande-Raymonde Lohier
- Rives-du-Couesnon : David Lebouvier
- Romagné : Cécile Parlot
- Romazy : Patrick Besnard
- Romillé : Henri Daucé
- Roz-Landrieux : François Mainsard
- Roz-sur-Couesnon : Christophe Fambon
S
- Sains : Nicolas Bathelier
- Saint-Armel : Morgane Madiot
- Saint-Aubin-d'Aubigné : Jacques Richard
- Saint-Aubin-des-Landes : Christophe Fesselier
- Saint-Aubin-du-Cormier : Jérôme Bégasse
- Saint-Benoît-des-Ondes : Bernadette Letanoux
- Saint-Briac-sur-Mer : Philippe Fourneyron
- Saint-Brieuc-des-Iffs : Rémi Couet
- Saint-Broladre : Jean-François Gobichon
- Saint-Christophe-de-Valains : Michelle Garavaglia
- Saint-Christophe-des-Bois : Yves Guérin
- Saint-Coulomb : Jean-Michel Fredou
- Saint-Didier : Joseph Jouault
- Saint-Domineuc : Benoît Sohier
- Saint-Erblon : Matthieu Pollet
- Saint-Ganton : Fabienne Cottais
- Saint-Georges-de-Gréhaigne : Jean-Pierre Héry
- Saint-Georges-de-Reintembault : Marie-Claire Boucher
- Saint-Germain-du-Pinel : Erick Geslin
- Saint-Germain-en-Coglès : Daniel Helbert
- Saint-Germain-sur-Ille : Bertrand Legendre
- Saint-Gilles : Philippe Thébault
- Saint-Gondran : Yannick Larivière-Gillet
- Saint-Gonlay : Loïc Boisgerault
- Saint-Grégoire : Laëtitia Remoissenet
- Saint-Guinoux : Pascal Simon
- Saint-Hilaire-des-Landes : Claude Hamard
- Saint-Jacques-de-la-Lande : Marie Ducamin
- Saint-Jean-sur-Vilaine : Marc Fauvel
- Saint-Jouan-des-Guérets : Marie-France Ferret
- Saint-Just : Daniel Mahé
- Saint-Léger-des-Prés : Olivier Bernard
- Saint-Lunaire : Michel Penhouët
- Saint-M'Hervé : Élisabeth Brun
- Saint-Malo : Gilles Lurton
- Saint-Malo-de-Phily : Marie-Claire Brault
- Saint-Malon-sur-Mel : Gilles Le Métayer
- Saint-Marc-le-Blanc : Olivier Gaigne
- Saint-Marcan : Louis Leport
- Saint-Maugan : Étienne Bonnin
- Saint-Médard-sur-Ille : Noël Bournonville
- Saint-Méen-le-Grand : Pierre Guitton
- Saint-Méloir-des-Ondes : Dominique de La Portbarré
- Saint-Onen-la-Chapelle : Jean-François Bohanne
- Saint-Ouen-des-Alleux : Pierre Thomas
- Saint-Péran : Isabelle Goven
- Saint-Père-Marc-en-Poulet : Jean-Francis Richeux
- Saint-Pern : Marie-Hélène Frénoy
- Saint-Rémy-du-Plain : Dominique Prioul
- Saint-Sauveur-des-Landes : Christophe Deroyer
- Saint-Séglin : Marie-Thérèse Monvoisin
- Saint-Senoux : Maryline Lair
- Saint-Suliac : Pascal Bianco
- Saint-Sulpice-des-Landes : Charlotte Mérault
- Saint-Sulpice-la-Forêt : Yann Huaumé
- Saint-Symphorien : Yves Desmidt
- Saint-Thual : Loïc Commeureuc
- Saint-Thurial : David Moizan
- Saint-Uniac : Karine Passilly
- Sainte-Anne-sur-Vilaine : Jean-Michel Gaudichon
- Sainte-Colombe : Julien Richard
- Sainte-Marie : Françoise Boussekey
- Saulnières : Laurent Le Guehennec
- Sens-de-Bretagne : Gérard Morel
- Servon-sur-Vilaine : Melaine Morin
- Sixt-sur-Aff : René Riaud
- Sougéal : Rémi Chapdelaine
T
- Taillis : Michel Sauvage
- Talensac : Armand Bohuon
- Teillay : Yvon Mellet
- Thorigné-Fouillard : Gaël Lefeuvre
- Thourie : Daniel Bordier
- Tinténiac : Christian Toczé
- Torcé : Yannick Fouet
- Trans-la-Forêt : Janine Lejanvre
- Treffendel : Françoise Kerguelen
- Trémeheuc : Pierre Serais
- Tresbœuf : Laurence Roux
- Trévérien : Vincent Melcion
- Trimer : Christophe Baot
V
- Val-Couesnon : Emmanuel Houdus
- Val d'Anast : Pierre-Yves Reboux
- Val-d'Izé : Bruno Delva
- Vergéal : Samuel Urien
- Vern-sur-Seiche : Stéphane Labbé
- Vezin-le-Coquet : René-François Houssin
- Vieux-Viel : Gérard Dufeu
- Vieux-Vy-sur-Couesnon : Pascal Dewasmes
- Vignoc : Daniel Houitte
- Villamée : Laurence Chérel
- Visseiche : Bruno Gatel
- Vitré : Pierre Léonardi
Entre 2014 et 2020, le nombre de communes brétiliennes est passé de 353 à 333, à la suite de la création de treize communes nouvelles qui regroupent 33 communes déléguées. La plupart d'entre elles élit un maire délégué.
Au 1er janvier 2024, le département ne compte plus que 332 communes, après la création de La Chapelle-Fleurigné.
- Antrain : Louis Halais
- Baillé : Didier Vaslet
- Campel : Sébastien Denier
- Chancé : Jean-Baptiste Lebouc
- La Chapelle-du-Lou : Yves Rouault
- La Chapelle-Janson : Alain Forêt
- Châteaugiron : Yves Renault
- Coglès : Thierry Malle
- Dompierre-du-Chemin : Landry Roger
- Fleurigné : Monique Pommereul
- La Fontenelle : Henri Avril
- Lanhélin : Erick Masson
- Le Lou-du-Lac : Jean-Claude Percherel
- Luitré : Monique Galodé
- Maure-de-Bretagne : Pierre-Yves Reboux
- Montauban-de-Bretagne : Serge Jalu
- Montours : Patrice Goudal
- Ossé : Denis Gatel
- Saint-Aubin-du-Pavail : Laëtitia Miralles
- Saint-Georges-de-Chesné : Joseph Érard
- Saint-Jean-sur-Couesnon : Joël Prigent
- Saint-M'Hervon : Fabien Briche
- Saint-Marc-le-Blanc : Jacques de Moncuit
- Saint-Marc-sur-Couesnon : Gilbert Léonard
- Saint-Ouen-la-Rouërie : Sabrina Machard
- Saint-Pierre-de-Plesguen : Catherine Paroux
- La Selle-en-Coglès : Pascal Vallée
- Tremblay : Laurent Goré
- Tressé : Nancy Bourianne
- Vendel : Christelle Cornée
Ce n'est pas le cas des anciennes communes de Guipry, Messac, Piré-sur-Seiche, Saint-Brice-en-Cogles et Saint-Étienne-en-Cogles.














