Louis-Armand de Lespinay

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Louis-Armand, comte de Lespinay, baron d'Empire ( à Chantonnay - à Paris), est un militaire et homme politique vendéen du XIXe siècle.

Ordonnance de Napoléon Ier

Issu d'une ancienne famille bretonne établie en Poitou de longue date, le général-baron Louis-Armand de Lespinay naquit à Chantonnay le , et suivit la carrière des armes.

Nommé page de l'Empereur le , il l'accompagna à Milan, lorsque celui-ci fut couronné roi d'Italie.

Lespinay fit les campagnes de l'Empire : celle de Prusse (1806), où il participe à la bataille d'Iéna, puis celle de Pologne (1807), où il combattit à Eylau et Friedland. Sa brillante conduite à Friedland lui valut à 18 ans la croix de la Légion d'honneur.

Nommé par décret du officier d'ordonnance de l'Empereur, il va rejoindre à Bayonne Napoléon Ier qu'il accompagne à la prise de Burgos, à la bataille de Somosierra et à l'entrée à Madrid.

Après avoir participé à la pénible campagne de La Corogne, Lespinay inspecta en 1801 des régiments würtembergeois et westphaliens campés à Metz, et remplit une mission analogue à Dresde et à Varsovie.

De Pologne, il se rendit à Saint-Pétersbourg, avec une lettre autographe pour l'empereur de Russie, lequel le reçoit avec la plus grande courtoisie. Après avoir rempli la mission diplomatique qui lui avait été confiée, il rejoint à Schönbrunn l'Empereur qui, à la suite d'une action d'éclat le comble d'honneurs.

Nommé chef d'escadron le , il prend part à la funeste campagne en Russie de 1812, franchit le Niémen le , assiste aux engagements de Polotsk et de la Drisa, et se signale au passage de la Bérézina. Placé avec les restes de son escadron à l'arrière-garde, il protège avec courage la retraite sur une longue suite de ponts, où tant des « braves » trouvèrent la mort. Blessé de plusieurs coups de lances sur la Velikaïa, il fut le créé baron de l'Empire.

Colonel de la Restauration

Nommé rapidement lieutenant-colonel par la Restauration, puis colonel le , il accompagna le lendemain Louis XVIII jusqu'à la frontière. C'est en qualité de colonel que le baron de l'Espinay participa à l'expédition d'Espagne. Il s'y distingua en obtenant la reddition de la ville du Ferrol.

Au mois de , Il accompagna à Reims l'escadron de son régiment (1er cuirassier), désigné pour assister au sacre de Charles X. Il fut promu maréchal de camp le . Appelé le au commandement d'une brigade à Lunéville, il quittait, le 29 du même mois, Paris, déjà au pouvoir de l'émeute. Il rentra dans la vie privée à la chute de Charles X, à l'âge de quarante-deux ans.

Élu membre du conseil départemental de la Vendée (canton des Essarts) en 1848, le général en devint vice-président en 1856.

Vie familiale

Tombe au cimetière du Père-Lachaise.

Louis Armand était le plus jeune fils de Alexis-Louis-Marie de Lespinay (1752-1837) et Henriette de Montault (1763-1829).

Il épousa en premières noces, le (Paris), Hermine Zéphirine Gabrielle Cordon de Montguyon, fille de Charles Gustave Hardouin Cordon, comte de Montguyon, baron de l'Empire, pair de France. Ensemble, ils eurent :

Louis-Armand épousa, en secondes noces, par contrat passé à Paris le , Esther Marie Hippolyte Athénaïs Fortunée Le Tissier (…- - Paris), fille d’Hippolyte Le Tissier, député et de Bénigne Guizol, femme de lettres. De ce mariage sont issues deux filles :

Il est mort en 1869 à l'âge de 80 ans et est enterré au cimetière du Père-Lachaise (21e division) à Paris[3].

États de service

Campagnes

Faits d'armes

Blessures

Il fut blessé de plusieurs coups de lances sur la Velikaïa lors de la retraite de Russie.

Autres fonctions

Décorations

Titres

Hommage, honneurs, mentions

« N° 19 657. — DÉCRET IMPÉRIAL (rendu sur la proposition du grand-chancelier de l'ordre impérial de la Légion d'honneur et contre-signé par le ministre de la Maison de l'Empereur et des beaux-arts) qui élève à la dignité de grand officier de l'ordre impérial de la Légion d'honneur M. le baron de Lespinay (Louis-Armand), général de brigade du cadre de réserve, ancien officier d'ordonnance de l'Empereur Napoléon Ier, vice-président du conseil général de la Vendée ; soixante-deux ans de services, huit campagnes, plusieurs blessures ; commandeur de l'ordre le . (Paris, .)[5] »

Armoiries

Notes et références

Annexes

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