Louis Gillet

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Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, tombeau de Gillet-Etévenon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis Marie Pierre Dominique Gillet
Louis Gillet
Fonction
Fauteuil 13 de l'Académie française
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, tombeau de Gillet-Etévenon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis Marie Pierre Dominique Gillet
Nationalité
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Liste détaillée
Vue de la sépulture.

Louis Gillet est un historien d'art et historien de la littérature française né le à Paris où il est mort le [1].

Fils de l'industriel Stanislas Dominique Gillet, Louis Gillet est né à Paris 11e. Gendre de René Doumic dont il épouse la fille Suzanne Doumic (1883-1975), il est le père de 6 enfants dont la résistante Simone Demangel, l'architecte Guillaume Gillet et de Louise Dominique Maroger[2].

Il entre en 1896 à l'École normale supérieure. Il y fait la connaissance de Charles Péguy et de Romain Rolland ; il entretient longtemps avec ce dernier une correspondance aujourd'hui publiée. L'Italie lui inspire de nombreux ouvrages (Saint François d'Assise, Raphaël), et il consacre plusieurs études à la littérature anglaise, notamment sur Shakespeare, Joyce, D.H. Lawrence.

Il écrit pour la Revue des deux Mondes, où il est spécialiste des questions artistiques.

Il effectue deux longs séjours à l'étranger, vivant en Allemagne d' à et à Montréal d' à [3].

Mobilisé comme lieutenant de réserve au 80e régiment d'infanterie territoriale en , Louis Gillet est cité à l'ordre du corps d'armée en novembre suivant pour avoir donné « constamment à sa troupe le plus bel exemple de courage et de sang-froid ». Promu capitaine en , il est affecté à l'état-major de la 38e brigade d'infanterie en . Titulaire de la Croix de guerre, il est rendu à la vie civile en [3].

Il a assuré la fonction de conservateur du musée Jacquemart-André de l'abbaye de Chaalis après la donation du domaine en 1912, et fut membre du Comité d'honneur de l'Association du foyer de l’abbaye de Royaumont.

L’Académie française lui décerne le prix Charles-Blanc en 1908 et 1914, le prix Halphen en 1920, le grand prix Gobert en 1923 et le prix Louis-Barthou en 1943.

Rejoignant finalement l'auguste aréopage, Louis Gillet est élu à l'Académie française le .

En 1936, parti en reportage en Allemagne pour couvrir les Jeux olympiques d'été de 1936, il y est fasciné par les réussites du nazisme, dont il publie un compte-rendu admiratif dans son livre Rayons et ombres d'Allemagne. Après la défaite de 1940, il se rallie avec dévotion à la figure tutélaire du maréchal Pétain et adhère au régime de Vichy[4].

Il meurt le et est enterré au cimetière du Père-Lachaise (59e division).

Paul Claudel, son successeur, au fauteuil 13 de l'Académie française[5] devait rendre hommage à « la passion de connaître au service de la passion d'expliquer »[6] qui avait animé toute la vie de Louis Gillet.

Le sculpteur Philippe Besnard a exécuté un buste de lui[7].

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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