Guillaume Gillet (architecte)

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Nom de naissance
Guillaume Marie Paul GilletVoir et modifier les données sur Wikidata

Guillaume Gillet est un architecte français, né le à Fontaine-Chaalis (Oise) et mort le à Paris 10e[1].

Professeur à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, peintre et architecte français, notamment du pavillon français à l'Exposition universelle de Bruxelles (1958). Grand prix de Rome, il est connu pour son architecture moderne, principalement dans le domaine de l'architecture religieuse et pénitentiaire.

Il est l'un des architectes les plus représentatifs des Trente Glorieuses[2].

Guillaume Gillet naît à l'abbaye de Chaalis où son père, Louis Gillet, est conservateur du musée Jacquemart-André pour l'Institut de France. Son grand-père maternel est René Doumic, académicien et ancien directeur de la Revue des deux Mondes. Quatrième d'une fratrie de 6 enfants il est le frère de la résistante montpelliéraine Simone Demangel , de Louise Dominique Maroger, de François Gillet , de Jean Michel Gillet et de Jérôme Gillet.

Il est le petit neveu de Max Doumic, architecte.

Il entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts au sein de l'atelier d'Emmanuel Pontremoli puis d'Auguste Perret et est diplômé architecte en 1937. Il hésite un certain temps entre une carrière d'architecte et la peinture.

Mobilisé en 1939, il est prisonnier en Allemagne de 1940 à 1945. Emprisonné dans l'Oflag VI-A à Soest, réservé aux officiers, en Westphalie, il côtoie en captivité un certain nombre d'ingénieurs de l'École nationale supérieure d'arts et métiers, avec qui il travaille par la suite. Il y réalise l'aménagement intérieur et la décoration de la chapelle française en collaboration avec un autre diplômé des Beaux-Arts, René Coulon[3]. L'Académie française leur décerne le prix Général-Muteau en 1942. Après sa libération, il est lauréat du premier grand prix de Rome en 1946, il effectue plusieurs séjours à Rome jusqu'en 1950.

Architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux en 1952, il monte un cabinet en partenariat avec plusieurs ingénieurs dont Bernard Laffaille et René Sarger. Il est nommé architecte conseil des villes de Paris et de Cannes, du département des Bouches-du-Rhône et de la principauté de Monaco, puis urbaniste conseil de la ville d'Antibes.

Il acquiert sa renommée dans la réalisation de bâtiments religieux et d'ouvrages d'art. Il collabore particulièrement avec le ministère de la Justice et l'administration pénitentiaire pour laquelle il réalise une dizaine de prisons en France au cours des années 1960. En 1961, il conçoit avec René Coulon un projet d'hôtel pour remplacer la gare d'Orsay[4].

Enseignant à l'École nationale supérieure des beaux-arts en tant que chef d'atelier de 1953 à 1971, il est élu président de l'Académie d'architecture entre 1970 et 1973 et de l'Académie des beaux-arts en 1983, où il a été élu en 1968 au fauteuil no 8.

Après sa mort, il est inhumé à sa demande, et de manière exceptionnelle, dans l'église Notre-Dame de Royan le [5].

Depuis le , une rue porte son nom à Caen[6].

À la suite d'une dation, l'ensemble des archives de son cabinet est conservé au Centre des archives d'architecture du XXe siècle de l'Institut français d'architecture à Paris.

Principales réalisations

Le château d'eau de la Guérinière à Caen (1957).
L'église Notre-Dame de Royan (1958).

Distinctions

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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