Louis de Raguenel

journaliste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis de Raguenel de Montmorel, plus connu sous le nom de Louis de Raguenel, est un journaliste français d'extrême droite.

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (38 ans)
ColombesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis de Raguenel de MontmorelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Faits en bref Directeur de la rédaction JDNews (d), depuis septembre 2024 ...
Louis de Raguenel
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Fonctions
Directeur de la rédaction
JDNews (d)
depuis
Rédacteur en chef
Valeurs actuelles
jusqu'au
Conseiller médiateur numérique (d)
Ministre de l'Intérieur (d)
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (38 ans)
ColombesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis de Raguenel de MontmorelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Conjoint
Inès de Raguenel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Bernard Carayon (beau-père)
Guilhem Carayon (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Le Journal du dimanche (depuis )
Europe 1 (depuis )
Valeurs actuelles ( - )
Direction générale de la Police nationale ( - )
Ministère de l'Intérieur (-)
France Télévisions ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Blason.
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Biographie

Origines et famille

Fils d'Arnaud de Raguenel de Montmorel et Isabelle de Secondat de Montesquieu, il est issu d'une famille de l'aristocratie catholique[1].

Il est marié à Inès de Raguenel-Carayon de Lagayé, conseillère d’opposition à Paris et membre du bureau politique des Républicains. Elle est la fille de Bernard Carayon et la sœur de Guilhem Carayon[1].

Militant

Louis de Raguenel milite pour l'Union pour un mouvement populaire (UMP). Il travaille au service de la Communication numérique pour Claude Guéant au ministère de l'Intérieur[2] entre 2011 et 2012. Il est promu chef du groupe « nouvelles technologies et veille » au cabinet du directeur général de la Police nationale, Claude Balland. Ses prises de position « outrancières », selon Libération, et sa tentative d’identifier les sources de deux journalistes du Monde qui enquêtent sur Nicolas Sarkozy sont remarquées. Il publie dans Valeurs actuelles un article anonyme accusant faussement les deux journalistes d'appartenir à un « cabinet noir » anti-Sarkozy[3].

Il est écarté par Manuel Valls en [4].

Journaliste

Il devient rédacteur en chef Internet de Valeurs actuelles en 2013, et incarne le virage radical de cet hebdomadaire d'extrême droite[5],[6]. En , il est mis en cause par le quotidien Libération dans une affaire de chasse aux sources de deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme[3],[7],[8].

En , il est pressenti pour être nommé chef du service politique à Europe 1[9] mais son positionnement d'extrême-droite engendre des réactions internes[10]. En raison de l'opposition de la rédaction à cette nomination controversée[11], la direction de la chaîne le nomme adjoint de Michaël Darmon[12],[13].

À la suite du départ de Darmon en , Raguenel prend formellement la tête du service politique d'Europe 1.

En 2024, il devient directeur de la rédaction du JDNews, supplément hebdomadaire du JDD paraissant le mercredi[14].

Il intervient régulièrement sur CNews[1].

Manipulation d'influence de médias

En , une enquête conjointe de Mediapart, du Soir, de Heidi.news et du New Yorker l'identifie comme un des journalistes « sous-traitants » rémunérés par l’agence Alp Services pour ses missions au service des Émirats arabes unis. D'après l'enquête, il participe dans le cadre du projet Arnica au fichage de plus de 1 000 citoyens européens comme proches des Frères musulmans, bien souvent à tort[15],[6],[16].

Selon Mediapart, entre 2017 et 2021, Alp Services avait constitué un réseau de journalistes disposés à rédiger des textes soutenant la cause des Émirats arabes unis[6]. Le « fournisseur » le plus réputé de Alp Services serait le journaliste Louis de Raguenel[6]. Mediapart affirme qu'entre fin 2017 et 2020, six articles de l'hebdomadaire d'extrême droite Valeurs actuelles sont en réalité des commandes d'Alp Services, dont deux sont signés Louis de Raguenel[6]. Le premier de ces deux articles s'intitule « L’inquiétante montée du communautarisme en France » () ; le deuxième est centré sur l’imam Hassan Iquioussen (la signature de Louis de Raguenel a été retirée à l'occasion d'une republication)[6]. De plus, Louis de Raguenel présente en 2019 une vidéo associée à un article de Valeurs actuelles intitulé « La gigamosquée de Mulhouse sent le soufre », que les documents internes d'Alp Services revendiquent comme provenant de l'officine et qu'ils présentent comme une réussite en termes d'impact[6]. Un autre article paru dans Valeurs actuelles, « L’université française complice de criminels de guerre djihadistes ? » (), reproduisant un dossier monté par Alp Services, aurait valu des remerciements adressés à Louis de Raguenel de la part d'une personne membre d'Alp Services, selon des documents internes de l'agence[6]. Par ailleurs, Louis de Raguenel aurait fait bénéficier Alp Services de son carnet d'adresses, en mettant en relation l'officine avec un journaliste de Paris Match et un autre de Causeur[6]. Raguenel dément toutes ces affirmations[6].

Alp Services œuvre au dénigrement des ennemis des Émirats arabes unis, en l'occurrence le Qatar et les Frères musulmans[6]. Son mode opératoire consiste à faire publier des articles en ce sens dans des journaux reconnus, à modifier des pages Wikipédia, à placer du contenu dans des blogs et des forums en ligne[6]. Les articles publiés dans la presse sont particulièrement importants parce qu'ils peuvent être ensuite cités, diffusés de manière virale, et réutilisés notamment dans les pages Wikipédia[6].

Peu avant la fin de la campagne des législatives de 2024, il affirme faussement dans le JDD que le gouvernement s’apprête à suspendre la loi immigration[17]. Renaissance porte plainte[2].

En , Thomas Legrand et Laurence Bloch portent plainte contre Europe 1 et CNews après la diffusion d'une de leurs conversations privées[18] captée clandestinement par le journaliste Alexis Delafontaine, lequel a été encouragé en direct à enregistrer par son chef de service Louis de Raguenel[5], malgré le risque de poursuite pénale (le délit d’atteinte à la vie privée étant puni d’un an de prison et de 45 000  d’amende)[2].

Notes et références

Voir aussi

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