Luís Montenegro

premier ministre du Portugal depuis 2024 From Wikipedia, the free encyclopedia

Luís Montenegro, né le à Porto, est un homme d'État portugais. Membre du Parti social-démocrate (PPD/PSD), il en est le président depuis . Il est Premier ministre du Portugal depuis le .

Faits en bref Fonctions, Premier ministre du Portugal ...
Luís Montenegro
Illustration.
Luís Montenegro en 2025.
Fonctions
Premier ministre du Portugal
En fonction depuis le
(2 ans, 1 mois et 8 jours)
Président Marcelo Rebelo de Sousa
António José Seguro
Gouvernement XXIVe et XXVe constitutionnel
Législature XVIe et XVIIe
Coalition PPD/PSD.CDS-PP
Prédécesseur António Costa
Président du Parti social-démocrate
En fonction depuis le
(3 ans, 10 mois et 7 jours)
Élection 28 mai 2022
Prédécesseur Rui Rio
Président du groupe PPD/PSD à l'Assemblée de la République

(5 ans, 11 mois et 17 jours)
Législature XIIe et XIIIe
Prédécesseur Miguel Macedo
Successeur Hugo Soares
Député portugais

(7 jours)
Élection 10 mars 2024
Circonscription Lisbonne
Législature XVIe
Groupe politique PPD/PSD

(16 ans et 1 jour)
Élection 17 mars 2002
Réélection 20 février 2005
27 septembre 2009
5 juin 2011
4 octobre 2015
Circonscription Aveiro
Législature IXe, Xe, XIe, XIIe et XIIIe
Groupe politique PPD/PSD
Biographie
Nom de naissance Luís Filipe Montenegro Cardoso de Morais Esteves
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Porto (Portugal)
Nationalité Portugaise
Parti politique PPD/PSD
Diplômé de Université catholique portugaise
Profession Avocat

Image illustrative de l’article Luís Montenegro
Chefs du gouvernement du Portugal
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Il est élu en 2002 député du district d'Aveiro. Entre 2011 et 2017, il préside le groupe parlementaire du PPD/PSD, d'abord dans la majorité sous Pedro Passos Coelho, puis dans l'opposition au socialiste António Costa. Ayant échoué en 2020, il parvient en 2022 à prendre la suite de Rui Rio comme président du Parti social-démocrate.

En , trois semaines après la victoire relative de l'Alliance démocratique, dont son parti est la principale force, aux élections législatives anticipées, il est nommé Premier ministre et forme un gouvernement minoritaire.

Biographie

Études et carrière professionnelle

Après une licence en droit et un diplôme postgrade universitaire en droit de la protection des données obtenus à l'université catholique portugaise, Luís Montenegro exerce en tant qu'avocat. En parallèle, il intègre plusieurs cercles dirigeants d'entreprises portugaises, notamment en tant que président de l'assemblée générale desdits groupes.

Parcours politique

Politique locale puis nationale

Luís Montenegro entre en politique à l'échelon local, étant élu à plusieurs reprises à Espinho pour le compte du Parti social-démocrate (PPD/PSD) et occupant successivement les fonctions de membre puis de président de l'assemblée municipale de la commune et d'échevin au sein de l'exécutif municipal.

En 2002, il est élu pour la première fois député, pour la circonscription d'Aveiro, et intègre l'Assemblée de la République, étant ensuite successivement réélu jusqu'à sa démission en [1]. En parallèle, il occupe la présidence du groupe parlementaire du PSD à compter des élections législatives de 2011 jusqu'en 2017[2].

Président du Parti social-démocrate

En , il lance sa candidature à la présidence du PSD contre son président sortant, Rui Rio. Réussissant à mener l'élection interne du parti à un second tour de scrutin[3], il échoue à être élu, ne récoltant que 46,8% des suffrages exprimés[4]. Après la défaite du PSD lors des élections législatives de 2022, et à la suite de la démission de Rio, Montenegro renouvelle sa candidature à prendre la tête du parti et en est élu président, obtenant 72,5% des suffrages exprimés lors du duel interne de [5].

Sous sa présidence, le PSD annonce exclure le parti Chega de tout accord de gouvernement à la suite des prochaines élections[6]. En 2024, après l'annonce de la tenue d'élections législatives anticipées pour le suivant, il noue un accord avec le CDS – Parti populaire et le Parti populaire monarchiste afin de présenter des listes uniques aux électeurs, renouant ainsi l'Alliance démocratique de Francisco Sá Carneiro.

Premier ministre du Portugal

Au cours des élections législatives, l'Alliance démocratique arrive en tête sans majorité absolue. Réitérant son refus de gouverner avec Chega, Luís Montenegro devient le Premier ministre du Portugal à la tête d'un gouvernement minoritaire[7].

Le journal Correio da Manhã révèle à la fin du mois de qu'il a transmis à son épouse sa société Spinumviva afin de continuer à percevoir des revenus d’entreprises privées dépendant de concessions accordées par l’État[8]. En outre, son entreprise pourrait profiter des modifications à la loi foncière promues par son gouvernement. S'il réfute tout conflit d'intérêts et tout lien entre l'activité de Spinumviva et les changements de la loi foncière, il est fortement critiqué par l'opposition[9]. Alors qu'il survit à deux motions de censure, déposées par Chega puis le Parti communiste, il annonce le son intention de se soumettre à un vote de confiance de l'Assemblée de la République[10]. Le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa indique à cette occasion qu'en cas d'échec, il prononcera la dissolution du Parlement[11]. Le , il échoue lors du vote de confiance[12], conduisant à la convocation d'élections législatives anticipées le 18 mai suivant[13].

La coalition PSD/CDS conforte sa majorité relative à l'Assemblée de la République à l'occasion des élections anticipées[14]. Chargé le de former le nouveau cabinet[15], Luís Montenegro présente le XXVe gouvernement constitutionnel le [16]. Il est assermenté avec ses ministres le lendemain[17]. Le , le Parlement repousse la motion de rejet du programme du gouvernement déposé par le Parti communiste[18].

Dans le domaine économique, il promet de « simplifier » et « flexibiliser » le droit du travail. Il présente en ce sens fin 2025 une réforme visant à modifier le code du travail, afin notamment de simplifier les procédures de licenciement, allonger la durée des contrats à durée déterminée, offrir plus de flexibilité aux entreprises pour organiser le temps de travail, ou encore élargir les services minimums en cas de grève. Les deux grands syndicats portugais (la CGTP-IN et l'UGT) appellent à une grève générale en décembre, la première en douze ans[19],[20]. Environ 60 % des Portugais appuient le mouvement de grève et 20 % le gouvernement[21],[19].

Distinctions

Décorations étrangères

Notes et références

Voir aussi

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