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Lucq-de-Béarn

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques From Wikipedia, the free encyclopedia

Lucq-de-Béarn (en béarnais Luc) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Lucq-de-Béarn
Lucq-de-Béarn
Château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Albert Lasserre-Bisconte
2020-2026
Code postal 64360
Code commune 64359
Démographie
Gentilé Lucquois
Population
municipale
925 hab. (2023 en évolution de −0,96 % par rapport à 2017)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 18″ nord, 0° 39′ 27″ ouest
Altitude Min. 136 m
Max. 329 m
Superficie 48,77 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Oloron-Sainte-Marie
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Cœur de Béarn
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Lucq-de-Béarn
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Lucq-de-Béarn
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Lucq-de-Béarn
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Lucq-de-Béarn
Liens
Site web www.lucqdebearn.comVoir et modifier les données sur Wikidata
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Le gentilé est Lucquois[1].

Géographie

Localisation

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Lucq-de-Béarn se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[2].

Elle se situe à 33 km par la route[Note 1] de Pau[3], préfecture du département, et à 14 km de Mourenx[4], bureau centralisateur du canton du Cœur de Béarn dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[2]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Mourenx[2].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[5] : Saucède (3,0 km), Aren (3,8 km), Poey-d'Oloron (4,5 km), Ogenne-Camptort (4,5 km), Préchacq-Navarrenx (4,9 km), Préchacq-Josbaig (5,0 km), Lay-Lamidou (5,0 km), Geüs-d'Oloron (5,6 km).

Sur le plan historique et culturel, Lucq-de-Béarn fait partie de la province du Béarn, qui fut également un État et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[6].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Cardesse, Lagor, Lahourcade, Lay-Lamidou, Ledeuix, Monein, Ogenne-Camptort, Poey-d'Oloron, Préchacq-Navarrenx, Saucède, Verdets et Vielleségure.

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Lucq-de-Béarn.

La commune est drainée par le Laà, l'Auronce, le Geü, le Laüs, le Layoû, un bras du Layoû, le Bounchoun, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 54 km de longueur totale[8],[Carte 1].

Le Laà, d'une longueur totale de 29,5 km, prend sa source dans la commune d'Ogenne-Camptort et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave de Pau à Orthez, après avoir traversé 9 communes[9].

L'Auronce, d'une longueur totale de 22 km, prend sa source dans la commune de Lasseube et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Oloron à Saucède, après avoir traversé 10 communes[10].

Le Geü, d'une longueur totale de 22,5 km, prend sa source dans la commune et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le gave de Pau à Mont, après avoir traversé 5 communes[11].

Le Laüs, d'une longueur totale de 10,6 km, prend sa source dans la commune et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Oloron à Navarrenx, après avoir traversé 6 communes[12].

Le Layoû, d'une longueur totale de 17,2 km, prend sa source dans la commune et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Oloron à Jasses, après avoir traversé 7 communes[13].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[16] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[17]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 231 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Monein à 8 km à vol d'oiseau[20], est de 14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 228,6 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,5 °C, atteinte le [Note 3].

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[23],[24]. Un espace protégé est présent sur la commune : les « Graves du Larus », un terrain acquis (ou assimilé) par un conservatoire d'espaces naturels, d'une superficie de 17,3 ha[25].

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[27],[Carte 2] :

  • le « gave de Pau », d'une superficie de 8 194 ha, un vaste réseau hydrographique avec un système de saligues[Note 5] encore vivace[28] ;
  • « le gave d'Oloron (cours d'eau) et marais de Labastide-Villefranche », d'une superficie de 2 547 ha, une rivière à saumon et écrevisse à pattes blanches[29] ;

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 6] est recensée sur la commune[30],[Carte 3] : le « vallon du Larus » (58,81 ha), couvrant 2 communes du département[31].

Site du CEN Aquitaine

Les graves du Larus forment un site naturel remarquable géré par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[32] depuis 1999. Ce site offre un paysage et une nature uniques et préservés dans un environnement très agricole. Traversé par le ruisseau du même nom, sa situation en fond de vallon a favorisé le maintien de milieux humides rares à l'origine d'une biodiversité remarquable. En lien avec un circuit local de randonnée, ce site constitue un lieu de découverte naturaliste de grand intérêt. Un livret pédagogique a été réalisé pour agrémenter la balade. Il est disponible dans plusieurs lieux touristiques locaux tels que certains gîtes.

Urbanisme

Typologie

Au , Lucq-de-Béarn est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[33]. Elle est située hors unité urbaine[2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[2]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[34],[35].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (69,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (28,3 %), prairies (27,8 %), zones agricoles hétérogènes (25,7 %), terres arables (18,1 %)[36]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Lieux-dits et hameaux

  • Les Affites ;
  • Auronce ;
  • Bernateix ;
  • Bieilh ;
  • Bordes ;
  • Broucaret ;
  • Cap de Layoû, où naît le Layoû ;
  • Labaigt ;
  • Lamarquette (premier quartier du Lucq en venant de l'ouest) ;
  • Marquemale 'limite dangereuse' ;
  • Marquessouquere ;
  • Parlayoû 'environs du Layoû', vallon au sud de Cap de Layoû ;
  • Saint-Michel.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Lucq-de-Béarn est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[37]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[38].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment le Geü, le Laâ, l'Auronce, le Layous et le Laüs. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 2006, 2008, 2009 et 2018[39],[37].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Lucq-de-Béarn.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[40]. 97,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 8],[41].

Toponymie

Le toponyme Lucq, du latin lucus 'bois sacré', apparaît sous les formes Villa de Luco, villa quœ vocatur Luc et Sanctus-Vincentius de Sylva-Bona (respectivement Xe[42] et XIe[42] siècles, cartulaire de l'abbaye de Lucq[43]), Lucus (1323[42], censier de Béarn[44]), Sent-Bisentz de Luc et lo mostier de Sent-Vinssentz de Luc (respectivement 1365[42] et 1426[42], notaires de Lucq-de-Béarn[45]).

Il vient du latin lucum, 'bois' ou 'forêt'[46].

Son nom béarnais est Luc.

Les Affites, hameau de Lucq-de-Béarn, apparaît sous les formes La marque de las Afiites (1562, censier de Lucq[47]) et Les Affittes (1691, comptes de l'évêché d'Oloron[48]).

Histoire

La ville se développa autour de l´abbaye Saint-Vincent de Lucq. Paul Raymond[42] note que la commune comptait une abbaye de bénédictins fondée au Xe siècle par Guillaume Sanche.

En 1385, Lucq dépendait du bailliage de Navarrenx et comptait 241 feux.

Politique et administration

Situation administrative

Lucq-de-Béarn a fait partie de l'arrondissement d'Oloron-Sainte-Marie jusqu'au . À cette date, elle appartient désormais à celui de Pau[49].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
av.1962   André Casabonnet Radical Agriculteur, conseiller général, suppléant du député Guy Ébrard
1995 2001 Joseph Domecq    
2001 en cours Albert Lasserre-Bisconte    
Les données manquantes sont à compléter.
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Intercommunalité

La commune fait partie de deux structures intercommunales[50] :

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[52].

En 2023, la commune comptait 925 habitants[Note 9], en évolution de −0,96 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Atlantiques : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6432 6392 6852 5432 6072 6132 6072 4222 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3472 1752 0642 2082 3022 0611 9621 8541 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8491 8821 8921 5651 5681 4881 4441 4071 263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2201 1001 0211 007933969966974941
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
924925-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn, et de celle de l'Ossau-Iraty.
L'activité principale de la région est l'agro-alimentaire et l'élevage.

Culture locale et patrimoine

Patrimoine civil

Patrimoine religieux

La commune est située sur une voie alternative du chemin du Piedmont pyrénéen (ou el cami deu pé de la coste), itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

L'ancienne abbaye date[55] du XIIe siècle et a été classée aux monuments historiques en 1990.

L'église Saint-Vincent-Diacre est également très ancienne[56] (XIe siècle) et a été remaniée plusieurs fois jusqu'au XIXe siècle.

Équipements

La commune dispose notamment d'une école primaire, d'une salle de spectacles, et d'une salle multi-sports où réside le Hand-Ball Club Lucq-de-Béarn.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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