Léonce Girardot

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Nom de naissance
Léonce Aimable Victor GirardotVoir et modifier les données sur Wikidata
Léonce Girardot
Léonce Girardot en 1905
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Léonce Aimable Victor GirardotVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
L'éternel secondVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Parentèle
Autres informations
Sports

Léonce Girardot né le à Paris et mort le à Levallois-Perret est un pilote motocycliste, pilote automobile, aéronaute et industriel français. Surnommé Le Docteur de l'Automobile ou L'éternel second, il participe à la course Paris-Roubaix dans la catégorie motocycliste en 1897 puis fonde en 1902 avec Fernand Charron et Émile Voigt la société Automobiles Charron-Girardot-Voigt (CGV).

En 1903, il participe avec d'autres pilotes tel que Charles Rolls, William Kissam Vanderbilt II, Foxhall Parker Keene et Vincenzo Lancia, à la course Paris-Madrid qui attire environ 100.000 spectateurs au départ et qui coûte la vie à plus d’une dizaine de personnes dont Marcel Renault cofondateur de l'empire industriel automobile Renault avec ses frères Louis et Fernand. Cette course marque profondément les esprits et entrainera l’interdiction des courses de ville à ville.

Léonce Girardot est le fils de Victor Eugène Girardot, négociant (1838-1925), et de Marie Philomène Coupin, institutrice (1839-1896). Il épouse vers 1889, Fanny Levasseur, fille de Pierre Émile Levasseur avec qui il aura trois enfants, Germaine (1889-1890), Suzanne (1891-1986) et Pierre (1895-1917) mort pour la France[1].

En 1896, il prend la succession de la société Girardot qui remporte une médaille d'or à l'exposition universelle de 1878 et participe à l'exposition internationale de Bruxelles en 1880, à l'exposition internationale industrielle et coloniale d'Amsterdam en 1883, à l'exposition internationale de Nice en 1884 et à l'exposition universelle de Paris en 1889. Il est commerçant en bois des iles avenue Daumesnil à Paris[2],[3].

En 1897, Léonce Girardot et Gaston Rivierre mettent au point un vélo tandem muni d'un moteur[4]

En , Léonce Girardot fonde avec Fernand Charron, directeur pour la France de la marque cycliste anglaise Humber[5] et Émile Voigt, rentier, l’agence générale des automobiles[6].

Le , avec Fernand Charron et Émile Voigt, il dirige l’agence générale des automobiles situé au 2 rue Brunel et organise des enchères publiques de voitures de toutes marques[7].

Le , Léonce Girardot participe à une ascension à bord de aéronef Volga et le , il voyage à bord du l'aéronef Titan en préparation de la construction de son propre aéronef Le Girardot[8] fabriqué par l'agence générale des automobiles[9].

En , avec Fernand Charron et Émile Voigt alors propriétaire de l’agence générale des automobiles qui viennent d'ouvrir leur nouveau local au 45 et 47 de l'avenue de la Grande-Armée, passent une commande de voiture à la société Panhard et Levassor pour six millions de francs[10].

il fonde avec Fernand Girardot et Émile Voigt la société Automobiles Charron-Girardot-Voigt (CGV) qui s'installe à Puteaux (avec Étienne Giraud metteur au point, transfuge de Panhard & Levassor). L’usine est située au 7, rue Ampère [11], Puteaux [12].

Il est agent des moteurs sans soupape Darracq et de Panhard & Levassor au no 37 avenue des Champs-Élysées.

Il reçoit un brevet américain pour un embrayage à friction amélioré pour automobiles et autres véhicules toujours en 1905[13].

En des rumeurs font part du départ de Léonce Girardot du groupe C.G.V pour fonder une société d'automobile. La société C.G.V dément ces rumeurs par un communiqué[14] et au premier , la société est en liquidation[15] avec Fernand Charron désigné comme liquidateur[16]. Le , les actions de la société des Automobiles Charron-Girardot-Voigt cessent de figurer sur la cote du marché en banque[17] et avec l’arrivée d’investisseurs anglais, l’entreprise prend alors le nom commercial de Charron Limited[17],[18]. Les trois fondateurs reçoivent des parts.

Il fonde la société GEM (Société Générale d'automobiles Électro-Mécaniques) également à Puteaux, qui fabrique des automobiles hybrides électriques de 1907 à 1909[19]. En , il crée la société Léonce Girardot et Cie[20],[21], dissoute en décembre de la même année.

Il décède en 1922 d'une congestion pulmonaire contracté après avoir pris froid en allant se recueillir sur la tombe de son fils[22].

Carrière motocycliste

En 1897, il participe à la course Paris-Roubaix dans la catégorie motocycliste mais abandonne à Amiens (137 km)[23].

En 1897, Léonce Girardot et Gaston Rivierre terminent quatrième associé à Gaston Rivierre sur deux roues biplace (vélo tandem muni d'un moteur) du 1er Critérium des Motocycles (Montgeron-Ozoir-la-Ferrière-Montgeron)[24].

En 1898, il remporte la course Lille-Calais-Lille dans la catégorie motocycle sur un bicycle de marque Girardot[25].

Carrière automobile

Lors de la course automobile Paris-Dieppe de 1897 remportée par Paul Jamin, il innove en équipant sa voiture Panhard 4 hp d'un radiateur[26].

il finit deuxième de la course Paris-Amsterdam-Paris en 1898 et remporte la médaille d'or pour être arrivé premier à Nimègue[25].

Il participe en 1899 à la course Paris-Rouen-Paris et qui voit Girardot remporter la course et de recevoir comme trophée le coupe du Périgord, décernée par Boson II de Talleyrand-Périgord. La course c'est faite au départ de Saint-Germain.

Il participe aussi en 1899 au tour de France automobile dans la catégorie voiture avec entre autres Fernand Charron et Émile Voigt et qui sera remporté par René de Knyff[27].

En , il participe à la course Paris-Madrid[28] qui verra la mort de Marcel Renault. Les courses automobiles avec étapes entre villes sont interdites en France suite à la Course automobile Paris-Madrid[29].

Le , il est victime d'un accident dans la descente de Sayat lors la coupe Gordon Bennett[30] et met un terme à sa carrière de pilote.

En , celui qui l'on appelle l'éternel second, participe au volant d'une Citroën à la course automobile organisée pour célébrer les 20 ans de la course Paris-Trouville[31],[32],[33]. À son décès, le journal L'Auto-vélo lui rend hommage en parlant de précurseur de l’automobile et comme étant l'une des plus célèbres figures de cet âge héroïque de l’automobile[34].

Palmarès

Motocyliste

Automobile

  • 1897: 17e de la course Paris-Dieppe[35].
  • 1898: 2e de la course Paris-Amsterdam-Paris[25].
  • 1899: 1er de la course Paris-Rouen-Paris (Coupe de Périgord).
  • 1899: 1er de la course Paris-Ostende.
  • 1899: 1er de la course Paris-Boulogne.
  • 1899: 2e du Tour de France automobile.
  • 1899: 2e de la course Nice-Castellane-Nice.
  • 1899: 3e de la course Paris-Bordeaux.
  • 1900: 1er de la course du Catalogue.
  • 1900: 2e de la coupe Gordon Bennett.
  • 1901: 1er de la Coupe Gordon Bennett.
  • 1901: 2e de Paris-Berlin.
  • 1901: 3e du Grand Prix de Pau.
  • 1902: 6e du circuit des Ardennes.

Galerie

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI