Émile Voigt
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Émile Victor Cazier |
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Lille (- |
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Émile Voigt, né le à Lille (Nord) et mort le à Montgaillard (Tarn-et-Garonne), est un coureur cycliste, joueur de cycle-ball, pilote automobile, pilote motocycliste, propriétaire de chevaux de course, membre de l'Automobile Club de France, membre de la Fédération nationale des automobiles Clubs de France, membre de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques, membre du Touring Club de France, membre du Yacht Club de France et industriel français.
Cycliste amateur de la fin du XIXe siècle, il côtoie notamment, Georges Mauboussin, Étienne Giraud, Jules Dubois, Choppy Warburton, Dominique Lamberjack, Josef Fischer et Maurice Garin.
Pionnier français de la course automobile et de la construction automobile, il participe aux Jeux olympiques de 1900 en finissant troisième de la course de vitesse Paris-Toulouse-Paris puis fonde en 1902 avec Fernand Charron et Léonce Girardot la société Automobiles Charron-Girardot-Voigt (CGV).
En 1903, il participe avec d'autres pilotes tel que Charles Rolls, William Kissam Vanderbilt II, Foxhall Parker Keene, Vincenzo Lancia et Camille du Gast, à la course Paris-Madrid qui attire environ 100 000 spectateurs au départ et qui coûte la vie à plus d’une dizaine de personnes dont Marcel Renault cofondateur de l'empire industriel automobile Renault avec ses frères Louis et Fernand. Cette course marque profondément les esprits et entrainera l’interdiction des courses de ville à ville.
Émile Voigt est le fils d'Émile Joseph Chivas (1839-1900), loueur de voitures et de Marie Zoé Victorine Cazier (1847-1893)[1], sans profession, tous deux originaires de Valenciennes. Né Émile Cazier, il est légitimé par son père quelques années après la naissance[2]. Sa mère qui est rentière, se remarie le 23 janvier 1886 avec Charles Émile Voigt (Carl Emil Voigt) dit Émile Voigt (1837-1889), propriétaire de la filature Voigt et compagnie à Wasquehal depuis 1865 et originaire de Crimmitschau en Allemagne[3]. Par décret du 24 juillet 1893, Émile Victor Chivas change de nom de famille pour Émile Victor Voigt du nom de son beau-père décédé le 21 décembre 1889 au Morley's Hotel à Londres[4],[5]. Émile Voigt a quatre sœurs, Hélène Eugénie (1885-1918), Elise Antoinette Ursule Chivas (1890-1894), Céline Aline Jeanne Chivas (1895-1992) et Andréa Georgette Chivas (1896-1980) issue du remariage de son père Émile Joseph Chivas avec Marie Geneviève Boudin (1867-1939) à Soissons le 15 novembre 1886.
Son beau-père qui a participé à exposition universelle de 1867[6],[7] invente en 1869 un mode nouveau ou amélioré de filage de la laine cardée sur de petits fils prêts à être tissés[8] puis dépose un brevet de quinze ans pour un système de laine cardée, filée sur cannettes[9]. Par un décret de 1875, son père jouit des mêmes droits que les citoyens français[10] et participe à l'exposition universelle de 1889 avec une collection de fils spéciaux demi-peigné pur laine et mélangés laine et coton, de cardé, filés à sec et en gras pour la fabrication de jersey en pur laine ou avec des mélanges de coton ou de soie. Son beau-père remporte la médaille d'argent en classe 30 dans la catégorie fils et tissus de coton[11],[12].
En octobre 1889, Émile Voigt qui est membre du Cercle de la Pédale, entreprend un périple à pied et à vélo dans les Alpes suisses[13] et en novembre 1889, il part pour l’Angleterre pour faire son service militaire[14] mais revient en France début 1890, suite au décès de son beau-père[15]. En 1891, Émile Voigt est domicilié chez sa mère (gérante de la filature Voigt) au no 68 rue Pergolèse à Paris[16]. En avril 1892, il manque de mourir en vélo, en croisant à vive allure une voiture de blanchisseur. Il est arrivé tête baissée dedans et a eu l’extrême chance, grâce à sa vitesse, de passer sous la voiture sans se faire de mal[17].


En 1893, après le décès de sa mère, la filature Voigt devient la Filature Wippern, Faveur et Compagnie (puis Filature Théodore Wippern et Compagnie en 1900 suite au décès de François Faveur)[18],[19], dirigée par Théodore Wippern (originaire de Crimmitschau) mais Émile Voigt reste actionnaire de la filature. La même année, en compagnie d'Étienne Giraud et de Frédéric L'Hoste, il participe à des observations météorologiques faites par Ernest Archdeacon à bord du ballon le Pionnier[20],[21]. En 1895 il participe avec Étienne Giraud, Fernand Charron, René de Knyff, Jean Roissard de Bellet et Le Roy d'Étiolles, au pavillon d'Armenonville, aux premières parties de cycle-ball en France[22]. Il est membre du Touring Club de France en 1896[23]. Membre de l'Union des yachts français depuis le 28 avril 1896 avec entre autres Lucien Napoléon Bonaparte-Wyse, Louis Renault et Gaston Menier[24],[25],[26] il finit 4e de la petite série des régates d'Arcachon[27]. En juin 1896, il devient membre de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques[28].
En novembre 1897, Émile Voigt, alors rentier[29], fonde avec Fernand Charron, directeur pour la France de la marque cycliste anglaise Humber[30] et Léonce Girardot, commerçant en bois des îles, l’Agence Générale des Automobiles. Cette société a pour but de but la vente, le garage, l'échange, les réparations de toutes les marques d'automobiles et de motocycles jour et nuit. La société possède son local situé au 2 rue Brunel, au coin de l'avenue de la Grande-Armée. Le local peut contenir de jusqu’à 100 voitures ou tricycles[31],[32]. L’Agence Générale des Automobiles organise des enchères publiques de voitures de toutes marques[33].
Avec Étienne Giraud, il soutient en mars 1898 Maurice Lasserre candidat au poste de député[34]. En février 1900, avec Fernand Charron et Léonce Girardot alors propriétaires de l’Agence Générale des Automobiles qui viennent d'ouvrir leur nouveau local au 45 et 47 de l'avenue de la Grande-Armée, passent une commande de voiture à la société Panhard et Levassor pour six millions de francs[35]. En 1898, il participe aux premières sorties touristiques en ballon avec ascensions en compagnie d'André Michelin, Abel Ballif et Georges Besançon[36]. Le 20 novembre 1900, il obtient son certificat pour la conduite de voiture Panhard et toute voiture à pétrole. En juin, il prend par aux manœuvres des cadres de corps d'armée qui se déroulent de Verdun, Saint-Dizier et Reims attaché eu général Oscar de Négrier[37].
Émile Voigt est l'un des administrateurs de la Filature du Nord fondée en novembre 1901 à Verviers avec Georges Mauboussin, président du conseil d'administration de la société C.G.V et futur dirigeant de la Maison Mauboussin et Léon Lejeune fils[38],[39]. Cette nouvelle société possède la Filature Théodore Wippern et Compagnie, fermée en 1901[40] qui est renommée Filature du Nord[41] puis la Filature d'Ouville-la-Rivière renommée aussi Filature du Nord[42]. Sa société Automobiles Charron-Girardot-Voigt fabrique le moteur du ballon dirigeable Le Girardot qu'utilisera Léonce Girardot pour ses vols[43].
Avec ses deux associés Fernand Charron et Léonce Girardot, il fonde le 25 février 1902, la société Automobiles Charron-Girardot-Voigt (CGV) qui produit le châssis C. G. V. avec les bureaux au 45 de l'avenue de la Grande-Armée et dont la production se fait à Puteaux (les trois associés sont rejoints par Étienne Giraud, metteur au point, transfuge de Panhard & Levassor)[44],[45].
En février 1902, il se déplace à New York avec deux ingénieurs de la société Automobiles Charron-Girardot-Voigt (CGV) pour mettre en marche la fabrication de la nouvelle voiture de la société Rome Locomotive Works[46].
En mars 1903, Émile Voigt emmène un exemplaire de la nouvelle voiture CGV à la demande de l'automobile club anglais[47] et en 1904, il est commissaire au fonction spéciale aux côtés d'Henri de Rothschild de la course nautique Calais-Douvres[48].
En juillet 1906, Émile Voigt lance une agence à New York[49] et en novembre 1906, avec ses associés ils enregistrent à New York la cinquantième commande de châssis C. G. V. modèle 1907, bien que le salon ne doit ouvrir en Amérique que le premier décembre suivant. Ceci montre combien sont appréciées de l'autre côté de l'Atlantique les voitures Charron, Girardot et Voigt qui jouissent d'une incontestable réputation de robustesse, de silence et de suspension idéale[50].

En 1906, alors qu'il habite New York au 244 west 69th street, il épouse Marie-Jeanne Schteng (1875-1946) le 17 novembre. Dans son œuvre Will, Trimm & Co, roman comique de l'automobilisme paru la même année, Henry Kistemaeckers fils, nomme Émile Voigt Compagnie et le dépeint comme une personne sur qui retombaient toutes les gaffes car il n'était jamais chez lui et que les clients étaient désarmés devant cet insaisissable[51].

Au premier janvier 1907, la société C.G.V. est en liquidation[52] avec Fernand Charron désigné comme liquidateur[53]. Le 27 juillet 1907, les actions de la société des Automobiles Charron-Girardot-Voigt cessent de figurer sur la cote du marché en banque[54] et avec l’arrivée d’investisseurs anglais, l’entreprise prend alors le nom commercial de Charron Limited[54],[55]. Les trois fondateurs reçoivent des parts de la nouvelle société. L'Agence Générales des Automobiles fondée avec Charron et Girardot, basée avenue de la Grande-Armée, est vendue à la société Bondis et compagnie en 1908[56].

Amateur de chasse, on le voit débusquer les cerfs en 1908 avec Victor Thomas, Maurice Réalier-Dumas, Dora Charlotte Dorian, épouse de Georges Victor-Hugo et Amaury de La Grange[57]. En 1912, il est l'un des passagers de John Verrept lorsque ce dernier bat le record français de la hauteur avec deux passagers à bord de son monoplan[58]. Il divorce de Marie-Jeanne Schteng en 1914 car elle ne peut avoir d'enfant puis participe à la Première Guerre mondiale en étant affecté le 18 aout 1914 au 13e régiment d'artillerie dans le service automobile situé au Grand Palais en tant que conducteur d'une voiture Renault. Le 19 aout 1914, il est affecté au quartier général de la mission militaire française attachée à l'armée britannique. Le trois octobre 1915, il est affecté au 9e Escadron du train des équipages militaires. Le 16 avril 1917, il est nommé au grade de maréchal des logis[16].
Il épouse Lucienne Cabaret (1894-1978) le 27 février 1922, à Paris, dans le 17e arrondissement avec qui il a une fille Simone Marie Louise Voigt en 1923. À son dernier mariage, il est agriculteur[59].
Amateur de courses hippiques comme son épouse[60], il remporte en 1928, le prix de la Riviera à l'hippodrome d'Auteuil avec son cheval Virulun[61] et le prix Escarboucle de l'hippodrome de Tremblay en 1932 avec son cheval Flambeaux des Pyrénées[62].
En 1932, il fait partie de la Fédération nationale des automobiles Clubs de France en tant que membre vétéran et ancien de l'auto[63]. Il a une deuxième fille en 1935, Andrée Lucienne Voigt (1935-2021). Il décède le 27 décembre 1951 au Lieu-dit Moussunot à Montgaillard dans le Tarn-et-Garonne puis est inhumé dans la chapelle de la famille Voigt au cimetière du Centre à Wasquehal avec ses parents[64].
Carrière cycliste


Il débute dans le cyclisme en juin 1889 lors du concours de bicycles organisé par la ligue de l'éducation physique en vue du championnat des écoles. Avec l'école Monge de Paris, il participe à l'épreuve du 2000 mètres qui se dispute sur la piste de située dans la Folie Saint-James. Lors de cette course, il arrive 2e de la deuxième série puis 3e de la finale (derrière Maurice de Clèves et Dervil). Le jury est composé entre autres d'Étienne Giraud[65]. En tant que membre du Cercle de la pédale, il participe en juin 1889 à la course avec handicap organisée par le Cercle de la pédale[66] et termine 2e du 4000 mètres de Paris[67]. Toujours en juillet, il finit 4e du 2000 mètres (bi et bicycle) de Rambouillet[68].
Il participe à des courses cyclistes en 1891 dans les catégories juniors et sénior dans l'équipe Cyclist-Club Lillois, en participant aux courses d'Arras du 14 juillet où il finit 4e de la course régionale en junior[69]. Le 19 juillet, il finit 4e du 3200 mètres de la course régionale en junior d'Aire-sur-la-Lys[70]. Le 8 aout, il participe aux courses de Dunkerque en finissant 4e du 3200 mètres[71]. Le 15 aout il participe aux courses d'Armentières, en catégorie junior, il finit 4e de la course départementale, 1re de la course régionale puis en catégorie sénior, il finit 3e de la course régionale[69]. Le 17 aout, il finit 2e de le course juniors départemental en bi de Cambrai[72].
En septembre 1891, il est l'entraineur de Joseph Louis Laval qui finit 2e de la course Paris-Brest-Paris[73] et en octobre, il est l'entraineur du cycliste Henri Fol qui bat son propre record du 100 km en tricycle[74].
Membre de l'équipe Cyclist-Club Lillois en catégorie junior, il finit 2e de la course du 3200 mètres en bi de Dunkerque disputé en juin 1892[75]. Aux courses d'Arras du mois de juillet, il finit 15e de la course de fond de 35 km, 4e de l'épreuve du 2800 mètres[76] puis finit 4e de l'épreuve du 3200 mètres[77]. En aout, il finit 4e de l'épreuve du 3200 mètres bi de Dunkerque[78].
Durant l'année 1892, il passe en catégorie sénior et participe à des courses de vitesse et de course scratch au vélodrome Buffalo avec Georges Mauboussin, Jules Dubois, Alfred Velghe, Louis Cottereau et Dominique Lamberjack. Dans la réunion du 29 mai, il finit 3e de la cinquième série de la course de 1000 mètres (derrière Girardin et Alderton)[73], 3e du 1000 mètres de la course de consolation (derrière Henry et Gaby) puis participe à la course du Prix du Sport Vélocipédique de 20000 mètres (60 tours) avec l'équipe S.V. Métropolitaine[73]. Dans la réunion du 12 juin, il est éliminé dans la quatrième manche de la course du mile anglais du Prix de Paris. Dans la réunion du 26 juin, il finit 3e de la course de consolation de 2000 mètres (derrière Charles Échard), finit 3e de la course du 20000 mètres (derrière Jules Dubois et Karel Smits qui a fini 3e au Championnat des Pays-Bas de cyclisme sur route en 1891) puis remporte la sixième manche de la course scratch de 3000 mètres (puis participe à la finale) du Prix de Lyon[79]. Toujours en juin, il finit 3e du grand prix international de 20 000 mètres en bi[80].
Au vélodrome de Bar-le-Duc, le 26 juin 1892, il finit 2e du grand prix international en grand bi (derrière Pierson)[81]. Toujours en juin, il participe à des courses sur Saint-Omer où il finit 4e de la course international du 6080 mètres (bi), 3e de la course international de tricycle et 3e de la course du 4480mètres[82],[83].
En juillet et aout 1892 au vélodrome Buffalo, il participe à des réunions. Le 10 juillet, il est éliminé à la cinquième manche de la course de 2000 mètres du Prix de Longchamps. Le 14 juillet, il finit 2e de la troisième manche de la course du mile anglais du Prix de Londres. Le 31 juillet il finit 2e de la troisième manche du Prix Stéphane puis participe à la course de consolation où il finit 3e (derrière Arland et Dominique Lamberjack)[79]. Le 4 aout, il finit 4e du 2000 mètres de la course de 2000 mètres et 4e de la course contre la montre[84]. Le 7 aout, il finit 2e du 2000 mètres de la course de consolation (derrière Charles Échard)[85]. Le 9 aout, il est l'entraineur de Genet qui bat le record de l'heure[86].
Le 17 aout 1892, il finit 4e de la course régionale du 4000 mètres de Cambrai [87] puis il participe à la réunion du 18 aout au vélodrome Buffalo où il finit 2e de la course du 50km. Le 28 aout, il est éliminé au premier tour (deuxième de la 4e manche derrière Georges Mauboussin) du Prix de Buffalo-Bill, finit 3e de l'épreuve de la course en ligne du 1000 mètres (derrière Fernand Charron et Vigneaux) du Prix de Chicago puis finit 3e de la course de consolation qui termine la réunion (derrière Alderton et Maurice Échalier). Le 9 aout, il est l'entraineur de Genet qui bat le record français de l'heure[86]. Lors des épreuves de Maubeuge disputées fin aout, il finit 5e de la course de la course départementales avec médaille de vermeil et 5e de la grande régionale et 2e de la course international[88].
Membre de la Société vélocipédique métropolitaine de Paris depuis 1891, il fait en 1892, une demande de licence de cycliste amateur[89],[90]. Il s'entraine régulièrement en faisant notamment le trajet Paris-Amiens comme en mars 1893[91].
Pour l’inauguration du vélodrome Buffalo en 1893, il remporte la cinquième manche de la première série du handicap[79]. Il participe à la réunion de la Pentecôte de 1893 du vélodrome Buffalo où il participe aux épreuves éliminatoires du Grand Prix Handicap du 1000 mètres où il remporte la 4e manche (devant Maurice Échalier) qui lui permet de participer aux deuxièmes séries avec entre autres Fernand Charron, Louis Cottereau, l'Anglais Alderton, Georges Mauboussin et Charles Échard où il finit 3e de la deuxième manche (derrière Charles Échard). Durant cette même réunion, il participe à l'épreuve du 10000 mètres[79].
En juillet 1893, il participe à l'inauguration du vélodrome de Lille en compagnie de Fernand Charron[92], en aout, il participe aux épreuves de l’inauguration du vélodrome de le Seine[93] puis en décembre, il est membre du jury avec Étienne Giraud des courses sur piste au vélodrome d'Hiver[94].
Le 10 juin 1894, en tant qu'entraineur avec Fernand Charron en tandem, il remporte le 50 miles du vélodrome de Buffalo avec la victoire de Choppy Warburton[95]. En 1894, il obtient le brevet de vélocipédiste du Véloce Club Montalbanais[96] suite à la course Montauban-Toulouse-Montauban qu'il avait remporté en octobre[97]. Il est déclassé de cette course car il n'est pas affilié à une équipe de ce département[98]. Toujours en 1894, il termine 3e du 10000 mètres du championnat international d'Arcachon (derrière Bauby et Lacoste)[99]. Comme tous les cyclistes de l'époque on peut trouver sa photographie dans l'album photo de la maison Barenne[100].
Le 22 mai 1896, il finit deuxième de la course match avec entraineur du 3000 mètres derrière Étienne Giraud au Vélodrome de la seine[101]. La même année il finit 3e de la course Paris-Orléans. Lors de cette course, il arrive 5e aux pointage de Versailles, 3e au pointage de Dourdan, 2e au pointage d'Angeville et 23e à l'arrivée[102]. Il participe en juillet aux courses vélocipédiques de Castelmoron-sur-Lot en finissant 3e avec Buisson de la course internationale en tandem[103].
De 1898 à 1900, il participe à la course Bordeaux-Paris en tant qu'entraineur et finit deux fois deuxième, en 1899 avec Josef Fischer[104] puis en 1900, avec Maurice Garin[105].
Carrière automobile
En 1898, il participe à la course Paris-Amsterdam-Paris avec le numéro 7 et finit hors du top 15[106].

Il s'inscrit au tour de France automobile en 1899[107] créé par l’Automobile Club de France et qui parcours 30 départements pour une distance comprise entre 2216 et 2500 km[108] mais ne participe finalement pas à la course et laisse sa place à Arthur Pinson[109],[110]. Toujours en 1899, il participe à la course Paris-Bordeaux en finissant (8e)[111] puis à la course Bordeaux-Biarritz[112]. En février 1900, il s'inscrit à la Course de l’Éventail organisée par l'Automobile Club de France[113] qui doit se disputer pendant l'Exposition universelle de Paris et qui est remplacée par la course Paris-Toulouse-Paris[114].

En 1900, il doit participer à la course de vitesse Nice-Marseille-Nice en Série C[115] mais ne prend pas le départ[116] puis participe à la course de côte Nice - La Turbie dans la catégorie motocycliste[117].
Il participe à la course Paris-Toulouse-Paris faisant partie des Jeux olympiques de 1900 en remplacement de Fernand Charron malade et en utilisant la voiture que ce dernier a utilisé pour remporter la Coupe Gordon Bennett disputé en juin de cette même année[118]. Il finit troisième de la compétition[119],[120],[121]. Alfred Velghe remporte la médaille de vermeil, Arthur Pinson et Émile Voigt remportent la médaille d'argent et Étienne Giraud, Antony et Adrien de Turckheim remportent la médaille de bronze[122]. Lors de la première étape Lieusaint-Toulouse où il finit 3e (après correction des temps)[123], il arrive 3e au pointage de Gières et 2e à l'arrivée[124]. Lors de la seconde étape Toulouse-Limoges où il finit 2e (après correction des temps), il arrive 1re au pointage de Castelsarrasin, 1re au pointage de Moissac, 1re au pointage d'Agen, 1re aux pointage de Villeneuve-sur-Lot, 1re au pointage de Bergerac, 1re au pointage de Périgueux et 1re à l'arrivée[125]. Lors de la troisième étape Limoges-Lieusaint où il finit 3e (après correction des temps), il arrive 3e au pointage de Châteauroux, 3e au pointage de Issoudun, 2e au pointage de Bourges, 3e au pointage de Gien, 3e aux pointage de Montargis, 3e au pointage de Nemours, 3e au pointage de Fontainebleau, 3e au pointage de Melun, 3e au pointage de Melun puis 2e à l'arrivée[126]. À l'issue de la compétition, sa voiture est exposée au Jardin du Pré-Catelan[127].

En 1901, il participe à la course Paris-Bordeaux et finit 3e. Lors de cette course, il arrive 6e aux pointage de Versailles, 3e au pointage de Chartres, 4e au pointage de Châteaudun, 4e au pointage de Vendôme, 3e au pointage de Tours, 3e au pointage de Saint-Maure, 2e au pointage de châtellerault, 2e au pointage de Poitiers, 2e au pointage de Couhé-Vérac, 2e au pointage de Ruffec, 2e au pointage d’Angoulême, 3e au pointage de Barbezieux puis 3e au pointage de Libourne[128].

Il participe à la course Paris-Berlin en 1901 où il finit 15e (après correction du temps). Lors de la première étape Paris-Aix-la-Chapelle où il finit 3e, il arrive 10e au pointage d’Épernay, 10e au pointage de Reims, 9e au pointage de Rethel, 11e au pointage de Sedan, 8e au pointage de la frontière, 6e au pointage de Troisvierges puis 4e à l'arrivée à Aix-la-Chapelle[129]. Lors de la seconde étape Aix-la-Chapelle-Hanovre où il finit 38e, il arrive 4e au pointage de Cologne, 3e au pointage de Düsseldorf, 3e au pointage de Duisburg, 3e au pointage de Wesel, 4e au pointage de Münster, 4e au pointage de Bielefeld, 8e au pointage de Minden puis 22e à l'arrivée à Hanovre[130]. Lors de la troisième étape Hanovre-Berlin où il finit 15e, il arrive 7e au pointage de Brunswick, 6e au pointage de Magdebourg, 6e au pointage de Brandebourg puis 18e à l'arrivée à Berlin[131].
En 1902, il participe à une épreuve d'endurance de 160 km organisée par l'Automobile club de Long Island. La règle est de ne pas dépasser les 24 km/h (toute vitesse supérieure entraine la disqualification). Il remporte l'épreuve sur une voiture Panhard & Levassor en établissant le record américain (2 heures et 52 minutes)[132],[133],[134]. La même année, il s'inscrit au Circuit automobile des Ardennes en Belgique mais n'y participe pas[135].
En mars 1903, il pilote devant des journalistes et experts anglais, le modèle 8 cylindres de la C.G.V lors d'un trajet Hyde Park à Piccadilly Circus et impressionne ces derniers[136].
En mai 1903, il participe à la course Paris-Madrid[137] avec entre autres, Charles Rolls, William Kissam Vanderbilt II, Foxhall Parker Keene, Vincenzo Lancia et Camille du Gast. Il finit 7e du classement général toutes catégories et 6e du classement grosse voiture (après correction du temps)[138]. Lors de la première étape où il finit 10e du classement toutes catégories (après correction du temps)[139], il arrive 42e au pointage de Châteaudun, 18e au pointage de Châtellerault, 23e au pointage de Poitiers, 14e au pointage d'Angoulême, 14e au pointage de Barbezieux-Saint-Hilaire[140].
Il participe en juin 1903, au Circuit automobile des Ardennes où il finit 7e. Il finit 10e de la première course, 6e de la deuxième course, 4e de la troisième course, 4e de la quatrième course, 5e de la cinquième course et 7e de la sixième course[141],[142],[143].En juillet 1904, il est chronométreur pour la course automobile Calais-Douvres[144].
Il participe en 1909 à la course de côte Nice - La Turbie en catégorie 3 en finissant 4e[145].
Palmarès cyclisme
Individuel
- 1891 : 2e du 3200 mètres en bi de Dunkerque[75].
- 1891 : 4e du 2800 mètres d'Arras[76].
- 1891 : 4e du 3200 mètres d'Arras[77].
- 1891 : 4e du 3200 mètres bi d'Arras[146].
- 1892 : 2e du 2000 mètres du prix du vélodrome de Buffalo[79].
- 1892 : 3e du 20000 mètres du vélodrome de Buffalo[79].
- 1892 : 3e du grand prix international de 20 000 mètres en bi du vélodrome de Buffalo[80].
- 1892 : 2e du grand prix international en grand bi du vélodrome de Bar-le-Duc[81].
- 1892 : 4e de la course international du 6080 mètres en bi de Saint-Omer[82] .
- 1892 : 2e de la course international de tricycle de Saint-Omer[82] .
- 1892 : 3e de la course du 4480 mètres de Saint-Omer[82] .
- 1892 : 3e du 2000 mètres du vélodrome de Vélodrome Buffalo[79].
- 1892 : 2e du 50000 mètres du vélodrome de Buffalo[79].
- 1892 : 3e du 1000 mètres du vélodrome de Vélodrome Buffalo[79].
- 1892 : 3e du 2000 mètres du vélodrome de Vélodrome Buffalo[79].
- 1892 : 2e du 2000 mètres du vélodrome de Vélodrome Buffalo[79].
- 1892 : 4e du 2000 mètres du vélodrome de Vélodrome Buffalo[84].
- 1892 : 4e de la course contre la montre du vélodrome de Vélodrome Buffalo[84].
- 1892 : 2e de la course international de Maubeuge[88].
- 1892 : 4e de la course de 4000 mètres de Cambrai[82] .
- 1894 : 3e du 10000 mètres du Prix d'Arcachon[99].
- 1896 : 2e de la course du 3000 mètres du vélodrome de la seine[101] .
- 1896 : 3e de la course Paris-Orléans[102]
Tandem
1896 : 3e de la course internationale de Castelmoron-sur-Lot[103].
Entraineur
- 1891 : 2e de Paris-Brest-Paris[73].
- 1894 : 1re de la course du 50 miles du vélodrome de Buffalo[95].
- 1899 : 2e de la course Bordeaux-Paris[104].
- 1900 : 2e de la course Bordeaux-Paris[105].