Lézat-sur-Lèze
commune française du département de l'Ariège
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Lézat-sur-Lèze est une commune française située dans le nord du département de l'Ariège, en région Occitanie.
| Lézat-sur-Lèze | |||||
Avenue des Pyrénnées. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Ariège | ||||
| Arrondissement | Saint-Girons | ||||
| Intercommunalité | CC Arize Lèze | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Claude Courneil 2020-2026 |
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| Code postal | 09210 | ||||
| Code commune | 09167 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lézatois, Lézatoises | ||||
| Population municipale |
2 321 hab. (2023 |
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| Densité | 58 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 16′ 37″ nord, 1° 20′ 51″ est | ||||
| Altitude | 213 m Min. 197 m Max. 315 m |
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| Superficie | 40,13 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Toulouse (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Arize-Lèze | ||||
| Législatives | 2e circonscription de l'Ariège | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ariège
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.mairie.lezat.fr/ | ||||
| modifier |
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Elle fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse.
Le bourg présente un patrimoine pittorèsque avec ses ruelles, les vestiges de son abbaye bénédictine et les bords de la Lèze.
Géographie
Localisation
Lézat-sur-Lèze est une commune située dans la vallée de la Lèze. C’est la commune la plus au nord du département ; elle se situe dans une avancée de l’Ariège dans le département de la Haute-Garonne, dont elle est limitrophe. Elle est traversée par l’ancienne route nationale 626 (nouvelle route départementale 919).
La commune s’inscrit dans le Pays des Portes d'Ariège-Pyrénées[réf. nécessaire].
Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Pédaguès, ancienne appellation remplacée au XXIe siècle par la dénomination géographique de Terrefort ariégeois, constitué des terreforts de Pamiers et de Saverdun, sur la rive gauche de l'Ariège.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Toulouse ainsi que dans sa zone d'emploi, et est le bourg-centre de son bassin de vie[I 1]
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Castagnac, Esperce, Gaillac-Toulza, Lacaugne, Latrape, Montgazin, Saint-Sulpice-sur-Lèze et Saint-Ybars.
Géologie et relief
La commune est située dans le Bassin aquitain, le deuxième plus grand bassin sédimentaire de la France après le Bassin parisien, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille « n°1034 - Cazères » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[2],[3] et sa notice associée[4].
La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 40,13 km2[5],[Note 1]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 40,45 km2[3]. L'altitude du territoire varie entre 197 m et 315 m[8].
Hydrographie

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[9].
Elle est drainée par la Lèze, l'Aunat, la Criquonne, la Rijolle, le Rosé, la Rejollé, le Vermeil, le ruisseau caïchac, le ruisseau de Fumet, le ruisseau de Gilama, le ruisseau de la Trille, le ruisseau de l'Olivier, le ruisseau de Lonboy, le ruisseau de Paillès, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 59 km de longueur totale[3],[10].
La Lèze, d'une longueur totale de 70,2 km, prend sa source dans la commune de La Bastide-de-Sérou et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Labarthe-sur-Lèze, après avoir traversé 20 communes[11].
L'Aunat, d'une longueur totale de 21,7 km, prend sa source dans la commune de Sieuras et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Montaut, après avoir traversé 13 communes[12].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[15] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[16]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 765 mm, avec 9,6 jours de précipitations en janvier et 5,6 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lherm à 20 km à vol d'oiseau[19], est de 13,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 620,4 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[22], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Lézat-sur-Lèze est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[24],[25].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (98,3 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,7 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), prairies (3 %), zones urbanisées (2,9 %)[26].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 1 253, alors qu'il était de 1 223 en 2016 et de 1 171 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 85,7 % étaient des résidences principales, 4,7 % des résidences secondaires et 9,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,6 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lézat-sur-Lèze en 2022 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (4,7 %) par rapport au département (24,3 %) et à la France entière (9,7 %).
Voies de communication et transports
- Par la route : ancienne route nationale 626
- Par l'autobus : la ligne 358 du réseau Arc-en-Ciel dessert la commune.
- Par le train : TER Midi-Pyrénées, gare de Carbonne sur la ligne de Toulouse à Bayonne ou Gare d'Auterive sur la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda (frontière).
Risques naturels et technologiques

Le territoire de la commune de Lézat-sur-Lèze est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[27],[28].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, le Lèze, ou ruissellement d'un versant. L’épisode de crue le plus marquant dans le département reste sans doute celui de 1875. Parmi les inondations marquantes plus récentes concernant la Lèze figurent les crues de 1977, de 1992, de 1993, de 2000 et de 2007[29].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des glissements de terrains soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Lézat-sur-Lèze[30]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[31].
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation et mouvement de terrain approuvé le [32].
Toponymie
Histoire
Préhistoire
Les vestiges archéologiques attestent de la présence humaine à Lézat dès l'époque néolithique (5000 à 2000 ans avant J.-C.).
Antiquité
Des fouilles entreprises par Urbain Gondal (1905-1975)[33], historien, ont mis au jour quelques mosaïques gallo-romaines, des pièces de Solidus dont un valentinius.
La commune est riche en établissements ruraux gallo-romains[34].
Moyen Âge
L'histoire de Lézat est liée à son abbaye bénédictine Saint-Antoine-et-Saint-Pierre, son abbatiale est devenue l'église Saint-Jean-Baptiste et les restes de l'abbaye sont occupés par la mairie[35] dont le rayonnement est très important dans la région (Ariège, Aude et Haute-Garonne). Jusqu'à la Révolution française, Lézat faisait partie du diocèse de Rieux (Rieux-Volvestre) et du comté de Foix. Voir cartes de Cassini.
La légende raconte qu'en l'an 842, Aton-Benoît, vicomte de Béziers, fonde un monastère à Lézat, placé sous le vocable de Saint-Pierre, et soumis à la règle de Saint Benoît. Des sources historiques situent sa création plutôt vers l'an 940, sous l'impulsion d'un vicomte toulousain Aton-Benoît[36], apparenté à la puissante maison de Carcassonne[37]. Au milieu du Xe siècle, la puissance de ce monastère s'étend sur 6 comtés, 5 abbayes,12 églises, 22 villes, dominant le Sud toulousain jusqu'à Saint-Béat. En 1073, il est rattaché à l'ordre de Cluny et bénéficie de son rayonnement culturel, religieux, artistique, il ne doit obéissance qu'au Pape et à lui seul.
Commence alors une grande rivalité avec l'abbaye de Moissac. Roger II, comte de Foix, de retour de la première Croisade apporte les reliques de Saint Antoine, l'Égyptien, l'ermite du désert (251-356), à l'abbé de Lézat Odon de Bagéras (25e abbé). En 1114, une procession portant les reliques sur Toulouse, s'arrête au niveau de Beaumont. La châsse contenant les reliques est si lourde que les porteurs ne peuvent plus la transporter et les reliques de Saint Antoine retourneront à Lézat.
Le village devient alors un lieu de guérison du « feu de Saint Antoine ». Une source intarissable apaise ceux qui souffrent, abritée par l'ermitage de St Antoine[38]. Une petite chapelle romane, paroissiale, populaire (différente de l'abbaye St Pierre - St Antoine, siège du pouvoir politique et religieux) s'agrandit et devient l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. En 1242, l'abbaye Saint- Pierre-Saint-Antoine subit des pillages successifs et se met sous la protection du comte de Foix. L'abbé Pierre de Dalbs signe un paréage avec Roger IV de Foix, en échange d'un partage des revenus du monastère.
L'abbé Hunaut de Lanta octroie à la ville une charte des coutumes qui régit l'organisation de la cité, le commerce, la police, la circulation des personnes et des biens, délimitant une zone de « sauveté » à l'intérieur de laquelle toute personne est en sécurité.
Au XIVe siècle, l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste est agrandie. Lézat accueille en 1309 le pape Clément V qui a été évêque de Comminges.
Temps modernes
Au XVIe siècle, deux hôpitaux sont construits pour accueillir gratuitement les malades.
Henri IV descend à plusieurs reprises dans le château des Batac de Cachac.
Révolution française et Empire
Lors de la Révolution française, le décret de suppression et d'extinction de l'abbaye est signé le par le dernier évêque de Rieux, Joseph de Lastic. L’abbaye est vendue en adjudication au district de Mirepoix le .
Les reliques de saint Antoine, les panneaux appartenant à la chapelle de Saint-Antoine, située dans l'abbatiale Saint-Pierre-Saint-Antoine, seront transportés dans l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, le jour de Noël 1794.
Vendue en lots de pierres, l'église abbatiale est démontée, ses pierres sont réutilisées pour la construction des maisons des particuliers. Seuls restent encore visibles, une partie de l'escalier à vis accédant au clocher, la sacristie avec l'ouverture romane aux colonnes géminées, un mur du XIVe siècle, ainsi que le monastère, devenu depuis l'hôtel de ville. Le lot des pierres du chœur sera racheté par le meunier François Page pour construire un second moulin sur le Pech de la Garde.
Époque contemporaine
Une relique supposée de Sainte Apollonie, patronne des dentistes, est conservée dans l'église du village, il s'agit d'une dent enchâssée sur un manche d'argent. La relique aurait le pouvoir de calmer les dents des bébés. La relique est apposée et frottée sur les gencives des enfants. De nos jours encore, ce rituel est pratiqué régulièrement[39],[38].
De 1910 à 1938, la commune a bénéficié d'une gare sur la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique de Toulouse-Roguet à Sabarat, exploitée par la compagnie des chemins de fer du Sud-Ouest et qui parcourait le sud Toulousain vers la vallée de la Lèze. Concurrencée par le développement du trafic automobile et surtout par la mise en service d'autocars, bien plus rapides et moins onéreux pour l'exploitant, la ligne est fermée au trafic voyageurs le et le , pour les marchandises[40]. La gare était située à l'emplacement du collège François-Verdier.

Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Girons du département de l'Ariège[I 1] après avoir été rattachée à l'arrondissement de Pamiers[41].
Elle faisait partie depuis 1801 du canton du Fossat[41]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du canton d'Arize-Lèze[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Ariègedepuis le redécoupage électoral de 1986[42].
Intercommunalité
Lézat-sur-Lèze était membre de la petite communauté de communes de la Lèze, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir, sauf exceptions, un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes de l'Arize pour former, le , la communauté de communes Arize Lèze dont est désormais membre la commune[I 1].
Tendances politiques et résultats
Au premier tour des élections municipales de 2014 dans l'Ariège, la liste PS menée par le maire sortant Jean-Claude Courneil obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 899 voix (71,69 %, 17 conseillers municipaux élus dont 8 communautaires), devançant très largement celle SE menée par Marie Gilama, qui recueille 355 voix (28,30 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin, 22,73 % des électeurs se sont abstenus[43].
Au premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Ariège, la liste PS menée par le maire sortant Jean-Claude Courneil[44],[45] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 584 voix (55,30 %, 15 conseillers municipaux élus dont 7 conseillers communautaires); devançant largement celle DVD menée par Marie Gilama[46], qui recueille 472 voix (44,69 %, 4 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 37,73 % des électeurs se sont abstenus[47].
Le maire sortant Jean-Claude Courneil a fait savoir qu'il ne se représenterait pas après avoir effectué trois mandats[48].
Administration municipale
Le nombre d'habitants au recensement étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2026 est de dix neuf[49], y compris le maire et ses adjoints.
Liste des maires
Jumelage
Équipements et services publics
Enseignement
Lézat-sur-Lèze fait partie de l'académie de Toulouse et compte une école maternelle et l'école élémentaire François-Rozès avec restauration scolaire. Sur le territoire de la commune se trouve également un collège portant le nom de François Verdier, en son hommage.
Population et société
Les habitants sont appelés les Lézatois ou Lézatoises.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[58].
En 2023, la commune comptait 2 321 habitants[Note 5], en évolution de −0,09 % par rapport à 2017 (Ariège : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune connaît une forte hausse de la population depuis 1975
| selon la population municipale des années : | 1968[60] | 1975[60] | 1982[60] | 1990[60] | 1999[60] | 2006[61] | 2009[62] | 2013[63] |
| Rang de la commune dans le département | 13 | 12 | 12 | 13 | 12 | 14 | 13 | 14 |
| Nombre de communes du département | 340 | 328 | 330 | 332 | 332 | 332 | 332 | 332 |
Manifestations culturelles et festivités
- Fête de la Saint-Antoine, comprenant une jonchée fleurie durant laquelle les rues sont recouvertes de pétales de fleurs[38].
Vie associative
- Foyer rural, danse, théâtre, bibliothèque, école de musique. L'association historique Urbain Gondal[64], présidée par Maryse Bouche, s'emploie depuis 1991 à rechercher et faire connaître l'histoire de Lézat-sur-Lèze.
Sports et loisirs
- FC Lézat : équipe de football
- Le XV lézatois : équipe de rugby à XV
- Le coquelicot lézatois : équipe de basketball
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 985 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 2 165 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 430 €[I 6] (19 820 € dans le département[I 7]). 40 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 7] (40,7 % dans le département).
Emploi
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 322 personnes, parmi lesquelles on compte 77,9 % d'actifs (70,8 % ayant un emploi et 7,1 % de chômeurs) et 22,1 % d'inactifs[Note 8],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 11]. Elle compte 759 emplois en 2018, contre 814 en 2013 et 840 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 951, soit un indicateur de concentration d'emploi de 79,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,2 %[I 12].
Sur ces 951 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 316 travaillent dans la commune, soit 33 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 82,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,3 % les transports en commun, 9,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].
Activités hors agriculture
191 établissements[Note 9] sont implantés à Lézat-sur-Lèze au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 15].
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 191 | ||
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 26 | 13,6 % | (12,9 %) |
| Construction | 32 | 16,8 % | (14,2 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 45 | 23,6 % | (27,5 %) |
| Activités financières et d'assurance | 6 | 3,1 % | (2,8 %) |
| Activités immobilières | 10 | 5,2 % | (4,2 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 24 | 12,6 % | (13,2 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 28 | 14,7 % | (14,4 %) |
| Autres activités de services | 20 | 10,5 % | (8,8 %) |
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,6 % du nombre total d'établissements de la commune (45 sur les 191 entreprises implantées à Lézat-sur-Lèze), contre 27,5 % au niveau départemental[I 16]. Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[65] :
- Meubles Lanaspeze, commerce de détail de meubles (423 k€)
- Lolydol, vente à distance sur catalogue spécialisé (259 k€)
- Durand, contrôle technique automobile (187 k€)
- Savignol Eric, travaux d'installation d'eau et de gaz en tous locaux (162 k€)
- RVFO, travaux d'installation électrique dans tous locaux (93 k€)
L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé…) a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine.
L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés.
Un pôle d'innovation collaborative sur 600 m2 a ouvert en 2018 avec un hôtel d'entreprises, un espace de coworking et un atelier d'impression 3D.
Agriculture
La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Coteaux de l'Ariège »[66].
En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la polyculture et le polyélevage[67].
| 1988 | 2000 | 2010 | |
|---|---|---|---|
| Exploitations | 102 | 65 | 42 |
| Superficie agricole utilisée (ha) | 3 114 | 2768 | 2799 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 102 lors du recensement agricole[Note 12] de 1988 à 65 en 2000 puis à 42 en 2010[67], soit une baisse de 59 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 48 % de ses exploitations[69]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 3 114 ha en 1988 à 2 799 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 31 à 67 ha[67].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La commune compte plusieurs édifices protégés au titre des monuments historiques :
- Vestiges de l'ancienne Abbaye Saint-Antoine-et-Saint-Pierre
Inscrit MH (1988, partiellement)[70], dont l'hôtel de ville
Inscrit MH (1950, partiellement)[71], ancien logis abatial, construit en 1744 par François Franque, architecte du roi.
- Église Saint-Jean-Baptiste de Lézat-sur-Lèze
Classé MH (1986)[72] dont le clocher possède un carillon manuel de 16 cloches, récemment restauré. Elle est classée au titre objet des monuments historiques depuis 1986[73].
- Croix des forgerons, dite croix de Durban
Inscrite MH (1950 )[74] de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et qui symbolise la virtuosité des artisans - forgerons, (tout comme l'escalier intérieur de l'Hôtel de ville), mais aussi la richesse des paysans par la représentation des différentes céréales. .
On peut égalemenbt signaler :
- Paire de moulins à vent de la Garde, situés à l'est du bourg au-delà de la Lèze sur une crête. Ces moulins pasteliers ont été restaurés dans leur apparence au milieu des années 2010[75].
- Monument aux morts dont l'érection est décidée par la municipalité en 1891 pour le vingtième anniversaire de la guerre franco-allemande de 1870, complété d'un monument aux morts de la Première Guerre mondiale orné d'une statue de la "Victoire ailée" de Jules Pollacchi. Dans les années 1960 sont rajoutés des plaques en marbre portant les noms des morts des différents conflits du XXe siècle[76].
- L'église.
- La Croix de Durham
- Les moulins de la Garde en octobre 2016.
Personnalités liées à la commune
- Amanieu d'Albret (1478-1520), cardinal, abbé commendataire de l'abbaye Saint-Antoine-et-Saint-Pierre.
- Jules Lasbaysses (1831-1893), né à Lézat, député de l'Ariège, maire de Pamiers, y est né.
- Jules Esquirol (1881-1954), auteur de romans policiers, y est né.
- Louis-Henry Rives, dit Louis-Henry Destel (1885-1962), né à Lézat, écrivain, poète, capitaine du Saint-Girons Sporting Club, champion de France en 1908 et 1914, auteur de nombreux romans dont l'action se situe en Ariège.
- François Verdier (1900-1944), résistant né à Lézat, chef régional des Mouvements unis de la Résistance, désigné pour occuper le poste de commissaire de la République, il est arrêté et torturé par la Gestapo le à Toulouse et assassiné le en forêt de Bouconne.
- Jacques Fauché (1927-2013), peintre, professeur aux beaux-arts de Toulouse, proche de Fernand Léger, y est né.
- Jacques Dupont (1928-2019), champion de France amateur, champion de France militaire sur route, champion olympique aux Jeux olympiques d'été de 1948, remporte la course Paris-Tours, () à 42 km/h de moyenne, puis Paris-Tours en 1955 et a détenu le record de la meilleure moyenne, « le ruban bleu », à plus de 43 km/h, en 1954 il remporte le championnat de France sur route, arrive second de la course Bordeaux-Paris en 1955.
- Alexandre Munoz (2009), pilote automobile français né sur la commune. Il est sacré champion de France aux championnat de France de Formule 4 2025.
Héraldiq
Pour approfondir
Bibliographie
- Urbain Gondal, La Communauté de Lézat au XVIIe siècle d'après le cadastre de 1679 (Extrait des Actes du XXIe Congrès de la Fédération des Sociétés académiques et savantes de Languedoc - Pyrénées - Gascogne).
- Henri-Louis Duclos, Histoire des Ariégeois, 874 pages
Articles connexes
Liens externes
- « Dossier complet : Commune de Lézat-sur-Lèze (09167) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 13]
- Lézat-sur-Lèze sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Lézat-sur-Lèze » sur Géoportail.


