Mahmoud Jafarian
homme politique iranien
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Mahmoud Jafarian (en persan : محمود جعفریان), né en octobre 1928 et mort exécuté le 13 mars 1979 à Téhéran, est un journaliste et homme politique iranien.
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| Nom de naissance |
محمود جعفریان |
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Mona Jafarian (Nièce) |
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| Condamné pour |
« Association avec le régime du Shah » « Corruption sur terre » |
| Condamnation |
Sous le règne de Mohammad Reza Pahlavi, il a occupé des fonctions de direction au sein de l'agence de presse Pars et de la Radio-télévision nationale iranienne (RTNI).
Biographie
Il suit une scolarité dans des établissements de Téhéran puis étudie à l’école des officiers de la police (shahrbani) ; en 1949, il commence sa carrière comme lieutenant dans la police et sert notamment à Gorgan, Behbahan, Ahvaz et Qom[1].
Il s’intéresse tôt à la politique, soutient un temps le gouvernement de Mohammad Mossadegh puis rejoint le Tudeh et l’« organisation des officiers » liée au parti ; il est arrêté en 1954 et condamné à une peine de prison, avant d’être libéré en 1956. Le même récit indique qu’il rompt ensuite avec le Tudeh et se rapproche des services de sécurité, la SAVAK, tout en poursuivant des activités d’écriture et d’analyse politique, y compris sous pseudonyme[1].
Au cours des années 1970, il occupe des responsabilités dans l’appareil médiatique et politique du régime. L'Institut d’études et de recherches politiques (PSRI) le présente notamment comme qâ’em-maqâm (adjoint/vice-responsable) du Rastakhiz ainsi que comme ancien responsable à la Radio-Télévision nationale iranienne et directeur de l’agence de presse Pars[2].
Après la victoire de la révolution iranienne, Mahmoud Jafarian est condamné à mort et exécuté par arme à feu le à la prison de Qasr, à Téhéran. Les chefs d’accusation rapportés incluent « association avec le régime du chah » et « corruption sur terre » (efsad fel-arz)[3],[4].
Collaboration avec la SAVAK
Selon l’Institut d’études et de recherches politiques (PSRI), Mahmoud Jafarian collabore avec la SAVAK à partir de ses contributions à la revue Ebrat, présentée comme une publication de la SAVAK destinée à combattre les idées communistes[5]. La même source affirme qu’il opère ensuite sous le pseudonyme « Saberi » et mène, à la fin des années 1950, des activités de renseignement au Qatar pour le compte de la SAVAK[5]. Une transcription d’entretien attribuée à l’Iranian Oral History Project (Harvard) rapporte par ailleurs que Manouchehr Hashemi, ancien responsable de la SAVAK, déclare que Jafarian a été son employé pendant dix ans[6]. D’autres récits biographiques en persan, citant notamment des mémoires de responsables politiques, décrivent également une coopération de Jafarian avec la SAVAK à partir de sa détention et au cours des années suivantes[7],[8].