Mona Jafarian
From Wikipedia, the free encyclopedia
Iran
| Naissance | Iran |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activité |
Essayiste, militante, influenceuse |
| Appartenance ethno-culturelle | |
| Famille |
Mahmoud Jafarian (Oncle) |
| Organisation |
Association Femme Azadi (cofondatrice) |
|---|---|
| Idéologie | |
| Membre de |
Je suis iranienne (2024), Mon combat (2025) |
Mona Jafarian (en persan : مونا جعفریان), née en en Iran, est une militante et essayiste franco-iranienne, cofondatrice en 2022 du collectif Femme Azadi, engagée en faveur du mouvement « Femme, Vie, Liberté » au sein de la diaspora iranienne en France. Elle milite également en faveur d'une transition démocratique en Iran sous l'égide du prétendant au trône Reza Pahlavi et fait des prises de position en soutien à Israël.
Mona Jafarian naît en Iran d'une mère kurde et d'un père perse, industriel possédant des usines de porcelaine et de peintures. À l'âge de 18 mois, elle émigre avec sa mère en France à la suite de l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeini. Sa mère devient grossiste en tapis à Paris[1].
Son oncle Mahmoud Jafarian est vice-président du parti unique de la dictature de Mohammad Reza Pahlavi Rastakhiz, directeur de la Radiotélévision nationale iranienne et collaborateur de la SAVAK, police politique de Pahlavi[2].
Avant de s'engager publiquement sur la question iranienne, Jafarian exerce comme influenceuse sur Instagram[3].
Engagement
Femme Azadi
Après la mort de Mahsa Amini en , Mona Jafarian transforme son compte Instagram en tribune de témoignages sur la répression du régime iranien. Elle cofonde ensuite le collectif Femme Azadi (en persan : « آزادی زن », azadi signifiant « liberté ») en [1]. L'association est déclarée le [4].
Femme Azadi se distingue par son engagement actif en dehors de l’Iran, notamment en France, où elle organise des manifestations, des conférences et des campagnes de sensibilisation pour soutenir le mouvement « Femme, Vie, Liberté » (en persan : « زن، زندگی، آزادی »). Le collectif est décrit par ABC News comme l'un des plus actifs de la diaspora iranienne dans la mobilisation en faveur de ce mouvement[5].
Des militantes du collectif identitaire Némésis sont souvent présentes lors des rassemblements de Femme Azadi[3].
En 2026, certains membres de Femme Azadi estiment auprès de Revue21 que l'association est devenue un instrument au service des ambitions personnelles de sa fondatrice plutôt qu'un mouvement de soutien aux femmes iraniennes[3].
En faveur du prétendant au trône d'Iran
Mona Jafarian est favorable à une prise du pouvoir iranien par le prétendant au trône d'Iran Reza Pahlavi dans le cadre d'une transition démocratique[6]. Acrimed la désigne comme une « figure de proue » des soutiens de Pahlavi en France[7]. Elle est une intervenante régulière sur les chaînes d'information en continu francophones, notamment CNews et i24News, pour commenter l'actualité iranienne[3],[7].
En , Mona Jafarian organise à l'Assemblée nationale une rencontre entre Reza Pahlavi et un groupe de députés réunis autour de Vincent Jeanbrun (Les Républicains) et de Constance Le Grip (Renaissance). Elle avait auparavant tenté, sans succès en raison d'un conflit d'agenda, d'arranger une entrevue entre l'héritier de la monarchie iranienne et Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur[8]. Elle est présente aux côtés de Pahlavi lors de la Conférence de Munich sur la sécurité[3].
D'après Revue21, elle serait également associée à des campagnes de harcèlement en ligne contre des membres de la diaspora iranienne, ayant donné lieu à au moins deux plaintes pour harcèlement[3].
En faveur d'Israël
Selon Acrimed, Mona Jafarian est une « ardente défenseuse d’Israël »[7]. Elle cible notamment l'eurodéputée La France insoumise Rima Hassan en raison de ses positions sur le conflit israélo-palestinien[3]. En , elle donne un discours au gala de l'association pro-israélienne Diaspora Defense Force[9]. Elle est également proche du groupe de lobbying ELNET[3].
En , Mona Jafarian cosigne une lettre ouverte adressée au président français Emmanuel Macron, en compagnie de 19 autres personnalités, demandant que la reconnaissance d'un État palestinien soit conditionnée à la libération des otages israéliens et au démantèlement du Hamas[10].
Elle prend position en faveur des frappes israélo-américaines sur l'Iran lors de la guerre d'Iran de 2026[3].
Autres prises de position
Elle prend position contre ce qu'elle désigne comme une emprise croissante de l'islamisme en Occident[1] et revendique ouvertement être islamophobe[3]. Le Monde la désigne proche du Printemps républicain[8]. Dans son livre Mon combat ainsi que dans ses interventions publiques, Jafarian exprime une hostilité envers la gauche française[3].
Selon elle, le parti Reconquête l'aurait approchée en vue d'une éventuelle candidature, information que Sarah Knafo dit ignorer[3].