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Maison centrale d'Ensisheim

prison française From Wikipedia, the free encyclopedia

La maison centrale d'Ensisheim est une maison centrale française située à Ensisheim, dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est. Ses bâtiments sont construits à partir de 1614 pour être un collège des Jésuites, qui fut fermé lorsque les Jésuites furent expulsés en 1764.

RégionDrapeau du Grand Est Grand Est
DépartementHaut-Rhin
LocalitéEnsisheim
Faits en bref Localisation, Pays ...
Maison centrale d'Ensisheim
Image de l'établissement
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Drapeau du Grand Est Grand Est
Département Haut-Rhin
Localité Ensisheim
DISP Strasbourg
Coordonnées 47° 51′ 55″ nord, 7° 21′ 08″ est
Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin
(Voir situation sur carte : Haut-Rhin)
Maison centrale d'Ensisheim
Géolocalisation sur la carte : Alsace
(Voir situation sur carte : Alsace)
Maison centrale d'Ensisheim
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
(Voir situation sur carte : Grand Est)
Maison centrale d'Ensisheim
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Maison centrale d'Ensisheim
Architecture et patrimoine
Architecte(s) Louis-Ambroise Dubut
Construction XVIIe siècle et -
Destination initiale Collège des Jésuites
Propriétaire Drapeau de la France État français
Statut patrimonial Logo monument historique Inscrit MH (1987, façades et toitures sur rues et sur cours, piliers, ancien cellier)
Inscrit IGPC (1987)
Installations
Type Maison centrale
Superficie 18 200 m2
Capacité 205 places
Fonctionnement
Date d'ouverture
Opérateur(s) Drapeau de la France Direction générale de l'Administration pénitentiaire
Effectif Environ 150 personnes, dont 111 gardiens[1] (mai 2010)
Statut actuel En fonctionnement (d)
Fermer

L'établissement dépend du ressort de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Strasbourg. Son bâtiment principal est répertorié comme monument historique.

Histoire

Prisonniers de la maison centrale travaillant aux fondations de la prison cellulaire d'Ensisheim (Frédéric Lix, 1889).

XVIIe et XVIIIe siècles

Lorsque les Jésuites s’implantent durablement en Alsace, ils reprennent à leur compte l’école que le curé d’Ensisheim, Jean Rasser, avait fondée en 1583. Ce petit collège comprenait cinq classes, un internat et une chapelle lorsque les Jésuites de Fribourg-en-Brisgau en prennent la direction, en 1614, à la demande de l’archiduc Léopold. Cette création devait favoriser l'enseignement catholique et améliorer l’éducation dans une région où les Luthériens étaient activement présents. Ils y avaient un gymnase établi depuis cent ans.

Construit au XVIIe siècle, l'établissement est un collège des Jésuites qui devient, à partir de 1764, un dépôt de mendicité[1].

XIXe siècle

À la suite d'un décret impérial datant du , il est remanié par l'architecte Louis-Ambroise Dubut pour l'accueil des détenus condamnés à des peines d'emprisonnement de plus d'un an[1],[2].

XXe siècle

En 1938, à la suite de l'abolition des bagnes coloniaux, les condamnés aux travaux forcés rejoignent la prison d'Ensisheim pour y purger leur peine[1].

L'édifice fait l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques depuis 1987[3],[4] ainsi qu'à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis la même année[5]. La cité des gardiens de prison, construite au XIXe siècle afin d'héberger le personnel de l'établissement, est également inscrite à l'IGPC[6].

En , une mutinerie éclate ravageant une partie des bâtiments dans un incendie ; ils seront reconstruits l'année suivante[1].

Récemment[C'est-à-dire ?], plusieurs prises d'otages ont eu lieu dans cette prison, sans faire de blessé :

  • en , deux détenus prennent en otage un surveillant pénitentiaire ; ils se rendent après 15 heures de négociations[7] ;
  • en , une autre surveillante est également prise en otage ; le détenu se rend après 13 heures de négociations[8] et sera condamné à cinq ans de prison ferme pour cet acte[9].
  • le , Mickaël Gilgenmann, détenu de 27 ans qui protestait contre le traitement de l'administration pénitentiaire, retenait le psychologue de la maison d'arrêt d'Ensisheim en otage et le menaçait avec une lame sous la gorge. L'otage a été libéré 7 heures plus tard sans effusion de sang[10].
  • le , prise d'otage[11]. Le principal auteur est Francis Dorffer[12].

Description

D'une superficie d'un hectare quatre-vingt-deux[1], cette maison centrale comporte 205 places et accueille environ 200 détenus, essentiellement condamnés à de longues peines ou à la perpétuité[13],[7].

Détenus célèbres

Parmi les détenus célèbres qui sont ou ont été emprisonnés à Ensisheim :

Divers

La nouvelle d'Éric-Emmanuel Schmitt, La Vengeance du pardon (2017), se passe en grande partie entre ses murs. Le texte raconte les rencontres entre un assassin nommé Sam Louis (largement inspiré de Guy Georges) et la mère de l’une de ses victimes.

Notes et références

Voir aussi

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