Maquis de Lignières-la-Doucelle
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Le maquis de Lignières-la-Doucelle est un maquis du département de la Mayenne pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était situé au village de la Gerarderie, entre la rivière Le Teilleul] et la forêt de Monaye, à deux kilomètres de Lignières-la-Doucelle (aujourd'hui Lignières-Orgères).
À l'annonce du Débarquement, et pour l'exécution du Plan Tortue, des cadres de la résistance lié à l'OCM, et aux FTPF, cherchent fin à créer un maquis rassemblant des résistants et pourvus en armes[1] dans le nord de la Mayenne.
Almire Viel[2] reçoit des armes par l'intermédiaire de Jacques Foccart. Almire et sa fille Simone[3] sont rejoints par Albert Ravé[4] du groupe FTPF de La Baroche-Gondouin, lié à Louis Pétri. L'endroit est choisi le pour le maquis. Il est à l'orée de la forêt de Monnaye. C'est une ferme isolée, occupée et exploitée par Gustave Bobot.
Il est prévu qu'au fur et à mesure, des groupes de résistants des départements limitrophes : Ille-et-Vilaine[5], Orne, Manche rejoignent les groupes locaux[6]. Le but était d'arriver à un nombre entre 500 et 600 résistants.
Les groupes sont sous le commandement de Louis Pétri[7] et d'Almire Viel. Après le , les résistants opèrent les premiers coups de main[8]. Ils sont alors une quarantaine dont André Mazeline, et Daniel Desmeulles.
Le , le maquis est démantelé par les Allemands, à la suite d'une dénonciation d’un collaborateur notoire de Joué-du-Bois. Le camp est attaqué par 180 Allemands armés de matériel lourd et de mortiers. Au terme du combat, seuls les commandants, Viel, Petri, Mazeline et une poignée de leurs hommes parviennent à s'enfuir. Ils se replient en forêt puis à Ciral. Les maquisards qui avaient échappé au carnage et d’autres avertis sur leur route, s’installent en de nouveaux lieux : Saint-Mars-du-Désert (Jean Séailles), Chevaigné-du-Maine, La Baroche-Gondouin, les Chapelles.
Trois jours plus tard, les SS, avec des membres de la Milice incendient en représailles l’école publique, la mairie, plusieurs maisons et fermes.
Résistants
- Eugène Bobot (1883[9]-1944), mort pendant l'attaque[10]
- Gustave François Bobot, cultivateur à la Cornière, à Lignières, du groupe OCM de Lignières
- Roland Bourgouin (Delattre)(1917[11]-1944), du groupe FTPF de Petri[12], mort pendant l'attaque
- André Catois[13], cultivateur à la Cornière, à Lignières, groupe OCM de Lignières
- François Cheminel (1924[14]-1944), fusillé après l'attaque
- Marcel Cottin(1898[15]-1944), cultivateur à la Vacherie[16], à Lignières, fusillé après l'attaque
- Albert Dechalou(1920[17]?),
- Daniel Desmeulles, professeur agrégé d'histoire, responsable OCM de l'Orne, arrêté à Lignières. Interné à Alençon puis à Fresnes. Il est déporté à Buchenwald, Holtzen, puis Bergen-Belsen où il meurt le 12 mai 1945.
- Robert Gougeon (1925[18]-1944), fusillé après l'attaque
- Pierre Jouan (1890[19]-1944), du groupe FTPF de Petri[20] mort pendant l'attaque
- Auguste Leduc (1922[21]-1944), fusillé après l'attaque
- Mathurin Alain Legac[22], ouvrier imprimeur, mort pendant l'attaque
- Paul Lasnier, (1925[23]-1944), fusillé après l'attaque
- André Mazeline, instituteur, adjoint au responsable OCM de l'Orne: Daniel Desmeulles.
- René Pelé, (1925[24]-1944), fusillé après l'attaque
- Louis Pétri, responsable FTPF qui parvient à s'échapper, et rejoint le maquis de Saint-Mars-du-Désert dirigé par Jean Séailles).
- Albert Ravé, instituteur à La Baroche-Gondouin
- Eugène Richomme, (1925[25]-1944),du groupe FTPF de Petri, mort pendant l'attaque
- Charles Royer, instituteur et secrétaire de mairie, à Lignières
- Almire Viel, instituteur, membre OCM pour l'arrondissement de Domfront et le nord de la Mayenne. Il parvient à s'échapper et poursuit son action à La Baroche-Gondouin. Officier de la Légion d'Honneur.
- Simone Puech-Viel, (1920[26]-?) fille du précédent, arrêtée à Lignières, Déportée à Neu Bremm, puis à Ravensbrück. Elle est libérée par les alliés le 22 avril 1945.
- Gilbert Zoccolini, (1914[27]-1944), fusillé après l'attaque
