Maquis du Loup
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Le maquis du Loup est un maquis important du Morvan pendant la seconde Guerre mondiale. Il est créé par Georges Moreau en afin de lutter contre l'Occupation allemande dans la Nièvre.
Description
Le maquis est installée à proximité de Clamecy, à Creux, hameau de Villiers-sur-Yonne, près du lieu-dit La-cage-au-Loup[1]. Ses actions s'étendent de Saulieu (Côte-d'Or) de à Vézelay (Yonne). Le maquis du Loup intervient notamment lors de la Libération de Clamecy à partir du [2]. Le maquis du Loup coopère étroitement avec d'autres maquis de la région. Une ligne téléphonique installée à l'intérieur du maquis lui permet d'être relié au bureau de poste de Clamecy où oeuvre Janette Colas et au maquis Bernard, à Ouroux-en-Morvan, qui héberge l'Etat-major de la Résistance départementale[3]. Le maquis du Loup est rattaché aux mouvements Libé-Nord et ORA[4].
Effectifs
Georges Moreau et cinq de ses camarades s'installent dans les bois de Creux le . Il devient chef du maquis et prend le surnom "Le Loup". Fin , le campement comptent 11 maquisards, fin juin une quarantaine. Le , le maquis Sanglier localisé à Lormes est contraint d'abandonner son campement, ses hommes rejoignent ceux du maquis de Georges Moreau, portant les effectifs à 221 maquisards. Le , le maquis compte plus de 450 résistants et résistantes dans ses rangs[5].
Actions et combats de la Libération
Le maquis reçoit son premier parachutage le , puis deux autres en juillet.
Du 15 au , deux sections du maquis du Loup viennent renforcer les effectifs FFI des maquis Mariaux et Julien dans les combats de Crux-la-Ville.

Le , les Allemands quittent Clamecy et Georges Moreau prend le commandement militaire de la ville. Il y organise des patrouilles, fait arrêter les collaborateurs et place des sentinelles tout autour de la ville. Le Conseil municipal mis en place par Vichy est déchu et remplacé par des membres du comité de Libération. Les maquisards placés sur les axes de communication alentours affrontent les troupes allemandes dans différents endroits. Dans les bois de Sembrèves à Oisy, cinq résistants et résistantes sont abattus lors de ces affrontements: Besse Georges, Boutron Yvon, Gauthier Louis, Vallet Henri et Couret Jeannine[2].
Entre le et la mi-, le maquis du Loup est engagé dans plusieurs embuscades et attaques françaises à Moulot, Varzy, Vézelay ou encore Châteauneuf-Val-de-Bargis[6]
Mémoire

Des stèles commémorant l'existence de ce maquis se trouvent à Creux, Clamecy et Vézelay[7].
Une amicale du maquis du Loup conserve le souvenir de ce bataillon[8], dont trois membres sont encore en vie en 2014[9],[10].