Cultivée, Marguerite Lebrun parle couramment l'anglais et l'allemand. Elle s'adonne à la peinture, à la sculpture, au piano, à la danse, à la gymnastique et au tennis. Elle est catholique pratiquante. Dès l'âge de treize ans, elle tient régulièrement un journal intime.
Marguerite Nivoit épouse Albert Lebrun, alors jeune député et conseiller général de Meurthe-et-Moselle, à Paris (7e) le . Le couple aura deux enfants: Jean (1902-1980) et Marie (1904-1984). Elle est l'arrière-grand-mère d'Éric Freysselinard (né en 1962), haut fonctionnaire[2],[3].
Épouse du président de la République
Son mari est élu le à la présidence de la République, à la suite de l'assassinat du président Paul Doumer. Marguerite Lebrun apparaît comme cultivée mais discrète, et ne veut pas faire appel aux grands couturiers de l'époque.
Le , elle baptise le paquebot Normandie, alors le plus grand du monde, aux chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. Trois ans plus tard, en , elle part en voyage aux États-Unis lors de la traversée inaugurale de ce navire et est accueillie par le couple présidentiel américain, Eleanor et Franklin Delano Roosevelt. Elle est accompagnée de sa fille Marie, épouse de Jean Freysselinard, et de sa belle-fille Bernadette Marin. C'est l'occasion de cette visite qu'à son sujet, on parle pour la première fois de «First Lady», titre anglophone qui désigne la «Première dame»[4]. En 1938, le couple présidentiel accueille à Paris le roi George VI du Royaume-Uni et son épouse, la reine Elisabeth, en visite officielle.
La tombe de Marguerite Lebrun au cimetière de Mercy-le-Haut (Meurthe-et-Moselle).
À la Libération, le couple se réinstalle à Paris, son mari n'a alors plus de fonctions officielles. Marguerite Lebrun succombe à la maladie de Parkinson le , dans l'appartement parisien que l'ancien couple présidentiel louait depuis quelques années au n° 19 du boulevard de Beauséjour à Paris. Son époux meurt un peu moins de trois ans plus tard, en 1950. Elle est inhumée au cimetière de Mercy-le-Haut.
Son arrière-petit-fils Éric Freysselinard publie en 2019 sous le titre Journal de guerre de Marguerite Lebrun, le journal que son arrière-grand-mère a tenu entre 1940 et 1947.