Marie-Joseph Le Guillou
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| Directeur Institut supérieur d'études œcuméniques | |
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| Nom de naissance |
Marcel Le Guillou |
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Prêtre catholique (à partir du ), théologien chrétien, professeur d'université, frère |
| A travaillé pour | |
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| Ordre religieux |
Ordre des Prêcheurs (à partir de ) |
Marie-Joseph Le Guillou (, Servel en Bretagne - , Blaru dans les Yvelines), Marcel Le Guillou à l'état civil, est un prêtre dominicain et un théologien français. Il a œuvré en faveur de l’œcuménisme et a été le référent de la congrégation des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre.
La jeunesse (1920 - 1947)
Marcel Le Guillou naît le à Servel[a 1], commune française rattachée aujourd'hui à Lannion, située dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne et meurt le à Blaru dans les Yvelines, où il est enterré auprès des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre[1].
En , Marcel Le Guillou entre au lycée Henri-IV pour préparer l'École normale supérieure. Il modifie ses projets à cause de la guerre, revient à Servel, et devient professeur au petit séminaire Saint-Joseph de Lannion, responsable d’une classe de 3e classique, surveillant aussi la scolarité en 6e de son frère cadet dans le même établissement[a 2].
En , il entre chez les dominicains à Paris, rue de la Glacière, après avoir obtenu son dernier certificat de licence, celui de grammaire et de philologie[a 3].
De 1941 à 1949, il fait ses études à la faculté de théologie du Saulchoir. Il fait sa profession temporaire le [a 4], sa profession solennelle le [a 5]. Il est ordonné sous-diacre le [a 6], puis diacre le [a 6] et prêtre le [a 7].
La maturité (1947 - 1972)
Il passe sa licence de philosophie en 1945[a 6], et sa licence de théologie en 1949[a 6]. De 1949 à 1952, il enseigne la théologie morale à la faculté de théologie du Saulchoir[a 5]. Il est ensuite appelé au centre Istina en 1952[a 6] où il travaille avec le père Yves Congar. Simultanément il continue son enseignement à la faculté de théologie du Saulchoir de 1952 à 1967 sur la théologie orientale[a 6]. Pour mieux connaître la tradition orientale, il passe une année au Mont Athos[1].
En 1959, il obtient son doctorat en théologie[a 6] avec mention, en soutenant sa thèse : Mission et Unité. Les exigences de la communion, qui est publiée[1].
En 1963, il est appelé à participer en tant qu'expert[a 8] à la seconde session du concile Vatican II[1].
En 1969, il est nommé professeur à l'Institut catholique de Paris, où il reste titulaire jusqu'en 1984[a 9]. Il y fonde l'Institut supérieur d'études œcuméniques (ISEO)[1]. La même année, il est nommé membre de la Commission internationale de théologie[a 9] créée par Paul VI.
En 1971, il participe en tant que théologien au Synode sur le sacerdoce comme secrétaire spécial adjoint[a 8]. Il est nommé membre de la Commission sur la femme[Quoi ?][réf. nécessaire].
En 1973, il est nommé directeur de l'Institut supérieur d'études œcuméniques[a 9].
Avec les bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre (1972-1990)

Tout en poursuivant son enseignement à l'ISEO à l'Institut catholique de Paris et son travail au service de l'Église, le père le Guillou vient prêcher en la retraite annuelle aux bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, traditionnellement prêchée par Maxime Charles, recteur de la basilique : cette retraite sera publiée plus tard sous le titre : L'Église, lumière dans notre nuit[a 10]. Dès lors, il s'attache à la congrégation. Il commence des cours de théologie devenus d'autant plus indispensables que la Congrégation des religieux à Rome demande aux congrégations d'étudier la structure théologique du charisme de chaque institut et d'en approfondir les différents éléments pour rédiger de nouvelles constitutions normant la vie des religieuses[a 11]. C'est ainsi que pendant trois années, les bénédictines suivent des cours couvrant l'ensemble des points à étudier. Il aide ainsi le chapitre général à structurer théologiquement et spirituellement les constitutions qui reçoivent une approbation ad experimentum en 1975. Rome nomme alors le père Le Guillou en tant que théologien au chapitre général de la congrégation. Les constitutions sont approuvées définitivement en 1983[a 11].
Atteint depuis 1974 de la maladie de Parkinson, il se retire régulièrement chez les bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre dans leur prieuré de Béthanie à Blaru (Yvelines) avant de s'y installer définitivement en 1979. À partir de 1983, il fait fonction d'aumônier au prieuré tout en continuant à donner des cycles de conférences aux laïcs souhaitant une formation à la foi chrétienne et un apprentissage de la prière[a 12].
Marie-Joseph Le Guillou meurt le . Des pèlerinages ont lieu sur sa tombe à partir de 1991[2].