Marie Cazin

peintre, graveuse et sculptrice française (1844-1924) From Wikipedia, the free encyclopedia

Marie Cazin, née Marie Clarisse Marguerite Guillet le à Paimbœuf et morte le à Équihen, est une artiste peintre et sculptrice française.

Décès
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Nom de naissance
Marie Clarisse Marguerite GuilletVoir et modifier les données sur Wikidata
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Marie Cazin
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Biographie

Marie Guillet est née dans une famille d'artistes. Fille de Louis Claude Aristide Guillet, peintre et dessinateur, et de Clarisse Marie Brault[1], elle étudie à l'école gratuite de dessin de Paris où elle est l’élève de Juliette Bonheur, sœur de Rosa Bonheur, et de Jean-Charles Cazin, qu’elle épouse, en 1868[a]. Le mariage avec un artiste connu pouvait faciliter l’accès aux Salons et activer le contact avec les critiques et les mécènes[2], elle l’aide dans ses travaux, notamment céramiques, avant de se faire connaître elle-même comme peintresse et comme sculptrice[3].

Pendant la Première Guerre mondiale, elle conserve un studio dans le quartier latin à Paris avant de se retirer à Equihen : « […] Marie Cazin ayant gardé son originalité propre auprès de son illustre mari […] désirerait avoir les moyens de renoncer à son atelier de Paris pour s’installer définitivement à Equihen où l’existence est moins dispendieuse qu’à Paris […][4] ».

Michel Cazin, son fils, a peint son portrait dans Parmi les souvenirs, portrait de Mme Marie Cazin, exposé au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1914.

Les débuts

À partir de 1876, Marie Cazin expose au Salon des artistes français, jusqu'en 1889[5], tout d’abord en tant qu'artiste peintre  avec des paysages essentiellement, des études d'animaux et des figures , Étang de Picardie, (1876), Village de pêcheurs, (1877), Ânes en liberté, (1880), Convalescence, (1886)[5], puis comme sculptrice, travaux plastiques en bronze, plâtre, grès coloré[5], à partir de 1882 (Tristesse). En 1883, elle présente un buste grandeur nature en bronze, David.

Son œuvre la plus connue, Les Jeunes filles, groupe de bronze, est exposée en 1886 et achetée par l’État en 1899. Les deux bronzes seront ensuite conservés à Paris au musée du Luxembourg. Elle réalise également La Fortune, (1883, buste de bronze)[5]. À partir de 1890, elle présente ses œuvres au Salon de la société nationale des beaux-arts[5], dont elle devient sociétaire en 1891, signe de reconnaissance de son statut professionnel. Elle expose ainsi La Science et la Charité, (1893, groupe de bronze), réalise une statue de Jean-Charles Cazin, en 1904, et projette un monument La Nature, en souvenir de son mari, mort en 1901[5].

L'œuvre monumental

Son œuvre monumental est important. Le Second Empire se caractérise, pour les femmes sculpteurs, par l’art considéré comme possibilité[pas clair], aidé en cela par l’intermédiaire de réseaux sociaux et familiaux qui favorisent les commandes et réalisations publiques[6]. L’espace investi par les femmes sculpteurs est un espace semi-public[b] à l’accessibilité modérée : les églises, les cimetières[8], les institutions culturelles. Cette zone en marge et sa mobilisation permet de contourner le manque de commandes officielles. La production de Marie Cazin se distingue par son caractère familial[9] : monument aux docteurs Cazin et Perrochaud, monument et tombe de Jean-Charles Cazin, tombeau d'Adam Perrochaud, etc.

La fonction sociale des femmes

On retrouve dans son œuvre le thème récurrent de la fonction sociale des femmes[10]. Ainsi, se distingue une série de sculptures et de dessins sur le sujet de la femme et du travail : L’École (1893), Femme au travail (1891), Vie Obscure (1901) que Louise Breslau décrit comme « plusieurs femmes occupées à des tâches domestiques […] un remarquable chef-d’œuvre[11] ».

Un art symboliste

Certaines sculptures de l'artiste renvoient au thème de la mort, son omniprésence, la précarité de l’existence, l’importance du vécu mental soit des sujets appréciés de l’art symboliste. Odilon Redon évoque le bronze Regret comme une remarquable réussite dans la promotion d’un art de l’intériorité[12].

Les dernières années

Dans les derniers temps de sa carrière, en partie pour financer son studio parisien, Marie Cazin s’engage dans des commandes pour des créations décoratives dont Fresque, sujet décoratif pour une école d’infirmière (1910), ou encore des dessins pour les Gobelins (Diane, 1912 ; Vénus, 1913)[13].

Elle expose au Salon de 1911 deux fresques Berger du Lavandou et Cheval blanc à Equihen[5].

Réception critique

Au sein de la critique parisienne, ses travaux connaissent un accueil favorable, les termes les plus fréquemment employés étant : « mélancolie », « charme mystérieux », « tendre », « plein d’aisance », « compassion », etc[13].

Elle fait partie de la délégation de femmes françaises artistes présentées à l'Exposition universelle de 1893 à Chicago, regroupées dans le Woman's Building[14], une de ses sculptures ayant toutefois été sélectionnée pour concourir et être exposée au Palais des Beaux-arts[15].

Galerie

Œuvres dans les collections publiques

Aux États-Unis
En France
Au Royaume-Uni

Salons

  • Salon de la Société nationale des beaux-arts : 1891-1899, 1901-1905, 1909, 1911, 1913-1914.
  • 1882 : Tristesse, sculpture.
  • 1883 : David, bronze.
  • 1886 :
    • Jeunes filles, bronze ;
    • Fragment de décoration, plâtre[32].
  • Sakountala, marbre.
  • 1914 : Salon de Bruxelles.

Expositions

  • Royal Academy, Londres, 1874 et 1878.
  • Exposition universelle, Paris, 1889 (médaille d’or) et 1900 (médaille d’argent).
  • World's Columbian Exposition, Chicago, 1893.
  • Les Quelques (association indépendante de femmes artistes), Paris, 1908-1913.
  • Panama-Pacific International Exposition, San Francisco, 1915.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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