Maternité des Lilas
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| Maternité des Lilas | |
| Présentation | |
|---|---|
| Coordonnées | 48° 52′ 43″ nord, 2° 24′ 52″ est |
| Pays | |
| Ville | Les Lilas |
| Adresse | 12 - 14 rue du coq Français |
| Fondation | 1964 |
| Fermeture | 2025 |
| Site web | www.maternitedeslilas.fr |
| Organisation | |
| Type | Établissement privé d’intérêt collectif |
| Services | |
| Spécialité(s) | maternité |
| modifier |
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La maternité des Lilas est une maternité française fondée en 1964, qui a le statut d'établissement privé d’intérêt collectif.
Elle est située aux Lilas dans la Seine-Saint-Denis au 12-14, rue du Coq-Français.
Cette maternité fait figure de pionnière pour son rôle dans les droits des femmes[1]: l'accouchement sans douleur, la pratique d'avortements clandestins avant l’arrivée de la loi Veil et les assauts des commandos anti-IVG jusqu’à l'adoption en 1993 de la loi Neiertz pour rendre ces commandos illégaux, mais aussi pour la façon dont les accouchements sont gérés[2],[3]. En , des difficultés financières depuis plusieurs années aboutissent à sa fermeture.
Outre les services de maternité, l’établissement est centre référent pour les interruptions volontaires de grossesse (IVG) et centre de planification familiale et d'orthogénie[4],[5].
Entre 900 et 1 200 IVG y sont pratiquées chaque année[5],[6]. 1 278 femmes y accouchent en 2020[6],, pour un total de 15 000 consultations[4].
En 2021, 1 107 accouchements et 600 IVG ont lieu[1].
Les parturientes restent en moyenne plus longtemps dans la maternité que dans les hôpitaux publics (4,7 jours, contre 2,7)[2]. Les taux de naissance par césarienne sont plus faibles que l’hôpital voisin de Livry-Gargan[7].
Le modèle de cette maternité repose sur la présence constante de sages-femmes, ce qui double le coût d'un accouchement selon l'agence régionale de santé (ARS) Île-de-France[1].
Historique
La maternité des Lilas est fondée en 1964 par la comtesse Colette de Charnières[8] avec un statut de clinique privée[5]. L'objectif de cette création est de continuer à pratiquer la méthode d'accouchement sans douleur à la suite du départ du docteur Fernand Lamaze de la clinique des Bluets[9].
L'établissement pratique des avortements clandestins avant l’entrée en vigueur de la loi Veil en 1975[2].
En 1976, la maternité des Lilas risque la fermeture à cause de sa faible rentabilité mais est sauvée par son personnel[5].
En 1977, le statut de la maternité change : elle devient un hôpital privé à but non lucratif[10].
En 1980, l’établissement devient une association à but non lucratif puis, quelques années plus tard, un établissement privé d’intérêt collectif [11].
En 1990 le mouvement américain pro-life est à l'origine de la première attaque d’un « commando anti-IVG » contre la maternité des Lilas. Les assauts de ces commandos sont nombreux[2]. Xavier Dor, qui dirige ces commandos, est condamné le à un mois de prison avec sursis et 5 000 francs d'amende pour entrave à l'interruption volontaire de grossesse lors d'une intervention le contre la maternité[12],[13].
En 2014, l'ARS Île-de-France prévoit le déménagement de la maternité au centre hospitalier intercommunal de Montreuil. Marie-Laure Brival, cheffe de service, intervient[14]. Catherine Ringer, chanteuse des Rita Mitsuko, qui connaît cet établissement[15], s'oppose au projet, ainsi que d'autres personnalités telles que Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou, Marie-Georges Buffet et Stéphane Troussel[3].
En 2022, la fermeture menace encore la maternité et une pétition pour la sauver recueille 34 000 signatures[7]. Karine Viard apporte d'ailleurs son soutien[16]. Cette même année, le projet de fusion avec la clinique Vauban de Livry-Gargan est abandonné, mais une fusion avec l’hôpital de Montreuil ou la maternité des Bluets est à l'étude[17].
Le , l'ARS Île-de-France annonce sa fermeture le pour plusieurs raisons : une baisse d'activité, la perte de sa certification par la Haute Autorité de santé (HAS) et des difficultés financières[18],[19].
Hommage
Carole Trébor réalise un documentaire Un p'tit bout d'humanité, consacré aux sages-femmes de la maternité des Lilas, qui est sélectionné au 23e Festival international du premier film d'Annonay[20] en 2006.
