Maurice Bastide du Lude

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Décès
Nom de naissance
Marc Joseph Maurice Ambroise Bastide
Nationalité
Maurice Bastide du Lude
Biographie
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Décès
Nom de naissance
Marc Joseph Maurice Ambroise Bastide
Nationalité
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Maurice Bastide du Lude est un graveur et sculpteur français né le à Nogent-le-Rotrou et mort le à Jouy-le-Potier[1].

Né le à Nogent-le-Rotrou où son père, Athanase Bastide du Lude, capitaine des gardes mobiles d'Eure-et-Loir est engagé dans les combats et meurt le à la bataille de Lorges (Loir-et-Cher) face aux Prussiens durant la guerre franco-allemande de 1870, il devient orphelin de père trois mois après sa naissance. Sa mère, Blanche Pérille-Lacroix de Boischâteau, fille de maîtres de forges des Vosges et parente de George Sand par les Vallet de Villeneuve, quitte l'Eure-et-Loir et rejoint ensuite la demeure familiale de la région naturelle de la Sologne, le château du Lude près d'Orléans et supplie son beau-père, Aristide Bastide du Lude, de partir à la recherche du corps de son mari. Pendant trois semaines, Aristide qui a plus de 70 ans, à pied dans la neige et accompagné d'un fermier du château du Lude dirigeant un tombereau, cherchera le corps de son fils et finira par le trouver, pour ensuite l'inhumer dans la chapelle familiale du Lude.

Maurice est élevé entre l'hôtel particulier du 70 bis rue Notre-Dame des Champs dans le sixième arrondissement de Paris où il fait ses études au collège Stanislas, et les demeures familiales en Sologne chez les Bastide ou à Saint-Max en Meurthe-et-Moselle chez son grand-père maternel, Joseph Pérille de Boischâteau dit Pérille-Lacroix. Les Gayot de Bastide (ou Gaiotti de Bastida) originaires de Bologne et arrivés en France au XIVe siècle en important en France la technique de la soie à Lyon et Saint-Chamond, furent anoblis par le roi Charles VI, avant de s'installer à Limoges au début du XVIIe siècle en vendant la maison Bastide encore existante dans le vieux Lyon. Maurice fut donc éduqué dans la tradition de la culture italienne de la Renaissance et son œuvre en fut fortement inspirée, particulièrement dans ses vues de Venise et de Florence.

Après son diplôme d'ingénieur agronome sous la direction de Eugène Risler, il commence par dessiner et sculpter dans les années 1890, après avoir été formé au dessin par sa grand-mère, Félicité Bastide du Lude - fille du général et comte Étienne Heudelet de Bierre, et par la sœur de son père, la portraitiste et romancière, Berthe Bastide du Lude dite Berthe du Lude.

En 1893, il hérite du château du Lude de Jouy-le-Potier en Sologne. Il y fait intervenir l'architecte Henri Rapine, qui non seulement restaure le vieux château familial mais modernise également l'hôtel particulier et les ateliers du 70 bis rue Notre-Dame des Champs. Le travail de restauration du château du Lude dans le goût de la Renaissance du Val de Loire va développer chez Maurice un goût du détail élégant et de l'architecture lumineuse, découlant de l'influence familiale de l'Italie du XVIe siècle.

En 1897, il épouse Suzanne Tournouër, descendante de la dynastie des illustres libraires Panckoucke, fille de Jacques-Raoul Tournouër président en 1877 de la Société géologique de France, petite-fille du Conseiller d'État et député de la Côte d'Or, Jacques-Simon Tournouër, et nièce du peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres. Ce mariage lui fait intégrer les cercles artistiques de la capitale par ses nouveaux cousins Delphine Ramel, Charles Marcotte d'Argenteuil, Alexandre Legentil, Philippe Marcotte de Quivières, Hubert Rohault de Fleury, Augustin Marcotte de Quivières ou Édouard Dalloz. La proximité du château du Lude d'avec l'atelier de Jean-Auguste-Dominique Ingres à Meung-sur-Loire (Loiret) et d'avec le château du Pavillon, propriété de Ernest Panckoucke à Onzain (Loir-et-Cher), lui permettra de tisser des liens étroits avec ces familles de mécènes et de collectionneurs.

Passionné d'alpinisme, il est parmi les premiers à gravir le Mont Cervin en Suisse. Homme de cheval et cavalier, il pratique la vénerie en Sologne et fut maître d'équipage en second du Rallye-Sologne au duc de Lorge jusqu'en 1914 basé au château de Fontpertuis à Lailly-en-Val, tout en élevant des chevaux de propriétaires d'écuries de courses, tels que Jean de Charsonville (famille Tassin de Charsonville) ou Edmond de Poncins et Marguerite de Biencourt.

Carrière d'artiste

Notes et références

Bibliographie

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