Maurice Darcq
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| Naissance |
Lille, |
|---|---|
| Décès |
(à 58 ans) Lille, |
| Lieux de résidence |
Lille, |
| Activité principale | Violoncelliste |
| Style | Répertoires baroque, classique, romantique et moderne |
| Activités annexes | Professeur de solfège et de violoncelle, Secrétaire du conservatoire de Lille |
| Lieux d'activité | Paris (France), Lille (France) |
| Années d'activité | 1891-1930 |
| Collaborations | Opéra de Paris, Opéra-Comique, Concerts Colonne, Quatuor Lillois |
| Formation | Conservatoire de Lille, Conservatoire de Paris |
| Maîtres | Hippolyte Rabaud |
| Enseignement | Conservatoire de Lille |
| Élèves | Raymond Robillard, Robert Solry, Marcel Tournemaine, Gilbert Robillard, Ferdinand Malfait, Edmond Dervaux, Robert Dupuis, Jean Monnoyer, Louis Godon |
| Conjoint | Marie Barrieu (premières noces), Suzanne Masson (secondes noces) |
| Descendants | Adrienne Darcq |
| Famille | Albert Darcq (oncle) |
| Distinctions honorifiques | Officier de l'Instruction publique |
Maurice Jean Désiré Jules Darcq, né le à Lille (81 bis, rue Esquermoise) et mort le à Lille (59, avenue Butin)[1],[2], est un violoncelliste ayant eu une activité d'interprète et de professeur de violoncelle à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Formation
Maurice Darcq est le fils de Jules Oscar Darcq (né le à Lille - mort le à Lille) et de Célestine Debruy (née le à Dixmude en Belgique - morte le à Lille)[2].
Sa mère était couturière.
Sa fratrie était composée de Albert Louis Darcq (né le à Lille - mort le à Lille) et de Adrienne Léonie Albertine Darcq (née le à Lille - morte le à Pézenas). Celle-ci était pianiste et professeur de musique.
Son oncle, Albert Darcq, était le frère de son père et était un sculpteur et statuaire. Sa sépulture au cimetière de l'est à Lille comporte d'ailleurs une statue notable non loin de la sépulture de son neveu.
Maurice Darcq se maria une première fois le à Paris avec Marie Jeanne Henriette Barrieu avant de se marier en secondes noces le à Paris également avec Suzanne Léonie Angèle Masson (née le à Arras - morte le à 95 ans et inhumée à ses côtés). Son frère Albert Louis Darcq fût témoin aux deux mariages. Le premier couple n'eut aucun enfant tandis que le second eut une fille Adrienne Paulette Suzanne Darcq (1917-2002), qui n'eut elle-même pas de descendance.
La photo ci-contre est l'une des seules connues de lui. Elle est tirée de la page 6 du journal local lillois Les Spectacles du [3].
Son père, Jules Darcq, était secrétaire du conservatoire de Lille, contrebassiste et professeur de musique[2],[3] et fut à l'origine de la création de la classe de contrebasse en 1878[4]. Il décida de se lancer dans le violoncelle en écoutant son oncle Victor Darcq, premier prix de violoncelle au conservatoire de Lille[3].
Il obtint en trois ans, le [5], ses premiers prix de solfège, de dictée musicale et de violoncelle ainsi que le prix d'honneur du ministre de l'instruction publique et des Beaux-Arts[6]. Il se présenta ensuite dans la classe d'Hippolyte Rabaud au conservatoire de Paris[3].
Interprète
Maurice Darcq fût dans un premier temps violoncelliste tuttiste puis soliste au sein des Concerts Colonne à Paris, qu'il rejoint en remportant le concours auquel l'un de ses amis le poussa à se présenter[3]. Il joua en orchestre avec l'Opéra de Paris[3] sous les baguettes d'Alfred Bachelet (chef d'orchestre dès 1907), de Camille Chevillard (directeur dès 1914) et de son compatriote lillois Gabriel Grovlez (lui aussi directeur de 1914 à 1933) ; ainsi qu'avec l'Opéra-Comique sous la direction de François Ruhlmann. Il joua également à Trouville, Vichy ou encore Dinard. Il participa à l'orchestre des Matinées nationales de la Sorbonne sous la direction d'Henri Rabaud, fils d'Hippolyte Rabaud, également directeur du conservatoire de Paris à l'époque[3].
Il fut violoncelliste soliste de la Société des Concerts populaires de Lille fondée en 1877[3].
D'autre part, il était également connu comme trésorier de la Société de secours mutuels des Artistes musiciens de Lille[7], sous-directeur de l'Émulation chorale, membre de la Fédération des musiques du Nord et du Pas-de-Calais[3].
Émile Pierre Ratez, compositeur et ancien directeur du conservatoire de Lille, lui dédia 2 Pièces pour violoncelle, op. 38, pour violoncelle et piano, en 1900[8].
Durant la première guerre mondiale, il fit partie de l'orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris (1915-1916) jusqu'au jour de sa mobilisation. Mis en sursis en 1918, il fut agréé à l'Orchestre de l'Opéra de Paris et à la fin des hostilités reprit ses fonctions au conservatoire de Lille[9].
Quatuor Lillois

Une fois revenu à Lille pour être professeur, il fonda le Quatuor Lillois en 1905[6] avec au premier violon Eugène Callant (également violon solo au grand théâtre Lequeux de Lille[6]), au second violon Julien Vanstaurts et à l'alto Alfred Bailly. Georges Bécu remplaça Julien Vanstaurts au second violon avant que Gaston Desbrauwer ne le remplace à son tour au second violon en 1922[6]. Finalement, Germaine Stéquelbout reprendra le second violon[10]. Charles Roussel (également alto solo au grand théâtre Lequeux de Lille[6]) remplaça Alfred Bailly à l'alto.
Maurice Darcq donna de nombreux concerts de musique de chambre avec ce quatuor avec le répertoire suivant :
- Quatuor à cordes n°4 de Beethoven[11]
- Quatuor à cordes n°7 de Beethoven[9]
- Quintette pour piano n°2 de Dvořák[9]
- Des sonates, duos, trios, quatuors, quintettes, septuors, dixtuos de : Arenski, Bach, Beethoven, Boëlmann, Bloch, Borodine, Eugène Callant, Chopin, Dvořák, Erlanger, Ewald, Fauré, Franck, Godard, Grieg, Haendel, Haydn, Klughardt, Kopylow, Albert Laurent (jeune compositeur d'Armentières[12]), Lalo, Leclair, Lekeu, Malling, Mendelssohn, Mouquet, Mozart, Rabaud, Ratez, Rubinstein, Schumann, Sinding, Swendsen, Veracini, Vitali, etc.
Son épouse Suzanne Darcq était cantatrice et participait à des concerts en compagnie de son mari et du Quatuor Lillois[11].
Le Quatuor Lillois se produisit surtout à Lille et notamment dans certains salons comme celui de MM. Coupleux, rue Esquermoise, le [13].
Professeur de solfège et de violoncelle

Maurice Darcq revînt à Lille après sa période parisienne[3]. Il y fût professeur de solfège pour succéder à M. Schillio[3] et compta parmi ses élèves de nombreux succès comme par exemple Charles-Marie-Ludovic Blareau qui eut son premier prix de violon à l'âge de 12 ans et son premier prix de solfège supérieur dans la classe de Maurice Darcq[14].
Il prit ses fonctions de professeur de la classe supérieure de violoncelle au conservatoire de Lille le [9] et eut notamment les élèves suivants[2] :
- Raymond Robillard (1895-1986)
- Robert Solry (1900-1978)
- Marcel Tournemaine (1894-1941)
- Gilbert Robillard (1906-1971)
- Ferdinand Malfait (1896-1985)
- Edmond Dervaux (1912-1988)
- Robert Dupuis (1917-1993)
- Jean Monnoyer (1916-1987)
- Louis Godon (1880-1913)
Ses élèves remportèrent un succès lors de l'inauguration du nouveau théâtre Sébastopol de Lille en 1903, construit en un temps record à la suite de l'incendie du grand théâtre Lequeux[3].
Il fut en outre secrétaire-archiviste[15] du conservatoire de Lille[3], comme son père, et organisa dans ce cadre des radio-concerts[16].
Décès

Maurice Darcq s'éteint le . La veillée funéraire a lieu au 59, avenue Butin à Lille dans le quartier des Bois-Blancs et les funérailles le en l'église Notre-Dame de Consolation dans le quartier de Vauban-Esquermes à Lille[7] en présence d'une très nombreuse assistance comptant notamment Émile Pierre Ratez, directeur du conservatoire de Lille[17]. Au cours de la cérémonie, une délégation de la Chorale des XXX et de l'Émulation Chorale, chanta la messe de "Requiem" de Mazingue, sous la direction de M. Sys. La symphonie des Concerts populaires interpréta ensuite l'Adagio et la Sonate pathétique de Beethoven et la Mort d'Åse issue de l'acte III de Peer Gynt de Grieg[17].
Sa sépulture se trouve au cimetière de l'Est à Lille à l'allée P16. Une autre violoncelliste, Élisa de Try, décédée en 1922, dispose d'un cénotaphe remarquable à l'entrée du cimetière.