Maurice Lenormand

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Maurice Lenormand
Fonctions
Député français

(5 ans, 1 mois et 22 jours)
Élection 24 mai 1959
Réélection 18 novembre 1962
Circonscription Nouvelle-Calédonie et dépendances
Législature Ire et IIe (Cinquième République)
Groupe politique IOM (1956-1959)
RPCD (1959-1962)
CD (1962-1964)
Successeur Rock Pidjot

(7 ans et 5 mois)
Élection 17 juin 1951
Réélection 2 janvier 1956
Circonscription Nouvelle-Calédonie et dépendances
Législature IIe et IIIe (Quatrième République)
Groupe politique NI (1951-1956)
IOM (1956-1959)
Prédécesseur Roger Gervolino
Biographie
Nom de naissance Maurice Joseph Henri Lenormand
Date de naissance
Lieu de naissance Mâcon (France)
Date de décès (à 93 ans)
Lieu de décès Southport (Australie)
Nationalité Française
Profession Ingénieur chimiste

Maurice Lenormand, né le à Mâcon (Saône-et-Loire) et mort le à Southport sur la Gold Coast, dans le Queensland, en Australie, est un homme politique français. Il est député de Nouvelle-Calédonie de 1951 à 1964 et l'une des principales figures politiques de ce Territoire des années 1950 aux années 1970.

Fils d'un professeur de musique et organiste à la cathédrale Saint-Vincent de Mâcon[1], il obtient un diplôme d'ingénieur de l'Institut agricole d'Algérie en 1933. Il découvre pour la première fois la Nouvelle-Calédonie lors de son service militaire en 1934 puis, libéré, il décide d'y rester quelques années comme chimiste analyseur aux mines de nickel. Il se passionne alors pour la langue et la culture kanak et épouse en 1936 Simone Wapata Soot, petite-fille du grand-chef kanak Boula du district de Lösi à Lifou ; le couple aura 8 enfants.

En 1937, il rentre en Métropole où il crée une société de production radiophonique, écrit un ouvrage sur les problèmes d'organisation professionnelle et syndicale, le Manuel du corporatisme, il cultive toujours en parallèle sa passion pour la culture kanak en nouant contact notamment avec Maurice Leenhardt par le biais de la Société des océanistes au Musée de l'Homme où il se rend fréquemment et de l'Institut d'ethnologie de Paris dont il sort diplômé en 1939.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, il est tout d'abord affecté au Bataillon du Pacifique à Nouméa mais, à sa demande, il est muté au sein du 6e régiment d'infanterie coloniale rattaché à la 6e division d'infanterie coloniale (DIC) au sein de la IIIe Armée puis de la IIe Armée. Il participe ainsi à l'offensive de la Sarre puis à la défense du secteur Stonne - Beaumont-en-Argonne - Sommauthe dans les environs de Sedan en et enfin aux combats que le régiment continue à mener durant la retraite générale de juin 1940, notamment à Châlons-sur-Marne.

Démobilisé à la fin de l'année 1940, il rentre à Paris où il entame des études de pharmacie tout en suivant les cours de l'École pratique des hautes études dont il est élève titulaire et de l'École nationale des langues orientales vivantes (ENLOV) pour le malais, l'houaïlou et le tahitien (les enseignements de ces deux dernières langues, parmi d'autres d'Océanie, ayant été ouverts par Maurice Leenhardt en 1944). En août 1944 il participe également aux combats pour la Libération de Paris au sein du réseau de résistance Libération-Nord. En 1945, il obtient son doctorat de pharmacie de la faculté de Paris, en même temps que son diplôme de l'ENLOV, il retourne à Nouméa dès le début de l'année 1946 et y achète la pharmacie Busiau, du nom de son ancien propriétaire Gabriel Busiau décédé en 1933, qui devient, sous le nom de Pharmacie générale de Nouvelle-Calédonie, la principale officine du Territoire. Directeur de la Société coloniale du Pacifique austral, il devient également le propriétaire d'une plantation à Sarabo sur l'île d'Espiritu Santo aux Nouvelles-Hébrides. Mais c'est surtout sur le plan politique que Maurice Lenormand va alors être actif.

Une figure politique néo-calédonienne majeure

Notes et références

Voir aussi

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