Mawena Yehouessi

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Naissance

Cotonou, Bénin
Nationalité
Activité
Curatrice, chercheuse, artiste
Mawena Yehouessi
Biographie
Naissance

Cotonou, Bénin
Nationalité
Formation
Activité
Curatrice, chercheuse, artiste
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Mawena Yehouessi, née le à Cotonou, est une curatrice, chercheuse et artiste dont la pratique pluridisciplinaire s’ancre dans le collage, l’afrofuturisme et les Black studies. Se décrivant comme une « collisionniste »[1], elle soutient la première thèse en Arts de la Villa Arson et de l’Université Côte d’Azur, intitulée "Poïéthiques afrofuturistes : Trimer trames à l'intersection du collage et de la curation"[2],[3] en 2024.

Née au Bénin et de nationalité française, Mawena Yehouessi est aussi originaire du Sénégal et du Togo[4]. Ayant majoritairement grandi en France, elle poursuit des études de lettres, puis de philosophie avant de se réorienter vers la gestion culturelle.

Après avoir obtenu un CFEC de danse contemporaine au Conservatoire en parallèle de ses études, puis être passée par les classes préparatoires du Lycée Pothier puis du Lycée Louis-le-Grand, Mawena Yehouessi obtient un premier master en Philosophie Contemporaine de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle entre ensuite à l’Institut d'Études Européennes de l’Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis dans le parcours "Politiques et gestion de la culture en Europe". Elle y obtiendra un second master, après un échange au sein du programme GIOCA (Innovation and Organization of Culture and the Arts) de l’Université de Bologne et différentes premières expériences dans les milieux de l’art. Au sein de la foire parisienne d'art contemporain, cutlog notamment et du studio NAME architecture (anciennement R-ARE), ainsi qu’auprès de Jérôme Sans.

Recherche et Parcours

En 2015, Mawena Yehouessi fonde le collectif Black(s) to the Future, une plateforme transmedia pour la valorisation des pratiques et pensées africaines contemporaines et afro-diasporiques[5],[6]. Puisant dans l'esthétique et les héritages afro-futuristes, le collectif sera l’un des premiers à s’y intéresser directement en France[7], à travers notamment les deux éditions de son festival et son site internet (désormais en friche)[8].

Inspiré d’autres initiatives afro-centrées telles que le collectif Mwasi, l’espace Khiasma et sa radio R22 ou encore l’association Cinewax, L’Afro Le site, Le Paris Noir, etc. le collectif Black(s) to the Future aura réuni différents artistes et protagnistes de la scène contemporaine francophone dont Sybil Coovi Handemagnon, Kyo Kim, Fallon Mayanja, Josèfa Ntjam, Nicolas Pirus, ou encore Tarek Lakhrissi, Eden Tinto-Collins, Nadir Khanfour, Caroline Honorien, Ibaaku, Crystallmess, Mo Laudi, Kami Awori, Ishola Akpo, Olivier Marboeuf et Nadia Yala Kisukidi.

En 2024, Mawena Yehouessi soutient la première thèse en Arts de la Villa Arson et de l’Université Côte d’Azur, intitulée « Poïéthiques afrofuturistes : Trimer trames à l'intersection du collage et de la curation », sous la co-direction de Sophie Orlando, Nadia Yala Kisukidi et Jean-François Trubert. Parmi les membres de son jury, on compte notamment Maboula Soumahoro (angliciste) et Emmanuelle Chérel (historienne de l'art).

À travers ce doctorat de recherche-création, elle déploie une approche de la curation comme soin (des personnes, des objets et des histoires qui les traversent) d’une part, et du collage comme pratique éthique et méthodologie d’émancipation collective de l’autre[9]. Elle s’intéresse en particulier aux études noires (à travers les écrits de Fred Moten et Saidiya Hartman), aux pratiques décoloniales (par le biais de Olivier Marboeuf et Denise Ferreira da Silva (en)) ainsi qu’au cinéma (via notamment Kara Keeling (en) et John Akomfrah), le tout teinté d’une réflexion sur la mélancolie comme lieu de rencontre et d’alliance relationnelle possible (comme la rage), plutôt que simple stigmate.

En parallèle de l’écriture de cette thèse, Mawena Yehouessi réalise un film collaboratif, Sol in the Dark ; une pièce collective, NSNAMDLM ; ainsi que deux expositions, to “The Fire Next Time” et before they were none, aux côtés de l’éditrice Rosanna Puyol Boralevi (Brook[10]) et des curatrices Daisy Lambert et Noémie Pirus-Hassid. Elle propose ainsi des expérimentations sensibles en prolongement de sa recherche, où l’idée même de collectivité est mise à l’épreuve, ouvrant à d’autres formes de compréhension des termes de communauté et d’amitié.

En , Sol in the Dark est sélectionné à l’occasion de la 72ᵉ Berlinale – Forum & Forum Expanded[11].

Publications et Réalisations

Références

Liens externes

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