Maître de la Sainte Parenté le Jeune

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Maître de la Sainte Parenté le Jeune
Portrait d'une dame.
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Sainte Parenté, Maître de la Sainte Parenté le Jeune (panneau central), Wallraf-Richartz-Museum, Cologne.

Le Maître de la Sainte Parenté le Jeune (en allemand Meister der Heiligen Sippe der Jüngere) est un peintre du Moyen Âge tardif qui a été actif entre 1475 et 1515 environ à Cologne et dans ses alentours.

Son vrai nom est inconnu, et il porte son nom de convention d'après l'une de ses œuvres principales connues, un retable à volets qui se trouve au Wallraf-Richartz-Museum à Cologne. La partie centrale de ce triptyque montre la Sainte Parenté, donc la Vierge et l'Enfant, entourés de ses ancêtres, avec également sainte Catherine et sainte Barbe, ce qui fait de ce tableau aussi un mariage mystique.

Le maître est né aux alentours de 1450 et mort vers 1516. Quelques décennies plus tôt, un autre peintre, également de nom inconnu, est actif à Cologne et travaille dans le même courant. Pour les distinguer, on appelle ce deuxième, actif entre 1410 et 1440 environ, le Maître de la Sainte Parenté l'Ancien[1],[2],[3].

L'artiste, nommé ainsi d'après le retable de la Sainte Parenté[4], porte en complément « le Jeune » pour le distinguer de « l'Ancien », également auteur d'un triptyque de la Sainte Parenté[5]. Une tentative entreprise d'identifier l'artiste avec Lambert von Luytge, peintre de la ville de Cologne, n'a pas été concluante[6]. L'œuvre qui lui est attribuée est extraordinairement riche et variée. Elle comprend de petits tableaux de dévotion, des épitaphes et des retables particulièrement grands, mais aussi des cartons de vitraux[7]. L'attribution des travaux se fait en général sur des considérations stylistiques. Le maître figurait, à la fin du XVe et début du XVIe siècle parmi les peintres les plus importants à Cologne. Son importante production invite à penser qu'il dirigeait un grand atelier[3].

Il n'est pas connu où le maître a été formé. Dans son œuvre se mélangent la tradition colonaise des successeurs de Stefan Lochner et du Maître de la Vie de Marie avec les influences flamandes qui laissent supposer la familiarité avec les œuvres de Rogier van der Weyden, Juste de Gand, Hugo van der Goes et Geertgens. On voit aussi, dans ses travaux, des proximités avec le Maître de la Glorification de Marie, et le Maître du Retable de saint Barthélemy. Toutefois, il n'existe que peu de documentation chronologique[8].

Dans sa longue période d'activité, on peut toutefois distinguer deux phases. Vers 1490 s'achève le cycle des œuvres de jeunesse[3] avec la Crucifixion de Richterich, près d'Aix-la-Chapelle, peinte v. 1490 (Bruxelles, M. R. B. A.). Une évolution probablement déterminée par un voyage aux Pays-Bas se caractérise dans les coloris par le remplacement des tons variés et clairs des premiers travaux par des couleurs plus sombres commandées par la composition; l'évolution vers le réalisme, le souci du détail, de la peinture flamande montrent l'influence de peintres comme Juste de Gand et Hugo Van der Goes. C'est à ceux-ci que l'artiste emprunte les nouvelles formes dans la composition et la représentation du paysage et des personnages. Les panneaux empreints de cet esprit flamand débutent avec l'épitaphe du curé Jacob Udeman von Erkelenz, daté de 1492[3].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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