Mersuay

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Mersuay
Mersuay
Mairie, monument aux morts et école de Mersuay.
Blason de Mersuay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Intercommunalité CC Terres de Saône
Code postal 70160
Code commune 70343
Démographie
Population
municipale
287 hab. (2023 en évolution de −0,69 % par rapport à 2017)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 00″ nord, 6° 08′ 22″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 259 m
Superficie 11,75 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Vesoul
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Port-sur-Saône
Législatives 1re circonscription de la Haute-Saône
Localisation
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Mersuay
Liens
Site web www.mersuay.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Mersuay est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Localisation

Mersuay est un village construit au bord de la Lanterne, affluent de la Saône, situé à 19 km à vol d'oiseau du nord de Vesoul, 60 km de l'est de Langres, 49 km du sud-ouest d'Épinal et 19 km de l'ouest de Luxeuil-les-Bains.

La commune est proche du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Bourguignon-lès-Conflans, Breurey-lès-Faverney, Conflans-sur-Lanterne, Cubry-lès-Faverney, Équevilley, Faverney et Menoux.

Géologie et relief

Mersuay forme un coteau descendant en une pente assez légère en direction de la plaine au nord. Il existe de nombreuses combes dans la partie sud du village, dirigées du nord au sud. L'exposition de la commune est à dominante nord.

Des alluvions plus ou moins vieilles ont été retrouvées dans le cours de la rivière. Des dents de mammouths ont été identifiées. Dans la vallée du ruisseau des Combes, et à l'emplacement du bois de Revreuges, sont situées les alluvions les plus anciennes. Par ailleurs, des pierres calcaires et des argiles du Muschelkalk composent la majeure partie du sol communal.

Hydrographie

Un des multiples étangs de la commune.

La rivière la Lanterne traverse la commune du nord au nord-ouest et reçoit de nombreux ruisseaux du nord et du sud : ruisseau de la Raie, ruisseau des Combes, ruisseau de Courcelles, canal du Moulin de Faverney. Le ruisseau de Meurecourt, le ruisseau des Canes s'inscrivent également au nombre des cours d'eau qui traversent la commune de Mersuay.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[3] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 978 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Venisey à 12 km à vol d'oiseau[7], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 850,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,4 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Appartenant à la basse vallée de La Lanterne (qui englobe également Breurey-lès-Faverney), la commune fait partie des six réserves naturelles que compte actuellement la Haute-Saône[10]. On peut ainsi y voir différentes sortes d'oiseaux migrateurs (cigognes, courlis...).

Urbanisme

Typologie

Au , Mersuay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vesoul, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (50,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (34,2 %), forêts (29,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,7 %), terres arables (9,3 %), eaux continentales[Note 3] (5,8 %), cultures permanentes (3,1 %), zones urbanisées (2,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %), mines, décharges et chantiers (2,3 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2015 et 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 165, alors qu'il était de 145 en 2010[I 2].

Parmi ces logements, 78,2 % étaient des résidences principales, 10,3 % des résidences secondaires et 11,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,7 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Mersuay en 2020 en comparaison avec celle de la Haute-Saône et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (10,3 %) supérieure à celle du département (6,2 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 86 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (86,7 % en 2015), contre 68,8 % pour la Haute-Saône et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Mersuay en 2020.
Typologie Mersuay[I 2] Haute-Saône[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 78,2 83 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 10,3 6,2 9,7
Logements vacants (en %) 11,5 10,7 8,2

Toponymie

Ancienne dénomination de la commune : Mersnai. L'actuelle appellation de la commune vient d'un nom d'origine latine Martius/Marcus avec pour suffixe -scum[réf. nécessaire].

Histoire

Moyen Âge

On fait remonter la fondation de Mersuay à l'an 800. Selon la même tradition, ce lieu aurait commencé à se structurer durablement, au cours des siècles, autour d'un moulin placé à peu près au centre du village actuel (ce moulin, source d'inondations régulières, a été acheté et détruit par la commune en 1891).

Mersuay est alors une dépendance de la Mairie' de Vesoul, appartenant au comte de Bourgogne, tel qu'on peut le constater dans une enquête faite en 1242 sur les droits et l'étendue de cette Mairie. Mersuay est donné en gage par le comte palatin Othon III à Aymon d'Annegray, dont les enfants se désistent en 1256 de leurs prétentions sur le village et tiennent quitte le comte Hugues et la comtesse Alix de tous dommages et intérêts à ce sujet.

Jean de Bourgogne[Lequel ?] recueille Mersuay dans l'héritage de ses parents. Puis en 1479, le village appartient avec toutes ses dépendances à Jean de Neufchâtel, seigneur de Montaigu, qui les donne cette même année à l'abbaye Notre-Dame de Faverney avec tout ce qu'il y avait en dîmes et tailles pour la création d'une messe quotidienne (qui se voulait perpétuelle) dans l'église abbatiale.

Il est probable que la famille arborant le nom de Mersuay y posséde un fief relevant de la famille Montaigu. Henri de Mersuay y vit en 1407; Marguerite de l'Isle, veuve de Huguenin de Mersuay, y vit en 1453; Jeanne de Mont-Simon, veuve de Guillaume de Mersuay, y a également vécu en 1501[15].

Temps modernes

La seigneurie appartient par la suite en 1730 à Antoine Maignien et en 1789 à Claude-Pierre Maignien. Marie Gabrielle Maignien, sa fille, épouse Antoine de Coucy. De cette union est née Eugénie de Coucy, future épouse du maréchal Oudinot.

Avant la Révolution française, la localité relève du bailliage de Vesoul et le décanat de Luxeuil.

Révolution française et Empire

En 1792, à la suite de la proclamation de « la patrie en danger » par l'Assemblée législative lors de la guerre franco-Autrichienne, 28 habitants partent défendre le territoire national. Vingt-et-un meurent à la suite de cet engagement.

Cette période voit se succéder de multiples réquisitions de tous produits pour la récente armée républicaine (en 1793, les châteaux, les bois et les chevaux sont ce qui était le plus recherché ). Des réquisitions de vaches et de veaux  une vache étant à l'époque estimée à 67 francs  de foin, d'avoine, de blé, d'eau de vie, de vin, de vinaigre ont lieu à la fin du Premier Empire pour être conduit à Vesoul ou à Belfort afin de soutenir l'effort de guerre. En , les troupes autrichiennes sont à Vesoul.

Époque contemporaine

La commune, dans la seconde partie du XIXe siècle, cherche activité et travail pour les moins fortunés, qu'on qualifie d'indigents. En 1846, du pain leur est distribué chaque semaine. La commune vote pour cela l'année suivante une dotation de 2 000 francs. Une commission spécialement constituée pour pallier ce problème achète du grain et leur distribue.

En 1854, la commune connait un épisode de choléra.

En 1860, la ligne d'Aillevillers à Port-d'Atelier-Amance, mise en service par la Compagnie des chemins de fer de l'Est et utilisée notamment par certaines relations de Nancy à Dijon et au-delà, dessert la gare de Mersuay. La ligne perd son trafic omnibus avant 1960[16] et est déclassée en 1998[17]. Le bâtiment de la gare, voué à la démolition, a été racheté par la commune est restaurée en 2022 et sert aux besoins communaux et de l'association Fête et loisirs locale[18].

En 1866 le corps des sapeurs pompiers du village est créé.

Église de Mersuay - années 1950.

La guerre franco-allemande de 1870 pousse le village à mettre en place un emprunt pour soutenir l'effort de guerre. 55 habitants sont réquisitionnés pour les combats. La même année, le département est occupé par l'armée prussienne.

Un incendie de grande importance met à la rue 07 familles du village en 1873, ce qui oblige la commune à prendre en charge les dépenses de ces personnes tombées dans le plus total dénuement.

Les deux guerres mondiales ont touché le village. En 1914-1918, 21 natifs du village meurent des suites du conflit. En 1939-1945, deux civils sont morts à la Libération.

En débutent les travaux de restauration de La Maison de Mersuay, grande bâtisse seigneuriale (1650-1719) qui est reconvertie en galerie d'art « La Prédelle » par Benoît Delescluse et son épouse Madeleine, peintre et galeriste, installés jusqu'à cette date à Besançon.Cette bâtisse, après d'importants travaux de réhabilitation, est désormais utilisée par de nouveaux propriétaires comme Gîte/Maison d'hôtes, accessible à l'année (""La Demeure d'Eugénie"")[19].

Le mercredi , la place de l’Église, ainsi que plusieurs maisons, se retrouvent en partie sous les eaux. De fortes intempéries ont fait déborder le ruisseau au centre du village. Des torrents de boue provenant des champs alentours ont envahi la commune en quelques minutes. Certaines maisons ont ainsi été inondées. L'état de catastrophe naturelle n'est pas reconnu. Les aléas climatiques de la première partie de 2024 ont complètement engorgé les prairies alentours, plusieurs dizaines d'hectares de terres agricoles sont inondées. Aucun blessé n'est à déplorer mais, pour certains habitants, les dégâts matériels sont importants. Des estimations quant à la teneur des dégâts au sein de l’Église (impact sur le système de chauffage notamment) sont en cours. De mémoire vivante, de telles précipitations, avec de telles conséquences, n'avaient jamais été constatées.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône.

Elle faisait partie depuis du canton de Port-sur-Saône[20]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Port-sur-Saône porté de 17 à 46 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de la Haute-Saône.

Intercommunalité

La commune était membre de la communauté de communes de la Saône jolie, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1992 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

L'article 35 de la loi n° 2010-1563 du [21] « de réforme des collectivités territoriales » prévoyant d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre, dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants, les communautés de communes :
- Agir ensemble ;
- de la Saône jolie ;
- des six villages ;
et les communes isolées de Bourguignon-lès-Conflans, Breurey-lès-Faverney et Vilory ont été regroupées pour former le la communauté de communes Terres de Saône, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
  1954 Henri Nargues    
1954 1965 Georges Poutot   Agriculteur
1965 1983 Marcel Peltier   Ancien militaire de carrière
1983 1989 Georges Grandhay   Cadre hôpital de Saint-Rémy (70)
1989 1995 Michel Charriot   Agriculteur
juin 1995 mars 2008 Raymond Schoumer   Chef d'entreprise
mars 2008[23] 2014 Jean-Claude Galloyer   Ancien militaire
avril 2014[24] octobre 2023[25] Roland Petitfils   Directeur d’Habitat 70 sur le secteur d’Héricourt
Mort en fonction
2024 mars 2026 Christian Chervet   Retraité
mars 2026[26] en cours Bernard Beaudrey   Cadre retraité

Équipements et services publics

Enseignement

La commune est située dans l'académie de Besançon. Elle dépend de la zone A.

En 2010, parmi la population de 15 à 64 ans, Mersuay comptabilisait 9,0 % d'étudiants[réf. nécessaire].

Mersuay dispose jusqu'à [27] d'une école primaire relevant de l'inspection académique de Haute-Saône. La commune fait alors partie, avec 4 villages (Faverney, Breurey-lès-Faverney, Provenchère, Equevilley) d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) basé sur la mutualisation des services. Le pôle informatique du RPI se situe alors à Mersuay.

De 2006 à 2018, une des deux classes, précédemment fermée, a été rénovée et abritait ce centre de nouvelles technologies. Équipé de l'ADSL, le lieu accueille des élèves de la maternelle au CM2. Initialement, le but était de conduire les enfants à l'obtention d'un brevet informatique (le B2I) avant l'entrée au collège.

Depuis le , c'est la communauté de communes Terres de Saône (CCTS) qui exerce les compétences scolaires, périscolaires et accueil petite enfance sur l'ensemble de son territoire. Dans le cadre de la politique de restructuration de ses écoles, la CCTS a décidé la fermeture du RPI et la construction d'un pôle éducatif (regroupement pédagogique concentré) à Faverney regroupant les élèves de l'ancien RPI avec également ceux des communes de Menoux et de Bourguignon-les-Conflans[28]. La première rentrée des classes dans ce pôle éducatif à lieu en [29].

Équipements

La commune s'est équipée, durant ces dix dernières années, de nombreux jeux pour enfants au niveau de l'ancien stade municipal. Cette aire, répondant désormais aux normes obligatoires imposées par la DGCCRF, est adjacente à une structure qui sert au ramassage scolaire des jeunes enfants.

Durant la crise énergétique de 2022-2023, la municipalité a fait le choix de préserver l'éclairage public nocturne, contrairement à de nombreuses autres communes métropolitaines. Ce positionnement a été favorisé grâce au remplacement intégral, durant les dix dernières années, des ampoules à incandescence présentes sur les réverbères par des dispositifs DEL à basse consommation.

Internet, accessible depuis de nombreuses années au sein de l'agglomération, connaît une phase de distribution et d'amélioration décisive durant les années 2020-2024 grâce à la systématisation de la fibre.

La commune s'est dotée, depuis au moins une décennie (années 2010), d'un système de roselière afin de traiter ses eaux usées. Les végétaux de la roselière forment d'épais réseaux de rhizomes qui contribuent au comblement progressif du milieu. Notamment dans les milieux eutrophes ou pollués, qui accélèrent le développement végétatif. La quasi totalité des habitations est désormais reliée au réseau d'assainissement.

Population et société

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

En 2023, la commune comptait 287 habitants[Note 4], en évolution de −0,69 % par rapport à 2017 (Haute-Saône : −1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
486518524528604607606607634
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
585572544539544502506461455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
406396380350304300264290250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
269233279235242230255254270
2014 2019 2023 - - - - - -
298285287------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

En 2020, Les 161 foyers fiscaux de Mersuay déclarent en moyenne des revenus mensuels de 2 865 € par mois et par foyer, soit 34 380 € par an et par foyer. Ce revenu mensuel moyen a augmenté de 686 € par mois (soit 8232 € par an) entre 2019 et 2020 dépassant ainsi la moyenne nationale[33]

Culture et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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