Michèle Cros

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Michèle Cros, née le à Paris, est une anthropologue française, spécialisée dans l’anthropologie de la santé et de la nature. Ses travaux de terrain portent sur le Burkina Faso (pays lobi) et la Bolivie. Elle est professeure à l’université Lumière-Lyon-II.

Michèle Cros, élève de Georges Balandier et de Maurice Godelier à l’École des hautes études en sciences sociales, a obtenu un DESS de psychologie clinique et pathologique à université Paris V en 1985. Elle soutient une thèse de doctorat en 1987 sous la direction de Louis-Vincent Thomas à Paris V, sur l’anthropologie du sang chez les Lobi (Burkina Faso – Côte d’Ivoire) qui donnera lieu à une publication préfacée par l'hématologue Jean Bernard. Elle a obtenu son habilitation à diriger des recherches en 1996 sous la direction de Françoise Héritier à l’EHESS. Elle est nommée maitre de conférences à l’université Bordeaux-II en 1990 avant de rejoindre l’université Lumière Lyon 2 en tant que professeur en 2002 après un détachement au CNRS de 1998 à 2000 en Bolivie. Ancienne directrice du département d’anthropologie de Lyon 2, elle est aujourd'hui chercheur au LADEC[1] – le Laboratoire d’anthropologie des enjeux contemporains, après avoir été accueillie au LAS – le Laboratoire d’anthropologie sociale en 2015-2016. Elle a été jusqu’en 2019 membre du Conseil d’évaluation scientifique du Musée du Quai Branly - Jacques-Chirac [2].

Travaux de recherche et méthodologie

Michèle Cros et Désiré Pooda
Michèle Cros et Désiré Pooda en pays Lobi dans les années 1990.

Après avoir travaillé sur la symbolique du sang et l'imaginaire du sida en pays lobi burkinabè et la fête annuelle des Alasitas à La Paz, en Bolivie, ses recherches se portent sur la marchandisation de l'or au Burkina Faso [3], les génies de la brousse[4] en passant par les animaux en Afrique subsaharienne en rapport avec les zoonoses et autres maladies émergentes liées au franchissement de la barrière des espèces.

Ses investigations se fondent sur des travaux de longue durée dans le cadre d’une ethnographie narrative et visuelle[5]. Elle développe une méthode de recueil et d’analyse comparée des paroles et des images recueillies à l’aide de narrations graphiques effectuées par les personnes avec lesquelles ses recherches sont conduites.

Cette façon de faire s’apparente à une anthropologie projective qui témoigne de la portée heuristique du dessin en tant que médium permettant de donner à voir l’invisible[6] ou le difficilement dicible notamment dans l’appréhension des logiques de la contagion en matière de pandémie, du sida à Ebola[7]

Elle est l'auteure de publications sur la symbolique du sang[8],[9] (notamment féminin)[10], l'univers initiatique[11], l'imaginaire du sida[12],[13],[14], les représentations de l'or, des génies[15] et des animaux[16],[17],[18] en Afrique .

Publications

Références

Liens extérieurs

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