Mickaël Forrest
homme politique français et militant indépendantiste kanak
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Mickaël Forrest est un homme politique français et militant indépendantiste kanak en Nouvelle-Calédonie, né le à Nouméa. Il est membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pour l'Union calédonienne (UC) et le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) depuis 2021.
| Mickaël Forrest | |
| Fonctions | |
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| Membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie[1] | |
| En fonction depuis le (4 ans et 8 mois) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Président | Louis Mapou Alcide Ponga |
| Gouvernement | Mapou Ponga |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Nouméa |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | FLNKS UC |
| Fratrie | Omayra Naisseline |
| Profession | Fonctionnaire territorial |
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Biographie
Mickaël Forrest a grandi entre les tribus de ses deux parents, La Conception au Mont-Dore dans la banlieue nouméenne du côté maternel (issu de la famille Pidjot) et Luengöni à Lifou dans les Îles Loyauté du côté paternel (de la famille Forrest), où il continue de résider[2]. Lié à une famille impliquée depuis plusieurs générations dans la mouvance indépendantiste kanak, il est ainsi l'arrière-petit-fils de l'ancien député et président fondateur de l'Union calédonienne Rock Pidjot, le cousin issu de germain de l'ancien président du Congrès, du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et lui-aussi de l'UC Roch Wamytan et le frère de la membre Dynamique autochtone du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et de l'Assemblée de la Province des îles Loyauté Omayra Naisseline.
Mickaël Forrest a suivi une carrière au sein de la Province des îles Loyauté, d'abord comme chef de service puis directeur de la culture[3].
Carrière politique
Cadre de l'UC-FLNKS
Mickaël Forrest rejoint lui-même très jeune l'UC, dont il est le 2e vice-président depuis 2021, ainsi que le FLNKS, dont il est le secrétaire permanent pour les affaires extérieures au sein de son bureau politique dès 2014[2],[3].
Il a été candidat à la présidence de l'UC contre Daniel Goa, qui est pourtant alors largement réélu avec 145 voix sur 195 votants, lors du congrès de Touho en [4].
Il est l'un des signataires pour le FLNKS de l'accord de Bougival le , bien qu'il s'oppose par la suite, comme les autres membres de sa délégation, à la mise en œuvre de ce projet.
Membre du gouvernement Mapou (2021-2025)
Mickaël Forrest est élu le en troisième position sur la liste de l'intergroupe UC-FLNKS et Nationalistes avec L'Éveil océanien menée par le P-DG d'Air Calédonie et ancien président du MEDEF en Nouvelle-Calédonie Samuel Hnepeune dans le 17e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie issu de l'accord de Nouméa. Cet exécutif est pleinement mis en place le 16 juillet suivant, après l'élection de Louis Mapou — de l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) et du Parti de libération kanak (Palika), autre composante majeure du FLNKS — à la présidence. Mickaël Forrest y obtient l'animation et le contrôle des secteurs de la Culture, de la Jeunesse, des Sports, de la Protection de l'enfance et de la jeunesse, des actions en faveur de la solidarité, de la coordination et du suivi du Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance, de la Promotion internationale du tourisme, du Suivi des Relations extérieures (en lien avec le président) et des Relations avec le Conseil économique, social et environnemental de la Nouvelle-Calédonie (CESE-NC)[3]. Il prend également la présidence du GIE Nouvelle-Calédonie Tourisme.
Membre du gouvernement Ponga (depuis 2025)
Mickaël Forrest est reconduit, cette fois en deuxième position derrière Gilbert Tyuienon sur la liste du groupe UC-FLNKS et Nationalistes, dans le 18e gouvernement le . La présidence revient alors au non-indépendantiste Alcide Ponga. Mickaël Forrest reste chargé de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, obtient en plus le suivi des questions liées à la Citoyenneté, mais perd toutes les autres attributions qu'il animait dans le précédent exécutif[5].
Controverses
Liens avec l'Azerbaïdjan
Mickaël Forrest participe au « premier congrès des colonies françaises » organisé par le Groupe d'initiative de Bakou (GIB) dans la capitale de l'Azerbaïdjan les 17 et 18 juillet 2024. L'étiquette placée devant lui le présente comme un représentant du « gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ». Ce déplacement relance les accusations d'ingérences contre le pays du Caucase, ainsi que, possiblement en arrière fond, celles de la Russie[6].
Liens politiques avec Christian Tein et la CCAT
Mickaël Forrest fait partie des principaux soutiens, au sein de l'UC et du FLNKS, de Christian Tein, le leader de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), soupçonné d'avoir joué un rôle dans le déclenchement et l'organisation des émeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie[7].