Daniel Goa

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Élection-
Réélection
PrédécesseurCharles Pidjot
SuccesseurEmmanuel Tjibaou
Daniel Goa
Illustration.
Fonctions
Président de l'Union calédonienne

(12 ans et 6 jours)
Élection -
Réélection
Prédécesseur Charles Pidjot
Successeur Emmanuel Tjibaou
Membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie
En fonction depuis le
(16 ans, 10 mois et 26 jours)
Élection 10 mai 2009
Réélection 11 mai 2014
12 mai 2019
Législature 3e, 4e et 5e mandatures
Maire de Hienghène

(2 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection 23 mars 2014
Prédécesseur Jean-Pierre Djaïwé
Successeur André Lévy
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Hienghène (Nouvelle-Calédonie, France)
Nationalité Française
Parti politique Union calédonienne

Daniel Goa, né le à la tribu de la Haut-Coulna dans la commune de Hienghène (Nouvelle-Calédonie), est un homme politique français et indépendantiste kanak.

Élu à l'Assemblée de la Province Nord depuis 2002 et au Congrès de la Nouvelle-Calédonie depuis 2009, il préside l'Union calédonienne (UC) du au et est maire de Hienghène du au .

Conduite en état d'ivresse

Le [1], Daniel Goa a été impliqué dans un accident de la route, en percutant un autre véhicule stationné devant l'école primaire de Pouembout.

Les Gendarmes arrivés sur place, ont alors constatés que Daniel Goa avait un taux de 1,6 gramme dans le sang, après avoir effectué un contrôle d'alcoolémie.

Le président de l'UC est condamné à 6 mois de suspension de permis de conduire, et à 200 jours-amende équivalent à 240 000 Francs CFP, lors d'une audience en CRPC le [2].

Récidive

Le au matin, durant une opération de contrôle routier de la gendarmerie, sur la commune de Voh, Daniel Goa a été une nouvelle fois contrôlé positif à l'alcool[3]. Cette fois son taux d'alcoolémie été de 0,8 grammes dans le sang, et son véhicule immédiatement immobilisé. Son permis lui avait été restitué quelques jours auparavant, après 6 mois de suspension.

Finalement, Daniel Goa est condamné en CRPC à 6 mois de prison avec sursis, à l'annulation de son permis de conduire, et à une amende de 200 000 F cfp[4].

État d'ébriété

Le , Daniel Goa a vécu une nuit agitée. Tout a commencé par une chute à la Baie de la Moselle à Nouméa, où il s’est blessé à la tête. Les pompiers l’ont pris en charge et conduit au Médipôle. Là, un dépistage d’alcoolémie a révélé un taux de 3,5 grammes d’alcool par litre de sang.

À la suite de cet incident, Daniel Goa a passé la nuit dans la cellule de dégrisement du commissariat central de Nouméa. La police nationale a confirmé cette information[5].

Propos polémiques

Lors du comité directeur de l'Union Calédonienne à Koumac le [6], Daniel Goa a pris la parole pour tenir des propos polémiques.

Il a alors affirmé que : « La France ne nous reconnait pas, nous ne la reconnaitrons pas, ce qui nous obligera forcément à nous tourner vers de puissants soutiens extérieurs qui nous font déjà des appels du pied, le peuple kanak n'est plus seul. ». Mais également que : « l'évènement d'un corps électoral ouvert que l’État s'engage à rétablir ne nous donnera pas le choix que d'agir et nous faire envisager des solutions irréversibles, au risque que plus aucune élection ne se tiendra dans ce pays avec ce nouveau corps électoral. »

Pour lui, l'ouverture du corps électoral implique que « les mêmes causes produiront les mêmes effets », faisant allusion aux tragiques événements de 1984 et 1988.

Pour Sonia Backès et le groupe des Loyalistes, un « nouveau cap est passé », et décident de porter plainte contre Daniel Goa pour appelle à la haine et à la violence, ainsi qu'à la sédition.

Une enquête a été ouverte le , par le procureur de la république de Nouvelle-Calédonie Yves Dupas[7].

Le , dans le contexte des violentes émeutes qui secouent l’archipel depuis le , il déclare à l’occasion du comité directeur de l’UC à Canala que « la souveraineté ne pourra être qu’immédiate, pleine et entière et non négociable, prévoyant notamment une déclaration de souveraineté pour le , jour de la prise de possession française [8]. L’UC indique également dans son communiqué que les méthodes de l’État sont « dignes de la Gestapo », refusant toute mission du dialogue, à l’instar de l’Union Nationale pour l’Indépendance (UPM - Palika) qui appelle à l’apaisement et dont le membre et président du gouvernement local Louis Mapou a appelé dans une déclaration solennelle à lever tous les barrages et à cesser les exactions, se disant « très triste » de la situation actuelle et demandant une aide plus importante de l’État [9]. Saluant l’initiative du président Mapou, les loyalistes ont encore une fois sévèrement condamné les propos de Daniel Goa, déclarant dans un communiqué qu’il n’y aura « aucune indépendance imposée aux Calédoniens qui l’ont clairement refusée à trois reprises », déclarant les discours de M. Goa « irresponsables et haineux ».

Militant indépendantiste et communiste

Son engagement politique commence en 1973, lorsqu'il adhère aux « Foulards rouges », un groupe de jeunes militants nationalistes kanak et de gauche inspirés par le mouvement de Mai 68 et emmenés par Nidoïsh Naisseline[10].

Mais il doit quitter bientôt la Nouvelle-Calédonie pour la France métropolitaine, où il réside entre 1975 et 1988 pour y faire, notamment, son service militaire, puis y suivre une formation en mécanique, des études de droit à Nantes en 1982 ou travailler dans une usine de montage en Vendée. Ainsi, il n'est pas en Nouvelle-Calédonie pendant la période des « Évènements » qui voit s'affronter violemment, entre 1984 et 1988 surtout, partisans et opposants à l'indépendance de cet archipel. Il n'abandonne pas pour autant ses activités politiques, devenant membre en 1978 du Parti communiste français (PCF). Il se rend d'ailleurs à deux reprises en Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), pour des formations en économie politique à Moscou[10].

Un cadre de l'Union calédonienne

Sources

Voir aussi

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