Il est situé entre la façade arrière du palais Barberini, sur la Via delle Quattro Fontane et la Via San Nicola da Tolentino.
À la suite de travaux de construction en 1936, on a découvert sur le site les vestiges d'un édifice du IIesiècle, dont la partie la plus occidentale avait été transformée en mithraeum au IIIesiècle[3].
Description
Sol Invictus.
La salle mesure 11,85 m de long sur 6,25 m de large et est couverte d'une voûte en berceau, avec une banquette de chaque côté sur lesquelles reposaient les participants au rite. L'élément le plus intéressant du petit sanctuaire est la peinture du mur du fond, semblable à celles du mithraeum de Marino et du mithraeum de Santa Maria Capua Vetere.
Palais Barberini.
Le panneau central présente la tauroctonie habituelle: Mithra tue le taureau, dont le sang est sucé par un chien et un serpent, tandis qu'un scorpion lui pique les testicules. Sur les côtés se trouvent les deux dadophores Cautès et Cautopatès, témoins de la scène, brandissant des torches. En haut, deux lignes courbes indiquent la voûte céleste, à l'intérieur de laquelle sont représentés les signes du zodiaque et, au centre, un dieu à tête de lion, debout sur le globe et enroulé autour d'un serpent (représentant les anneaux du Temps, et donc de l'Éternité). En haut, dans les coins droit et gauche, sont représentés le Soleil et la Lune. Sur les côtés de la scène centrale, dix petits panneaux de tailles variables, disposés sur deux bandes verticales, illustrent l'histoire sacrée de Mithra (de haut en bas à gauche, puis de haut en bas à droite) [4]:
Zeus frappant les Géants avec la foudre;
Saturne;
Mithra qui s'élève du rocher;
Mithra fait couler de l'eau d'un rocher en le frappant avec une flèche;
Mithra portant le taureau;
Banquet mystique;
Mithra chevauchant le char du Soleil;
Pacte d'alliance entre Mithra et le Soleil;
Mithra agenouillée entre deux arbres;
Mithra frappe le dieu Soleil, agenouillé devant lui, d'une patte de taureau (scène d'initiation). À droite du tableau se trouve un parapet mural aux concrétions calcaires imitant la roche. Ce mur soutenait une voûte basse, dont on peut encore voir l'attache, recouverte d'un bipède formant un arc. La façade de cet arc reprend le zodiaque, y compris le signe des Poissons.
Avec le mithraeum de Santa Prisca, c'est le seul mithraeum peint de Rome et il fournit des informations importantes sur la mythologie et le rituel du culte de Mithra.
(it) Françoise Van Haeperen (Hrsg.), Fana, templa, delubra. Corpus dei luoghi di Culto dell’Italia (FTD), Band 6, Regio I Ostia, Porto, Edizioni Quasar, Rome, 2019 (ISBN978-88-7140-969-6).
(de) Maarten Jozef Vermaseren, Corpus Inscriptionum et Monumentorum Religionis Mithriacae, Band 1, Nijhoff, Den Haag, 1956, S. 140–141.
(en) Eric M. Moormann, Divine Interiors: Mural Paintings in Greek and Roman Sanctuaries (= Amsterdam Archaeological Studies), Amsterdam, 2012 (ISBN978-90-8964-261-5), S. 173.