Monde (revue)

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DisciplineCulture
Politique
LangueFrançais
Rédacteur en chefAugustin Habaru (1928-1931)
Léon Werth (1931 - 1933)
Alfred Kurella (1933)
Monde  
Discipline Culture
Politique
Langue Français
Directeur de la publication Henri Barbusse
Rédacteur en chef Augustin Habaru (1928-1931)
Léon Werth (1931 - 1933)
Alfred Kurella (1933)
Publication
Période de publication juin 1928 - octobre 1935
Fréquence hebdomadaire
Indexation
ISSN 1160-5367

Monde est une revue hebdomadaire internationale culturelle et politique de langue française créée en 1928. Elle cesse sa parution en 1935, année de la mort de son fondateur, l'écrivain Henri Barbusse.

Écrivain pacifiste, adhérent au Parti communiste français depuis 1923, Henri Barbusse crée en 1928 une revue hebdomadaire « non partisane »[1], dont le titre Monde, et le sous-titre hebdomadaire international, résument la visée. Le premier numéro sort le . C'est « une publication de grande information littéraire, artistique, scientifique, économique et sociale » qui se veut être le relais des créateurs intellectuels et artistiques dans leur soutien à la Révolution. L'histoire de la revue, à priori d'obédience communiste et dont le financement dépend en partie de fonds soviétiques, est le reflet des nombreux débats qui animent la gauche et l'extrême gauche culturelle à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Ainsi en 1930 l'hebdomadaire se voit attaqué par le Congrès des écrivains prolétariens et révolutionnaires pour son « éclectisme ». Les collaborateurs de la revue sont en effet très divers et pour certains fort critiques à l'égard des dérives du stalinisme.

L'historien David Caute[2] remarque : « Barbusse faisait paraître dans son journal toutes les opinions dites de gauche en patronnant hérésie sur hérésie (…) et semblait avoir un penchant pour les ex-communistes. »

La volonté d'Henri Barbusse de créer un front commun des intellectuels favorables à la Révolution se heurte au sectarisme et aux exclusives de la ligne politique de l'Internationale communiste et de sa section française. À partir de 1932–1933 cependant les efforts de rassemblement des intellectuels dans un Comité contre la guerre impérialiste puis la création du comité Amsterdam-Pleyel font de Barbusse un des promoteurs avant l'heure de l'union anti fasciste et du Front populaire[3],[4]. En 1935 la revue accompagne l'organisation du premier congrès international des écrivains pour la défense de la culture, symbole de cette ouverture politique. Mais en mal de trouver un lectorat suffisant, en butte à des difficultés financières que Barbusse malgré son prestige ne parvient à surmonter, Monde se trouve de plus en concurrence avec une autre revue, Commune. L'hebdomadaire ne survit pas à la mort de son fondateur le à Moscou[5]. Le dernier numéro de Monde parait le [6], après 353 livraisons. Les 7 000 lecteurs sont invités[7] « à s'intéresser à la revue Commune »…

Le « Comité directeur international »

La « une » du journal affiche[8] un « Comité directeur international », dont il semble qu'il soit plus symbolique que garant d'une participation active de ses membres à la revue. Elle n'en demeure pas moins le témoignage du réseau d'influence de Barbusse. Des noms prestigieux se côtoient :

Les collaborateurs de Monde

Notes et références

Voir aussi

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