Montceaux

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Montceaux
Montceaux
La mairie de Montceaux.
Blason de Montceaux
Blason
Image illustrative de l’article Montceaux
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité CC Val de Saône Centre
(siège)
Maire
Mandat
Dominique Martin
2026-2032
Code postal 01090
Code commune 01258
Démographie
Gentilé Montcelliens
Population
municipale
1 196 hab. (2023 en évolution de +0,08 % par rapport à 2017)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 53″ nord, 4° 47′ 47″ est
Altitude Min. 180 m
Max. 244 m
Superficie 10,03 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Chalaronne
Législatives 4e circonscription de l'Ain
Localisation
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Montceaux
Liens
Site web https://www.mairie-montceaux.fr/

Montceaux est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Commune rurale de la vallée de la Saône, Montceaux est située immédiatement à l'est de Belleville-en-Beaujolais, à la limite du département du Rhône. Ses habitants sont appelés les Montcelliens.

Localisation

Située à la jonction du pays des Dombes et du Beaujolais, la commune de Montceaux est implantée en face de Belleville-en-Beaujolais de l'autre coté de la Saône.

La commune est située à km à l'est de Belleville-en-Beaujolais, à 18 km au nord de Villefranche-sur-Saône (via l'A6), à 30 km au sud de Mâcon (via l'A6), à 40 km de Bourg-en-Bresse, à 49 km de Lyon (via l'A6), à 140 km de Genève, et à 450 km de Paris.

Elle se trouve dans la zone d'emploi de Villefranche-sur-Saône et le bassin de vie de Belleville-en-Beaujolais[I 1]

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Chaneins, Francheleins, Guéreins, Montmerle-sur-Saône et Peyzieux-sur-Saône.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 10,03 km2. Le point culminant de la commune est à 244 mètres d'altitude et le plus bas à 180 mètres[1].

Transition entre les plaines de la Dombes et les rives de la Saône, son territoire s'étire, d'est en ouest, sur km de long et, du nord au sud, sur 3 km de large, sa superficie totale étant de 1 003 hectares.

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.
La Calonne.

La commune est traversée par la Callonne, qui va ensuite se jeter dans la Saône. C'est donc un sous-affluent du fleuve Rhône.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne[4] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 806 mm, avec 9,2 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Georges-de-Reneins à km à vol d'oiseau[8], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 723,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,1 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Montceaux est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].

Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[13],[14].

Photographie aérienne du bourg en 2020.

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,5 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,4 %), prairies (19,4 %), zones agricoles hétérogènes (19,2 %), zones urbanisées (7 %), forêts (7 %)[15].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux et lieux-dits

La commune regroupe, outre le bourg-centre éponyme, les hameaux et lieux-dits suivants, d'est en ouest :

  • Au nord : Milancase, Saint-Maurice, Moulin Chapuis, Charlet, la Poipe, Moulin Crozet, et Aux Rousses.
  • Au sud : la Bâtie, Bozet, Reverdy, Granges Noires, Campin, Aille, Betheneins, Petit Rivolet, Grand Rivolet, Montval, les Fourches, les Rivaux, et le Brulet.

Une dizaine de lotissements ont également été bâtis sur le territoire de la commune en continuité du bourg centre ou de certains hameaux.

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 504, alors qu'il était de 472 en 2016 et de 451 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 95,2 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 3,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,4 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montceaux en 2022 en comparaison avec celle de l'Ain et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (5,5 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Montceaux en 2022.
Typologie Montceaux[I 3] Ain[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 95,2 86,7 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1 5,5 9,7
Logements vacants (en %) 3,8 7,9 8

Voies de communication et transports

Les péages les plus proches pour accéder à l'autoroute A6 sont ceux de Belleville, situé à 4 km, de Villefranche-sur-Saône Nord à 15 km, et de Mâcon Sud à 25 km.

La commune est desservie par la ligne de bus 191 (Belleville - Villard-les-Dombes) du réseau interurbain de l'Ain, d'autres lignes passant à proximité dans les communes voisines (lignes 113, 114, 119 et 120)[16].

Les gares les plus proches sont celles de Belleville à 6 km (desservie notamment par la ligne 24 du réseau TER Auvergne-Rhône-Alpes)[17], de Villefranche-sur-Saône à 19 km, de Mâcon-Loché-TGV à 27 km, et de Mâcon-Ville à 30 km. Le TER permet de rejoindre la gare de Lyon-Part-Dieu en 36 minutes depuis la gare de Belleville, et le TGV permet de rejoindre Paris-Gare-de-Lyon en 1 h 35 depuis la gare de Mâcon-Loché.

Toponymie

L’étymologie probable serait Montceaux ou Montcel, qui veut dire petit mont, à rapprocher de moncel ou moncelet.

La graphie du nom aurait évolué au fil de l'histoire : Villa Moncellis (943), Munceals (1149-1156), Moncelz (1230), Monceaux (1265), Monceuz (1285), Moncez (1299-1369), Moncellis (1325), Moncelx (1365), Monceaux (1659), et enfin Montceaux (1814)[18].

Histoire

Préhistoire

La commune semble avoir été fréquentée dès la préhistoire puisque d'anciennes fouilles dans le hameau des Riveaux, ont permis de mettre au jour des haches de pierre polie datant du néolithique (Ve millénaire av. J.-C.), ainsi que des céramiques de l'époque gallo-romaines. Deux villas romaines datant de la même époque (200 à 300 après J.-C.) ont également été répertoriées au hameau des Rousses.

Moyen Âge

Le village de Montceaux est mentionné pour la première fois dans un acte de 943.

Au Moyen Âge, l'église s'appelait Monscuch ou Monceuz et dépendait du doyenné de Montberthoud, à Savigneux.

Le hameau de Betheneins est une ancienne paroisse (Betnens, Betenens) sous le vocable de saint Jacques, aujourd'hui supprimée. Le chapitre de l'église Saint-Paul de Lyon présentait à la cure. Au Xe siècle, un vicomte nommé Guigues donna à l’abbaye de Cluny des condamines[C'est-à-dire ?] situées à Betheneins, alors chef-lieu de l'ager Betenensis. Betheneins formait une des obédiences du chapitre de Saint-Paul, qui y avait acquis, en 1250, des services de Marie d'Entremont et avait reçu inféodation, en 1293, de tous les droits que possédaient dans la paroisse Jossérand de Francheleins et Guillaume de Francheleins.

Temps modernes

Du XIIIe au XVIIIe siècle, Montceaux passe successivement, ainsi que l’ensemble du canton, sous la souveraineté de la maison de Beaujeu, de la maison de Bourbon, du royaume de France, de la duchesse de Bourbon Montpensier et du duc du Maine.

En 1540, Marguerite de Saix alors propriétaire, épouse Claude de Champier, futur Gouverneur de Dombes. Leur fils fera ériger le château de la Bâtie en baronnie par Henri de Bourbon.

En , saint Vincent de Paul quitte Châtillon-sur-Chalaronne, pour prendre un fiacre à Belleville afin de se rendre à Paris, mais il se fit surprendre par la neige et passa donc la nuit au presbytère de Montceaux. Le lendemain matin, il célébra la messe à l’église Saint-Jacques-et-Saint-Philippe (église de Montceaux) avant de repartir pour Belleville.

L'église de Betheneins est déjà abandonnée en 1654. Le de cette année, les habitants réclamèrent de Camille de Neuville, archevêques de Lyon, l'exécution d'un contrat en vertu duquel le curé de Montceaux était tenu d'y entretenir un vicaire.

Le hameau d'Aille est un petit fief de Dombes possédé en 1672 par Anne de Tessière, en 1712, par Jacques-François Gayot, écuyer, et vendu par la veuve de ce dernier, le , à Fleury Bordeaux, seigneur de Lurcy, qui en jouissait en 1789[19].

Révolution française et Empire

Durant le Premier Empire, la paroisse est rétablie officiellement le [réf. nécessaire].

Époque contemporaine

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Bourg-en-Bresse du département de la Ain (département)[I 1].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Thoissey[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Châtillon-sur-Chalaronne[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Ain depuis le dernier découpage électoral de 2010[20].

Intercommunalité

Montceaux était membre de la communauté de communes Montmerle Trois Rivières, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé sous le statut de district fin 1994, et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes Val-de-Saône Chalaronne pour former, le , la communauté de communes Val de Saône Centre dont est désormais membre la commune[I 1].

Tendances politiques et résultats

Lors des élections municipales[21] du 23 mars 2014, la liste unique du maire sortant (DVD) a été réélue au premier tour avec une majorité absolue des suffrages exprimés (100 % pour 381 voix), obtenant ainsi les 15 sièges du conseil municipal ainsi que les 3 sièges à pourvoir au conseil communautaire. Le nombre d'électeurs inscrits était alors de 876 habitants, pour 458 votants (418 abstentions, soit 47,72 %) et 381 suffrages exprimés (77 votes non comptabilisés : votes blancs et votes nuls, soit 8,79 %)[22].

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est fixé à 15[23].

Liste des maires

Liste des maires successifs de Montceaux[24]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
septembre 1830 octobre 1843 M. Claude Marboud[25]    
         
mars 1971 mars 1983 Ernest Migette    
mars 1983 mars 1989 Henri Durand    
mars 1989 mars 2026 Jean Claude Deschizeaux[26] DvD Retraité,
Président de la CC Montmerle Trois Rivières (2008[27] ou avant → 2016)
Président de la CC Val de Saône Centre (2017 → )
Président du Syndicat Mixte Val Saône Dombes ( → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[28]
mars 2026 En cours Dominique Martin [29]   SE

Équipements et services publics

Enseignement

Les enfants sont scolarisés à l'école Les cerisiers, dytée d'un accueil périscolaire et d'une cantine[30].

Ils poursuivent habituellement leurs études au collège de Montceaux puis au lycée polyvalent Aiguerande de Belleville-sur-Saône[31].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].

En 2023, la commune comptait 1 196 habitants[Note 2], en évolution de +0,08 % par rapport à 2017 (Ain : +5,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
419308272550541576591692688
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720700659637621604597516526
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
479486486422374382395352377
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3673143925476729081 0411 2141 182
2021 2023 - - - - - - -
1 1981 196-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

La commune de Montceaux se situe à la jonction des zones d'influences économiques de Lyon et de Mâcon.

Le taux de chômage en 2006 était de 7,4 % (6,7 % en 1999). Les retraités et les préretraités représentaient 11,3 % de la population en 2006 (9,6 % en 1999). Le taux d'activité était de 79,8 % en 2006 (74,3 % en 1999).

Une zone d'activités économiques (ZAE) réservée à l’implantation d’entreprises est située sur le territoire de la commune.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La commune compte un édifice référencé monument historique :

On peut également signaler :

  • L'église Saint-Jacques-et-Saint-Philippe, datant de l'an 943. Sa nef est « démesurément agrandie en 1845 pour contenir une population croissante »[36].
  • La poype de Buyat.
  • La chapelle Saint-Maurice.

Héraldique

Pour approfondir

Notes et références

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