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Gare de Lyon-Part-Dieu

gare ferroviaire française From Wikipedia, the free encyclopedia

La gare de Lyon-Part-Dieu, située dans le quartier de La Part-Dieu, est une gare ferroviaire française de la ville de Lyon, chef-lieu de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

PaysFrance
CommuneLyon
Adresse5, place Charles-Béraudier
69003 Lyon
Faits en bref Localisation, Pays ...
Lyon-Part-Dieu
Image illustrative de l’article Gare de Lyon-Part-Dieu
L’entrée principale de la gare, vue depuis la place Charles-Béraudier en 2025.
Localisation
Pays France
Commune Lyon
Quartier La Part-Dieu (3e arr.)
Adresse 5, place Charles-Béraudier
69003 Lyon
Coordonnées géographiques 45° 45′ 36″ nord, 4° 51′ 35″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Code UIC 87723197
Site Internet / La gare de Lyon-Part-Dieu, sur le site officiel de SNCF Gares & Connexions
Services Frecciarossa, AVE, TGV Lyria, TGV inOui, Ouigo, Intercités, TER
Caractéristiques
Ligne(s) Lyon-Perrache à Genève (frontière)
Collonges - Fontaines à Lyon-Guillotière
Lyon-Part-Dieu à Montalieu-Vercieu (HS)
Voies 12 à quai
Quais 6 voyageurs, 4 de service
Transit annuel 42 434 779 voyageurs (2024)
Altitude 177 m
Historique
Mise en service
Architecte Eugène Gachon et Jean-Louis Girodet
Correspondances
Métro Logo réseau Métro Ligne B
Tramway Logo réseau Tramway Ligne 1 Ligne 3 Ligne 4 Ligne RX
Bus Logo réseau TramBus Ligne TB11 Ligne TB12
Logo réseau Bus Ligne C Ligne C1 Ligne C2 Ligne C6 Ligne C9 Ligne C13 Ligne C25
Logo réseau Bus Ligne 36 Ligne 38 Ligne 70 Ligne 125
Cars Région X75

Fermer

Gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), elle accueille des trafics internationaux, nationaux et régionaux. Elle est la première gare européenne par le nombre de voyageurs en correspondance[1] et la première gare française — hors gares parisiennes — par le nombre annuel de voyageurs.

Situation ferroviaire

La gare de Lyon-Part-Dieu est située au point kilométrique (PK) 5,010[2] de la ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière), entre les gares ouvertes de Lyon-Perrache et de Crépieux-la-Pape, et au PK 507,505[2] de la ligne de Collonges - Fontaines à Lyon-Guillotière, à 177 m d'altitude. C'est un élément essentiel du nœud ferroviaire lyonnais.

Avant la mise en service le de la gare de Lyon-Part-Dieu, le TGV reliait Paris-Gare-de-Lyon aux gares de Lyon-Brotteaux et de Lyon-Perrache.

Présentation

Construite à l'emplacement d'une première gare aux marchandises du même nom[3], la gare de la Part-Dieu remplace la gare de Lyon-Brotteaux (située à 700 mètres au nord sur les mêmes lignes), qui a été fermée en 1983. Son utilisation permet de pallier les carences que connaît la gare de Lyon-Perrache. Cette dernière, du fait de sa localisation, est limitée dans sa croissance[4]. La gare de Lyon-Part-Dieu accueillera les TGV en provenance de Paris.

Conçue par les architectes Eugène Gachon et Jean-Louis Girodet[5], elle a été mise en service le dans le cadre d'une opération d'aménagement urbain qui a vu la création d'un second centre-ville de Lyon et l'un des plus grands centres commerciaux de France, le centre commercial de La Part-Dieu situé juste en face de la gare sur le boulevard Vivier-Merle, un important centre administratif et un centre d'affaires dominés par « le crayon » (Tour Part-Dieu). Ces centres d'intérêt ont conduit les TCL à en faire le premier pôle de correspondance de Lyon[6] : 17 lignes traversent ou prennent leur départ à Gare Part-Dieu - Vivier Merle ou Gare Part-Dieu - Villette.

Lyon comporte cinq autres gares : Lyon-Perrache, Lyon-Vaise, Lyon-Saint-Paul, Lyon-Jean-Macé et Lyon-Gorge-de-Loup. Une sixième gare, Lyon-Croix-Rousse est fermée depuis 1953 aux voyageurs. On peut ajouter à cela d'autres gares situées en banlieue comme celles de Vénissieux, d'Oullins ou de Lyon-Saint-Exupéry TGV.

Historique

Inauguration de la gare, en présence du maire Francisque Collomb et de Raymond Barre.

Desserte

La gare de Lyon-Part-Dieu est l'une des premières gares de correspondance de la SNCF aux niveaux international, national et régional. Elle est desservie par de nombreux TGV, des Intercités et des TER Auvergne-Rhône-Alpes. Les trois relations régionales qui ont le plus de trafic sont Lyon – Grenoble, Lyon – Valence et Lyon – Saint-Étienne[réf. souhaitée].

Depuis la mise en service de la LGV Rhin-Rhône, le , des TGV relient directement Lyon-Part-Dieu à l'Allemagne, via Strasbourg, pour Baden-Baden, Karlsruhe, Mannheim et Francfort-sur-le-Main. Depuis le , des AVE reliaient directement Lyon Part-Dieu à Barcelone, mais ils ont été supprimés en en raison de la dissolution de Renfe-SNCF en Coopération[15] ; cette liaison est relancée en par la Renfe, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence[16]. Enfin, depuis le , un aller-retour quotidien était assuré en TGV entre Lyon-Part-Dieu et Milan via Turin ; ce dernier est concurrencé par une liaison Frecciarossa lancée par Trenitalia France le [17],[18], qui est désormais la seule effectuant le trajet entre Lyon-Part-Dieu et Milan.

Depuis le , elle reçoit également les trains Ouigo à bas coûts assurant la liaison entre Marne-la-Vallée-Chessy et Lyon-Part-Dieu[19].

Par ailleurs, la gare était desservie par la liaison régulière Eurostar Londres – Lyon – Avignon – Marseille depuis le , mais elle a été interrompue en 2020[20].

Dessertes internationales

Dessertes nationales

Dessertes régionales

Fréquentation

Son fonctionnement dépassant fortement les prévisions de fréquentation initiales, aussi bien en passage qu'en destination de voyage, de 35 000 personnes en 1983 à une réalité de 80 000 personnes sur 500 trains en 2001, la gare a été restructurée de 1995 à 2001 en augmentant le nombre des quais et en révisant sa desserte depuis l'extérieur. Aux abords, le centre d'affaires se développe dans l'axe nord-sud aussi sur ce qui fut anciennement l'arrière des voies des gares des Brotteaux - gare de l'Est remplacée : cette vaste zone est en constant aménagement habitat et tertiaire depuis 1970 et lie désormais encore plus fortement Villeurbanne et Lyon économiquement et urbainement. La gare est autant une rue piétonne inter-quartiers qu'un centre sécurisé de transit.

Construite selon une architecture peu commune pour les gares françaises, la gare de Lyon-Part-Dieu se compose de deux niveaux : une halle au niveau du rez-de-chaussée fait office de bâtiment voyageurs (« BV ») où sont situés les points de vente des commerces alors que les quais, auxquels on accède par des escalators, sont situés au niveau supérieur.

De 2015 à 2024, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous[22].

Davantage d’informations Année ...
Année 2015201620172018201920202021202220232024
Voyageurs 32 411 748 32 525 629 34 874 317 32 555 240 32 587 523 19 541 666 26 187 679 36 558 465 40 088 689 42 434 779
Voyageurs et
non voyageurs
43 215 664 43 367 505 46 499 090 43 406 987 43 450 031 26 055 555 34 916 905 48 744 620 53 451 586 56 579 705
Fermer

Plan de voies

Projets

Plusieurs projets avaient été à l'étude pour faire face à la saturation de la gare. Trois projets ont particulièrement retenu l'attention[23] :

L'ancien président de la Métropole de Lyon, Gérard Collomb, qui plaidait en faveur d'un enfouissement[24] s'est opposé à ce titre à ce que les terrains situés le long du boulevard Stalingrad soient dédiés à l'agrandissement de la Part-Dieu. D'autre part, ces solutions sont très coûteuses et difficilement réalisables compte tenu du sous-sol qui imposerait un tunnel et une gare à 25 m de profondeur.

Projet du réaménagement du quartier de la Part-Dieu

Travaux d'aménagement autour du pôle d'échanges de la gare.

2010-2015 : 1ère phase

Durant cette période, les bases du projet ont été posées : mise en place de la mission Part-Dieu, sélection de l’agence d’urbanisme l’AUC, et lancement des premières études, en particulier sur le pôle d’échanges multimodal. Parallèlement, plusieurs programmes immobiliers ont émergé, parmi lesquels la tour Incity, Green Part-Dieu, Crystallin, les nouveaux bâtiments des archives départementales et métropolitaines, Equinox, ainsi que les premiers aménagements d’espaces publics comme la transformation de la rue Garibaldi. Enfin entre 2014 et 2016 le bâtiment B10 qui séparait le boulevard Vivier-Merle avec la place Charles-Béraudier fut démoli pour ouvrir la place sur le quartier[25]

2016-2025: 2ème phase

Cette seconde étape marque l’achèvement des premières réalisations issues du projet urbain : des immeubles de bureaux tels que Silex1, Silex2, Terralta, la rénovation du 107 rue Servient, To Lyon ou encore Sky 56, mais aussi des logements comme Sky Avenue, Bricks ou Emergence Lafayette. Elle s’étend jusqu’en 2024, en lien avec la transformation et l’extension du centre commercial, ainsi que l’évolution du pôle d’échanges multimodal et de ses abords. Cela inclut notamment les aménagements de la place de Francfort et des espaces publics voisins (boulevard Viver-Merle , place Charles-Béraudier). Le parc Mandela connaîtra également un renouveau autour du fort Montluc.

2024-2030 : Dernière phase

La troisième étape du projet, actuellement en phase d'étude et de chantier, porte sur la transformation du secteur nord de la place Béraudier, notamment aux abords de la place de Milan. Elle inclura également la poursuite de programmes immobiliers privés – qu’il s’agisse de constructions neuves ou de réhabilitations – avec un focus particulier autour de la place du Lac et de la rue Bouchut[26]. Mais aussi par le bois de la Part Dieu : projet d'aménagement situé en bas de la tour BML et à côté d'un futur ilot immobilier situé sur l'actuel siège de France 3 Lyon[27].

Réaménagement des voies

La commission nationale du débat public a décidé, le , que le projet relatif aux aménagements de long terme du nœud ferroviaire lyonnais ferait l'objet d'un débat public dont l'animation sera confiée à une commission particulière[28]. Le projet visé consiste en l'ajout de deux nouvelles voies entre Saint-Clair et Guillotière sur environ 10 km, l'extension de la gare de la Part-Dieu, le passage à quatre voies en surface de la ligne de Lyon à Grenoble sur la section comprise entre la gare de Saint-Fons et la bifurcation avec la LGV Rhône-Alpes, située sur le territoire de la commune de Grenay.

Dans la culture

Hommage

Une plaque commémorative est visible à l'entrée de la gare de Lyon-Part-Dieu, côté Vivier-Merle. Elle rend hommage à Charles Béraudier (1920-1988), homme politique lyonnais et résistant. Elle rappelle que le parvis de la gare, côté Vivier-Merle, est aussi au nom de Charles Béraudier.

Dépôts lyonnais

Il existe plusieurs dépôts et ateliers de matériels roulants à Lyon, notamment le récent Technicentre TGV de Croix-Barret situé dans le quartier de Gerland dans le 7e arrondissement, les dépôts de Scaronne, La Mouche, Vénissieux et Lyon-Vaise.

Notes et références

Voir aussi

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