Monteneuf

commune française du département du Morbihan From Wikipedia, the free encyclopedia

Monteneuf [mɔ̃tənœf] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Monteneuf fait partie de la communauté de communes De l'Oust à Brocéliande Communauté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Monteneuf
Monteneuf
L'alignement des Pierres Droites.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité De l'Oust à Brocéliande Communauté
Maire
Mandat
Yann Yhuel
2020-2026
Code postal 56380
Code commune 56136
Démographie
Gentilé Monténeuvien, Monténeuvienne
Population
municipale
763 hab. (2023 en évolution de +0,93 % par rapport à 2017)
Densité 25 hab./km2
Population
unité urbaine
10 229 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 25″ nord, 2° 12′ 30″ ouest
Altitude 100 m
Min. 33 m
Max. 158 m
Superficie 30,62 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Guer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guer
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Géographie

Situation

Carte de Monteneuf et des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de Monteneuf
Augan Porcaro
Reminiac Monteneuf Guer
Tréal Carentoir


Relief et hydrographie

La commune présente un dénivelé assez important : la ligne de hauteurs la plus élevée est au centre-nord du finage communal, selon un axe est-ouest, culminant à 158 mètres dans la Lande des Cinq Chemins et atteignant encore 126 mètres plus à l'ouest dans la Lande de la Grée. Elle correspond à des espaces couverts d'une lande plus ou moins boisée selon les endroits ; les toponymes y sont révélateurs de la couverture végétale ; outre les deux déjà cités : Lande de Rousse, Lande de Monteneuf, Bois du Cilio, Bois de la Grée, Bois de la Minière.

Les altitudes sont moindres dans la partie centrale de la commune : les altitudes de cette partie du territoire communal sont aux alentours de la centaine de mètres, s'abaissant jusque vers 80 mètres dans la partie sud de la commune, par exemple aux alentours de la Ville Blanche. Le nord de la commune est aussi d'altitude moindre, s'abaissant même jusqu'à 33 mètres dans la vallée de l'Oyon. Quelques buttes parsèment le paysage :la butte de la Voltais, la Butte du Foin, celle de Saint-Méen, etc..

Le bourg, en position relativement centrale dans la commune, est situé sur une pente exposée au sud, échelonné entre 110 et 100 mètres d'altitude.

Carte du réseau hydrographique de la commune de Monteneuf.

Monteneuf est une zone de divergence hydrographique : plusieurs petits cours d'eau, partant dans toutes les directions, y ont leur source et servant aussi pour certains de limite communale : le Rahun, qui coule vers le sud, sert de limite avec Réminiac ; c'est un affluent de l'Aff, donc un sous-affluent de l'Oust ; le Rahun a des petits affluents qui drainent la partie sud de la commune, le principal étant le Ruisseau de Beauce qui passe plus en aval par Carentoir. Le nord et l'est de la commune sont traversés par des affluents de rive droite de l'Oyon : le Ruisseau de Trézon, qui coule vers le nord dans la partie nord-ouest de la commune, le Ruisseau de Carafor et le Ruisseau de Saint-Nicolas, qui coulent vers l'est dans la partie orientale de la commune. L'Oyon lui-même longe un instant la commune, servant un temps de limite avec Porcaro. Tous ces cours d'eau font partie du bassin hydrographique de la Vilaine.

L'étang de Quéhéon est entouré d'un circuit pédestre de 2,8 km; d'autres étangs se trouvent dans la commune, notamment les étangs de Carafor et ceux de Pouilo.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Oyon, le Rahun, le ruisseau de Saint-nicolas[1], le ruisseau du Veau lorient[2], le ruisseau de Carafor[3], le ruisseau de Trézon[4] et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].

L'Oyon, d'une longueur de 32 km, prend sa source dans la commune de Campénéac et se jette dans l'Aff à Guer, après avoir traversé cinq communes[6].

Le Rahun, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Réminiac et se jette dans l'Aff à La Gacilly, après avoir traversé cinq communes[7].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : les étangs de Carafor, d'une superficie totale de 3,7 ha (3,67 ha sur la commune) et l'étang de Quéhéon (2,92 ha)[Carte 1],[8].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 820 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ploërmel à 15 km à vol d'oiseau[15], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 767,2 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 1].

Transports

Monteneuf est traversé par la D 766, ancienne route nationale 776 déclassée allant de Vannes au Mont-Saint-Michel via Malestroit, Réminiac, Guer et Rennes.

La commune est aussi desservie par la D 171 qui vient de Carentoir, la D 124 de Porcaro et la D118a qui se dirige vers Ploërmel.

Paysages et habitat

Monteneuf présente, du moins dans ses parties cultivées, un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de hameaux et fermes isolées. Landes et bois occupent les parties les plus élevées du finage communal.

Éloignée des grands centres urbains, la commune a conservé son caractère rural, échappant pour l'essentiel à la rurbanisation, sauf aux alentours du bourg et à l'est de la Tremblais.

Urbanisme

Typologie

Au , Monteneuf est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guer, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[19]. Cette aire, qui regroupe 9 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (68,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,9 %), forêts (28,8 %), zones agricoles hétérogènes (15,7 %), prairies (6,3 %), zones urbanisées (1,3 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la commune est attesté sous la forme Monteneuc[23] (sans date).

Monteneuc signifie « l'oratoire de Tinoc ou Tenoc »[24]. Bernard Tanguy et Léon Fleuriot émettent cependant l'hypothèse que Monteneuc est le doublet bretonnisé d'un toponyme attesté en -acum, Montennac (au XIe siècle, aujourd'hui Montonac)[25],[23]. Le suffixe -acum (autrement -acon) est un suffixe localisant à l'origine, puis une marque de propriété. Il est équivalent du suffixe brittonique -ōgon > -og > -oc > -euc. Ils sont tous les deux issus du proto-celtique *āko-. Dans ce cas Monteneuc / Montennac sont homonymes de Montagnac, Montigny, etc.

Remarque : dans la prononciation locale le -c final de -euc s'est amuï (comme dans Morieux[25], désigné encore Morieuc en 1654[26]), c'est pourquoi la syllabe finale -neu- a été perçue comme représentant l'adjectif neuf, prononcé anciennement neu, d'où cette réfection en Monteneuf, identique semble-t-il à celle de Rothéneuf, désigné Roteneuc et Rosteneuc au XVIe siècle. L'attraction paronymique a joué dans ce cas, mais on attendrait un *Montneuf, car Monteneuf n'a pas de sens en français.

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Monteneg[27],[24], -eg étant la graphie moderne en breton pour désigner les toponymes en -ec, plus anciennement -euc, issu de l'ancien breton -oc.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 28,9 % des toponymes de la commune sont bretons[28].

Histoire

Préhistoire

Vue générale du site de « La Roche Blanche » près de Monteneuf (Morbihan - 56).

La région de Monteneuf a été occupée depuis très longtemps comme en témoigne les très importants sites mégalithiques dont le plus connu est celui du domaine des « Pierres droites », constitué de 42 menhirs debout, qui constitue probablement le second en France après Carnac et de plusieurs centaines couchés et plus ou moins enterrés[29]. Le contexte géologique de ces alignements (la roche est du schiste violacé) a été étudié par Yannick Lecerf, qui a fouillé le site entre 1986 et 1995[30].

Ces alignements datent du Néolithique, mais furent détruits vers l'an mil, Probablement sur ordre des autorités religieuses de l'époque, beaucoup étant enfouis dans la terre, si bien qu'en 1989 3 monolithes seulement étaient debout et une vingtaine, couchés dans la lande, répertoriés ; à la suite des recherches effectuées depuis à l'initiative de Yann Lecerf, 420 monolithes ont été trouvés et une quarantaine relevés[31].

Disséminés aux alentours, d'autres monuments en plus ou moins bon état de conservation (comme les allées couvertes de « La Loge Morinais » (grande allée couverte de 14 m de long, en schiste pourpré) et celle nommée « Les Bordouées » (allée couverte de 8 m de long sur 1,50 m de large, précédée d'un vestibule) ou le tertre de « La Roche Blanche ») confirment l'importance de ce site néolithique dans le paysage du mégalithisme armoricain.

Celle de la Grée-Basse se trouve dans un petit bosquet à 2,6 km à l'est du bourg ; elle a été découverte vers 1950 et fouillée en 1976[32].

D'autres menhirs sont identifiés dans la commune, l'un à la Verrie (menhir de la Pierre Liée, haut de 4,80 m et large de 4,60 m), un autre au Pouiho[33] ; celui du Cholet, aussi nommé "Moine de Coëtplan", en schiste violet, est haut de 4,30 m. « De temps immémorial le feu de la Saint-Jean s'allume à son pied »[34].

Le polissoir de Trézon est un bloc de grès violacé haut de 1,50 m, large de 0,70 m et épais de 30 cm, qui porte notamment des rainures de polissage.

Antiquité

Le site était à la croisée des voies romaines venant de Condate Riedonum (Rennes) et Juliomagus (Angers) et allant vers Darioritum (Vannes) d'une part et Vorgium (Carhaix) d'autre part, celle-ci étant connue par la suite comme Chaussée d'Ahès (son tracé longe la limite sud, avec Carentoir, de la commune).

Un camp retranché se trouve à la Ville-au-Comte, près de la voie romaine de Rennes à Carhaix[35]. selon François-Marie Cayot-Délandre, en 1847 il était encore « accompagné de plusieurs redoutes et bordé de parapets énormes »[36].

Moyen-Âge

Un prieuré bénédictin dépendant de l'Abbaye de Marmoutier existait en 1137 à Monteneuf[37].

Temps modernes

Carte de Cassini de la trève de Monteneuf (1785).

Monteneuf était une trève de la paroisse de Guer.

Révolution française

Monteneuf devient une commune en 1790 et une paroisse indépendante après le Concordat de 1801. La commune est incorporée dans le canton de Guer et dans l'arrondissement de Ploërmel jusqu'à sa suppression en 1926, puis dans l'arrondissement de Vannes.

Le 19 floréal an IV (), l'adjudant général Simon, sorti de Rennes avec des forces supérieures en nombre, trouva des Chouans au château de la Bourdonnaye en Carentoir et les poursuivit jusqu'à Ploërmel via Tréal, Monteneuf, Reminiac, Caro et Monterrein[38].

Le XIXe siècle

A. Marteville et P. Varin décrivent ainsi Monteneuf en 1853 :

« Monteneuf : commune formée de l'ancienne trève de Guer ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : la Ville-Marqué, la Touche, la Bouexière, la Tremblais, Villeblanche, Bassihan, le Bois-Travais, Saint-Méen, la Corbinais, la Villehue, la Voltais, Tréson, la Grée-Callac, Pebusson. Superficie totale 2 994 hectares, dont (..) terres labourables 969 ha, prés et pâturages 228 ha, bois 52 ha, vergers et jardins 43 ha, landes et incultes 1 572 ha, étangs 4 ha, châtaigneraies 27 ha (..) Moulins des Grées, de la Grée-Callac, de Pibourg, de Roulets, de Guelhuis, à vent ; de Mourie, à eau. Cette commune est traversée de l'est à l'ouest par la route de Guer à Malestroit. Géologie : schiste argileux ; ardoisière à la Grée-Callac. On parle le français [en fait le gallo][39]. »

En 1859 la création de la commune de Porcaro entraîne la perte pour Monteneuf, ainsi que pour Augan et Guer, d'une partie de leur territoire.

En juin 1882 les conseils municipaux de Campénéac, Monteneuf et Augan refusent toue subvention à la caisse des écoles et émettent le vœu suivant : « Le conseil municipal, faisant droit à la demande des habitants de la commune, réclame de la façon la plus absolue que l'enseignement religieux continue, comme par le passé, à être donné dans les écoles »[40].

En octobre 1885 le maire (le vicomte du Bot), l'adjoint et le conseil municipal de Monteneuf envoient leur démission au préfet du Morbihan pour protester contre la laïcisation de l'école « effectuée à leur insu et contrairement à leur désir » ; le préfet a immédiatement suspendu le maire de ses fonctions[41] ; le maire est révoqué le [42].

Le XXe siècle

La Belle Époque

Le un incendie détruisit trois maisons et fit un mort, un vieillard de 84 ans, dans le hameau de Trézon en Monteneuf[43].

La Première Guerre mondiale

« Sur 483 personnes mobilisables, des hommes valides âgés de 20 à 48 ans, 350 ont été mobilisés. Un choc pour une si petite commune » déclare en 2018 Armel Huet, alors maire de la commune ; plus du quart de la population totale a été mobilisé[44]. Treize morts qui avaient été oubliés par l'histoire ont eu leurs noms rajoutés sur le monument aux morts en 2018[45].

Le monument aux morts de Monteneuf porte les noms de 81 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Pierre Costard à Maissin et Denis Bilard à Rossignol, tous les deux tués à l'ennemi, sont morts le même jour () en Belgique et sont les deux premiers morts de la guerre de la commune ; Joseph Sourger est mort en captivité en Allemagne en 1915 ; Michel Bahon est mort des suites de ses blessures en Serbie en 1915 et Joseph Binio de maladie à Salonique (Grèce) en 1916 ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[46].

L'entre-deux-guerres

Le conseil municipal, présidé par M. De la Voltais, vote le une somme de 4 000 francs pour l'érection du monument aux morts. Le nouveau maire élu le écrit le aux services de la préfecture que l'ancienne municipalité hésitait à abandonner le projet ou à le différer en raison de sa cherté, la commune ne pouvant financer une somme plus importante[47].

Lors des élections législatives de 1925 le maire Henry du Bot fait battre la campagne par des partisans qui annoncent « la révolution prochaine, la destruction de la religion, (..) »[48]. « Pour certains hameaux acquis au candidat républicain, les conservateurs accordent aux habitants le droit de se servir en bois de construction sur les propriétés du maire. Ces pratiques lui assurent de confortables réélections jusqu'à sa mort en 1941 »[49].

En 1933 Monteneuf n'a toujours pas l'électricité. Le journal L'Ouest-Éclair écrit : « Nous avions parlé il y a quelque temps de l'électrification du bourg de Monteneuf ; nous pensions que la municipalité de cette commune aurait pris note de notre observation et qu'enfin elle se serait décidée à installer l'électricité. Malheureusement, il n'en est encore rien, et il est vraiment navrant de voir les petites communes avoisinantes avoir l'électricité, même en pleine campagne, alors que le bourg même de Monteneuf reste toujours dans les ténèbres »[50].

Le décède le comte Paul du Pontavice du Vaugarni[Note 3] ; il fut engagé volontaire lors de la guerre de 1870 et décoré de la médaille commémorative de 1870[51].

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Monteneuf porte les noms de 4 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi eux Félix Payen, soldat du 6e régiment étranger d'infanterie, décédé de maladie le en Algérie ; Jean Perrinel, décédé des suites de ses blessures le à Béthune lors de la campagne de France[46].

En juin 1944 le château de la Grée de Callac fut un lieu de transit et de refuge après les combats du maquis de Saint-Marcel pour les FFI et les SAS ; le , des résistants FFI, les frères Jacques[52] et Paul Sévène, âgés respectivement de 23 et 21 ans, Léon Jacquin, 25 ans (tous les trois originaires de Carnac), ainsi que André Careille, 30 ans, garde du château de la Grée de Callac, furent fusillés par des soldats allemands à Monteneuf[53], ainsi que René Plantard, soldat parachutiste. Joseph Leclerc, 62 ans et Émile Chérel, 22 ans, victimes civiles, furent tués en représailles à leur domicile. Les corps des deux frères Sévère et de Léon Jacquin furent retrouvés dans une fosse commune à la Fosse aux Loups en Monteneuf[54].

L'après Seconde Guerre mondiale

En octobre 1945 un centre de pré-apprentissage avec internat pour adolescentes ouvre dans le château de la Grée de Callac, proposant des formations en enseignement ménager, coup, couture et broderie[55].

Yvan de Turgy d'Estrées (Saint-Cyrien, capitaine au 6e bataillon de chasseurs laotiens, croix de guerre 1939-1945, croix de guerre des TOE avec palme) est mort pour la France le au Laos lors de la guerre d'Indochine et Ernest Bahon en 1961 pendant la guerre d'Algérie[46].

Un incendie survenu en 1976 dans les landes de Monteneuf (Landes des cinq chemins et Lande de Rousse), couvertes d'un maigre espace boisé, dégageait quelques monolithes du couvert végétal. Encouragées par le maire, Joseph Orhan, des campagnes de prospection recensent alors des dizaines de mégalithes et des traces nombreuses d'occupation gallo-romaine sur le site[56].

Le XXIe siècle

La nouvelle mairie et les querelles sémantiques

La nouvelle mairie est inaugurée le , mais donne lieu immédiatement à des querelles sémantiques. Le , à la suite de l'élection d'une nouvelle municipalité, la devise de la République, « Liberté, Égalité, Fraternité », est réapparue sur le fronton de la mairie de Monteneuf, remplaçant la devise que l’ancienne équipe municipale avait choisi de remanier par : « Liberté, Égalité, Solidarité »[57]. Le maire Yann Yhuel est aussi revenu sur une autre décision de la municipalité précédente, dirigée par Daniel Huet, en remplaçant l'écriture inclusive de la salle des associations, initialement dénommée « La Commune maison pour tout.e.s » par « La Commune, maison pour tous ». Ces décisions ont entraîné des polémiques entre Yann Yhuel et Daniel Huet[58].

La modification de gestion des Menhirs de Monteneuf

Le , De l'Oust à Brocéliande Communauté a décidé de gérer directement en régie les Menhirs de Monteneuf, à compter du , au grand dam des salariés de l’association « les Landes » qui avait assuré sa gestion pendant 22 ans[59].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1798 Pierre Joubin[Note 4]   Maire et agent municipal.
1800 1803 Yves Perret[Note 5]   Laboureur.
1804 1816 Jean Boschet[Note 6]   Cultivateur.
1816 1819 Alexis de Bellouan[Note 7]   Habitait le château de la Ville Blanche.
1819 1830 Ferdinand de Sagazan[Note 8]   Ancien Colonel Premier Adjudant-Général du Grand Etat-Major de l'Armée catholique et royale de Bretagne. Major de la 7e légion des Gardes Nationales du Morbihan en 1816. Chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur.
1830 1842 Bahon    
1842 1846 François Tudo[Note 9]   Laboureur.
1847 1848 Pierre Motais    
1848 1852 Anselme Harda[Note 10]   Laboureur.
1852 1859 Mathurin Huet    
1859 1885 Charles du Bot[Note 11]   Comte. Rentier. Révoqué le .
1886 1890 François Hardat[Note 12]   Laboureur.
1890 après 1904 Hippolyte du Bot[Note 13]   Vicomte. Avocat. Fils de Charles du Bot, maire avant 1885.
  1921 Raoul Le Provost de La Voltais[Note 14]   Habitait le château de la Voltais.
avant 1925 1941 Henry du Bot[Note 15]   Comte. Fils d'Hippolyte du Bot. Président des combattants 1914-1918. Marié le 9 juin 1938 à Cesson avec Marguerite Gardin du Boisdulier[60]
         
après 1968 avant 1979 Clément Danion[Note 16]   Crée le la section U.N.C. de Monteneuf.
  avant 1995 Joseph Orhan[Note 17]   Agriculteur. Passionné d'archéologie.
         
mars 2001 26 mai 2020 Daniel Huet PS Ancien Directeur centre social de Guer.
26 mai 2020 en cours Yann Yhuel[61]    
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[63].

En 2023, la commune comptait 763 habitants[Note 18], en évolution de +0,93 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1401 0661 1661 2811 0431 0871 0411 2211 200
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2541 2311 2211 2001 2761 2841 3671 3031 341
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3131 2821 2601 1031 1091 0871 1211 094938
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
923842805722713660707713763
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
756760763------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine

Lieux et monuments

Le site des « Menhirs de Monteneuf » a été entièrement réhabilité en 2013-2014[67] (construction d’un bâtiment d'accueil et création d'un sentier d'interprétation de 1,5 km), le site se visite librement (un « circuit des mégalithes », partant de ce site archéologique, est balisé sur plus de 14 km.) ; toutefois des guides sont présents en été et proposent de nombreuses animations[31].

Le château de la Grée de Callac au début du XXe siècle
Le château de la Grée de Callac (photographies récentes)
  • le manoir de la Ville Daniel date du XVIe siècle, il est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[70] ;
  • le manoir de la Ville Morin date du XVIIIe siècle, il est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[71] ;
  • le manoir de la Ville Blanche : il date probablement pour l'essentiel du XVIIIe siècle[72].
  • L'église paroissiale Saint-Michel (de style néoroman et en forme de croix latine) ; son clocher-tour date de 1773 , mais l'église actuelle date principalement de la seconde moitié du XIXe siècle) ; on y trouve notamment une statue de Saint Michel terrassant le dragon et une autre de Sainte Anne et Marie et des vitraux représentant sainte Anne et saint Yves[73] ; l'église a été restaurée entre 1947 et 1956, son clocher étant réhabillé en béton[74].
  • la chapelle Saint-Isidore (1569), située au Bas Trézon[76] ;
  • la chapelle Saint-Méen, dite aussi chapelle Saint Méen-d'outre-les-bois (non datée, mais elle a probablement été construite au XVIe siècle) ; ancienne chapelle frairienne, elle est classée monument historique depuis 1934 ; mais longtemps ruinée, elle a été restaurée dans la décennie 1970 : une fontaine de dévotion datée de 1615 se trouve à proximmité[77] ;
  • la chapelle Saint-Martin (2e moitié du XVIIIe siècle)[78] ;
  • la fontaine Saint-Michel (la statue en granite de saint Michel qui s'y trouve provient d'un don effectué à la fin du XIXe siècle)[79] ;
  • la fontaine Saint-Nicodème (en forme de porche) ;
  • des croix monumentales : 15 ont été recensées dans la commune[80] ;
  • des fermes présentent un intérêt patrimonial, par exemple celles de Boquide[81], de Becihan[82], etc..
  • le moulin à vent du Petit Moulin[83] ;
  • les étangs de la Noë, du Chaperon rouge et du Queheon.

Héraldique

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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