Montgobert

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Localisation

Entrée de Montgobert.

Montgobert est située à : 9,7 km de Villers-Cotterêts, 15,3 km de Vic-sur-Aisne, 19,5 km de la sous-préfecture Soissons, 38 km de Compiègne, 53 km de la préfecture Laon, 74 km de Saint-Quentin, 77 km de Reims, 94 km de Paris, 113 km d'Amiens et 180 km de Lille. Le bourg se trouve à la lisière nord de la forêt de Retz, qui couvre la plus grande part de la commune vers le sud.

Carte de la commune.

Communes limitrophes

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes :

Géologie et relief

Le sol de la commune est occupé par des étages géologiques du Tertiaire du Bassin parisien. Vers le sud s'étend la forêt de Retz, qui est établi sur des sables du Bartonien. Vers le nord se trouve un plateau typique du Soissonnais, où le sol limoneux lœssique fertile de surface couvre un sous-sol calcaire du Lutétien[1]. Autrefois, des carrières de calcaire souterraines et à ciel ouvert étaient exploitées ; la rue des Carrières en perpétue le souvenir.

Le village s'étage en contrebas du plateau sur trois niveaux d'une colline en forme d'amphithéatre, ouvert vers l'ouest. En bas se trouvent le ru de Retz, l'étang de Montgobert et les prairies, au-dessus il y a l'église et le village, et tout en haut de la colline sur le plateau vers le nord se trouve le château et le parc du château, qui surplombent la vallée.

Voies de communication et transports

Trois routes relient Montgobert aux communes voisines : la RN 2 Paris - Maubeuge, la D 2 et la D 250. L'accès à l'autoroute A26 - E17 Calais - Troyes est à 22 km.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Villers-Cotterêts à 10 km sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière).

Les grands aéroports parisiens sont à 60–110 km.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Savières, le ru de Retz, le cours d'eau 01 de la commune de Longpont[2], le cours d'eau 01 de la commune de Motgobert[3] et le cours d'eau 01 de la Goblette[4],[5],[Carte 1].

La Savières, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Parcy-et-Tigny et se jette dans l'Ourcq à Troësnes, après avoir traversé 13 communes[6].

Le Ru de Retz, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune de Puiseux-en-Retz et se jette dans l'Aisne à Fontenoy, après avoir traversé dix communes[7].

En ce qui concerne les nappes phréatiques, la forêt de Retz est riche en nappages d'eau lutétiennes et thanétien.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau de la commune de Montgobert (1,4 ha)[Carte 1],[8].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 747 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Margny-lès-Compiègne à 27 km à vol d'oiseau[15], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 633,5 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Montgobert est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[20].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,1 %), terres arables (16,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14 %), zones urbanisées (3,4 %)[21].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Montgobert, un village en étage.

L'ensemble des habitations est presque entièrement localisé dans le bourg. Les rues de Montgobert sont la rue de la Forêt (anciennement rue d'En-Bas), la route des Bauves (tronçon de la D 250 ; anciennement la rue d'En-Haut), la rue de l'Église (tronçon de la D 250), lÉtang du moulin (tronçon de la D 250) la ruelle Poncette, la rue de la Croix, lallée du Château, la rue des Carrières et la sente du Lavoir.

Logement

En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 108, alors qu'il était de 101 en 2007. Parmi ces logements, 86 (79,6 %) étaient des résidences principales, 18 (16,7 %) des résidences secondaires et 4 (3,7 %) des logements vacants[22].

Projets d'aménagement

La commune de Montgobert n'a pas de plan local d'urbanisme (PLU)[Quand ?]. Pourtant, l'urbanisme de la commune est concernée par le PPR plan de prévention des risques inondations et coulées de boue entre Laversine et Chézy-en-Orxois, secteur vallée du ru de Retz de . Dans ce cadre, Montgobert a aménagé dans le début des années 2000 des digues enherbées et des avaloirs[23].

Puis, au niveau de la communauté de communes, un premier schéma de cohérence territoriale, le SCoT de la communauté de communes de Villers-Cotterêts / Forêt de Retz pour les années 2014-2030 a été approuvé le [24].

Toponymie

Les anciennes formes du nom sont Mons Gunberti dans une charte de 1162[25], Mons Gumberti dans une charte de 1171[26] et Montgombert dans une charte de 1239[27]. Les variantes dans les actes de Philippe II Auguste, au XIIIe siècle, sont Mons Goberti, Guberti, Gumberti et Gunberti[28].

Le nom de Montgobert, au XIXe siècle aussi écrit Mont-Gobert, signifie le mont, la colline de Gobert, du latin Gumbertus, nom de personne germanique composé des racines gund (bataille, racine qu'est présent aussi dans gonfanon) et behrt (brillant, excellent). Un certain Gumbert (de) était un des premiers évêques de diocèse de Wurtzbourg, en 794-795. Le nom peut donc signifier Mont du combattant brillant.

Histoire

Moyen Âge

Au XIe siècle existaient entre Montgobert et Longpont le village disparu de Chavigny (aujourd'hui hameau) et la ferme disparue de Mentard. Leurs noms survivent dans les noms des maisons forestières des Têtes de Chavigny et des Champs Mentard. Par une charte de 1070, Chavigny, son église et la ferme de Mentard sont données par Adélard, évêque de Soissons, à la collégiale Saint-Léger de Soissons[29].

Le nom de Montgobert pour la localité se laisse retracer jusqu'au XIIe siècle. Une charte de 1162, co-signé par Theobald de Montgobert et Jean son frère « S. Theobaldus de Monte Gunberti et Johannes frater ejus » fait mention de la donation par l'abbaye Notre-Dame de Longpont de l'autel[Note 3], ses dîmes censes, terres et possessions de Montgobert à l'abbaye Saint-Léger de Soissons[30]. Une charte de 1174 décrit les dîmes de Montgobert aux abbayes de Valsery et de Saint-Léger.

Révolution française et Empire

En 1791, Montgobert est vendu à Clément de Malleran, professeur à l'université de Paris et secrétaire du roi, puis en 1798, par adjudication, au général Charles Leclerc, qui avait épousé l'année précédente Pauline Bonaparte, sœur de Napoléon Ier.

Le général Leclerc, qui est aussi maire de Montgobert, meurt jeune en 1802, pendant l'expédition de Saint-Domingue[31]. Pauline fait rapatrier son corps, qui est inhumé dans le parc du château de Montgobert[32] ; elle se remarie au prince italien Camille Borghese et délaisse peu à peu Montgobert.

En 1814, les membres de la famille de Napoléon doivent se défaire de tous leurs biens, Pauline et sa belle-mère, madame Leclerc, simulent une vente à un sieur Edon, lequel transmet Montgobert au comte Leclerc, sénateur, beau-frère de Pauline. Montgobert passe en 1821 ou 1822 à Louis Nicolas Davout, prince d'Eckmühl, époux de Louise-Aimée-Julie Leclerc, la belle-sœur de Pauline. Davout meurt en 1823. Sa veuve, princesse d'Eckmühl, cède Montgobert en 1831 à son gendre, le comte Étienne-Armand-Napoléon de Cambacérès. Ce dernier meurt en 1881, et Montgobert passe en 1883 à sa petite-fille Zénaide de Cambacérès, épouse de Raoul Napoléon Suchet et de ce fait duchesse d'Albuféra[33]. Emmanuel Suchet, 7e duc d'Albufera, reste jusqu'à ce jour propriétaire du château de Montgobert.

Première Guerre mondiale

À une vingtaine de kilomètres en retrait des premières lignes, Montgobert est à la fois proche du front et de Paris. Après avoir vu plusieurs détachements allemands qui partaient vers le sud, fascinés par le voisinage de Paris, Montgobert fut délivrée en . Le village mena pendant près de quatre ans une existence assez calme, à 20 km du front. Les régiments français y séjournaient au repos, allant au front ou en revenant. Cette quiétude s'évanouit brusquement quand l'état-major allemand profitant de la faiblesse du front au Chemin des Dames, fait une percée qui les conduit d'abord jusqu'à Soissons, puis à la lisière de la forêt de Retz. Montgobert, évacuée depuis le , est alors le théâtre de combats acharnés pendant un mois et demi comme tous les villages de la vallée du Retz.

Montgobert n'était pas seulement un lieu de repos. Il y avait une « ambulance » et plusieurs cimetières militaires[Note 4]. Le château servit de poste de commandement pour plusieurs états-majors français et alliés. C'est ici que Maunoury reçut Joffre à plusieurs reprises. Alexandre Millerand, ministre de la Guerre, vint également y rencontrer les généraux. Le , Raymond Poincaré, président de la République, rendit visite au général Berdoulat, commandant le XXe corps d'armée, en son P.C. de Montgobert[Note 5].

Le village a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [34].

Le village, qui a beaucoup souffert de la guerre, fonde dès une coopérative de reconstruction qui rassemble une quarantaine de propriétaires. Présidée par le duc d'Albufera, cette coopérative est active jusqu'en 1932.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Soissons du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de l'Aisne.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Villers-Cotterêts[35]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 20 à 76 communes.

Intercommunalité

Montgobert faisait partie de la communauté de communes Villers-Cotterêts - Forêt de Retz, créée le , et qui regroupait 18 communes.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine, pour former le , la communauté de communes Retz-en-Valois dont est désormais membre la commune.

Par ailleurs, en 2020, Montgobert est membre du Syndicat des eaux du Soissonnais et du Valois et de l'Union des secteurs d'énergie du département de l'AIsne[36].

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[37].

Liste des maires

Liste des maires successifs[38]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945   Napoléon II Suchet   6e comte Suchet, 6e duc d'Albuféra
1952 1989 Napoléon II Suchet   6e comte Suchet, 6e duc d'Albuféra
1989 1997 Pôl Neveux    
mars 2001 en cours
(au 13 juillet 2020)
Alexandre de Montesquiou[39] LR Cadre supérieur
Président de la CC Villers-Cotterêts - Forêt de Retz (2014 → 2016)
Président de la CC Retz-en-Valois (2017 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[40],[41]

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[43].

En 2023, la commune comptait 200 habitants[Note 8], en évolution de +3,63 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336287287280312304353369400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
402394385340295275270248250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
264245225249364176205208311
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
171155184197194185195204192
2021 2023 - - - - - - -
200200-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune, qui est située dans l'Académie d'Amiens, ne dispose d'aucune école.

Fin XVIIIe siècle et pendant la première moitié du XIXe siècle, il y avait une école publique mixte. Cette école siégeait dans un bâtiment, construit à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, et qui sert aujourd'hui de mairie (17, route des Bauves)[45]. En 1850, Madame de Cambacérès fonde une école privée et congrégationiste de filles ; la même année, la commune installe la mairie et l'école publique mixte, qui devient par la suite école des garçons, dans un bâtiment existant, qui sert aujourd'hui de maison (20, rue des Bauves)[46],[47].

Sports

Montgobert dispose d'une salle polyvalente (Foyer rural - Maison pour tous, ouverte en 1986) et d'une aire de jeux (boulodrome, espace basket).

Manifestations culturelles et festivités

Dans la Maison pour tous siègent le Foyer rural de Montgobert, l'Association Saint-Sulpice et Le Petit théâtre de Montgobert[48]. Dans le château de Montgobert siège l'Association Club de Retz.

  • Le Foyer rural organise annuellement la fête communale, la fête de Noël, les fêtes nationales des et . Depuis 2013, le foyer organise des cours et stages de danse Éveil et danse[49].
  • L'Association Saint-Sulpice de Montgobert a pour objet la sauvegarde des monuments culturels de Montgobert, l'amélioration du cadre de vie et la protection de l'environnement. Elle organise annuellement la brocante de Mongobert (généralement en avril).
  • Le Petit théâtre de Montgobert[48], créé en 2013, (www.theatredemontgobert.fr) est une troupe de théâtre amateur, affiliée à la fédération des théâtres amateurs de l'Aisne. Cette troupe produit régulièrement des spectacles.
  • L'Association Club de Retz, créée en 1989, s'occupe de la gestion du Musée du bois et de la vie locale, installée dans le château, et des attractions touristiques dans le jardin du château[50].

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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