Morchain

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Morchain est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Morchain
Morchain
École publique communale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Jean-Paul Bourgy
2020-2026
Code postal 80190
Code commune 80568
Démographie
Population
municipale
362 hab. (2023 en évolution de +2,84 % par rapport à 2017)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 10″ nord, 2° 54′ 51″ est
Altitude Min. 61 m
Max. 83 m
Superficie 5,84 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Ham
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Morchain
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Morchain
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Morchain
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    Géographie

    Localisation

    Proche de l'axe Amiens - Saint-Quentin, le village est accessible par la route départementale 123.

    En 2019, il est desservi par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 50, Péronne - Matigny - Ham)[1].

    Communes limitrophes

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Morchain[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 702 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Estrées-Mons à 11 km à vol d'oiseau[8], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Morchain est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,4 %), zones urbanisées (7,6 %)[15]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Morocinctus (995) ; Morcinctum (1060) ; Muricincti (1133) ; Morceing (1215) ; Morcaing (1230) ; Morchiens (1235) ; Morthaing (1243) ; Meurchain (1378) ; Morchain (1551) ; Marchier (1657) ; Morchin (1761)[16].

    Le nom du village serait issu du bas-latin muro cinctus « entouré de murs, ceint de murs »[17],[18].

    Remarque : la forme est picarde et correspond aux anciennes formes de Morsan (Eure, Morchent 1050 - 1066 ; Morchenc 1321), les deux communes étant situés au nord de l'isoglosse appelée ligne Joret. Au sud de cette isoglosse se trouve Morsain (Aisne, Murocinctus 879) de même étymologie.

    Histoire

    L'archéologue Michel Drouart a fouillé au lieu-dit La Fosse Châtelain un habitat gallo-romain dont deux sous-sols ont été reconnus. Peu de mobilier archéologique y a été découvert, parmi lequel on peut noter des vases de terre noire à godrons, des monnaies des IIe et IIIe siècles, ainsi qu'un vase portant un graffito MARGAVRITVS[19].

    Du château de Goussancourt, il ne subsiste qu'une motte féodale de terre[20].

    En 1378, Jacques de Meurchain était seigneur de la localité[20].

    La brasserie Havelette située rue de Pertain produisait 4 000 hectolitres de bière par an avant 1914.

    Première Guerre mondiale

    Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[21].

    Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [22].

    Le village a été un des premiers à se relever après la Première Guerre mondiale[20].

    .

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la cinquième circonscription de la Somme.

    Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Nesle[23]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Ham, dont elle est désormais membre.

    Intercommunalité

    La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Neslois (CCPN), créée fin 2001, et qui succédait au district de Nesle, créé par arrêté préfectoral du .

    La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[24], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[25].

    La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[26],[27].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[28]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant 1988 ? Georges Soveaux    
    mars 2001 2008 Jean-Marc Wissocq    
    mars 2008[29] en cours
    (au 11 juin 2020)
    Jean-Paul Bourgy   Réélu pour le mandat 2020-2026[30],[31]
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].

    En 2023, la commune comptait 362 habitants[Note 3], en évolution de +2,84 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    786462478482491495510540512
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    490459457464430444417369356
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    369345334234305288266247250
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    251265239250271248282283314
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    342345362------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[34].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Les enfants du village sont scolarisés dans le cadre d'un regroupement pédagogique comprenant également ceux des localités voisines de Licourt et Potte.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • La mairie, 3 rue d'Enfer, construite comme mairie-école sur les plans de l'architecte péronnais Darcourt dans les années 1880, a été détruite lors de la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite sur les plans de A. Hunot par la société coopérative civile de reconstructions de Morchain en 1928[35].
    • Les écoles, à l'angle de la rue de Pertain et de la rue d'Enferre, construites également après la Première Guerre mondiale, mais indépendantes de la mairie contrairement à la situation d'avant-guerre, édifiées en 1924 sur les plans de A. Hunot[36].
    • Église Saint-Pierre[37],[38],[39], reconstruite en briques après la Première Guerre mondiale.
    • Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. La chapelle primitive aurait été édifiée en 1316 par Agnès de Goussencourt et dédiée à saint Louis. Reconstruite en 1717 et après la Grande Guerre, elle est toute en pierre blanche[40].
    • Morchain compte plusieurs calvaires, édifiés aux différentes sorties du village.
    • Monument aux morts, édifié en 1926 par Georges Legrand[41] (1873-1934). Il met en scène des soldats, des femmes et des enfants.

    Personnalités liées à la commune

    • En 1910, M. Sorel, ingénieur originaire de Morchain, conseiller municipal et conseiller d'État, a amélioré la technique de l'alambic. Une rue honore sa mémoire au village.
    • Pierre Doutrellot[42], instituteur du village, assura trois mandats de député (SFIO) de 1946 à 1958.

    Voir aussi

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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