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Mûr-de-Bretagne

ville et ancienne commune française du département des Côtes-d'Armor From Wikipedia, the free encyclopedia

Mûr-de-Bretagne ([myʁ də bʁətaɲ]) est une ancienne commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Mûr-de-Bretagne
Mûr-de-Bretagne
La mairie.
Blason de Mûr-de-Bretagne
Blason.
Image illustrative de l’article Mûr-de-Bretagne
Logotype.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Loudéac Communauté - Bretagne Centre (anciennement Pontivy communauté)
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Hervé Le Lu
2017-2020
Code postal 22530
Code commune 22158
Démographie
Gentilé Mûrois, Mûroise
Population 2 049 hab. (2014 en diminution de -2.48 % par rapport à 2009)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 03″ nord, 2° 59′ 05″ ouest
Altitude Min. 69 m
Max. 290 m
Superficie 29,80 km2
Élections
Départementales Mûr-de-Bretagne (chef-lieu)
Historique
Fusion
Intégrée à Guerlédan
Localisation
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Mûr-de-Bretagne
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Mûr-de-Bretagne
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Mûr-de-Bretagne
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Cette commune a fusionné au avec la commune de Saint-Guen pour devenir la commune de Guerlédan[1].

Géographie

Situation

Située en Argoat, Mûr-de-Bretagne est une petite ville avec des commerces, située à l’est du lac de Guerlédan. L'axe central breton (RN 164) passe au nord du village.

Carte de la commune.

Géologie

Carte géologique simplifiée du Massif armoricain. La forêt de Quénécan associée au lac de Guerlédan forme l'extrémité nord-est des montagnes Noires.

La commune de Mûr-de-Bretagne est située au cœur du domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui correspond à une structure s'allongeant sensiblement en direction W-E, depuis la baie de Douarnenez jusqu'au bassin de Laval. S'opposant aux bas plateaux littoraux méridionaux et septentrionaux, ce bassin sédimentaire est principalement constitué de schistes briovériens[Note 1] (sédiments détritiques essentiellement silto-gréseux issus de l'érosion du segment occidental de la chaîne cadomienne, accumulés sur plus de 15 000 m d'épaisseur et métamorphisés), formant un socle pénéplané[Note 2] sur lequel repose en discordance, dans sa partie orientale, des formations paléozoïques sédimentaires. Ces formations sont déposées dans ce bassin marqué par une forte subsidence, puis sont déformées lors de l'orogenèse varisque (plis d'orientation préférentielle N 110° et plusieurs familles de failles d'orientations différentes)[3].

Parmi ces plis armant les crêtes appalachiennes de Bretagne[Note 3], on peut distinguer l'anticlinal briovérien de la forêt de Quénécan (appelé aussi l'anticlinal des Forges des Salles). Sur le flanc de nord de cet anticlinal, les bancs de quartzites et de schistes durs jouent le rôle de couches résistantes à l'érosion. Portées en altitude, elles affleurent sous la forme d'une crête traversée par la côte du Menez Hiez[4].

Les schistes noirs ardoisiers (« schistes à Calymènes » des auteurs anciens) datant de l'ordovicien moyen (-470 et -453 millions d’années) ont été exploités en particulier à Saint-Gelven, Caurel et Mûr-de-Bretagne[5]. En 1884 Alphonse Debauve écrit que les carrières de Saint-Gelven fournissent alors environ 5 millions d'ardoises par an et celles de Mûr-de-Bretagne et Caurel environ 3 millions[6].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia de Mur en 1280, parrochia de Mur en 1283 et en 1284[7], Mur vers 1330, Mur en 1516, Mur en 1536, Meur en 1630[8], Mur en 1793, Mûr en 1861, Mur-de-Bretagne en 1856 et enfin Mûr-de-Bretagne à partir de 1957 (décret du )[7].

Le sens de mur est ici « muraille qui ceint une ville ou une place forte »[9].

En breton, le nom est Mur, forme également préconisée par l'Office public de la langue bretonne[8],[10].

Histoire

Préhistoire

Une allée couverte se trouve à Coët-Correc ; elle a été surmontée vers la fin du XIXe siècle par un calvaire en pierre sèche, construit par le propriétaire du terrain, et qui a été démantelé lors des fouilles archéologiques menées en 1984-1985[11].

Moyen-Âge

Mûr-de-Bretagne est un démembrement de l'ancienne paroisse de Neulliac. La paroisse de Mûr est citée pour la première fois en 1368 comme bénéfice du diocèse de Quimper.

Selon un aveu de 1471, Mûr était au sein de la vicomté de Rohan, une des 46 paroisses ou trèves de la seigneurie proprement dite de Rohan[12].

Jean-Baptiste Ogée écrit que « la seigneurie de Mur est très ancienne », qu'elle « appartint d'abord aux comtes de Cornouaille », que ceux qui détenaient cette seigneurie étaient aussi « sires de Corlai » et étaient ordinairement connus sous le nom de comtes de Launay-Mur ; par exemple « Christophe de Launay (né vers 1230), fils puîné de Garcin de Mur[Note 4] et de Beatrix de Rostrenen, épousa Louise (née vers 1235 à Plumaugat), fille de Thibaud [Thibault] de la Rivière[Note 5], issu d'une famille située en la paroisse d'Auverné, diocèse de Nantes », que « son fils Geoffroi [Geffroy] prit le nom de la Rivière, que ses descendants ont toujours porté depuis », que parmi leurs descendants on trouve des hommes illustres comme Jean de La Rivière[Note 6], chancelier de Bretagne en 1450 du duc Pierre II de Bretagne), Robert de La Rivière qui fut évêque de Rennes en 1457, et que les seigneurs de La Rivière étaient sergents féodés du duché de Bretagne[13].

Temps modernes

Le XVIe siècle

Deux moulins appartenant à la famille de Rohan existaient à Poullibet [Poulhibet], l'un pour le blé noir, l'autre pour le seigle, dès le XVIe siècle[14].

Le XVIIe siècle

En 1646, à Mûr-de-Bretagne, selon Julien Maunoir, même les notables « ignoraient (...) les noms des trois personnes divines », Père, Fils et Saint-Esprit[15].

En 1667, Yves-Olivier de la Rivière fut nommé gouverneur de Saint-Brieuc et, après lui, son fils aîné, Charles-Yves de la Rivière ; par lettres patentes en date de 1696, confirmées en date du la seigneurie de Plœuc fut érigée en comté au profit d'Yves-Olivier de la Rivière. Un comte de la Rivière fut en 1757 capitaine-lieutenant des Mousquetaires Noirs[13].

Mûr au XVIIIe siècle

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Mur en 1778 :

« Mur ; sur une hauteur ; à peu de distance de la route de Pontivy à Corlay ; à 18 lieues ½ de Quimper, son évêché ; à 21 lieues ¼ de Rennes et à 3 lieues ¼ de Pontivy, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'Ordinaire, ressortit au siège royal de Ploërmel, et compte 4 000 communiants[Note 7], y compris les habitants de Saint-Connec et Saint-Guen, ses trèves. M. le duc de Rohan en est le seigneur. Les basses justices de Coëtuhan et de Launay appartiennent à M. de Noyan, et la basse justice de la Roche-Guéhennec à M. de Moyan. Le territoire de Mur est montagneux au nord de son bourg ; mais au sud, à l'est et à l'ouest, on remarque des terres bien cultivées et fertiles, et des landes très étendues, qui paraissent mériter les soins du cultivateur[13]. »

Le château de Launay-Mur : la semi-légende de Gwengrézangor

Le seigneur de Gwenguézangor, châtelain de Launay-Mûr, avait l'habitude de piller et détrousser les passants sans honte ni scrupule. Pensant que son épouse entretenait une relation amoureuse avec l'un de ses hommes d'armes, il fit emmurer vivant celui-ci dans une cheminée et enfermer son épouse dans une barrique toute garnie de clous à l'intérieur, qu'il fit jeter par-dessus les remparts dans un étang.

Jérôme-Marie Calvary-Tylan, propriétaire du château et maire de Mûr, trouva dans une cheminée murée les restes d'un homme en armes avec sa cuirasse, son casque et son épée, mais les ossements tombèrent en poussière au contact de l'air. Dans la décennie 1830, un paysan aurait trouvé un trésor non loin du château, et il se pourrait que ce soit le chevalier amoureux qui l'ait caché, lorsqu'il préparait sa fuite avec l'épouse du châtelain : cela donne une certaine véracité à cette légende[16].

Les ardoisières

Certaines « perrières » (ardoisières) existaient déjà, entre Gouarec et Mûr-de-Bretagne sur les rives du Blavet, exploitées depuis au moins le XVIe siècle comme le prouve un aveu de 1571 de la seigneurie de La Roche Guéhennec.

Elles furent très actives entre le milieu du XIXe siècle et le début du XXe siècle, faisant vivre plusieurs centaines de familles. La Première Guerre mondiale et la mise en eau du barrage de Guerlédan précipitèrent leur déclin[17].

Le XIXe siècle

Mûr est concerné par la construction du Canal de Nantes à Brest (Blavet canalisé) entre 1822 et 1842 ; le Blavet à cet endroit est à la limite ouest de la commune, plusieurs écluses (dont l'écluse n° 119, dite écluse de Trévejean[18] et l"écluse du Poulhibet) s'y trouvent ou sont sur le canal lui-même dont le tracé est parallèle et proche du cours naturel du Blavet, mais totalement sur le territoire communal.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Mur en 1845 :

« Mur (sous l'invocation de Saint Pierre) : Commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, moins ses trève Saint-Connect et Saint-Guen, devenues communes ; aujourd'hui cure de 2e classe ; chef-lieu de perception ; brigade de gendarmerie à pied. (...) Principaux villages : Poulihet, Kerberhic, Kerimel, Treffaut, Kervos, Kermarec, Squiriec, Lisquily, Nevert, Boconnaire, Coëtdrien, Kerguenal, Curlan, Kerhotesse, Kerquillaaume, Cosquer-Kerguillaume. Moulins d'Enbas, de la Roche, Launay, du Guer, de Poulihet ; à eau. Le bourg de Mur est situé sur une hauteur, à peu près au centre de la commune dont il est me chef-lieu, et sur la route royale n° 187, dite de Vannes à Lannion. (...) }Il y a deux menhirs près du village de Botrain. La principale industrie de cette commune consiste dans l'extraction et la vente d'ardoises, qui sont fort estimées, et qui ont la réputation de ne pas favoriser l'oxydation des clous. Il y a foire le troisième vendredi d'avril, le samedi après la Mi-Carême, le lundi après le 6 juillet, enfin le troisième vendredi d'octobre. Géologie : schiste argileux. On parle le breton[19]. »

Selon Joachim Gaultier du Mottay, en 1862, Mûr possède une école de garçons accueillant 104 élèves et une école de filles recevant 75 élèves ; dans la commune se trouve aussi « l'établissement rural de Kermur, créé pour l'exploitation de 160 hectares de landes au milieu desquelles il est construit, dans la situation la plus pittoresque, sur le coteau qui forme le versant de la butte si élevée de Menez-Niez ». Il précise aussi que l'extraction des ardoises occupe alors plus de 70 ouvriers et qu'« il est à regretter que les carrières qui les produisent ne soient pas exploitées avec plus de soin et de méthode [car] elles sont d'excellente qualité et passent pour ne pas oxyder les clous qui les fixent sur les couvertures » Il ajoute que l'on vient de construire un embarcadère à Penerpont, sur le canal de Nantes à Brest[20].

En 1870 la famille Le Pottier achète les deux moulins de Poullibet, qui furent remplacés entre 1900 et 1905 par une minoterie à cylindres, puis, après a construction du barrage de Guerlédan, par une turbine hydraulique. La minoterie, toujours en activité, a été rachetée en 2011 par la société "Grands Moulins de Paris"[14].

Le XXe siècle

La Belle Époque

Gustave Geffroy décrit ainsi Mûr-de-Bretagne au début du XXe siècle : « Mur de Bretagne (...) se hisse sur un plateau entouré de chênes et de châtaigniers et forme deux parties, dont l’une, la plus haute, est Sainte-Suzanne. Les maisons sont groupées en désordre autour d’une place où se trouve une halle »[21].

En 1902 une épidémie de fièvre typhoïde survnit dans les communes de Mûr-de-Bretagne, Caurel, Saint-Caradec, Saint-Gilles-Vieux-Marché et Saint-Guen[22].

La commune a été desservie par le passé par la ligne ferroviaire de Carhaix à Loudéac à voie métrique du Réseau breton, ouverte en partie en 1898 (mais la section entre Rostrenen et Loudéac ne fut mise en exploitation que le [23]) et fermée en 1967 (désormais reconvertie en voie verte).

En 1913 à Mur-de-Bretagne les écoles de garçons accueillaient 63 élèves pour l'école communale et 129 pour l'école privée, celles de filles 31 élèves pour l'école communale et 132 pour l'école privée[24].

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Mûr-de-Bretagne porte les noms de 131 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[25].

L'entre-deux-guerres

Le barrage de Guerlédan vu côté aval.

La construction entre 1923 et 1930 du barrage de Guerlédan a interrompu la navigation sur le Blavet canalisé (aussi tronçon du canal de Nantes à Brest), mais aussi entraîné la création du lac de Guerlédan (l'écluse n° 120, dite du Moulin Neuf[26] a été engloutie sous les eaux du lac de Guerlédan en 1929 ; elle se trouvait au niveau des assises même du barrage ; en tout 17 écluses ont été englouties sous les eaux du lac). Ce barrage a permis la construction d'une usine hydroélectrique mise en service en 1930. Les eaux turbinées par la centrale hydroélectrique aboutissent dans un premier bassin formé derrière le « petit barrage de Guerlédan » situé à 650 m en aval du barrage, lequel permet de contrôler la variation du débit en aval et de contrôler les crues[27].

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Mûr-de-Bretagne porte les noms de 19 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale[25].

L'après Seconde Guerre mondiale

Un soldat originaire de Mûr-de-Bretagne est mort durant la guerre d'Indochine et un pendant la guerre d'Algérie[25].

Le XXIe siècle

La création de la nouvelle commune : Guerlédan

La commune nouvelle de Guerlédan est créée par la fusion, le , des communes de Mûr-de-Bretagne et Saint-Guen.

Politique et administration

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1809 1815 Guillaume Michel Fraboulet[Note 8]    
1815 1829 Mathurin Henrio[Note 9]   Laboureur.
1830 1868 Jérôme-Marie Calvary-Tylan[Note 10]   Notaire royal. Chevalier de la Légion d'honneur.
1868 1884 Jérôme Ange Calvary-Tylan[Note 11]   Notaire. Fils de Jérôme-Marie Calvary-Tylan, maire précédent. Conseiller d'arrondissement.
1884 1901 René Le Cerf[Note 12]   Député. Conseiller général.
1901 1908 Corentin Jan[Note 13]   Propriétaire cultivateur.
1908 1914 Léon Le Cerf[Note 14]   Lieutenant au 7e Régiment d'artillerie de campagne lors de son décès. Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. Croix de guerre. Fils de René Le Cerf, maire entre 1884 et 1901.
1914 1920     Pas de maire, mais divers conseillers municipaux se succèdent faisant fonction de maire.
1920   Antoine Guillo    
Les données manquantes sont à compléter.
? 1932
(décès)
Pierre-Marie Le Vaillant RG Instituteur
Conseiller d'arrondissement (1922 → 1932)
Les données manquantes sont à compléter.
1944 décembre 1956
(décès)
Jean-Baptiste Le Pottier Droite Cultivateur
Ancien conseiller d'arrondissement (1932 → 1940)
février 1957[28] mars 1971 Jean Quéré[29] MRP puis RI Menuisier-ébéniste, ancien résistant
Président de la Chambre des métiers des Côtes-du-Nord
Conseiller général de Mûr-de-Bretagne (1958 → 1976)
mars 1971 juin 1995 Raymond Hinault[30] PS Géomètre du cadastre, maire honoraire
juin 1995 mars 2008 Alain Auffret[31] DVD Agriculteur
Président de la CC Guerlédan Mûr-de-Bretagne (1995 → 2008)
mars 2008 mars 2014 Georges Tilly PS Cadre EDF retraité
Président de la CC Guerlédan Mûr-de-Bretagne (2008 → 2013)
mars 2014 31 décembre 2016 Hervé Le Lu DVD Directeur artistique
Les données manquantes sont à compléter.
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Liste des maires délégués

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
12 janvier 2017 en cours Hervé Le Lu DVD Directeur artistique
Maire de Guerlédan (2017 → )
1er vice-président de LCBC (2017 → )
Conseiller départemental de Guerlédan (2021 → 2022)
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Démographie


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33],[Note 15].

En 2014, la commune comptait 2 049 habitants, en évolution de −2,48 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8912 0961 8191 9512 3542 2832 2672 4132 403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3332 3622 5342 5102 5082 5812 5282 4332 489
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5742 4362 4172 2542 1492 2332 2652 4092 116
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 1252 0752 1052 0912 0492 0902 0842 1082 049
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Monuments

La chapelle de Sainte-Suzanne.
  • Église paroissiale Saint-Pierre : à l'intérieur, autels et chaires sculptés par un artiste local. Sur la chaire, les panneaux sculptés représentent les sept péchés capitaux.

Sites naturels

Tradition

Quand un enfant tardait à marcher seul, on lui faisait mettre un pied devant l'autre sur la tombe d'un ancien recteur de la paroisse, messire Oliman de Kernéguez (mort en 1720 en odeur de sainteté), et on lui frottait les reins avec une poignée de terre prise contre la tombe[40]

Sports

Cyclisme

Peinture de Jean Robic - Mûr-de-Bretagne - Tour de France 2011.

La côte du Menez Hiez, ou côte de Mûr, se trouve sur la route départementale 767, à la sortie nord de Mûr-de-Bretagne. Longue de km, elle monte à 6,8 %, avec des passages à 15 %[41].

Tour de France

La pente et la densité du public dans le "Mûr" à chaque passage du Tour de France lui valent le surnom « d’Alpe d’Huez de Bretagne »[42].

Escaladée une première fois en 1938, elle devient célèbre en 1947, lors de la 19e étape du premier Tour de France de l'après-guerre[43]. Ce contre-la-montre Vannes-Saint-Brieuc139 km, le plus long de l'histoire du Tour[44] — est marqué par un coup de théâtre : le maillot jaune et favori du Tour, Vietto, connaît une terrible défaillance dans la côte de Mûr[45]. Il termine à 14 min 40 s d'Impanis, le vainqueur de l'étape[44]. Robic finit deuxième, et se hisse de la cinquième à la troisième place du classement général, à 2 min 58 s du nouveau maillot jaune Brambilla[46].

Autres compétitions
  • L'ascension est au programme de la Bretagne Classic en 2017[48] et en 2020[49], à la suite du changement de format de la course en 2016, qui comporte désormais une première partie en ligne[50].

Héraldique

Blason Blasonnement :
D'azur à la croix engrêlée d'or; le 1er canton de gueules chargé de quatre mâcles d'argent posées 2,2

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • E. Le Barzic, Mûr de Bretagne et sa région, Quimper, Nature et Bretagne, coll. « Guide officiel du syndicat d'initiative », (réimpr. 1956, 1975), 480 p.

Notes et références

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks