Plumaugat
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| Plumaugat | |||||
Mairie de Plumaugat. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Mickaël Chevalier 2020-2026 |
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| Code postal | 22250 | ||||
| Code commune | 22240 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Plumaugatais, Plumaugataise | ||||
| Population municipale |
1 160 hab. (2023 |
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| Densité | 29 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 15′ 20″ nord, 2° 14′ 16″ ouest | ||||
| Altitude | 110 m Min. 63 m Max. 144 m |
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| Superficie | 40,43 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | Site officiel de Plumaugat | ||||
| modifier |
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Plumaugat [plymoɡat] ⓘ est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
Hydrographie
La commune de Plumaugat est située à la limite de l'Ille-et-Vilaine, à 4 km de la RN 12 (reliant Rennes à Saint-Brieuc).
Plumaugat est parcourue par la Rance ce qui lui confère un aspect vallonné. Les paysages y sont principalement de bocages avec toutefois des forêts (14 % du territoire environ).
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, le Garun, le Frémeur et le ruisseau de loziers[1],[2],[Carte 1].
La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques de la Rance sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saint-Jouan-de-l'Isle. Le débit moyen mensuel est de 1,21 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 41,3 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 64,1 m3/s, atteint le même jour[4].
Le Garun, d'une longueur de 30 km, prend sa source dans la commune de Loscouët-sur-Meu et se jette dans le Meu à Montfort-sur-Meu, après avoir traversé onze communes[5].
Le Frémeur, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Rance à Caulnes, après avoir traversé cinq communes[6].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Loziers, d'une superficie totale de 6,6 ha (2,76 ha sur la commune)[Carte 1],[7].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 783 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 15 km à vol d'oiseau[14], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Plumaugat est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,7 %), zones agricoles hétérogènes (22,1 %), forêts (15,7 %), prairies (12 %), zones urbanisées (0,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Maelcat en 846, 863 et 869, Ploemagada en 1182, Parochia de Plomagoat en 1282, Plomaugat vers 1330, Plumaugat en 1405, Plumagad au XVe siècle[23].
Le nom de la commune vient de plou qui signifie paroisse (dénomination assez fréquente en Bretagne) et Maugat (nom du saint fondateur)[23]. Plumaugat est donc la « paroisse de Melgat/Maugat »[24].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Pluvaelgad[25].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,3 % des toponymes de la commune sont bretons[26].
Histoire
Moyen Âge
La commune de Plumaugat aurait vu naître Nominoë (premier roi de Bretagne) mais aucun document historique ne l'atteste[réf. nécessaire]. Toutefois, la paroisse existait bel et bien, à cette époque, puisqu'un document datant de 863 parle d'une donation d'une de ses habitantes.
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux Morts porte les noms de 158 soldats morts pour la Patrie[27] :
- 146 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
- 12 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
L'après Seconde Guerre mondiale
Entre 1946 et 1960 plusieurs dizaines de jeunes de Plumaugat, Éréac, Lanrelas, Mauron, Saint-Méen, etc.. sont partis faire la récolte des betteraves à sucre dans le nord de la France pour gagner leur vie et améliorer l’ordinaire de leur famille restée au pays[28].
En une épidémie de fièvre aphteuse frappe particulièrement l'est du département des Côtes-du-Nord, notamment les communes de Caulnes, Guitté et Plumaugat. Un cordon sanitaire fut mis en place autour des exploitations agricoles concernées, les fermes désinfectées, des pédiluves installés à l'entrée des bâtiments. Des laissez-passer sont exigés pour pouvoir circuler et des fosses creusées à la hâte pour ensevelir sous de la chaux les cadavres des animaux.
Francis Leroy, maire à l'époque, témoigne : « Ma ferme s'est retrouvée en isolement et tout le cheptel a été abattu : 250 porcs et 25 vaches laitières »[29].
Héraldique
Politique et administration
Membre de la communauté de communes du Pays de Caulnes jusqu'au , date de sa dissolution, Plumaugat est rattaché depuis le à Dinan Agglomération.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].
En 2023, la commune comptait 1 160 habitants[Note 4], en évolution de +7,01 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
Elle compte de nombreux monuments, notamment :
- L'église paroissiale (fin XIXe siècle) sous le patronage de Saint Pierre ;
- la chapelle de Bonne Rencontre (1583) ;
- la chapelle de Bénin ;
- la stèle de l'abbé Fleury (chef de la Résistance des Côtes-du-Nord assassiné en 1944) ;
- le site de « la Maison » avec des vestiges de la motte castrale ;
- de nombreuses croix ;
- le manoir de la Rivière (1678), un ancien presbytère devenu aujourd'hui un gîte qui accueille des groupes de personnes.
- Le château de Lozier inscrit en 1992 au titre des monuments historiques[34]
- Le château de l'Epinay à Plumaugat
- La croix de granit
- La motte féodale
