Mur des je t'aime
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Frédéric Baron, Claire Kito |
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Le Mur des je t'aime est une œuvre murale composée de carreaux émaillés reproduisant l'expression « je t'aime » dans 250 langues et qui occupe un mur du square Jehan-Rictus situé place des Abbesses à Montmartre dans le 18e arrondissement de Paris. Elle a été réalisée par Frédéric Baron, Claire Kito et Daniel Boulogne, et inaugurée en .
L'œuvre occupe environ 40 m2 et est composée de 612 carreaux de lave émaillée (pierre de Volvic) reproduisant 311 « je t'aime » en 250 langues[1].
Le mur est accessible tous les jours aux horaires d'ouverture du square[2].
Au-dessus de l'œuvre se trouve un collage de street art réalisé par Rue meurt d'art, représentant Rita Hayworth dans le rôle de Gilda, en robe fourreau et gants du soir[3], puis après restauration, Ava Gardner[4], avec une bulle contenant le texte « aimer c'est du désordre... alors aimons ! »[5].
Histoire
Frédéric Baron, artiste multicarte[6], demande tout d'abord à son frère, et plus tard à des voisins, des amis et des passants d'écrire ces mots d'amour dans leur langue et recueille de cette manière des « je t'aime » dans plus de 250 idiomes et dialectes du monde entier.
Courant , il se rapproche de Claire Kito, peintre et calligraphe, responsable d'un atelier de calligraphie chinoise[6], et lui propose de participer au projet d'œuvre murale. Ensemble, ils prospectent tout d'abord en région parisienne, puis à Paris intra muros, afin de trouver l'emplacement idéal. Au fil de ce projet destiné in fine à être réalisé sur plaques émaillées, Claire Kito assemble les différentes graphies[7].
Daniel Boulogne, quant à lui, spécialiste des murs peints, constructeur d'art et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet parus aux éditions Gallimard[8], prend part au projet en et mène à bien la construction de l'œuvre[9], inaugurée à l'automne [10].
Le Mur des je t'aime est apparu en dans la série télévisée Emily in Paris[11], ce qui a accru sa popularité. Il a également bénéficié d'un report d'attention après le retrait en par la Mairie de Paris des cadenas d'amour du pont des Arts[12],[13]. Il est visité en par un million de touristes par an, selon son créateur Frédéric Baron[14], et est cité par plusieurs classements de lieux les plus « instagrammables » de la capitale[15],[16],[17].
Une reproduction du mur est inaugurée à Suzhou, en Chine, en [18],[19].
L'original parisien est restauré au printemps , à l'approche des Jeux olympiques à Paris, pour effacer les prénoms que les couples de visiteurs y avaient inscrits[20].
Symbolique
La symbolique du mur est un choix personnel de l'artiste. Le mur est le plus souvent un symbole de la division et de la séparation et Frédéric Baron a souhaité ici qu'un mur puisse être aussi un support au plus beau des sentiments humains.
Les éclats de couleur rouge qui parsèment la fresque représentent quant à eux les morceaux d'un cœur brisé qui, si on les rassemble, forment un cœur parfaitement composé[21].
- Le square Jehan-Rictus où est situé le mur.
- Détail de quelques inscriptions.
- Les créateurs du mur.
- Touristes se prenant en photo devant le mur, formant un cœur avec les bras.
