Nahaf
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| Pays | |
|---|---|
| Territoire | |
| Sous-district | |
| Superficie |
6,08 km2 |
| Altitude |
350 m |
| Coordonnées |
| Population |
13 558 hab. () |
|---|---|
| Densité |
2 229,9 hab./km2 () |
| TGN | |
|---|---|
| Site web |
(ar) www.nahef.muni.il |
Nahaf (نحف, Naḥaf or Nahef; נַחְף)[1] est une conseil local arabe du district Nord, en Israël. Il est situé entre la is located in between the Haute et la Basse Galilée, à environ 23 km à l’est d’Acre. En 2024, il avait une population de 13 995 habitants. Selon les archéologues, il s‘agit d’un important centre viticole lors de la période hellénistique, peut être dès l’Âge du Bronze (vers 3100 BC)[2].
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Des fouilles ont mis au jour des vestiges de l’Âge du Bronze ancien IB, de l’Âge de Bronze médian II et de l’Âge du Fer II[6],[7]. Pour la période antique, des pièces de la dynastie lagide et d’Antiochos III[8]. Des tombes datant du IIe au IVe siècle ont aussi été découvertes[9]. Des vestiges remontant aux empires Achéménide et Romain ont aussi été découverts[6],[8],[7].
L’existence d’un atelier de production de vaisselle de verre soufflé pendant l’Empire byzantin est assurée. De la même période date un bain à hypocauste. Datant de la fin de l’Empire byzantin, il est toujours utilisé au début du califat omeyyade [10].
Croisades
À l’époque des Croisades, le village est appelé "Nef"[11],[12]. En 1249, Jean l'Aleman transfère des terres, dont les casals de Beit Jann, Sajur, Majd al-Kroum et Nahf aux chevaliers Teutoniques[13],[14].
De nombreux vestiges archéologiques médiévaux subsistent à Nahaf, dont des mosaïques et un cimetière, ainsi que les sanctuaires des musulmans cheik Muhammad Rabiah et cheik Mahmud qui ont combattu les Croisés. La grotte d’Auba, occupée dès l’époque des Assyriens, se situe aussi à Nahaf[15]. Des poteries et des céramiques de l’époque du sultanat mamelouk, ont aussi été retrouvés lors de fouilles[16],[7].
Empire ottoman
La Palestine est conquise par les armées de l'Ottoman Sélim Ier en 1517, grâce à leur victoire sur les armées mameloukes à la bataille de Marj Dabiq, et annexée à l'Empire ottoman.
En 1596, Nahaf apparaît dans le defter (registre fiscal) comme relevant de la nahié (sous-district) d’Akka (actuelle Acre) et du sandjak de Safad. Ce document recense 108 foyers et 9 célibataires, tous musulmans. Les villageois payaient un impôt à taux fixe de 25% sur leurs productions (orge, légumes, fruits, chèvres et ruches) et d’autres impôts occasionnels pour un total de 6629 akçe[17]
La carte de Pierre Jacotin réalisée en 1799, au cours de la campagne d'Égypte du général Napoléon Bonaparte indique le village sous le nom de "Nafeh"[18]. Quand Victor Guérin visite Nahef en 1875, il estime sa population à 400 musulmans et quelques familles grecques orthodoxes. Il décrit les terrasses étagées sur la colline couronnée par le village et plantées de figuiers et d’oliviers, ainsi qu’une petite mosquée et des aires à battre le grain environnées de blocs de pierre antiques. Une importante source alimentait le village ; elle était munie de bassins et irriguait les jardins[19]. En 1881, Nahaf est décrit comme un village de 200 musulmans aux maisons de pierre et entouré d’oliveraies[20].
Une liste de population de 1887 recense 475 habitants, tous musulmans[21].
Période du mandat britannique

De 1915 à 1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région de Nahaf est conquise en 1918 et la Palestine est administrée comme territoire conquis jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations.
Au recensement de la Palestine mandataire de 1922 conduit par les autorités britanniques, Nahaf a une population de 810 musulmans, 2 Juifs et 6 chrétiens[22], tous les chrétiens étant orthodoxes[23]. Lors du recensement de 1931, la population augmente à 994, tous musulmans, dans 194 maisons[24].
Dans les statistiques de Village de 1945, la population de Nahf est de 1320 habitants, tous musulans[4].
Guerre de 1948 et massacre
L’armée israélienne s’empare de Nahaf le pendant l’opération Dekel. C’est la brigade blindée Sheva qui occupe le village, défendu par la milice locale et des volontaires de l’armée de libération arabe (ALA). Selon Rogan et Shlaïm, le village est laissé intact et la plupart des résidents ne fuient pas. Il signale un usage de la force disproportionné lors du désarmement du village[25]. Le , l’armée israélienne réoccupe le village, qui n’est plus habité que par les vieillards. Quelques hommes qui prenaient la fuite sont abattus, dont un réfugié de Damoun et un veuf. Au moins quatre à six habitants sont ainsi exécutés[26].
La population reste sous loi martiale jusqu’en 1966.
Démographie
En 2022, 99,9% de la population était musulmane, et 0,1% chrétienne[27].
Lieux et monuments

La plus grande construction médiévale du village est un mur long d’une dizaine de mètres, construit en gros blocs de pierre taillé, qui peut remonter aux Croisades[11][28].
Le maqâm (sanctuaire) de cheikh Rabi est situé sur une colline proche, entouré d’un cimetière. De plan rectangulaire, il est surmonté d‘un dome avec un entrée à l’est. Un mihrab indique la direction de La Mecque, au sud. Contre le mur nord se troupe le cénotaphe de cheikh Rabi[28].
