Nathalie Perrin-Gilbert
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| Nathalie Perrin-Gilbert | |
Nathalie Perrin-Gilbert en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseillère municipale de Lyon | |
| – (30 ans, 9 mois et 1 jour) |
|
| Élection | 18 juin 1995 |
| Réélection | 18 mars 2001 16 mars 2008 30 mars 2014 28 juin 2020 |
| Maire | Raymond Barre Gérard Collomb Georges Képénékian Gérard Collomb Grégory Doucet |
| Adjointe au maire de Lyon chargée de la Culture | |
| – (3 ans, 10 mois et 10 jours) |
|
| Maire | Grégory Doucet |
| Prédécesseur | Loïc Graber |
| Successeur | Audrey Hénocque |
| Maire du 1er arrondissement de Lyon | |
| – (19 ans, 3 mois et 10 jours) |
|
| Élection | 18 mars 2001 |
| Réélection | 9 mars 2008 30 mars 2014 |
| Prédécesseur | Gilles Buna |
| Successeur | Yasmine Bouagga |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lyon (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS (1994-2013) |
| modifier |
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Nathalie Perrin-Gilbert, née le à Lyon, est une femme politique française.
Membre du Parti socialiste de 1994 à 2013, elle est élue pour la première fois en 1995 dans le 1er arrondissement de Lyon, où elle devient conseillère d'arrondissement et conseillère municipale durant le mandat de Raymond Barre. Dans le sillage de la victoire de Gérard Collomb qui fait basculer Lyon à gauche en 2001, elle devient maire du 1er arrondissement, son prédécesseur Gilles Buna devenant adjoint à l'urbanisme du nouveau maire.
Réélue sous l'étiquette socialiste en 2008, ses relations avec Gérard Collomb se tendent progressivement jusqu'à la rupture, lorsqu'elle annonce se présenter avec le soutien du Front de gauche pour les élections municipales de 2014. À nouveau réélue à la tête du 1er arrondissement, elle est toutefois exclue du Parti socialiste pour dissidence.
Soutenue par la France insoumise, elle candidate à nouveau à sa succession en 2020 mais également à la mairie centrale et dans la circonscription métropolitaine Lyon-Sud. Elle est cette fois dépassée au premier tour dans son arrondissement par l'écologiste Sylvain Godinot. Elle rallie au second tour les listes écologistes de Grégory Doucet et devient son adjointe à la culture, laissant son fauteuil de maire d'arrondissement à Yasmine Bouagga. Elle est démise de sa délégation en 2024 en raison de sa gestion du Conservatoire de Lyon.
Elle candidate à nouveau comme maire de Lyon ainsi que du 4e arrondissement en 2026, avec le soutien du Parti radical de gauche. Elle ne parvient toutefois à se maintenir au second tour dans aucun des deux scrutins, ni dans celui de la circonscription Lyon-Sud-Est où elle candidate également au niveau métropolitain, mettant fin à trente ans de mandat dans la vie politique lyonnaise.
Nathalie Perrin-Gilbert naît le dans le 7e arrondissement de Lyon. Elle grandit dans le quartier Gerland. Elle est diplômée en histoire (université Lumière Lyon II), ainsi qu’en sciences de l’information et de la communication (université Jean Moulin Lyon III). Elle est mère de trois enfants[1] et vit à La Croix-Rousse[réf. souhaitée].
Parcours politique
Débuts au Parti socialiste
Nathalie Perrin-Gilbert entre au Parti socialiste en 1994. Elle est élue dans le 1er arrondissement en 1995, sur une liste de rassemblement de la gauche socialiste et écologiste. Conseillère du 1er arrondissement, elle est déléguée aux sports et à la jeunesse. Elle est aussi conseillère municipale de Lyon et conseillère communautaire du Grand Lyon au sein du groupe « socialiste et apparentés ».
Réélue en 2001, elle devient maire du 1er arrondissement de Lyon. Elle reste conseillère municipale et conseillère communautaire, dans un contexte de changement de majorité, le socialiste Gérard Collomb succédant au centriste Raymond Barre à la tête de la ville et du Grand Lyon.
Lors de ce mandat, Nathalie Perrin-Gilbert s’investit notamment dans la défense des familles sans-papiers aux côtés du Réseau éducation sans frontières (RESF), révélant publiquement qu'elle a accueilli une mère et sa fille « en attente de régularisation » à son domicile, ainsi qu'une famille dans les locaux de la mairie[2]. Elle procède à plusieurs parrainages républicains en 2006[3]. Elle prend également position pour le respect du principe de précaution concernant les antennes de téléphonie mobile et demande que ces antennes ne soient pas installées sur des bâtiments comme les écoles ou les maisons de retraite et qu'un périmètre de sécurité soit respecté autour de ces équipements. Ces sujets marquent le début de ses désaccords avec le maire de Lyon et son exécutif[4].
Lors des élections législatives de 2007, elle est élue suppléante du député socialiste Pierre-Alain Muet, dans la 2e circonscription du Rhône (1er et 4e arrondissement, ainsi qu’une partie du 2e et du 9e arrondissement de Lyon).
En , la liste socialiste et écologiste qu'emmène Nathalie Perrin-Gilbert pour les élections municipales dans le 1er arrondissement cumule 58,6 % des voix dès le premier tour. Elle est donc réélue une première fois.
En , elle est nommée secrétaire nationale du Parti socialiste, chargée du Logement[5], auprès de Martine Aubry, alors Première Secrétaire du PS[6].
En , alors qu'elle participe à l'occupation d'un collège désaffecté pour réclamer sa réquisition afin de loger des familles sans domicile, elle est mise en garde à vue[7],[8].
Après le PS
Lors des élections municipales de mars 2014, elle se présente sur une liste rassemblant des citoyens, le Groupe de réflexion et d'actions métropolitaines (GRAM), association qu'elle a cofondée en 2012[9]) et le Front de gauche. Elle est exclue du Parti socialiste pour cause de « dissidence »[10]. La liste qu'elle conduit arrive en tête au premier tour[11] et elle est réélue maire d'arrondissement le . Pendant l'été 2016, elle saisit le Défenseur des droits après que les fontaines d'un jardin municipal ont été coupées par les services de la ville après l'installation de familles nomades aux abords[12].
Lors de l'élection présidentielle de 2017, elle apporte son soutien à la candidature de Charlotte Marchandise[13]. Mais la candidate citoyenne n'obtient pas les 500 signatures pour poursuivre sa démarche. Nathalie Perrin-Gilbert vote finalement pour Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), le considérant le plus apte à répondre aux aspirations des Français[14],[15]. Elle est ensuite candidate aux législatives de la même année dans la deuxième circonscription du Rhône avec le soutien d'Ensemble ! et du Parti communiste, auquel appartient sa suppléante, mais sans le soutien de LFI qui présente une autre candidate. Avec 47 % des suffrages exprimés, elle est battue au deuxième tour par Hubert Julien-Laferrière (LREM)[16].
Aux élections municipales de 2020, Nathalie Perrin-Gilbert mène la liste Lyon en commun. Elle bénéficie du soutien du GRAM, de La France insoumise, d'Ensemble !, de la Gauche républicaine et socialiste et du Mouvement républicain et citoyen[17]. Ses listes obtiennent 10,06 % des voix au premier tour, à l’échelle de la ville. En vue du second, elle fusionne avec les listes d'Europe Écologie Les Verts de Grégory Doucet et du Parti socialiste de Sandrine Runel. Les listes fusionnées obtiennent 52,4 % des voix au second tour, Grégory Doucet est élu maire de Lyon. Le , Nathalie Perrin-Gilbert est élue adjointe au maire, déléguée à la Culture, par le conseil municipal de Lyon. Le , elle fait voter par le conseil municipal un fonds d'urgence de 4 millions d'euros pour soutenir le secteur culturel fortement affecté par la crise du Covid, mais provoque une polémique en réattribuant une partie des subventions de l'Opéra à de plus petites structures[18]. Elle est démise de son poste d'adjointe à la Culture en , après une polémique sur la gestion du Conservatoire de Lyon, et avant cela des désaccords sur la cession du musée Guimet et un rapprochement avec David Kimelfeld[19],[20].
En , elle annonce sa candidature aux élections municipales de à Lyon[21]. En , elle obtient le ralliement du Parti radical de gauche, puis celui du Parti pirate en [22],[23]. En plus de sa candidature à la mairie centrale, elle est également tête de liste dans le 4e arrondissement, quartier voisin du 1er arrondissement dont elle a précédemment été maire[24]. Lors du premier tour de scrutin, sa liste ne rassemble que 3,64 % des voix pour la mairie centrale, et 9,30 % des suffrages dans le 4e arrondissement et est éliminée. Elle perd donc ses mandats électifs, elle qui était élue au conseil municipal de Lyon sans discontinuer depuis 1995[25].
Synthèses des résultats électoraux
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.
| Année | Liste | Commune | 1er tour | 2d tour | Sièges obtenus | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | CA | CM | ||||
| 2008 | PS-PCF-Verts-PRG-MRC-DVG | Lyon 1er | 5 919 | 58,69 | 1er | ||||||
| 2014 | FG | 3 156 | 33,45 | 1er | 4 181 | 44,52 | 1er | ||||
| 2020 | LFI-GRS-E!-MRC | 2 144 | 27,06 | 2e | Fusion avec la liste de Sylvain Godinot (EELV) | ||||||
| Ville de Lyon | 10 639 | 10,06 | 5e | Fusion avec la liste de Grégory Doucet (EELV) | |||||||
| 2026[26] | DVG-PRG-PP-MRC | Lyon 4e | 1 695 | 9,30 | 4e | ||||||
| Ville de Lyon | 7 426 | 3,64 | 5e | ||||||||
Élections métropolitaines
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.
| Année | Liste | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Sièges obtenus | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| 2020 | LFI-GRS-E! | Lyon-Sud | 1 864 | 12,14 | 4e | Fusion avec la liste de Thomas Dossus (EELV) | ||||
| Métropole de Lyon | 11 174 | 3,95 | 7e | Fusion avec la liste de Bruno Bernard (EELV) | ||||||
| 2026[27] | DVG-PRG-PP-MRC | Lyon-Sud-Est | 1 419 | 5,71 | 5e | |||||
| Métropole de Lyon | 7 140 | 1,47 | 7e | |||||||