Nathalie Saint-Cricq
éditorialiste et chroniqueuse française
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Nathalie Saint-Cricq, née le à Tours (Indre-et-Loire), est une éditorialiste et chroniqueuse française.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Nathalie Isabelle Saint-Cricq |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Père |
Jacques Saint-Cricq (d) |
| Mère |
Mireille Meunier Saint-Cricq (d) |
| Fratrie |
Olivier Saint-Cricq (d) |
| Conjoint |
Patrice Duhamel (depuis ) |
| Enfants |
Benjamin Duhamel Raphaël Duhamel (d) |
| Parentèle |
Jean Meunier (grand-père) Alain Duhamel (beau-frère) Jean-François Duhamel (d) (beau-frère) Dominique Castéra (d) (belle-sœur) Amélie Oudéa-Castéra (nièce du conjoint) Richard Castéra (d) (beau-frère par alliance) France Duhamel (d) (belle-sœur par alliance) Arnaud Duhamel (d) (neveu du conjoint) Alexandre Duhamel (beau-fils) |
| A travaillé pour | |
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| Distinction |
Prix Charette (d) () |
De à 2019, elle dirige le service politique de France 2, avec une fonction d'éditorialiste chargée de commenter l'actualité politique lors des journaux de 20 heures, qu'elle conserve après 2019.
Biographie
Jeunesse et études
Nathalie Saint-Cricq naît le à Tours en Indre-et-Loire[1],[note 1].
Elle est la fille de Jacques Saint-Cricq, président du conseil de surveillance de La Nouvelle République du Centre-Ouest, et d'une mère sociologue de formation, mais ayant choisi de rester femme au foyer pour l'élever, elle et son frère[1]. Elle est la petite-fille de Jean Meunier[2], fondateur en du même journal, qui fut avant la guerre député socialiste de Tours, puis engagé dans la Résistance, et maire de la ville de 1945 à 1947
La famille Saint-Cricq est l'un des deux actionnaires majoritaires du groupe Nouvelle République du Centre-Ouest, qui édite le journal du même nom, quelques autres titres de presse écrite, et possède 40 % des parts de la chaîne TV Tours Val de Loire[3]. Son frère, Olivier Saint-Cricq, est à la tête du directoire du groupe[4], dirige la Nouvelle République du Centre Ouest, le principal journal de Tours[5].
Elle est pendant près de 25 ans la compagne du journaliste du Figaro et ancien directeur général de France Télévision, Patrice Duhamel, qu'elle rencontre après qu'il a été nommé directeur des informations de La Cinq en 1987 et qu'elle a finalement épousé en 2017. De cette union sont nés Raphaël Duhamel, producteur de cinéma et scénariste, et Benjamin Duhamel, journaliste à BFMTV de 2019 à , où il travaille aux côtés de son oncle, l'éditorialiste Alain Duhamel, frère de Patrice Duhamel[6], puis à France Inter[7].
Elle est par ailleurs la tante par alliance d'Amélie Oudéa-Castéra, ministre de 2022 à 2024 sous les gouvernements Borne et Attal[8].
Nathalie Saint-Cricq est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (1983), d'un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en marketing (1985)[9] et d'une maîtrise de lettres[10].
Parcours médiatique
Après avoir effectué à partir des années 1980 une carrière de journaliste dans des médias privés comme La Cinq et Europe 1, elle entre à France Télévisions dès le [11], après la fermeture de la Cinq[1]. De 2006 à 2009, elle anime l'émission Quand j'étais petit sur Europe 1[réf. à confirmer][10].
Elle a ensuite été rédactrice en chef, à partir de 2009, de deux émissions spécialement dédiées à la politique sur France 2: Des paroles et des actes et À vous de juger.
Fin , elle succède à Fabien Namias en tant que responsable du service politique de France 2[12]. Elle occupe cette fonction jusque 2019, alors remplacée par Muriel Pleynet[13].
Le , elle anime avec Christophe Jakubyszyn, responsable du service politique de TF1, le débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle française entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron[14].
À partir de , elle est chroniqueuse dans L'Émission politique sur France 2, présentée par Léa Salamé[15] et Thomas Sotto.
Depuis 2016, elle intervient également dans Questions politiques[16].
En 2022, elle est nommée Coordinatrice en charge des évolutions éditoriales de l'information de France Télévisions[17].
En , elle est nommée Directrice des rédactions nationales de France Télévisions.
Lors de la soirée des élections municipales du , Nathalie Saint-Cricq qualifie en aparté, mais audible à l'antenne de Franceinfo, Éric Ciotti, candidat de l’Union des droites pour la République, de « Benito » en référence à Benito Mussolini. France Télévisions la retire de l’antenne pendant une semaine et présente ses excuses à l'homme politique[18].
Polémiques
Débat télévisé du second tour de la présidentielle 2017
En , l'éditorialiste de France Télévisions a été filmée en train de suggérer par écrit aux journalistes présents en plateau une question sur le problème que Jean-Luc Mélenchon pourrait poser en vue d’une union de la gauche. Elle défend «un échange banal». La séquence fait bouillir les insoumis. Dimanche soir, alors qu’elle est en plateau aux côtés de Mathilde Panot (LFI), Olivier Faure (PS) et Sandrine Rousseau (les Ecologistes), l’éditorialiste de France Télévisions Nathalie Saint-Cricq glisse discrètement un mot à ses collègues Anne-Sophie Lapix et Laurent Delahousse. Au feutre, elle a écrit «JLM 1 PB», sur une feuille blanche. Soit une invitation à interroger les responsables politiques présents sur l’éventuel problème que la figure de Jean-Luc Mélenchon peut poser dans les négociations en vue d’une union de la gauche pour les législatives à venir. Anne-Sophie Lapix et Laurent Delahousse ne rebondissent pas sur la relance suggérée, et le débat passe à d’autres sujets. Ce qui n’empêche pas l’extrait, depuis, de susciter des réactions outragées dans les rangs insoumis[19].
Nathalie Saint-Criq est visée par les critiques au lendemain du débat télévisé du second tour de la présidentielle 2017, dont elle était l'un des deux arbitres, le représentant de Marine Le Pen ayant récusé Anne-Claire Coudray[20]. Elle et l'autre journaliste, Christophe Jakubyszyn, sont jugés « dramatiquement absents », voire « fantoches », en raison de 400 prises de paroles se révélant toutes inefficaces à canaliser un débat houleux[21], qualifié par les éditorialistes de la presse française[22] et du quotidien allemand Die Welt de « pire débat télévisé de l’histoire de la Ve République »[23]. Nathalie Saint-Cricq est le lendemain la cible des moqueries sur Twitter[24] et une capture d'écran d'elle circule massivement sur les réseaux sociaux[25], où le débat est critiqué comme une confrontation sans profondeur et souvent approximative[26],[27],[24].
Dissimulation des liens familiaux avec Amélie Oudéa-Castera
Au moment où sa nièce Amélie Oudéa-Castéra fait la une de l'actualité pour plusieurs polémiques qui s'enchaînent[28],[29], elle n'est astreinte qu'à une mise en retrait, assez relative et qui semble obéir au bon vouloir de la journaliste, selon le service de vérification des faits de Libération[30], même si de son côté la journaliste assure s’être écartée de manière volontaire des sujets concernant la ministre[31], pour éviter un conflit d’intérêts. La presse l'observe cependant sur les antennes de France TV évoquer parfois sa nièce sans que leur lien de parenté soit explicité, ce qui jette le discrédit sur la rédaction, selon un de ses journalistes[30].
Publications
- Je vous aiderai à vivre, vous m'aiderez à mourir, Paris, Éditions de l'Observatoire, 2021. (ISBN 1032913649). Livre qui relate, d'après 668 lettres récemment retrouvées, le dernier amour de Georges Clemenceau pour l'éditrice Marguerite Baldensperger, une femme de quarante ans sa cadette et mariée à Fernand Baldensperger, un professeur de littérature comparée.
- L'Ombre d'un traître, Paris, J'ai lu, 2025. (ISBN 1032927275)
- La Petite Mère, Paris, Éditions de l'Observatoire, 2026[32]