Nawaf Salam

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Élection13 janvier 2025
PrésidentJoseph Aoun
GouvernementSalam
Législature24e
Nawaf Salam
(ar) نواف سلام
Illustration.
Nawaf Salam en 2025.
Fonctions
Président du Conseil des ministres du Liban
En fonction depuis le
(1 an, 2 mois et 17 jours)
Élection 13 janvier 2025
Président Joseph Aoun
Gouvernement Salam
Législature 24e
Coalition Ind.-FL-PSP-Kataëb-Tashnag-Amal-Hezbollah
Prédécesseur Najib Mikati
Président de la Cour internationale de justice

(11 mois et 8 jours)
Vice-président Julia Sebutinde
Prédécesseur Joan Donoghue
Successeur Julia Sebutinde (intérim)
Yūji Iwasawa
Juge à la Cour internationale de justice

(6 ans, 11 mois et 8 jours)
Prédécesseur Christopher Greenwood
Successeur Mahmoud Daifallah Hmoud
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, représentant permanent du Liban auprès de l'Organisation des Nations unies

(10 ans, 5 mois et 8 jours)
Biographie
Nom de naissance Nawaf Abdallah Salim Salam
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Beyrouth, Liban
Nationalité Libanais
Entourage Tammam Salam (cousin)
Saëb Salam (oncle)
Diplômé de Faculté de droit de Harvard
Institut d'études politiques de Paris
Université Paris-Sorbonne
Profession Juge international, diplomate
Religion Islam sunnite

Signature de Nawaf Salam (ar) نواف سلام

Image illustrative de l’article Nawaf Salam Image illustrative de l’article Nawaf Salam
Présidents du Conseil des ministres du Liban

Nawaf Salam (en arabe : نواف سلام), né le à Beyrouth, est un diplomate, juriste, universitaire et homme d'État libanais. Il est président de la Cour internationale de justice de à et président du Conseil des ministres du Liban depuis le .

Il a été représentant permanent du Liban auprès des Nations unies à New York de 2007 à 2017, et juge à la Cour internationale de justice de 2018 à 2025.

Fils d'Abdallah Salam et Reckat Beyhum, Nawaf Abdallah Salim Salam est issu d'une importante famille politique beyrouthine. Son grand-père, Selim Ali Salam (en), chef du Mouvement réformiste de Beyrouth, a été élu en 1912 député au Parlement ottoman. Son oncle, Saëb Salam, l’un des dirigeants du mouvement national libanais qui a lutté sous le mandat français pour l’indépendance du pays, a été Premier ministre quatre fois entre 1952 et 1973[1]. Son cousin, Tammam Salam, a été Premier ministre de 2014 à 2016. Nawaf Salam est marié à Sahar Baassiri (en), journaliste et ambassadrice du Liban auprès de l'UNESCO depuis . Il a deux enfants, Abdallah et Marwan.

Il est docteur d’État en sciences politiques de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) (1992), et titulaire d’un Master of Laws de la faculté de droit de Harvard, ainsi que d’un doctorat en histoire de la Sorbonne (1979).

Carrière professionnelle

De 1979 à 1981, Nawaf Salam est chargé de cours à la Sorbonne où il enseigne l’histoire contemporaine du Moyen-Orient. En 1981, il est chercheur invité au Weatherhead Center for International Affairs[2] de l'université de Harvard. Entre 1985 et 1989, il est maître de conférences à l'université américaine de Beyrouth, et avocat associé au cabinet Takla.

Il est également, de 1989 à 1990, chercheur invité à Harvard Law School et, de 1989 à 1992, consultant juridique étranger à la firme Edwards & Angell LLP.

En 1992, il retourne à Beyrouth où il travaille comme avocat au cabinet Takla et enseigne le droit international et les relations internationales à l'université américaine de Beyrouth. Il y est nommé en 2003 professeur associé invité en sciences politiques, puis professeur associé en 2005. De 2005 à 2006, il y assume la direction du département d’études politiques et d’administration publique[3].

Nawaf Salam a également été, de 1999 à 2002, membre du bureau exécutif du premier Conseil économique et social du Liban et, de 2000 à 2004, membre de la Commission nationale libanaise pour l’UNESCO. En 2005-2006, il a été membre et rapporteur de la Commission nationale pour la réforme électorale[4]. Il a été membre du conseil d’administration du Centre libanais d'études politiques[5].

Représentant permanent du Liban aux Nations unies

De à , Nawaf Salam a rempli les fonctions d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, représentant permanent du Liban auprès des Nations unies à New York[6].

En 2010 et 2011, Nawaf Salam a représenté son pays au Conseil de sécurité des Nations unies, le Liban ayant été élu membre non permanent de cette instance pour une durée de deux ans[7]. Il a présidé ce conseil en et .

De à , il a été vice-président de la 67e session de l'Assemblée générale des Nations unies, et a représenté le Liban au Conseil économique et social des Nations unies (CESNU) en 2016 et 2017.

Durant son mandat aux Nations unies, Nawaf Salam a présidé et participé à plusieurs délégations libanaises à des réunions et conférences internationales, y compris aux conférences sur le changement climatique de Paris (2015) et de Cophenhague (2009), à la conférence internationale sur le financement pour le développement d'Addis-Abeba (2015), et au sommet Rio+20 sur le développement durable (2012).

Juge puis président de la CIJ

Le , Nawaf Salam est élu juge à la Cour internationale de justice pour la période 2018-2027, ayant obtenu la majorité absolue des voix à l'Assemblée générale et au Conseil de sécurité[8],[9].

Il devient le président de la Cour internationale de justice le .

Président du Conseil des ministres du Liban

Le , Nawaf Salam est désigné président du Conseil des ministres du Liban par le nouveau président de la République Joseph Aoun, en obtenant le soutien de 84 députés libanais sur 128. Il a reçu le soutien de plusieurs formations traditionnelles, comme celle du chef druze Walid Joumblatt et de trois partis chrétiens, ainsi que celui de la dizaine de députés indépendants. En revanche, le Hezbollah et le Amal ne l'ont pas soutenu, mais n'ont pas pour autant présenté un autre candidat face à lui. Le Hezbollah a longtemps mis son veto au nom de Nawaf Salam en le dépeignant comme un homme des États-Unis. Le quotidien Al-Akhbar, proche du parti chiite, a même considéré sa nomination serait un « coup d’État des Etats-Unis »[10]. Sa désignation, saluée par la France, s’est faite avec un fort soutien de l'Arabie saoudite[10]. Il est officiellement nommé et investit avec son gouvernement le [11].

Décorations

Publications principales

Références

Liens externes

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