Nicolas Mayer-Rossignol
homme politique français
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Nicolas Mayer-Rossignol, né le à Bordeaux (Gironde), est un homme politique français, membre du Parti socialiste (PS).
| Nicolas Mayer-Rossignol | |
Nicolas Mayer-Rossignol en 2023. | |
| Fonctions | |
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| Président de la Métropole Rouen Normandie | |
| En fonction depuis le (6 ans, 1 mois et 12 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Prédécesseur | Yvon Robert |
| Maire de Rouen | |
| En fonction depuis le (6 ans, 1 mois et 24 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Coalition | PS-EELV-PCF-PRG-ND-PP-G.s-LEC (2020-2026) PS-LE-PCF-PP-G.s-LEC (depuis 2026) |
| Prédécesseur | Yvon Robert |
| Premier secrétaire délégué du Parti socialiste | |
| – (2 ans, 4 mois et 15 jours) |
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| Avec | Johanna Rolland |
| Premier secrétaire | Olivier Faure |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Successeur | Johanna Rolland[N 1] |
| Conseiller régional de Normandie | |
| – (5 ans, 5 mois et 28 jours) |
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| Élection | 13 décembre 2015 |
| Circonscription | Seine-Maritime |
| Groupe politique | SRC |
| Président du conseil régional de Haute-Normandie | |
| – (2 ans, 2 mois et 17 jours) |
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| Élection | |
| Coalition | PS-EELV-FG-PRG |
| Prédécesseur | Emmanuèle Jeandet-Mengual (intérim) Alain Le Vern |
| Successeur | Fonction supprimée[N 2] |
| Conseiller régional de Haute-Normandie | |
| – (5 ans, 9 mois et 5 jours) |
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| Élection | 21 mars 2010 |
| Circonscription | Seine-Maritime |
| Groupe politique | SOC |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Nicolas Rossignol |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bordeaux (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS |
| Diplômé de | École normale supérieure |
| Profession | Ingénieur des mines Cadre d'entreprise |
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| Présidents du conseil régional de Haute-Normandie Maires de Rouen |
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| modifier |
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Proche de Laurent Fabius, il succède en à Alain Le Vern comme président du conseil régional de Haute-Normandie et devient, à 36 ans, le plus jeune des présidents de régions françaises. Deux ans plus tard, pour les premières élections régionales de la Normandie réunifiée, il conduit une liste de gauche qui échoue face à la coalition dirigée par le centriste Hervé Morin.
À l'issue des élections municipales de 2020, il est successivement élu maire de Rouen, puis président de la Métropole Rouen Normandie. Il conserve ces deux fonctions dans la foulée des élections municipales de 2026.
Il brigue, en puis en , le poste de premier secrétaire du Parti socialiste mais est battu dans les deux cas par Olivier Faure, dont il devient le principal opposant au sein du PS.
Situation personnelle
Famille et vie privée
Nicolas Rossignol, dit Mayer-Rossignol[N 3], fils d'une enseignante en économie[1] expatriée[2] et d'un père normand[3], naît le à Bordeaux[4],[5],[6].
Séparé de son épouse[7], professeure agrégée[8], il est père de deux filles[9],[10].
En , il annonce être pris en charge depuis 2022 pour une tumeur cancéreuse de la vessie traitée par chirurgie et immunothérapie, s'engageant ensuite pour lutter contre l'isolement des malades dans la ville de Rouen ainsi que contre les pollutions qui augmentent la fréquence du cancer de la vessie en Seine-Maritime[11]. Il annonce en une récidive de son propre cancer[12].
Jeunesse et études
Il grandit au Mali, où sa mère est enseignante en coopération, puis dans sa ville natale[13].
Il suit des études en France, de biologie moléculaire à l'École normale supérieure (1996 S)[14] de Paris puis à celle de Lyon. Il a aussi séjourné à l'université de Stanford, aux États-Unis[1].
Titulaire de l'agrégation de sciences de la vie et de la Terre[15] à l'âge de 22 ans[16] et d'un master 2 en génomique[17], il est ingénieur du Corps des mines[18].
Carrière professionnelle
En tant qu'ingénieur des Mines, il obtient son premier poste administratif à la Commission européenne, où il est chargé du secteur des produits pharmaceutiques entre et .
Il est directeur du pôle développement de l'entreprise Nutriset à Malaunay de [19] à 2017.
Parcours politique
Ascension auprès de Laurent Fabius
Adhérent du Parti socialiste et militant à Attac, il propose ses services à Laurent Fabius qui l'embauche en à l'agglomération de Rouen, devenue la communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe en 2010[20].
Il s'installe alors en Haute-Normandie et se présente sur la liste menée par Alain Le Vern lors des élections régionales de 2010[13]. Élu conseiller régional de Haute-Normandie, il prend la présidence du Groupement d'intérêt public de la Cité des métiers de Haute-Normandie. En , il remplace Guillaume Bachelay en tant que vice-président du conseil régional chargé de l'emploi, de l'économie, des entreprises et des énergies[18].
Au sein de la fédération socialiste de Seine-Maritime, il est chargé du rapprochement avec les milieux universitaires[18].
Il intègre ensuite le cabinet de Laurent Fabius au ministère des Affaires étrangères en tant que conseiller chargé du Développement, des Affaires économiques, du G20 et des Entreprises[21]. Son engagement professionnel au Quai d'Orsay cesse en , après son élection à la présidence du conseil régional de Haute-Normandie[22].
Lors des élections municipales de 2014, il est élu conseiller municipal de Rouen sur la liste du maire socialiste sortant Yvon Robert[23].
Président du conseil régional de Haute-Normandie
Après la démission inattendue du socialiste Alain Le Vern, il est élu pour lui succéder à la présidence du conseil régional le [17],[20] par 37 voix sur 50 contre 13 pour le candidat de l'opposition Bruno Le Maire[24]. À 36 ans, Nicolas Mayer-Rossignol est ainsi le benjamin des présidents de régions en France[20],[6]. Sa présidence est largement marquée par le processus de fusion de la Haute-Normandie et de la Basse-Normandie prévu par la réforme territoriale de 2014[25],[26],[27].
Il se déclare alors favorable à la fusion de sa propre région, de la Basse-Normandie et de la Picardie dans le cadre de cette réforme territoriale, mais cette hypothèse — envisagée par le gouvernement — n'est finalement pas retenue[28],[29],[30].
Préféré à son homologue socialiste bas-normand Laurent Beauvais pour conduire une coalition de gauche au moment des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 de la Normandie réunifiée, il termine à la troisième place en étant devancé par la liste d'union de la droite menée par Hervé Morin et celle du Front national emmenée par Nicolas Bay au premier tour. Une semaine plus tard, à l'issue du second tour, la gauche est battue par la liste d'Hervé Morin, qui recueille 36,4 % des suffrages contre 36 % pour celle du candidat socialiste[31].
Quelques semaines après la défaite de sa liste aux élections régionales, il est élu président du groupe socialiste du conseil régional de Normandie.
Élections municipales rouennaises de 2020
À partir de , le nom de Nicolas Mayer-Rossignol est mentionné parmi ceux des prétendants possibles à la succession du maire sortant de Rouen Yvon Robert, dont le retrait de la vie politique est prévu[32],[33],[34].
Le , il annonce sa décision de briguer la mairie de Rouen lors des élections municipales de 2020. Présentant sa « jeunesse » et son « expérience » comme les atouts de sa candidature[35], il insiste dans le même temps pour que la présidence de la métropole rouennaise soit exercée par le prochain maire de la ville-centre dans la foulée de ce scrutin malgré le rang relativement modeste de la capitale régionale à l'échelle métropolitaine[36],[37]. Sa liste, où figurent des membres de Nouvelle Donne et de Place publique[38], reçoit l'appui de l'association L'Éveil citoyen[39].
Le programme qu'il défend tout au long de la campagne comporte plusieurs mesures écologiques : il propose notamment d'accroître le nombre d'espaces verts, d'inciter à la réduction de la circulation automobile pour améliorer la qualité de l'air à long terme et d'expérimenter la gratuité hebdomadaire des transports en commun tels que le TEOR ou le « métro »[40],[41].
Il doit cependant faire face à la concurrence d'une autre liste de gauche conduite par l'écologiste Jean-Michel Bérégovoy, soutenue par les communistes et profitant d'un meilleur élan dans les enquêtes d'intentions de vote alors que la ville demeure marquée par l'incendie de l'usine Lubrizol, survenu le [42],[43],[44],[45]. L'opposition sortante de droite part également divisée pour ces élections, l'une des listes — emmenée par l'homme d'affaires Jean-Louis Louvel — ayant reçu l'investiture conjointe de La République en marche et des Républicains[46].
Le , dans un contexte de forte abstention marqué par la pandémie de Covid-19, la liste de Nicolas Mayer-Rossignol arrive en tête du premier tour, devant celle d'Europe Écologie Les Verts. La fusion de ces deux listes pour le second tour est rapidement annoncée[47],[48].
Le , après une longue campagne d'entre-deux-tours marquée par le retrait de la liste centriste de Jean-Louis Louvel et le confinement général de la population, la gauche plurielle qu'il emmène recueille 67,1 % des suffrages contre 32,8 % pour la liste de Jean-François Bures (dissident des Républicains). Toutefois, cette ample victoire est atténuée par un taux d'abstention massif (70,3 % contre 58 % dans le reste du pays)[49].
Maire de Rouen
Premier mandat
Le , Nicolas Mayer-Rossignol est élu maire de Rouen par la majorité des conseillers municipaux exceptionnellement réunis dans l'auditorium du conservatoire à rayonnement régional[50]. Il propose ensuite une liste de quatorze adjoints, dont cinq appartenant au groupe écologiste. Parmi ces derniers, Jean-Michel Bérégovoy conserve le poste de deuxième adjoint qu'il occupait durant le mandat précédent[51].
Seul candidat à la présidence de la métropole, il est élu à ce poste le suivant[52], par 89 voix sur 125 (35 bulletins blancs et 1 nul)[53].
Après son élection à la mairie de Rouen, il entreprend de féminiser davantage la communication municipale et l'espace public[54],[55],[56]. Certaines de ses propositions dans ce domaine, comme son souhait de remplacer le monument dédié à Napoléon Ier situé devant l'hôtel de ville par une statue de Gisèle Halimi, suscitent la vive réaction de ses opposants, qui lui reprochent une complaisance à l'égard de la cancel culture[57],[58],[59],[60].
Plus de cinq mois après son élection à la mairie, Nicolas Mayer-Rossignol déclare qu'il ne conduira pas la liste socialiste aux élections régionales normandes de 2021 afin de se consacrer à ses fonctions municipales et métropolitaines[61]. Dans le même temps, quelques médias nationaux le rangent parmi les figures montantes de la gauche française aux côtés d'autres jeunes maires socialistes de grandes villes[62],[63], en raison notamment d'une communication très active et potentiellement calculée[64],[65].
En , l'extension d'une zone à faibles émissions (ZFE) pour la moitié des communes de la Métropole Rouen Normandie entre en vigueur. Cette décision, assumée par Nicolas Mayer-Rossignol, est contestée et suscite les réserves d'une partie de sa majorité[66],[67],[68]. Pour répondre à l'opposition et au mécontentement des habitants concernés par la mesure, il promet notamment la mise en place d'alternatives pratiques ainsi que des contreparties financières et des aides apportées aux foyers modestes[69],[70].
À l'issue des élections législatives anticipées de 2024, il devient le suppléant de la députée socialiste Florence Hérouin-Léautey pour la première circonscription de la Seine-Maritime.
Élections municipales de 2026
Alors qu'il avait révélé être atteint d'un cancer quelques mois plus tôt, Nicolas Mayer-Rossignol déclare le qu'il envisage de briguer un second mandat mais précise que sa décision dépendrait de son état de santé[71],[72].
Lors d'une conférence de presse qu'il donne à L'Omnia le , il annonce sa candidature aux élections municipales du mois de mars suivant tout en confirmant son intention de conserver la présidence de la Métropole Rouen Normandie[73]. Malgré l'éventuelle présentation d'une liste écologiste autonome portée par son adjoint Jean-Michel Bérégovoy[74],[75], un sondage publié quelques mois plus tôt fait lui le favori de ce scrutin[76].
Après cette annonce, Les Écologistes et Génération.s se rallient aux socialistes pour la formation d'une liste d'union de gauche dont est néanmoins exclue La France insoumise[77],[78]. Cette alliance immédiate — inédite depuis 2008[79] — permet au maire sortant d'aborder le scrutin municipal en position de force, alors que sa coalition devance largement les autres listes dans une enquête d'intentions de vote à quelques semaines du premier tour[80]. Sa candidature reçoit par ailleurs le soutien de Jean-Louis Louvel, qui faisait pourtant partie de ses concurrents six ans plus tôt[81].
Il présente son programme le , lors d'une réunion publique à la halle aux Toiles[82]. La question des mobilités y occupe une place prépondérante, l'extension de la gratuité des transports en commun ou la construction d'une deuxième ligne de « métro » faisant partie de ses principales propositions. La liste qu'il dirige s'engage par ailleurs à mettre en place un « bouclier social » pour les familles monoparentales ainsi qu'une mutuelle communale[83],[84]. Enfin, le renfort d'une brigade métropolitaine et le recrutement de nouveaux agents pour la police municipale sont envisagés pour le prochain mandat même si Nicolas Mayer-Rossignol se montre hostile à l'armement de celle-ci[85].
Au premier tour du , la liste de Nicolas Mayer-Rossignol obtient 45,13 % des voix, loin devant les autres listes dont celle de centre droit conduite par son opposante, Marine Caron. Se félicitant d'avoir « réalisé l'un des scores les plus élevés parmi les maires de gauche sortants qui dirigent des grandes villes en France »[86], il écarte à nouveau l'hypothèse d'une alliance de circonstance avec LFI pour le second tour[87].
Sa liste remporte finalement le second tour du avec 48,14 % des voix. S'il perd une vingtaine de points par rapport au second tour du scrutin de , sa victoire n'en est pas moins perçue comme un large succès personnel[88].
Second mandat
Cinq jours après le renouvellement du conseil municipal, il est formellement réélu maire de Rouen le par 41 voix sur 55[89]. Il fait ensuite savoir que, sur les quatorze adjoints proposés, sa colistière Marie-Andrée Malleville est promue première adjointe au maire tout en conservant la délégation à la culture et au patrimoine qu'elle détenait lors du précédent mandat[90].
Revenant sur les principales ambitions de ce nouveau mandat lors d'un discours, il confirme notamment son intention d'œuvrer à la mise en circulation d'une nouvelle ligne de « métro ». Il annonce en outre que la municipalité se porte candidate au rachat de la maison Marrou — jusqu'alors mise aux enchères par l'État sans avoir trouvé preneur — pour en faire une résidence culturelle[91],[92],[93],[94].
Il est réélu sans surprise à la présidence de la Métropole Rouen Normandie le par 107 voix sur 135[95].
Cadre du Parti socialiste
Élections présidentielle et législatives de 2022
Soutien de la candidature de la maire de Paris Anne Hidalgo pour l'élection présidentielle de 2022, il intègre son équipe de campagne comme porte-parole chargé des questions économiques[96]. Après l'élimination de sa candidate au premier tour du scrutin, il appelle à voter en faveur du président sortant Emmanuel Macron « pour empêcher la victoire de l'extrême droite » et de Marine Le Pen[97].
En , il cosigne avec plusieurs centaines de personnalités un manifeste de l'ex-Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve « pour une gauche sociale-démocrate, républicaine, humaniste et écologique », que n'incarnerait pas la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES) qu'a intégré le PS[98],[99]. Quelques mois plus tôt, à l'occasion des élections législatives, il s'était rangé derrière trois candidats dissidents malgré un accord d'union approuvé par les instances du PS et initialement souhaité par le maire de Rouen lui-même[100],[101],[102].
Opposition à Olivier Faure
Le , en tant que premier signataire de la motion « Refondations », il annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste pour défier le sortant Olivier Faure à l'occasion du congrès de Marseille prévu en [103],[104]. Il parvient à mettre Olivier Faure en ballotage de justesse lors du vote des motions, ce dernier manquant de peu la majorité absolue des suffrages avec 49,15 %. Nicolas Mayer-Rossignol termine deuxième avec 30,51 % et bénéficie du ralliement de la troisième motion portée par Hélène Geoffroy pour l'élection du premier secrétaire[105], annonçant un scrutin final particulièrement serré[106].
Selon les résultats communiqués par la direction du PS, il recueille 48,91 % des voix contre 51,09 % pour Olivier Faure, qui conserve ainsi son poste de justesse. Alors qu'il avait précédemment revendiqué la victoire, Nicolas Mayer-Rossignol et ses proches contestent l'issue du scrutin[107]. Après plusieurs jours de tensions, un accord est finalement trouvé lors du congrès qui voit Nicolas Mayer-Rossignol devenir officiellement « premier secrétaire délégué du Parti socialiste » aux côtés de la maire de Nantes, Johanna Rolland[108].
Le courant Refondations, qu'il dirige, se dote en d’une association de financement, ce qui permet, notamment, de présenter des candidats et de financer des campagnes sur l’ensemble de la France[109].
Il s'oppose à la liste présentée par le PS aux élections européennes de 2024 lors du vote du conseil national du parti sur l'approbation de la liste, estimant que son courant n'y est pas suffisamment représenté[110].
Il annonce se porter candidat au poste de premier secrétaire du PS lors du congrès de [111]. Il plaide pour « l'affirmation socialiste » plutôt que pour l'union de la gauche, estimant que le PS doit présenter une candidature dans chaque ville aux élections municipales et ne pas prendre part à une primaire de la gauche pour l'élection présidentielle de 2027[112]. Olivier Faure est réélu premier secrétaire du PS avec 51,15% des voix, contre 48,85% pour Nicolas Mayer-Rossignol[113].
Prises de position
Dans l'essai La Gauche après la crise, qu'il coécrit avec Guillaume Bachelay en , il se prononce en faveur de l'instauration d'une VIe République toujours semi-présidentielle mais dotée d'un Parlement suffisamment fort[114],[115].
En , il réprouve le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement d'Élisabeth Borne mais estime qu'un abaissement de l'âge légal de départ à 60 ans serait « irréaliste » alors que la plupart des partis de gauche — dont le PS — en font l'une de leurs promesses électorales[116],[117].
Résultats électoraux
Premier secrétariat du PS
Élections régionales
Élections municipales
Fonctions et mandats
Fonctions partisanes
- - : président du groupe socialiste au conseil régional de Normandie.
- - : premier secrétaire délégué du Parti socialiste.
Mandats régionaux
- - : conseiller régional de Haute-Normandie.
- - : vice-président du conseil régional de Haute-Normandie.
- - : président du conseil régional de Haute-Normandie.
- - : conseiller régional de Normandie.
Mandats communaux
- Depuis : conseiller municipal de Rouen.
- Depuis : maire de Rouen.
Mandats intercommunaux
- Depuis : président de la Métropole Rouen Normandie.
Publication
- Guillaume Bachelay, Nicolas Mayer-Rossignol, La Gauche après la crise, Paris, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, , 253 p. (ISBN 2350132005 et 9782350132006).