Tramway de Rouen

réseau de tramway à Rouen, France From Wikipedia, the free encyclopedia

Le tramway de Rouen, commercialement dénommé métro de Rouen, est un système de transport en commun qui dessert la ville et l'agglomération de Rouen.

SituationDrapeau de la France Rouen (Normandie)
Entrée en service
Longueur du réseau15,1 km
Faits en bref Situation, Type ...
Tramway de Rouen
Image illustrative de l’article Tramway de Rouen
Rame du tramway de Rouen à la sortie de la station Théâtre des Arts.

Situation Drapeau de la France Rouen (Normandie)
Type Tramway / Tramway en tunnel
Entrée en service
Longueur du réseau 15,1 km
Longueur additionnée des lignes 18,2 km
Lignes 1
Stations 31
Rames 27 Alstom Citadis 402
Fréquentation 16,9 millions de voyages par an (2024)
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire Métropole Rouen Normandie
Exploitant Transdev Rouen
Site Internet www.reseau-astuce.fr
Vitesse moyenne 18,2 km/h
Vitesse maximale 60 km/h
Réseaux connexes TEOR
Autobus de Rouen

Image illustrative de l’article Tramway de Rouen
Carte du réseau du tramway de Rouen.
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Construit à l'initiative du maire d'alors, Jean Lecanuet, le réseau est inauguré en . Il comprend une unique ligne nord-sud qui se divise en deux branches sur la rive gauche de la Seine.

La ligne possède la particularité de circuler en tunnel sur une partie de sa longueur et de comporter cinq stations souterraines dans le centre-ville de Rouen. Cette caractéristique explique l'usage du mot « métro » pour qualifier ce moyen de transport, bien que le terme « semi-métro » soit plus adéquat[1],[2]. Même s'il est partiellement souterrain, il s'agit en effet d'un tramway et non d'un métro puisqu'il n'est pas séparé de la chaussée sur sa partie surfacique.

Le tramway de Rouen complète l'offre du réseau Astuce, avec les cinq lignes de TEOR, les neuf lignes FAST et les lignes régulières de bus.

Histoire

Ancien réseau (1877-1953)

Carte animée de l'évolution des infrastructures ferroviaires de l'agglomération de Rouen, dont celles des anciens et actuels tramways, de 1875 à nos jours.

Le premier tramway à vapeur de Rouen est mis en service le . Électrifié à partir de 1896, il traverse les communes de Rouen, Sotteville-lès-Rouen, Le Grand-Quevilly, Blosseville-Bonsecours, Amfreville-la-Mivoie, Darnétal, Déville-lès-Rouen, Maromme, Le Petit-Quevilly, Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Notre-Dame-de-Bondeville, Saint-Étienne-du-Rouvray, Le Mesnil-Esnard et Bihorel. Les tramways doivent par endroit affronter des rampes très fortes, notamment dans la montée qui permet d'atteindre Bonsecours. La longueur totale du réseau atteint 70 km ce qui en fait à l'époque l'un des plus longs en France.

Le réseau subit des dommages matériels importants durant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, ce qui entraîne rapidement sa fermeture. La dernière rame de tramway est retirée de la circulation le et laisse place aux trolleybus et aux autobus.

Renaissance du tramway

Premier projet : URBA

En 1969, la ville de Rouen confie une mission d’études auprès de la Compagnie Energétique Linéaire mb pour l’implantation d’un mode de transport innovant l’URBA. La proposition pour Rouen est d’avoir un matériel faiblement capacitaire de 30 places et d’une capacité de transport de 3 000 à 10 000 voy/h/sens (solution unité simple ou unité multiples). La technologie est une sustentation par couche d’air aspiré, et d’un moteur électrique linéaire. En 1971, Le projet proposé pour Rouen prévoit une fréquentation de 60 000 voy/j avec en période de pointe un débit de 8 100 voy/h/sens, avec une fréquence de 80-90 secondes et d’un temps d’arrêt en station maximal de 30 secondes. Une ligne de 7,50km et 10 stations, avec une vitesse commerciale de 30km/h[3],[4]

Deuxième projet : le Métrobus

Jean Lecanuet est considéré comme l'instigateur du « métro » de Rouen.

Dans les années 1980, Rouen connaît une situation similaire aux autres grandes villes française avec la saturation des rues de centre-ville par le trafic automobile. Des études sont donc engagées en 1986 par le SIVOM de l'agglomération rouennaise en vue d'établir un transport en commun en site propre[5]. Le maire de Rouen, Jean Lecanuet, penche alors pour le métro automatique VAL de la société Matra mais le projet est jugé trop onéreux par rapport aux ressources de l'agglomération rouennaise. L'opposition socialiste milite pour sa part pour un tramway en surface. Un compromis est finalement trouvé en 1988 avec un tramway traversant le centre-ville en souterrain. Ce choix tient avant tout d'une volonté de ne pas entraver le trafic automobile dans la rue Jeanne d'Arc mais il permet également une meilleure vitesse commerciale. Le projet est néanmoins dénommé « métro » pour des raisons politiques : la population voit encore d'un mauvais œil le tramway qui rappelle les véhicules désuets d'avant-guerre[3].

Rame de l'ancien tramway de Rouen dans la descente de Blosseville-Bonsecours.

De 1988 à 1991, les études permettent d'affiner le tracé. La ligne prévue prend la forme d'un « Y » renversé sur la rive gauche de la Seine avec un tronc commun dans le centre-ville de Rouen. Les deux branches aboutissent respectivement au Grand-Quevilly et à Sotteville-lès-Rouen. L'extension prévue jusqu'à Saint-Étienne-du-Rouvray est repoussée en raison d'un désaccord politique. La traversée de la Seine, d'abord prévue en souterrain, est ramenée en surface sur le pont Jeanne-d'Arc afin de réduire les coûts. La station souterraine prévue au niveau de l'hôtel de ville est également déplacée plus au sud, devant le palais de justice. Il intègre des extensions dans une phase ultérieure vers Mont Riboudet, le CHU Charles Nicolle et vers les Hauts de Rouen après Boulingrin en tunnel[3].

L'avant-projet sommaire définitif est approuvé en janvier 1990[6]. En octobre de la même année, le District de l'agglomération rouennaise lance un appel d'offres européen en vue de réaliser le tramway. Le consortium gagnant, lequel comprend notamment Spie Batignolles et BNP Paribas, forme la Société du métro de l'agglomération rouennaise (SOMETRAR)[7]. Le constructeur retenu pour le matériel est le français Alstom avec son Tramway français standard (TFS) déjà en service à Nantes et à Grenoble. La ligne reçoit sa déclaration d'utilité publique (DUP) le 22 avril 1991. Finalement, le 29 juin 1991, l'agglomération signe avec la SOMETRAR un contrat de concession de 30 ans lui confiant la construction, la maintenance et l'exploitation du tramway[8].

Chantier et mise en service

La première phase porte sur la construction de 11 600 m dont 1 700 en souterrain et 320 en viaduc. La ligne comprend 23 stations, dont 5 souterraines, situées sur les communes de Rouen, Sotteville-lès-Rouen, Le Grand-Quevilly et Le Petit-Quevilly.

Le chantier du tramway débute en juin 1991 avec les premiers travaux de voirie sur la rive gauche. L'édification de l'atelier-dépôt de la ligne et du poste de commande centralisé (PCC), situés au Petit-Quevilly, commence en février 1992. En février 1993, les premiers rails sont posés en présence de Laurent Fabius, président du SIVOM de l'agglomération rouennaise. C'est en juillet 1993 que commencent les travaux sur la rive droite avec le percement du tunnel. Entre les stations Théâtre des Arts et Gare Rue Verte, un tunnel de 844 m de long est creusé par un tunnelier baptisé « Joëlle ». Celui-ci possède un diamètre de 8,33 m et a recours à un guidage laser. La section de 233 m entre la gare et le puits Yser est pour sa part édifiée sous la forme d'une galerie-voûte classique. La profondeur du tunnel varie entre 15 et 28 m sous la surface et la pente maximale atteint 60 [6]. Le percement de la section souterraine est achevé au bout de six mois, en avance sur le calendrier prévisionnel. La première des 20 rames TFS est livrée par GEC-Alsthom et novembre 1993 et les essais en ligne commencent dès février. L'ouverture de la station Palais de Justice doit cependant être différée en raison de fouilles archéologiques qui ont retardé le chantier.

Le , le tramway est officiellement inauguré sur la place Bernard-Tissot, devant la gare de Rouen-Rive-Droite, en présence du maire de Rouen François Gautier et de Laurent Fabius[9]. À l'occasion de cette inauguration, le réseau de bus est entièrement restructuré et unifié avec le « métro » dans une offre de transport baptisée « Métrobus ». Par métonymie, cette appellation se généralisera rapidement pour désigner le tramway. La tarification se fait sous forme de billetterie magnétique, des titres de transport à valider à chaque montée dans un véhicule. Environ un million de titres de transports ont été distribués gratuitement le jour de l'inauguration[9].

D'importantes dérives financières ont cependant eu lieu durant la construction du tramway. Alors qu'en 1991 le coût estimé du projet était de 1,7 milliard de francs, la montant final s'est élevé à 2,5 milliards. Ces dérives auront des conséquences lourdes sur les finances de l'Agglomération de Rouen et condamneront les extensions futures du tramway au profit du bus en site propre TEOR, jugé moins onéreux[10].

Extension et modernisation du tramway

Rame Citadis 402 en circulation depuis 2012.
  • 2010 : installation de valideurs sur le quai des stations souterraines.
  • 2011-2012 : réaménagement de la station Saint-Sever, des terminus Boulingrin et Technopôle, et renforcement du pont Jeanne-d'Arc.
  •  : mise en service des sept premières rames Alstom Citadis blanches.
  • De à  : suite de la mise en service de vingt nouvelles rames supplémentaires Alstom Citadis en remplacement des anciennes rames Alsthom TFS datant de 1994.
  • De 2013 à 2015 : diverses améliorations dont un changement d'escalators, la création d'un abri escalator à la station Palais de Justice en sortie Nord-Est, un entretien des voies et des structures des ascenseurs, etc.
  • D' à  : agrandissement du quai Ouest de la station souterraine Théâtre des Arts par une réattribution partielle d'emprises techniques existantes (fluidité nettement améliorée avec 50 m2 de surface en plus dédiée dorénavant aux voyageurs).
  • 2018 : rénovation des 5 stations souterraines sans changement de leur design (sécurité incendie, éclairage, peintures, faux plafonds, signalétique, etc.), rénovation des accès (habillage, ajout d’information dynamique, modification d'un escalier d'accès au parvis de la gare de Rouen Rive Droite), remplacement de l'habillage des trémies et du viaduc Saint-Sever, renouvellement d'aiguillages et de rails sur le tronc commun, renouvellement du platelage du pont Jeanne d'Arc[11].
  • 2022 : rénovation de la station Hôtel de ville de Sotteville.

Tracé et stations

Les stations indiquées en gras sont des stations où les rames peuvent faire demi-tour en cas de perturbation.

Réseau du tramway avec les sections aériennes et souterraines.

Branche Georges Braque

Faits en bref Réseau, Terminus ...
M Direction Georges Braque
Image illustrative de l’article Tramway de Rouen
Deux rames Citadis stationnant au terminus Georges Braque.

Réseau Tramway de Rouen
Terminus Boulingrin
Georges Braque
Communes desservies Rouen
Petit-Quevilly
Grand-Quevilly
Histoire
Mise en service
Exploitant Transdev Rouen
Infrastructure
Conduite (système) Conducteur
Exploitation
Matériel utilisé Alstom Citadis 402
Dépôt d’attache Saint-Julien
Points d’arrêt 18
Longueur 8,4 km
Temps de parcours 27 min
Distance moyenne entre points d’arrêt 550 m
Jours de fonctionnement L, Ma, Me, J, V, S, D
Fermer
Davantage d’informations Stations, Lat./Long. ...
      Stations Lat./Long. Communes desservies Correspondances
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Boulingrin 49° 26′ 49″ N, 1° 06′ 19″ E Rouen Technopôle T4F22236
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Beauvoisine 49° 26′ 54″ N, 1° 06′ 02″ E Rouen Technopôle T4F120
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Gare-Rue Verte 49° 26′ 54″ N, 1° 05′ 39″ E Rouen Technopôle T4F2F71122Noctambus
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Palais de Justice - Gisèle Halimi 49° 26′ 34″ N, 1° 05′ 28″ E Rouen Technopôle
F2F7111522Noctambus
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Théâtre des Arts[12] 49° 26′ 24″ N, 1° 05′ 22″ E Rouen Technopôle T1T2T3529530
F5F92733
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Joffre-Mutualité[13] 49° 26′ 07″ N, 1° 05′ 12″ E Rouen Technopôle T533
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Saint-Sever 49° 25′ 52″ N, 1° 04′ 54″ E Rouen Technopôle
F1F927Noctambus
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Avenue de Caen 49° 25′ 47″ N, 1° 04′ 32″ E Rouen T427
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Jean Jaurès 49° 25′ 39″ N, 1° 04′ 01″ E Le Petit-Quevilly T4
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite François Truffaut 49° 25′ 36″ N, 1° 03′ 45″ E Le Petit-Quevilly 3341
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Place du 8-Mai 49° 25′ 26″ N, 1° 03′ 34″ E Le Petit-Quevilly
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Saint-Julien 49° 25′ 13″ N, 1° 03′ 34″ E Le Petit-Quevilly 27
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Charles de Gaulle 49° 25′ 01″ N, 1° 03′ 20″ E Le Petit-Quevilly 27
41
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Provinces 49° 24′ 42″ N, 1° 03′ 12″ E Le Grand-Quevilly
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite J.F. Kennedy 49° 24′ 35″ N, 1° 02′ 59″ E Le Grand-Quevilly 42
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Léon Blum 49° 24′ 25″ N, 1° 02′ 43″ E Le Grand-Quevilly 27
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Paul Cézanne 49° 24′ 13″ N, 1° 02′ 32″ E Le Grand-Quevilly
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Georges Braque 49° 24′ 02″ N, 1° 02′ 32″ E Le Grand-Quevilly F627
Fermer


Branche Technopôle

Faits en bref Réseau, Terminus ...
M Direction Technopôle
Image illustrative de l’article Tramway de Rouen
Rame Citadis sur un aiguillage au terminus Technopôle.

Réseau Tramway de Rouen
Terminus Boulingrin
Technopôle
Communes desservies Rouen
Sotteville
Saint-Étienne-du-Rouvray
Histoire
Mise en service
Dernière extension
Exploitant Transdev Rouen
Infrastructure
Conduite (système) Conducteur
Exploitation
Matériel utilisé Alstom Citadis 402
Dépôt d’attache Saint-Julien
Points d’arrêt 20
Longueur 9,8 km
Temps de parcours 32 min
Distance moyenne entre points d’arrêt 550 m
Jours de fonctionnement L, Ma, Me, J, V, S, D
Fermer
Davantage d’informations Stations, Lat./Long. ...
      Stations Lat./Long. Communes desservies Correspondances
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Boulingrin 49° 26′ 49″ N, 1° 06′ 19″ E Rouen Georges Braque T4F22236
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Beauvoisine 49° 26′ 54″ N, 1° 06′ 02″ E Rouen Georges Braque T4F120
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Gare-Rue Verte 49° 26′ 54″ N, 1° 05′ 39″ E Rouen Georges Braque T4F2F71122Noctambus
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Palais de Justice - Gisèle Halimi 49° 26′ 34″ N, 1° 05′ 28″ E Rouen Georges Braque
F2F7111522Noctambus
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Théâtre des Arts[14] 49° 26′ 24″ N, 1° 05′ 22″ E Rouen Georges Braque T1T2T3529530
F5F92733
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Joffre-Mutualité[15] 49° 26′ 07″ N, 1° 05′ 12″ E Rouen Georges Braque T533
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Saint-Sever 49° 25′ 52″ N, 1° 04′ 54″ E Rouen Georges Braque
F1F927Noctambus
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Europe 49° 25′ 42″ N, 1° 04′ 52″ E Rouen 27
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Honoré de Balzac 49° 25′ 34″ N, 1° 05′ 13″ E Rouen
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Voltaire 49° 25′ 23″ N, 1° 05′ 21″ E Sotteville-lès-Rouen
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Garibaldi 49° 25′ 08″ N, 1° 05′ 27″ E Sotteville-lès-Rouen
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Hôtel de Ville de Sotteville 49° 24′ 51″ N, 1° 05′ 25″ E Sotteville-lès-Rouen F3F73341
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite 14-Juillet 49° 24′ 33″ N, 1° 05′ 00″ E Sotteville-lès-Rouen
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Jean Zay 49° 24′ 15″ N, 1° 05′ 04″ E Sotteville-lès-Rouen
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Toit Familial 49° 24′ 04″ N, 1° 04′ 54″ E Sotteville-lès-Rouen
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Champ de Courses 49° 24′ 05″ N, 1° 04′ 33″ E Saint-Étienne-du-Rouvray
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Ernest Renan 49° 23′ 54″ N, 1° 04′ 23″ E Saint-Étienne-du-Rouvray 42
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Le Parc 49° 23′ 43″ N, 1° 04′ 10″ E Saint-Étienne-du-Rouvray
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Maryse Bastié 49° 23′ 31″ N, 1° 04′ 12″ E Saint-Étienne-du-Rouvray
   Station accessible aux personnes à mobilité réduite Technopôle 49° 23′ 11″ N, 1° 04′ 15″ E Saint-Étienne-du-Rouvray F6T4Noctambus
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Aménagement des stations

Station aérienne Avenue de Caen.

Les quais des stations, longs de 60 mètres, ont été dimensionnés à l'origine dans l'optique d'accueillir des rames de tramways TFS en unité double. L'intégralité des stations est accessible aux personnes à mobilité réduite.

L'équipement type d'une station comprend deux abris d'une longueur de 12 mètres[b] de part et d'autre de la voie, équipés d'un distributeur automatique de titres de transport. Chaque point d'arrêt est en outre équipé d'une sonorisation et d'un panneau à message variable permettant d'afficher l'horaire du prochain passage, des messages commerciaux ou encore l'état du trafic en ligne. Enfin, un espace d'affichage renseigne les usagers (plan du réseau, tarification). Toutes les stations sont équipées de système de vidéosurveillance.

Station souterraine Gare-Rue Verte.

À partir de 2009, les stations principales sont équipées de valideurs sur les quais afin d'accélérer la montée des voyageurs. Les premiers valideurs ont été installés en à la station Théâtre des Arts puis aux stations Beauvoisine, Gare-Rue Verte, Palais de Justice - Gisèle Halimi, Joffre-Mutualité et Saint-Sever.

Les stations aériennes ont été dessinées par l'architecte Jean-Michel Wilmotte en collaboration avec l'agence rouennaise Artefact. Les stations souterraines, très sobres, ont été conçues comme un prolongement de l'espace public. Elles possèdent l'équipement cité ci-dessus. Elles bénéficient souvent d'un puits de lumière qui permet un éclairage naturel de la station en complément de l'éclairage électrique.

Les stations souterraines du centre-ville (Beauvoisine, Gare-Rue Verte, Palais de Justice - Gisèle Halimi, Théâtre des Arts et Joffre-Mutualité) sont discrètement décorées par des œuvres d'art mises en lumière, placées dans les couloirs de correspondance ou proches des quais. Ces créations ont été remises en valeur à partir de la rénovation entreprise dans les stations concernées en . Une œuvre d'art a également été implantée à proximité immédiate des quais de plusieurs stations aériennes.

La station Saint-Sever a été restructurée en 2012 à la suite d'une enquête publique menée deux ans auparavant. Sa saturation fréquente a amené à un agrandissement des quais pour permettre une meilleure fluidité des 15 000 voyageurs qui fréquentent la station chaque jour[16],[17].

Intermodalité

Seule la station Gare – Rue Verte autorise la correspondance avec le réseau ferroviaire. En revanche, nombre d’entre elles permettent l’intermodalité avec le réseau de bus, dont 5 avec le TEOR (Boulingrin, Beauvoisine, Gare – Rue Verte, Théâtre des Arts et Joffre - Mutualité).

L’intermodalité avec le vélo est favorisée par l’implantation de stations du système de location en libre-service Lovélo à proximité de la plupart des stations de tramway, excepté à Saint-Étienne-du-Rouvray. 3 stations sont également dotées de consignes vélo sécurisées du système Lovélo Stationnement, accessibles uniquement aux titulaires d’un abonnement ou d’un ticket horaire Lovélo Stationnement[18] (Boulingrin, François Truffaut et Georges Braque).

3 parkings relais équipent, en outre, les stations dotées de consignes Lovélo Stationnement[18].

Voies et plateformes

Site propre

Le tramway bénéficie d’un site propre sur l’ensemble de son tracé. Son niveau d’indépendance avec la voirie et les autres usagers de l’espace public varie néanmoins. 3 degrés de séparation peuvent être distingués :

  • Site propre intégral dans les tunnels et sur le viaduc Saint-Sever. La pose de la voie directement sur traverses y rend la circulation d’autres véhicules impossible et les piétons n’ont pas le droit de traverser les voies, excepté à la station Saint-Sever ;
  • Site spécial en voirie, sur lequel seules les traversées par les autres modes sont autorisées et organisées par des franchissements routiers, cyclables et piétons régulièrement aménagés. Ce format est majoritaire ;
  • Site spécial en voirie, chevauchable par les véhicules, grâce à une séparation entre la plateforme et la chaussée peu contraignante, aménagée via des bordures type A. Ces sections ne sont présentes que sur certaines voies de Sotteville-lès-Rouen et Saint-Étienne-du-Rouvray, lorsqu’une chaussée à une seule file de circulation longe la plateforme d’un côté ou de part et d’autre. Dans ces configurations, la plateforme n’est pas engazonnée. Il s’agit d’un choix adopté par ces deux communes lors de la construction du tramway et de son prolongement pour permettre l’usage ponctuel du site propre par les véhicules en cas d’obstacle sur la chaussée[19]. La configuration à une seule file le long de la plateforme n'était présente initialement que sur ces deux communes, à quelques exceptions près comme la contre-allée qui existait avenue Jean-Jaurès au Petit-Quevilly jusqu'au début de la décennie 2020. Elle s'est depuis multipliée au gré des modifications apportées à la voirie, sans que la plateforme ne soit toutefois modifiée pour permettre son chevauchement par les véhicules.

Habillage de la plateforme

En tunnel et sur l’essentiel du viaduc Saint-Sever, la voie est posée sur des traverses biblocs reposant sur une plate-forme en béton.

En voirie, la plateforme est revêtue de matériaux variés. Lors de la construction du réseau et de son extension en 1997, une latitude importante a été laissée aux communes traversées pour intégrer le tramway. Chacune a adopté des choix esthétiques propres[20] : pavés traditionnels ou enrobé rouge à Rouen, excepté sur le pont Jeanne-d’Arc où la plateforme présente la particularité d’être équipée d'un platelage en bois, large part du gazon au Petit-Quevilly, mariage de pavés autobloquants et d’enrobé rouge au Grand-Quevilly, enrobé rouge à Sotteville-lès-Rouen. Sur le prolongement entre Hôtel de Ville de Sotteville et Technopole, Sotteville-lès-Rouen a opté pour du gazon tandis que Saint-Etienne-du-Rouvray a adopté des revêtements différents selon les voies empruntées, avec des sections entièrement dotées de pavés autobloquants, d’autres les mixant avec de l’enrobé rouge et certaines engazonnées.

Entre 2010 et 2012, une opération de rénovation de la plateforme a été conduite sur 8 km du réseau[17]. De nombreuses sections initialement aménagées avec de l’enrobé, des pavés autobloquants ou un mixte des deux ont été traitées avec du béton teinté dans la masse, généralement ocre à Rouen, au Petit-Quevilly et au Grand-Quevilly et jaune à Sotteville-lès-Rouen. Toutes les traversées routières de la plateforme ont été traitées avec un béton clair imprimé effet pavé, tandis que la majorité des traversées piétonnes ont été rematérialisées en jaune clair. Sur la même période, l’avant-gare de la station Boulingrin a été modifiée, notamment pour donner accès à une quatrième voie à quai nouvellement créée et à un nouveau tiroir. L’enrobé initial a alors laissé place à un béton ocre.

En 2018, la plateforme et les rails ont été renouvelés sur une partie de l’interstation entre Joffre-Mutualité et Saint-Sever. Les pavés traditionnels ont alors laissé place à du gazon[21] et les traversées routières et piétonnes ont été traitées de manière similaire à celles rénovées au début de la décennie.

Entre 2019 et 2023, l’avenue Jean Jaurès au Petit Quevilly a été requalifiée[22], entrainant entre autres un élargissement de la plateforme enherbée et l’ajout d’un second alignement d’arbres la bordant. Là aussi les traversées ont été traitées comme lors des opérations précédentes.

Dans l’enceinte du dépôt Saint-Julien, les voies sont posées sur ballast ou noyées dans l’enrobé.

Rails

La voie est réalisée en totalité en rails à ornières de type Broca ou rail à gorge 35G, y compris dans les tunnels, contrairement à d'autres réseaux qui utilisent des rails de type Vignole dans cette configuration.

Exploitation

Matériel roulant

Le réseau a été exploité entre 1994[23] et 2013[24] avec des rames de type Tramway français standard (TFS) construites par Alsthom.

Face à la capacité insuffisante du tramway aux heures de pointe, la communauté de l'agglomération rouennaise (devenue Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA) au , puis Métropole Rouen Normandie (MRN) au ), a décidé dans la seconde moitié de la décennie 2000, d’accroitre sa capacité[25]. Deux scénarios ont été étudiés en 2008 : remplacer l’intégralité de la flotte de TFS par des rames plus longues ou acquérir quelques véhicules supplémentaires et faire circuler les TFS en unités doubles[26]. C'est la première solution qui a été retenue, avec remplacement anticipé des 28 TFS mis en service à l’ouverture du tramway, par 27 nouvelles rames de capacité supérieure.

En , la communauté de l'agglomération rouennaise a passé commande de 27 Citadis 402 auprès d’Alstom, pour un montant de 90 millions d’euros[23]. Des travaux d’adaptation de l’infrastructure ont dû être conduits afin d’accueillir les nouvelles rames : renforcement du pont Jeanne d’Arc, réaménagements des terminus Boulingrin, Technopôle, de la station Saint-Sever et du dépôt technique Saint-Julien. Le coût total de l’opération de renouvellement du matériel roulant s’est ainsi élevé à 125 millions d’euros[25].

Le renouvellement des rames a permis un surcroît de capacité de 60 %[17] et une baisse de la consommation énergétique, les Citadis 402 consommant 10 % d’énergie en moins que les TFS[25].

Les rames TFS n’ayant pas 20 ans à leur retrait et disposant d’une durée de vie résiduelle significative, la communauté de l'agglomération rouennaise a décidé de procéder à leur revente. Le SMTC Grenoble, autorité organisatrice du tramway de Grenoble a montré son intérêt pour cette acquisition afin de renforcer son parc de TFS, ainsi que la RATP, pour la Ligne 1 du tramway d'Île-de-France, en vue de son extension[27],[28], mais ces deux entités n'ont pas donné suite. C’est finalement au réseau de la ville turque de Gaziantep qu’elles ont été vendues, pour un montant de 5,2 millions d'euros, soit 9 % du prix de leur achat[24]. Elles y ont été acheminées par bateau, en 2014, depuis le site de Grand-Couronne du port de Rouen[29].

TFS

Une rame TFS sur le pont Jeanne-d'Arc.

À l'exception de quelques adaptations liées aux déclivités rencontrées sur le réseau rouennais, les 28 rames TFS de seconde génération, construites par GEC Alsthom et De Dietrich, étaient identiques de par leurs caractéristiques techniques à celles de la première série du tramway d'Île-de-France ayant circulé sur la ligne T1 et aux 3 premières séries du tramway de Grenoble.

Ce matériel, construit en 1993 et 1994[30], a été commandé à la suite de l'expérience grenobloise positive[31]. La livrée des rames était de couleur bleu acier et fut reprise pour la décoration extérieure des bus du réseau.

Chaque rame permettait d'accueillir théoriquement 178 voyageurs[25] (dont 46 assis) et près de 250 personnes au maximum en situation très dégradée (à 6 pers./m2)[32]. La rame numéro 826 possédait un aménagement intérieur particulier, offrant un espace plus dégagé avec des strapontins le long des vitres du compartiment bas voyageurs.

Elles étaient dotées d'un plancher bas partiel autorisant un accès à niveau depuis les quais. Des palettes coulissantes comblant le vide entre le quai et la rame pouvaient être déployées sur simple demande située à proximité des portes équipées, pour permettre l'accès aux voyageurs à mobilité réduite.

L'intégralité du parc était équipé de trois caméras de surveillance à enregistrement.

Compte tenu des pentes pouvant dépasser 6 % dans le tunnel de la rive droite et dans les trémies de la rive gauche, les rames bénéficiaient de quelques adaptations sur leur chaîne de traction et sur leur système de freinage. Sur la chaine de traction, il s'agissait de limiter l'échauffement excessif des moteurs et d'améliorer la fiabilité de leur alimentation[32]. Les deux moteurs pouvaient être couplés sur un seul hacheur de traction en cas de défaut de l'autre hacheur et il existait un mode surpuissance permettant une augmentation de la capacité de traction temporaire. Leurs capacités de freinage étaient renforcées[33] : freinage électrique à récupération et mécanique électro-hydraulique en service normal et électromagnétique pour le freinage d'urgence.

Davantage d’informations Caractéristiques, Description ...
Caractéristiques techniques du Tramway français standard de Rouen
Caractéristiques Description
Dimensions 29,40 m (longueur) - 2,30 m (largeur) - 3,365 m (hauteur)
Masse à vide 44,2 tonnes
Couleur Bleu acier
Vitesse maximale 70 km/h
Alimentation électrique 750 V par caténaire
Motorisation 2 moteurs de 275 kW chacun[32]
Nombre de portes 8 (4 par côté)
Bogies 3 au total (1 monomoteur à chaque extrémité) et un bogie porteur central
Immatriculation 801 à 828[30]
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Citadis

Rame Citadis sur le pont Jeanne d'Arc, à proximité de la station Théâtre des Arts.
Intérieur d'une rame Citadis.

Les 27 Citadis 402 ont été livrés de fin 2011[25] à début 2013, pour une mise en service effectuée entre mi 2012[34] et 2013.

Les rames à plancher bas intégral, ont une capacité de 279 personnes4 pers./m2) à raison de 73 places assises et 206 debout. Elles adoptent dès l'origine une livrée à majorité blanche avec visuels sur les faces latérales, mise en place à partir de 2011 sur les bus.

Davantage d’informations Caractéristiques, Description ...
Caractéristiques techniques du Citadis 402 de Rouen
Caractéristiques Description
Dimensions 43,92 m (longueur) - 2,40 m (largeur) - 3,29 m (hauteur)
Masse à vide 54,7 tonnes
Couleur Blanc, gris et noir avec visuels sur les faces latérales
Vitesse maximale 70 km/h
Alimentation électrique 750 V par caténaire
Motorisation 6 moteurs de 120 kW chacun
Nombre de portes 16 (8 par côté à raison de 6 doubles et 2 simples)
Bogies 4 au total (3 bogies moteur et 1 bogie porteur)
Immatriculation 831 à 857[30]
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Signalisation et conduite

Principales signalisations lumineuses utilisées sur le réseau de Rouen
À gauche, signalisation traditionnelle de tramway, avec en plus l'indicateur blanc triangulaire du système d'aide à la conduite.
À droite, ensemble de signaux implantés en sortie du dépôt, avec, sur le signal S.244, une signalisation rouge/verte utilisée dans les zones à faible visibilité, de type cantonnement d'espacement, et, en dessous, un indicateur de position d'aiguillage.
Les croix lumineuses su signal S.246 indiquent la présence de courant de traction.

L'exploitation se fait en marche à vue, c'est-à-dire que le conducteur adapte lui-même la vitesse de la rame aux conditions de circulation, de manière à pouvoir s'arrêter avant tout obstacle imprévu (piéton sur la plate-forme, conditions météo, etc.). Toutefois, les carrefours sont protégés par une signalisation lumineuse lui permettant de ne s'y engager que lorsque la circulation automobile est interrompue.

Ces feux, de couleur blanche, sont accompagnés d'une signalisation d'aide à la conduite, un triangle lumineux clignotant puis fixe signalant la prise en charge de la demande de priorité au carrefour faisable à distance. Cette priorité, activée avant l'arrivée de la rame et réduisant le temps d'arrêt, permet d'optimiser la vitesse commerciale.

Dans les zones de tunnel ou de site propre exclusif sont utilisés des signaux rouge/vert dits de visibilité réduite, qui sont des signaux de cantonnement.

Atelier-dépôt

Entrée de l'atelier-dépôt Saint-Julien au Petit-Quevilly.

Sorti de terre en 1992, l'atelier-dépôt Saint-Julien se trouve au Petit-Quevilly à la station Charles de Gaulle, la surface exploitable est d'environ 35 000 m2 et peut accueillir l'ensemble des rames constituant le parc du réseau Astuce. le site accueille également les équipes et les équipements de maintenance des installations fixes.

Le bâtiment atelier permet d'assurer la maintenance des rames du parc matériel roulant. Le remisage accueille toutes les rames du parc toutes les nuits. La zone de station-service permet les opérations quotidiennes et le nettoyage des rames. Il abrite également le poste de prise de service des conducteurs. Une sous-station électrique alimente le dépôt et la ligne d'exploitation alentour en courant de traction et en énergie les bâtiments et les équipements. Enfin, le bâtiment des installations fixes héberge les équipes assurant la maintenance de l'ensemble du système métro (voie, LAC sous-station, réseaux, stations, signalisation, etc.).

L'arrivée de nouvelles rames Citadis a donné lieu à une adaptation des infrastructures existantes du dépôt Saint-Julien[35]. Les voies de maintenance à l'intérieur du bâtiment atelier ont été allongées soit vers le fond du bâtiment (voies sur fosse) soit en déplaçant la façade (voies sur dalle). La voie du tour en fosse également par l'ajout d'un bâtiment le long du remisage. Le remisage a été agrandi par l'ajout de quatre nouvelles voies et a été intégralement couvert. La machine à laver a été remplacée et le tour en fosse adapté aux nouveaux véhicules. Une deuxième ligne de sablage est venu compléter l'existant et un deuxième nettotram a été implanté dans le bâtiment station service.

Fréquences

Rame Citadis sur le pont Jeanne-d'Arc.

Les premiers passages ont lieu aux abords de 4 h 30 le matin et partent en direction du nord. Les derniers départs (en direction du sud) ont lieu à minuit sauf le dimanche, les derniers départs ayant lieu ce jour-là à 23 h.

  • En semaine :
    • Tronc commun : une rame toutes les 4 minutes (une rame toutes les 3 minutes de 7 h à 9 h et de 16h à 18h).
    • Hors tronc commun : une rame toutes les 8 minutes (6 minutes aux heures de pointes).
  • Samedi :
    • Tronc commun : une rame toutes les 6 minutes jusqu'à 11 h ; puis progressivement une rame toutes les 3 minutes jusqu'à 19 h.
    • Hors tronc commun : une rame toutes les 15 minutes jusqu'à 11 h ; puis progressivement une rame toutes les 6 minutes jusqu'à 19 h.
  • Dimanche :
    • Tronc commun : une rame toutes les 10 minutes.
    • Hors tronc commun : une rame toutes les 20 minutes.

Tarification

La tarification du tramway est identique à celle des autres lignes de bus et TEOR du réseau Astuce et elles sont accessibles avec les mêmes abonnements. Un titre de transport permet de voyager pendant une heure à partir de la première validation, quelle que soit la distance aller et retour avec une à 6 correspondances avec les lignes de bus et du tramway.

La politique tarifaire est déterminée par la Métropole Rouen Normandie. Les augmentations suivent globalement l’inflation et s’inscrivent dans le cadre du développement et de la modernisation du réseau : nouveaux véhicules, entretien, développement des lignes en site propre (ligne T4 mise en service le ), modernisation des stations souterraines.

Davantage d’informations Offre, Valeur ...
Présentation des offres et tarifs pour les voyages en tramway[36]
Offre Valeur Tarif
1 voyage 1,80 
10 voyages 15,30 
Moderato 10 voyages 3,30 
Jeune 10 voyages 9,00 
Senior 20 unités 12,00 
Découverte 24 heures 5,70 
Groupe 10 personnes (max.) 6,30 
In'Cité 4,00 
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Fréquentation

La fréquentation annuelle du réseau de tramway s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous.

Davantage d’informations Année ...
Année 1995200120022003200420052006200720082009
Nombre de voyages (en millions) 10,5[37] 13,8[38] 14,4[37] 15,2[39] 15,3[40] 15,3[41] 15,5[42] 15,8[43] 15,6[44] 15[45]
Année 2010201120122013201420152016201720182019
Nombre de voyages (en millions) 15,1[46] 14,7[47] 15,1[48] 17,1[49] 17,6[50] 16,7[51] 17,4[52] 18,7[53],[c] 18,9[54],[c] 19,6[54],[d]
Année 2020202120222023202420252026202720282029
Nombre de voyages (en millions) 12,1[55],[d] 14,2[56],[d] 16[57],[e] 16,9[58],[e] 16,9[59],[e]
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De 2012 à 2014, une hausse de la fréquentation a été observée sur les lignes du réseau urbain traversant la Seine, dont le tramway. Celle-ci est pour partie due à la fermeture à tous trafics du pont Mathilde en octobre 2012 suite à un incendie. Sa réouverture, en août 2014, a entrainé une baisse de la fréquentation du tramway, bien que celle-ci ne retombe pas en 2015 à son niveau d’avant fermeture[51].

A partir de 2017, les chiffres de fréquentation reflètent de moins en moins fidèlement le trafic réel du tramway. D’abord du fait de nouvelles catégories de titres de transports non comptabilisées par ligne, mises en place à partir de 2017 (SMS), 2019 (M-tickets) et 2022 (Open-Paiement), puis par l’instauration des périodes de gratuité sans validation lors de certains évènements à compter de 2023. Les données publiées par ligne et par mode de transport ne sont pas redressées de ces éléments, contrairement à la fréquentation globale du réseau Astuce[59].

Projets de développement

Projets d'extensions

À l'été 2022, la métropole a lancé un marché public pour réaliser des études sur l'avenir de ses transports en commun. Dans cet appel d'offres, il demande d'étudier ces projets de transport et de son évolution[60] :

  • une quatrième branche de tramway (contre 3 actuellement) ;
  • une nouvelle ligne de tramway ;
  • le passage des TEOR à des bus de 24 mètres (contre 18 actuellement) ;
  • la réorganisation du réseau TEOR ;
  • le passage d'une ligne TEOR en tramway ;
  • le tram-train entre Rouen et Elbeuf.

La décision sera prise lors du conseil métropolitain du 30 juin 2025[61],[62] Visiblement l'option retenue est une ligne vers la Gare St Sever et le remplacement d'une ligne TEOR en tramway (ligne T2) voire plus[62],[63].

Future gare Saint-Sever

Dans le cadre du projet de ligne nouvelle Paris - Normandie (LNPN), une nouvelle gare grandes lignes est prévue à l'horizon 2030 dans le quartier Saint-Sever sur la rive gauche. Une extension du tramway pourrait alors être réalisée afin d'en assurer la desserte. Des études sont en cours pour établir un nouvel axe nord-sud qui desservirait la future gare et l'écoquartier en cours d'aménagement au pied du pont Gustave-Flaubert[64],[65].

Tram-train Barentin - Elbeuf

Depuis les années 2000 la réalisation d'un tram-train est régulièrement évoquée dans l'agglomération rouennaise. Ce mode de transport, qui pourrait rouler à la fois sur le réseau ferré national et sur le réseau de tramway urbain, permettrait d'améliorer la desserte des communes périphériques. L'axe prioritaire défini par les études relierait Barentin, au nord-ouest, à Elbeuf, au sud de Rouen. La ligne permettrait de desservir la future gare Saint-Sever ainsi que l'actuelle gare de Rouen-Rive-Droite.

Une rame de tram-train, ici sur la ligne Mulhouse - Vallée de la Thur.

Plusieurs tracés ont été envisagés entre Rouen et Elbeuf. Le tracé ouest réutilisait la ligne de Rouen à Orléans, aujourd'hui désaffectée, et passait par Petit-Couronne et Grand-Couronne avant d'aboutir à l'ancienne gare d'Elbeuf-Ville. Le tracé est empruntait successivement les lignes de Paris au Havre et de Serquigny à Oissel jusqu'à la gare d'Elbeuf - Saint-Aubin, d'où il gagnait le centre-ville d'Elbeuf en mode tramway. Dans Rouen, plusieurs options étaient également possibles : une option ferroviaire, utilisant intégralement la ligne de Paris au Havre, ou bien une option urbaine en mode tramway passant le CHU.

Le tracé ouest a longtemps posé problème en raison de la présence d'une usine classée Seveso sur le parcours. La fermeture de celle-ci a cependant fini par lever l'obstacle. En 2021, des études complémentaires ont été lancées par la métropole de Rouen pour un montant de 900 000  afin d'affiner le projet de tram-train. Le tracé ouest par Petit-Couronne et Grand-Couronne est finalement retenu au détriment du tracé est, plus onéreux, qui aurait nécessité un nouveau pont sur la Seine.

Incidents notables sur le réseau

Collision entre deux rames

Le lundi , une rame de tramway percute par l’arrière une autre rame dans la partie centrale en tunnel, entre les stations Gare-rue-Verte et Beauvoisine. Le bilan humain de cet accident s’élève à 18 personnes blessées, dont les deux conducteurs de tramway (rames percutante et percutée). Les cabines avant et arrière des rames impliquées ont été détruites. L'infrastructure en elle-même n’a pas été endommagée[66].

Le jour de la collision, à 7 h 53, tandis que le trafic voyageurs est encore modeste, une rame de tramway franchit indûment un signal de cantonnement fermé et vient percuter l’arrière de la rame arrêtée devant elle dans le tunnel. Cette rame attendait elle-même le dégagement du canton précédent. Le système de veille automatique de la rame percutante, bien qu’en état de fonctionner et apparemment toujours activé par le conducteur, n’a pas été en mesure d'éviter l’accident[67].

Le bureau d'enquête et d'analyses du ministère des transports, a conclu que l'accident avait été causé par le facteur humain. Le conducteur de la rame percutante aurait été victime d'une hypovigilance consécutive à un début de somnolence. Une première recommandation a été adressée à TCAR afin qu'elle étudie la bonne adaptation du rythme de vie et de travail des conducteurs. Les enquêteurs ont également recommandé que les feux de signalisation en tunnel du tramway de Rouen, ainsi que les rames, soient équipés d’un dispositif de contrôle de franchissement.

Collision entre une rame et un bus

Le survient une violente collision entre une rame et un Heuliez GX 107 de la ligne 41 à l'intersection de la rue de la Libération et de l'avenue Jean-Jaurès à Sotteville-lès-Rouen à proximité de la station Hôtel de ville de Sotteville. La cause est probablement due à un moment d'inattention de la part de l'un des deux conducteurs qui aurait pu être fatale. Le bus a été poussé sur six mètres, les quelques voitures alentour ont des dégâts minimes. Le bilan fait état de quatorze blessés légers, dont les deux conducteurs. Ils ont été hospitalisés au CHU Charles-Nicolle et à la clinique de l'Europe à Rouen[68].

Violence dans le tramway

Le lundi vers 13 h, dans le tramway de Rouen, trois mineurs de quatorze et quinze ans ont jeté de l'acide chlorhydrique au visage d'une jeune fille de seize ans. Les trois jeunes sont montés dans la rame à la station Maryse Bastié à Saint-Étienne-du-Rouvray en sortant d'un supermarché où ils avaient acheté du lait, de l'eau et de l'acide chlorhydrique prévus pour fabriquer des bombes artisanales à l'occasion du jour de l'an. Ils engagent la conversation avec la jeune fille qui les ignore. À la station suivante, les trois jeunes descendent de la rame en projetant de l'acide chlorhydrique en direction du visage de la jeune fille. Celle-ci a été brûlée au torse, au visage et à l'œil bien qu'elle se soit protégée avec son pull et qu'elle ait été secourue par l'intervention rapide du conducteur du tramway. Toute la scène a été filmée par une caméra de surveillance et l'identification des agresseurs a pu être possible, ils ont été placés sous contrôle judiciaire. La jeune fille quant à elle, est hospitalisée à Rouen. Elle est contactée plus tard par le président de la République, Nicolas Sarkozy[69].

Accidents mortels

Une jeune femme de 33 ans meurt écrasée par une rame à la station François Truffaut, en plein centre-ville du Petit-Quevilly le [70].

Le vers 18 h 45, une femme âgée de 80 ans est fauchée par une rame près de la station Léon Blum au Grand-Quevilly[71].

Le vers 18 h 45, à l'arrêt Avenue de Caen à Rouen, une jeune fille de 15 ans est morte écrasée par une rame de tramway[72].

Déraillement

Le , une rame de tramway déraille partiellement et finit sa course à la station souterraine Beauvoisine[73].

Objet commémoratif

L’inauguration du tramway en 1994 fut commémorée par une médaille[74].

Notes et références

Voir aussi

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