Nola (Italie)
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| Nole | |
La rue Imbroda. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 80035 (Nola et Polvica), 80037 (Piazzolla) |
| Code ISTAT | 063050 |
| Code cadastral | F924 |
| Préfixe tél. | 081 |
| Démographie | |
| Gentilé | Nolani |
| Population | 34 064 hab.[1] (2026) |
| Densité | 869 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 40° 56′ 00″ nord, 14° 32′ 00″ est |
| Altitude | Min. 34 m Max. 34 m |
| Superficie | 3 920 ha = 39,2 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Felice |
| Fête patronale | 15 novembre |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Naples. | |
| Liens | |
| Site web | site officiel |
| modifier |
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Nole, ou Nola en italien, est une ville de la ville métropolitaine de Naples, en Campanie (Italie), dont le centre est située à 23 km à l'est du centre de Naples et à 20 km au nord de Pompei.
Hameaux
Nole est le « chef-lieu » de l'Agro nolain, un territoire historique partagé entre les actuelles ville métropolitaine de Naples et province d'Avellino.
La ville est située au centre d'un pentagone formé par les cinq chefs-lieux de province de Campanie (Naples, Caserte, Bénévent, Avellino et Salerne), ce qui en fait un carrefour routier assez important (A16 Naples-Cerignola puis direction Foggia - Bari ou A30 Caserte-Salerne puis direction A1 vers Rome ou A2 vers la Calabre et la Sicile).
Piazzolla, Polvica
Communes limitrophes
Acerra, Camposano, Casamarciano, Cicciano, Cimitile, Liveri, Marigliano, Ottaviano, Palma Campania, Roccarainola, San Felice a Cancello, San Gennaro Vesuviano, San Paolo Bel Sito, San Vitaliano, Saviano, Scisciano, Somma Vesuviana, Visciano
Toponymie
Histoire
Vers , durant l'âge du bronze, se trouvait à Nole un hameau (La Croce del Papa) qui fut entièrement recouvert de cendres lors d'une éruption du Vésuve, préservant remarquablement bien le site archéologique, permettant une meilleure connaissance du quotidien à cette époque dans la région[4].
Appelée Nuvlana sur les monnaies les plus anciennes, ce fut l'une des premières villes de Campanie, et les Anciens[5] attribuaient sa fondation au peuple indigène des Ausones. Il est en tout cas certain que ce peuple tenait la ville de Nole vers
Elle est ensuite occupée par les Étrusques (Étrurie de Campanie, capitale : Vulturnum). Elle atteint alors un niveau élevé de richesse et de luxe, ce qui en fit une cible pour les peuples voisins, qui s'en emparèrent.


En , les Osques de Nole se liguèrent aux Samnites de Naples pour faire face à l’invasion romaine, mais Nole fut prise par le consul Petilius lors des guerres samnites en .
Assiégée par Hannibal dans la deuxième guerre punique, elle fut vaillamment défendue par le consul Marcellus, qui battit par trois fois le général carthaginois sous ses murs, en 216, 215 et 214 av. J.-C..
Lors de la guerre sociale, elle fut livrée par un traître aux Samnites, qui parvinrent à la défendre jusqu'à la soumission de la ville par Sylla en
Sept ans plus tard, Spartacus et son armée de révoltés dévastèrent de nouveau le pays, ce qui détermina plus tard les empereurs Auguste et Vespasien à y fonder des colonies romaines. Nole n'en garda pas moins le statut de municipe, ainsi que ses institutions locales et l’usage de la langue osque.
L'empereur Auguste, qui en avait fait une colonie romaine, y mourut en l’an 14 de notre ère.
Pline l'Ancien dit que la région de Campanie est réputée pour la qualité de l'airain de ses cloches. Plus tard, le mot latin campana désignera la cloche, et donnera « campanile » ou « campanule » (originellement, il désignait une balance romaine, les cloches étant appelées « tintinnabulæ ». La région Campanie, ou peut-être un fondeur habile du nom de Campus, ont pu en faire glisser le sens).
Nole était desservie par la Via Popilia reliant Capoue à la province de Nocera Inferiore et au sud de la péninsule, et un embranchement la reliait à Abella et Avellino. Theodor Mommsen [6] affirme d'ailleurs que d'autres routes devaient la relier à Néapolis et Pompéi, mais la carte de Kiepert annexée à l'ouvrage n'en fait pas mention.
Au IVe siècle, un Bordelais, sénateur chrétien, Paulin de Nole, en devint l'évêque : il y développa un culte et un pèlerinage en mémoire de son prédécesseur, le saint évêque martyr Félix de Nole, dont il rédigea la Vie et Passion, et bâtit un complexe religieux sur sa tombe.
La légende populaire affublera saint Paulin d'une cloche dans ses représentations, et en fera le fondateur des cloches d'église occidentales modernes.
Moyen-Âge
Nola fut pillée par Alaric en 410 et par les Vandales sous Genséric en 453. Elle fut de nouveau pillée par les musulmans en 806 et 904, puis conquise par Manfred de Sicile au XIIIe siècle. Sous Charles d'Anjou, elle appartint à Guy de Montfort et devint le comté de Nola. Ce comté fut ensuite hérité par le gendre de sa fille aînée, un Orsini, puis détenu par des membres de leur famille.
Époque moderne
La bataille de Nola (en) de 1460 est remarquable pour la brillante stratégie employée par Jean, duc de Calabre, qui vainquit Ferdinand, roi de Naples, lequel s'enfuit du champ de bataille avec seulement vingt hommes. Ferdinand était cependant soutenu par le pape Pie II, le duc de Milan et le seigneur albanais Skanderbeg. Grâce au soutien indéfectible de son épouse Isabelle, qui rallia à sa cause les principaux partisans de Jean, le roi recouvra son royaume au cours de la décennie suivante. Nola perdit ensuite de son importance après avoir été détruite à plusieurs reprises par des tremblements de terre aux XVe et XVIe siècles. Le château de Cicala, situé à proximité, est le lieu de naissance de Giordano Bruno (né en 1548).
En 1820, la révolution du général Pepe débuta à Nola. Le sculpteur Giovanni Merliano était originaire de la ville ; certaines de ses œuvres sont conservées dans la cathédrale[7].
Nola est une banlieue de Naples. Elle est reliée au centre-ville par le Circumvesuviana, une ligne de train de banlieue. Les voyageurs peuvent emprunter un train direct pour la gare de Napoli Porta Nolana, près de la Porta Nolana, la gare de Napoli Centrale, ainsi que les gares de Pomigliano d’Arco et de Baiano. Des correspondances sur ce réseau permettent de rejoindre les sites touristiques de Pompéi et d’Herculanum.
Dans les années 1990 et 2000, une crise de gestion des déchets a éclaté dans la ville suite à des dépôts sauvages commis par la Camorra. La plupart des déchets étaient déversés entre Nola, Acerra et Marigliano, une zone surnommée la « Terre des feux » (« Triangle de la Mort »). Une étude menée en 2004 par Alfredo Mazza et publiée dans The Lancet Oncology a révélé que le taux de mortalité par cancer dans cette région était bien supérieur à la moyenne européenne[8].
Administration
Monuments et lieux d'intérêt

La cathédrale de Nole, reconstruite à partir de 1895 à la suite d'un incendie, à été consacrée en 1909. À l'intérieur se trouvent la crypte Saint-Félix avec les tondi et les dates des différents évêques, à commencer par saint Félix lui-même. En 2013, une domus ecclesiae a été retrouvée sous la cathédrale, qui représente, jusqu'à présent, un unique témoignage de ce genre en Campanie. L'une des chapelles latérales de la cathédrale est dédiée à saint Paulin.
À Nole, l'ordre des Frères mineurs est présent depuis environ 1300, et il est en charge de l'église de San Biagio. Le bâtiment, de style Renaissance tardive, a été construit en réutilisant un complexe thermal datant de l'époque impériale (encore visible aujourd'hui sous la crypte, ainsi que les restes d'une domus romaine du IIIe siècle après J.-C.) et embellie par des marbres polychromes et des peintures des plus grands peintres du XVIIe siècle napolitain.
Le couvent franciscain de Sant'Angelo in Palco, dédié à l'archange saint Michel, se dresse sur l'une des collines surplombant la ville de Nole. Fondé vers 1440/45, il a été confié aux Frères mineurs de l'Observance. Le cloître, construit au début du XVIIe siècle, reprend les motifs de l'architecture franciscaine de la seconde moitié de la XVe siècle. Le véritable joyau du complexe est le réfectoire avec des fresques représentant des scènes testamentaires anciennes et nouvelles.
L'un des monuments médiévaux les plus significatifs est le Reggia Orsini, un palais-forteresse situé près d'une porte de la ville et donnant sur la place dédiée à Giordano Bruno. Il fut édifier en 1460-70 par le comte Orso Orsini. Depuis 1994, elle abrite le tribunal de Nola.
Le château de Cicala, également appelé Castelcicala ou Castel Cicala, construit, selon les historiens, en 460 par les habitants après la dévastation de la ville en contrebas par les Vandales de Genséric, ou au début du Moyen Âge par les Lombards, plus précisément par les princes de Bénévent. Après avoir appartenu à Ladislas, roi de Pologne, il passa à diverses seigneurs et famille dont la dernière en fit don aux Capucins.
Le séminaire épiscopal de Nole, inauguré en 1754. Il abrite une collection lapidaire antique et médiévale importante, dont la célèbre Cippus Abellanus, une stèle en langue osque datant de la première moitié du IIe siècle av. J.-C. Il est situé au pied de la colline de Cicala, à la périphérie orientale de la ville et abrite un lycée classique et un lycée scientifique.
Le palais du Fascio désormais occupé par la faculté de jurisprudence de l'université de Naples - Parthénope.
Fête

La fête des Lys (Festa dei Gigli) est une fête catholique populaire (sagra) célébrée chaque année à Nole (le 22 juin si c'est un dimanche, ou le dimanche suivant le 22 juin) à l'occasion de la fête patronale de saint Paulin. Cet événement commémore son retour dans sa ville natale après sa captivité aux mains des Barbares au début du Ve siècle.
En 2013, elle a été inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité au titre de la Convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, aux côtés de la Macchina di Santa Rosa (Machine de Sainte-Rose) à Viterbe, de la Varia (Variation) à Palmi et de la Discesa dei Candelieri (Descente des chandeliers) à Sassari, au sein du Réseau des grandes machines italiennes à portique.
Personnalités
Personnalités natives de Nole
- Pomponio de Algerio (it), (1531-1556), étudiant en droit à l'université de Padoue, élève du professeur de droit Matteo Gribaldi, juriste proche des idées luthériennes. Condamné à mort pour hérésie
- Giordano Bruno, dit « Nolanus » (1548-1600), philosophe, astronome et théologien
- Félix de Nole (50-95), premier évêque de Nole
Autres
- Paulin de Nole (353-431), mort à Nole, évêque de Nole à partir de 409 et poète latin
- Auguste (63 av. J.-C.- 14 après J.-C.) mort à Nole, est le premier empereur romain et le fils adoptif de Jules César.

